‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 29 sur 329 · AMI · texte numérisé non relu

AMI

non

Vaud 17,848

Neuchâtel 6,337

Genève 5,974

Fribourg 7, '21b'

Valais 71967

44,442 Par la loi d'exécution du 24 juin 1910, l'entrée en vigueur delà prohibition fui fixée au 7 octobre 1910 et des indemnités aux personnes lésées par ces nouvelles dispositions étaient prévues. L'arrêté fédéral du 22 décembre 1910 en fixa les bases comme suit : toul propriétaire de terrains sur lesquels on cultivait l'absinthe avait droit pour la moin»value à fr. 550 — par hectare ; toute personne ayant cultivé I absinthe, propriétaire ou fermier, recevait pour perte subie une indemnité unique de IV. 2ii00 — . Les propriétaires de bâtiments et d'installations pour' magasinage et commerce de l'absinthe, touchaient une indemnité unique égale aux trois quarts de la moins-value résultant puni1 ces installations, la moins-value étant représentée par la différence entre la valeur de construction du 5 juillet 1908 et la valeur d'utilisation possible des bâtiments à partir du 7 octobre 1910. Toute personne avant fabriqué de l'absinthe jusqu'au 5 juillet 1908 avait droit à une indemnité de quatre lois le montant du bénéfice net réalisé en moyenne annuellement pendant la période quinquennale antérieure, lue somme de fr. 15,000— était mise à la disposition du canton de Neuchâtel pour dédommager de la perte de salaire les journaliers et journalières, occupés par les cultivateurs d'absinthe; enfin, toute personne occupée depuis plus de trois ans jusqu'au vote fédéral comme employé ou ouvrier avait droit à une indemnité égale au montant du salaire total reçu par elle durant les quatre années antérieures. Cette somme était majorée de •/« °/n par an pour les employés et ouvriers engagés depuis plus de dix ans. Ces indemnités représentent une somme totale de IV. 1 828! 139 12 payée par la Confédération et qui se répartit comme suit : Indemnités aux propriétaires et fermiers de terrains cul

tivés en absinthe F

Aux propriétaires de fabriques et fabricants >

Aux journaliers occupés par les cultivateurs >

Aux employés et ouvriers des fabriques )

Coût des opérations )

Total .

Fr. 1828939 12

MA'. 1864, p. 150, 167 : L'extrait d'absinthe, par L. Favre, 1882, p. 114. — L. Perrin : Môtiers-Travers, La Maison Pernod fils à Pontarlier, Paris. E. Dentu, 1896 (Plaquette publiée à l'occasion du centenaire de la fabrique). — Appel adressé au bon sens et à la raison du peuple suisse par l'Union des intéressés à la question de l'absinthe au Val-de-Travers. Fleurier, 1906. — Robert llercod : La prohibition de l'absinthe eu Suisse. [Publ. par le] Comité féd. de l'initiative contre l'absinthe. Lausanne, 1907. Jean Gri nu.

ABSTINENCE. Voir ANTIALCOOLISME.

ABT. Familles d'Argovie et de Zurich. — A. Familles d'agriculteurs de Bùnzen (Argoviej. Quelques branches s'adonnèrent à l'industrie, d'autres embrassèrent les carrières libérales.

1. Roman, * 1er mars 1810, lils du commerçant Georges Abt, étudia d'abord la théologie, obtint les ordres mineurs, se voua ensuite au commerce et se rendit finalement à Paris d'abord, comme représentant de ses frères, et pour y reprendre à son compte l'industrie de la paille comme co-propriétaire de la maison Abt frères. Un talent remarquable pour le dessin et beaucoup de goût l'aidèrent dans son travail. Il épousa Marie Wey, fille de l'ammann de district et conseiller d'État, Joachim Wey, de Vilmergen et de Maria-Magd. Fischer, sœur de l'aubergiste du Cygne, à Merenschwand. Homme politique zélé, il fut membre du C.iand Conseil et plus tard ammann de district, place qu'il dut céder à la majorité ultramontaine, ce qui ne l'empêcha pas de travailler pour le bien du peuple. Son œuvre esl I'- dessèchement des marais de Bùnzen dont il prit l'initiative ri dont il garda la direction jusqu'à sa mort. C'est encore à lui que l'on doit la cons-

truction du presbytère des paroisses de Bùnzen, Besenbûrenet Waluhàusernà Bùnzen en 1860. — 2. G. -H. Siegfried, *15nov. 1844 f 30 nov. 1884. Fils de n-1 ; fréquenta oies de Bùnzen eî de Mûri, entra, en 1860, au gymnase d'Aarau et plus tard aux universités de Heidelberg, de Zurich et de Paris pour y étudier le droit et obtint, eu i80s. son brevet d'avocat pour le canton d'Argovie. La même année, il fut nommé greffier au tribunal du district de Mûri et 1873, d'Aarau. Dans ses loisirs, il s'occupa de journalisme : les événements de son temps lui fournirent toujours une riche matière. En 1874 parut sa brochure : Der Aufruhr im Freiamt vom Januar iH'il. Le 20 mai 1 87 4 , Aarau le vit avocat consultant et secrétaire de la Société internationale des chemins de fer de montagnes (Direction Riggenbach et Zschokke). Après la liquidation de cette entreprise, il fut nommé le 2 février 1876. litut et greffier au tribunal criminel du canton d'Argovie. En septembre 1877, appelé par le l>' Conrad Escher, à la NZZ, à Zurich, il rédige les bulletins de politique intérieure, et le 2 lévrier 1879, ensuite d'un appel du conseiller fédéral Schenk, il devient premier secrétaire au Département fédéral de l'Intérieur, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort prématurée. Pendant son séjour à Berne, il traduisit l'.l nleitung fur Zivilstandsbeamte et travailla à la loi scolaire de Schenk. 11 fut encore correspondant de différente journaux, entre autres de la NZZ, des Basler Nachrichten, de la Neue Freie Presse, à Vienne, du Schwâbischer Merkur, à Stuttgart. Son étude historico-pédagogique : Joh.-Rud. Fischer von licrn (S. L. 1882) est le fruit de ses méditations sur la période de la République helvétique. Il avait épousé Anna Eggenschwyler. Son lils Siegfried, * en 1872. est ingénieur â Winterthour. — 3. Roman, * le 17 juillet 1850, fils du n° 1 ; ingénieur, termina ses études à l'école cantonale de Frauenfeld et â l'École polytechnique de Zurich. Il épousa Nanette Felber. De 1872-1875, il fut constructeur aux ateliers principaux du Central, à Olten ; de 1875-1879, constructeur el chef de bureau de la fabrique de machines de la Compagnie internationale des chemins de fer de montagnes à Aarau ; de 1879-1881, ingénieur-contrôleur au Département fédéral des chemins de fer, à Berne ; de 1881-1885, ingénieurchef de l'entreprise des travaux hydrauliques de C. Zschokke et Terrier, à Paris ; depuis 1885, constructeur et entrepreneur de chemins de fer de montagne. En 1892 et 1893, membre, puis président du Conseil d'administration du chemin de fer du Gothard, à Lucerne ; membre du conseil d'administration de toute une série de compagnies industrielles suisses et de chemins de fer de montagnes, des chemins de fer orientaux, de la banque pour entreprises électriques, etc. Il est L'inventeur de la crémaillère « système Abt », une combinaison de la locomotive à adhérence et à crémaillère, qui permet de remorquer de lourds trains à une vitesse importante et sur des pentes dépassant deux à trois fois les déclivités ordinaires, système qui a obtenu le grand prix (7500 marks) de l'Union allemande des administrations de chemin de fer. R. A. collabora à la construction de 66 chemins de fer à crémaillère comptant plus de 1000 km. de longueur, remorqués par plus de 400 locomotives système Abt. Parmi ces lignes, la première fut celle du Harz et les plus importantes en Suisse sont : Viège-Zermatt, Generoso, Gornergrat, Furka. A celles-ci s'en ajoutent d'autres en Allemagne, en Autriche, en Hongrie, en Bosnie, en France, en Espagne, en Australie, aux Indes, au Japon, en Syrie, dans l'Amérique du Nord, à Mexico, dans l'Amérique du Sud et l'Afrique occidentale; de plus, les funiculaires du Giessliaili, de Lugano, du Salvatore, du Bùrgenstock, du Havre, de Naples et de Nijnii Novgorod. A. obtint le grade de docteur honoris causa de l'École polytechnique de Hanovre, il est président d'honneur de la Société suisse des Amis des Beaux-Arts, membre honoraire de la Société suisse des peintres, sculpteurs et architectes, membre correspondant de la Société des ingénieurs et architectes autrichiens, membre de la Commission fédérale des Beaux- Arts ri du Musée national, membre honoraire de la Société pour l'exploitation deschemins de fer régionaux, membre du Comité du Musée al'emand, à Munich, etc. Il Ht aussi pailie du Jurj aux expositions universelles de Paris, 1889 ei 1900, Bruxelles, Milan, aux expositions nationales de Genève et de Berne et collabore à l'ouvrage de L. Heusin-

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