ABT
AUTWIL
ger : Spezielle Eisenbahntechnik, à celui de Rœll : Enzyklopâdie des Eisenbahnwesens et à une série de revues techniques suisses, allemandes, autrichiennes el anglaises. A. vit actuellement à Lucerne. — 4. Henri * en 1854, conseiller national, de Bûnzen, fils du n" 1, fréquenta les écoles primaires de Bûnzen etdeMuri, ainsi que les cours d'hiver, théorique et pratique, de l'école d'agriculture a l'ancienne abbaye de Bénédictins, à Mûri, et se rendit pour une année à Paris, chez son oncle, Henry Abt. fabricant de chapeaux et fournisseur du roi Louis XVIII. A l'âge de 19 ans. il reprit la ferme de son père qu'il organisa en ferme modèle, vouant le plus grand intérêt à toutes les questions techniques et économiques; secrétaire, et plus tard président de la Société d'agriculture du canton d'Argovie, il fut l'un des premiers champions des coopératives agricoles, fonda à Bûnzen une des premières associations de ce genre et contribua, en 1886. à la fondation de l'Union des sociétés coopératives agricoles de la Suisse orientale à Winterthour. En 1890, H. A. publia un écrit : Der Reinertrag der Landwirtschaft, die Grundsteuerschatzung, Hypothekar- u. Erbrechtgesetzgebung, qui lit sensation parce qu'ilattaquait vivement les bases du système argovien d'impôts et posait une série de problèmes politico-agraires. Le Conseil d'État défendit à l'auteur de faire de la propagande en faveur de ses idées jugées dangereuses pour l'État. En 1887, le canton d'Argovie fonda à Brugg, l'école d'agriculture avec H. A. comme recteur et maître principal, lequel, en 1906. résilia ses fonctions pour se charger de la présidence de l'Union des sociétés coopératives, à Winterthour, et de la rédaction de l'organe de l'union : Der Genossenschafter. Déjà en 1897, il s'était chargé de la direction de l'Association suisse d'élevage de la race bovine brune, fonctions qu'il remplit jusqu'enl912. C'est ainsi qu'il publia en 1904 une monographie sur le Schweizerische Braunvieh. De 1902-1912, il fut encore président de la commission d'inspection du bétail pour le canton d'Argovie. Lorsque les chemins de fer passèrent aux mains de la Confédération, en 1900, il fut choisi pour faire partie du Conseil d'administration. Depuis 1900, il est aussi représentant de l'agriculture au Conseil national. — Un de ses fils, le Dr Roman A., est avocat à Wohlen (Argovie). — Sources : Communiqué par la famille. [F. w.]
B. Familles de la ville de Zurich:
I. Famille de noblesse de race du XIIP s. — 1. Wernherus dictus Abbas, Custode de la prévôté de Zurich en 1225 ; sa mort, survenue avant 1230, mit le chapitre en possession de revenus à Kiisnacht, Trichtenhausen et Witikon. — 2. C. Abbatus ou Abbas, chevalier, témoin 18 mars 1261 dans une charte concernant les barons de Regensberg (UZ I, N« 430/31. 461 ; III, N» 1143).
II. Famille bourgeoise des XIVe et XVe s. — Armoiries : de sable à la crosse d'évêque d'or au linge pendant d'argent. Cimier : abbé naissant vêtu de sable tenant un calice d'or dans la senestre. (Meiss : Geschl.- Buch I. p 15. — Dùrsteler I, p. 11). — Rûdi au Horgerberg (Com. Horgen) devient bourgeois de Zurich le 24 janvier 1386. En 1401, un Rudi, probablement le même, possède encore la métairie Moor-
schwand (Com. Horgen). La famille disparaît aussi bien de Zurich que de Horgen avant 1450, mais est peut-être en relation avec la famille Abt, qui tôt après apparaît au Linden. berg (C. Argovie). Le nom se rapporte probablement à quelque abbaye (Einsiedeln ou Mûri). — Voir : Zùrch. Bûrger. buch I, f. 295. — Einsiedler Urbar 1331. [J. F. et F. H.l
ABT, François. Chef d'orchestre et compositeur à Zurich. * 22 décembre 1819 à Eilenburg (province prussienne de Saxe)f 31 mars 1885 à Wiesbaden. Il fréquenta l'école Thomas à Leipzig et se vouait à la théologie, mais l'abandonna bientôt pour s'adonner à la musique. En février 1841 il devint maître de chapelle du théâtre de la cour à Bernburget assuma la même année la direction de l'opéra au théâtre par actions de Zurich qui était alors dirigé par la très active Charlotte Birch-Pfeill'er (1841-42). Dès novembre 1844-52 il dirigea également la société de chant « Harmonie de Zurich » fondée en 1841, puis conjointement avec celle-ci, dès 1844-52, la Société Sainte- Cécile ; dès 1845-52 l'orchestre de la Société générale de musique ; 1846-1850 le chœur d'hommes <i Stadtsânger-
verein », maintenant «Mânnerchor Zurich»; 1847 l'Asso ciation des Sociétés de chanl de la vallée de la Limmat,
fondée en 18-28, et temporairement aussi celle (les sociétés du bord du lac de Zurich ainsi que la société dechanl des étudiants. Appelé à Brunswick, il quitta Zurich en automne 1852. Abt était un fécond compositeur de chants ; on lui en doit plus de 600, dont beaucoup sont devenus très populaires el se chantent souvent, ainsi : W'eini die
Scnwalben heimxvârts ziehen, Die Abendglocken klingen, Ueber den Sternen, In den Augen liegl das Herz, Schweizerland du Wunderbaum, Nimm deine schônsten Melodien, Soviet der Mai auch Blûmlein lient, SUN inid labend, Ade du schônes \\ aldes-
griïn, Wo ileii llimniel Berge krânzen, Item Vaterland. Il publia à Zurich sous le titre d'Arinn un recueil dédiants pour chœurs d'hommes. — Voir: Nbl.
der Allg. Musikges. in Zurich 1886 fauteur : le past. Heinr. Weber]. — Gesch. des Stud. Gesangvereins Z. (1900) S. 19 f.
— Eug. Muller, Eine Glanzzeit des Zïirch. Stadttheaters (1911) S. 163 f. u.
note 114. — Adolf Steiger :
Mânnerchor Zurich, Venkschrifl 1901. - ZW Chr.
1904, p. 330. - ADB 45, p. 686 sq. — Son fils Alfred Abt,
François Abt.
D'après une lithographie originale de F. Hasler, à Baden. reprod. par l'Inst.
lith. Grimminger, Zurich.
* le 26 mai 1855, était chef d'orchestre du théâtre de Genève, où il est mort le 29 avril 1888. (H. B.]
ABTWIL (C. Argovie, D. Mûri. V. DGS). Paroisse catholique; n'a pas d'armoiries communales. Anciens noms: Apwile, Apwiler (Habsburger Urbar), Abwil, Appenwile ; dans le dialecte actuel Appel; comme Abtwil près de Saint-Gall provient de Appin wllari = ferme d'Appo. Des fouilles qui ont abouti à des trouvailles ont fourni les preuves d'établissements du temps des Romains et des Alémans. D'après le rentier de Habsbourg, A. faisait partie du district de Meienberg ; les comtes de Habsbourg y possédaient la haute et la basse juridiction. En 1256, le comte Gottfried de Habsbourg renonce à tous ses droits sur les hommes libres d'A. en faveur de la commanderie de St-Jean de Hohenrain. En 1361, Hartmann de Heidegg obtient du duc Rodolphe d'Autriche, le bailliage avec tous les droits y afférant. Lors de la conquête de l'Argovie en 1415, A. échoua en partage à Lucerne, mais fut cependant, par sentence arbitrale de Rerne, attribué avec le district de Maienberg au bailliage commun des sept cantons, en 1425. Le 2 avril 1726, la commune fixait le montant d'une entrée pour les nouveaux communiers et les habitants et, en 1763. elle décidait l'indivisibilité de la moitié des revenus de la commune. Les deux décisions furent approuvées par le haut bailli et inscrites dans le statut communal. Trois manses d'A. appartenaient à la paroisse de Sins ; sur le terrain de la quatrième, une église fut érigée et incorporée à la commanderie de Hohenrain. Cet édifice fut réparé en 1350; un prêtre de St-Jean y disait la messe tous les quinze jours. En 1716, A. demande inutilement d'être érigée en chapellenie indépendante ; en 1739, l'abbé d'Engelberg, comme collateur de l'église mère de Sins, accorda une augmentation des cultes. Le grand-maître de St-Jean ayant cédé l'église à la commune en 1740, la construction d'un nouvel édifice fut immédiatement commencée et il fut inauguré en 1742. A. devint une paroisse indépendante en 1747, et l'ancienne chapelle fut démolie. Le couvent d'Engelberg fit desservir la paroisse par un de ses conventuels jusqu'en 1854; en vertu de la nouvelle constitution argovienne, les droits de collateur passèrent à la commune. La plus ancienne cloche de la tour date de 1493 : les fresques, dans l'église, sont l'œuvre du peintre Joseph Balmer d'A. Les habitants du village sont essentiellement adonnés à l'agriculture. —Voir: ASG III. 14-15. — UB des Stiftes Êeromùnster I. — Argovia
ABTVYIL
ABYBEKG
1861, 62-63, Vol. 9, 26, 27. — AS I. II. - Leu I. - Bronrier : Der Kant, Aargau. — W. Merz: Die Gemeindewappen des Kant. Aargau. E. Zschokke : Geech. dei Kant largau.— J. Stammler: DiePflegeder Kunsl im Kiuii. Aargau. i\ \\ '.
abtwil (C. St-Gall). Voir Gaiserwald.
abundi ou habun. Nom de l'évêque Jean III de Coire ; docteur en théologie et en droit. Originaire probablement de Franconie, il était chanoine d'Eichstatt el remplaça l'évêque de ce diocèse au Concile de Constance qui lui confia l.i mission ilr roiilrôlrr les titres îles dignitaires demandant l'admission au concile. Ses connaissances étendues et sa prudence lui valurent une grande considération, de sorte que le chapitre de Coire L'appela, après la mort du querelleur évêque Hartmann en 1416, à lui succéder. Son élection, tombant à une époque où l'église était privée de chef, elle ne put obtenir la confirmation papale, mais le nouvel élu l'obtint de l'archevêque de Mayence auquel il l'avait demandée et qui enjoignit au clergé du diocèse de lui accorder l'obéissance. L'évêque Jean lit son entrée solennelle à Coire le 0 avril 1417. Sous l'évêque Hartmann l'évêché s'était profondément endetté et avait été lésé dans ses droits par l'Autriche et les seigneurs de Matsch et de Râzùns. L'évêque Jean s'efforça d'améliorer la situation financière de son diocèse et de raffermir ses droits, ce qui lui fut facilité par l'appui libéral qu'il trouva en l'empereurSigismond. Lorsque le Concile de Constance eu i en 1417 élevé OthonColonna au trône pontifical, celui-ci confirma en 1418 Jean III comme évêque de Coire. Il n'y resta cependant plus longtemps, le pape l'ayant peu après nommé archevêque de Riga, où il mourut le 14 mai 1424. — G. Mayer : Geschichte des Bistums Chur I, 426-430, Chur 1 907 . [F. P.]
ABURY, ABURI, AB URI, VON URI. Campagnards et consorts au communal intérieur du Quartier d'Arth (Schwyz). Leu dit : Famille éteinte du pays d'Uri à laquelle appartenait: — 1. Anna, nonne en 1185 du couvent de Lazarites, à Cfenn. — 2. Gelda, en 1448, bailli de la Léventine. — 3. Balthasar et son lils. —4. Jacques (voir Uri, J. von), capitaine tué en 1513 à la bataille de Novare ; d'autres ont fait partie du conseil cantonal. Plusieurs membres ont émigré dans le canton de Schwyz. — 5. Rodolphe, docteur en médecine, a été envoyé comme bailli à Bellinzone en 1633. — 6. Hans fut naturalisé à Schwyz • ers 1500 pour 100 L., et — 7. Uly acquit en 1567, pour la même somme, l'agrégation dans le Quartier Neuf. C'est sans doute comme souvenir de l'origine uranienne de la famille qu'elle adopta plus tard la rencontre de taureau comme armoiries tandis que plus anciennement elle portait une marque de maison, ainsi — 8. Rodolphe von Uri vers 1580 en forme de piège à loup soutenant une croix, — 9. Ulia, inspecteur des travaux vers 1628 deux dits pièges accompagnés en chef d'une croisette. Un sceau du secrétaire d'Etat — 10. Hans Rodolphe de 1666 porte déjà la rencontre de taureau sous la marque de 1580 ; plus tard apparaît la tête de taureau seule, de sable en champ de gueules. — 11. Hans était au 15e siècle curé de Morschach. — 12. Jean Baptiste 1770 curé de Nuolen. — 13. Roman f 1666 bénédictin a Einsiedeln et — 14. Augustin également bénédictin à Mûri. La famille est sur le point de s'éteindre, son dernier représentant étant le Dr Dominique A., professeur à Schwyz. [Stvger.]
ABYBERG, AB IBERG, AB YBERG, ABI- BERG. 1. Famille très ancienne, autochtone et libre de l'ancien pays de Schwyz, dont les ancêtres comptent parmi les fondateurs de la Confédération suisse. Elle tire son origine et son nom sans contredit de la localité auf Iberg sise sur le Gibel, à trois quarts d'heure au sud-est de Schwyz. Outre les documents, la source principale pour sa généalogie est l'obituaire de Schwyz. Une chronique de famille, manuscrite et postérieure, la Ehrensaul de François Marie A. (1714-1790), sur laquelle s'appuie le Dictionnaire de J. J. Leu, doit être consultée avec la plus grande réserve ; sa valeur douteuse est déjà prouvée par le fait qu'elle donne les dates précises de la naissance et de la mort des membres de la famille du XIIIe siècle. Ces deux ouvrages confondent aussi les A. de Schwyz avec la famille ministériale des Yberg dont parle le rentier de Lucerne et qui est une branche des Hunenberg. Au XVIIe siècle déjà Conrad-Henri A. écartela ses armes (l'if) de la licorne empruntée au blason de cette fa-
mille En réalité, il D'y a entre ces deux familles, appartenant à deux classes totalement différentes, pa- la plus petite relation. Lee a de Schwyz étaient des paysans libres el d< mocratiques, en droit supérieurs, par leur situation sociale inférieurs, aux chevaliers de petite noblesse d'Iberg. Armoiries. 1. De gueules à un if de sinople au tronc d or ou d'argent soutenu d'une montagne a trois coupeaux
Sceau provenant 'I s Archives de la ville de Bàle.
Armoirie du lau'laminann Kaspar Abyberg icnv. 1650).
de sinople, accosté de deux étoiles d'or. — 2. Eearlclé au 1 et 4 d'azur à la tête de licorne d'argent et au 2 et 3 de gueules à un if de sinople au tronc d'or ou d'argent soutenu par un mont à trois coupeaux de sinople accosté de deux étoiles d'or.
L'obituaire mentionne 1. Ulrich A., époux de Ida in der Matt, comme ancêtre. Son fils — 2. Conrad Ie", le « vieux landammann » de l'obituaire de Schwyz, est l'un des promoteurs de la liberté sehwy/.oise et des fondateurs de la Confédération suisse. Il paraît pour la première fois en 1281 comme l'un des quatre ammann du pays et c'est lui que les documents de 1286, 1291, 1295 appellent landammann. Il scella personnellement l'alliance avec Zurich le 16 octobre 1291 comme honorable Conrad ab Yberg, landammann; dans l'alliance des trois pays forestiers, au commencement d'août, son nom, comme ceux des autres chefs, n'est pas mentionné; mais comme il était alors encore, d'après les documents, à la tête du pays, sa participation active ne saurait être douteuse. Sa femme était Judenta. La chronique de famille, dont il est parlé plus haut, place sa mort au 4 août 1297, et il faut bien admettre, d'après le rôle des ancêtres dans l'obituaire de Schwyz, qui fait nettement la distinction entre lui et le « jeune landammann », que son fils poursuivit son œuvre de libération. — 3. Conrad II qui joua un rôle actif dans la querelle des Marches d'Einsiedeln en 1308, fut à la tête du pays de 1309 à 1311. Son frère aîné — 4. Ulrich II était déjà mort en 1331. — 5. Rodolphe est nommé dans une lettre d'indulgence pour l'église de Schwyz en 1299. — 6. Conrad III, fils du n° 3, landammann de 1341-1346, 1349, 1373; sa femme, N. Schwanda, était la fille d'Arnold de Wolfenschiessen. — 7. Ulrich III, landammann de 1389- 1393 et de 1401-1408, vraisemblablement fils du n° 5, se rencontre dans de nombreux documents jusqu'en 1430. Sa femme était Anna in der Matt. — 8. Jean Ier, landammann de 1428-1432, peut-être aussi un fils du n° 5. Sa femme Anna Jakob était la fille du landammann Jos. Jakob. Ils avaient en 1448 un fils majeur, Werner, pour lequel son cousin le jeune landammann Ulrich signait. Le landammann Jean participa à la guerre de Zurich ; banneret et capitaine à Pfàtlikon, il se rendit avec le radeau schwyzois appelé « L'Ours » devant la place forte de Rapperswil, 5 août 1445 ; il reçut un coup de feu dont il mourut trois jours .après. Son fils Werner mentionné plus haut, est probablement celui qui fut tué dans une rixe à Schwyz en 1464 par Jean Ulrich (voir Tschudi: Chronik II en 1464). — 9. Werner A. tombé à St-Jacques sur la Birse est peut être un fils du vieil ammann Ulrich. — 10. Henri, magister, étudia en 1460 à Bâle, desservit jusqu'en 1467 l'église de la Ste-Croix à Zoug et fut curé à Freienbach en 1469. — 11. Ulrich IV, tué en 1468 devant Waldshut. —
12. Ulrich Y, probablement petit-fils du n° 7, landammann 1480-1481, banneret 1484, f vers 1493. Ses épouses furent Vérène ou Dorothée Ulrich, puis Anna de Meggen. —
13. Henri, d'après Y Ehrensaul, fils cadet du n° 12, fut reçu bourgeois de Lucerne en 1502, du Grand Conseil en 1506, banneret 1510, f 1515. En 1513 il payait à Schwyz l'impôt
ABYBERG
ABVBKIIC
pour une fortune de 194 £ de revenus. — 14. Jean, époux de Vérène Bàsi, tomba le '20 juillet 1499 dans la guerre de Souabe au combat de Rheineck, on ne connaît passa descendance. — 15. Conrad était dans la seconde moitié du XVe s. un membre considéré du Conseil de Schwyz. Luimême et ses enfants Dorothée. Uli, Gret et Anneli étaient membres de la confrérie de St-.Martin. Il était probablement aussi le père du « long Uli » et de Gaspard qui demeura près de vingt ans à Sattel. — 16. Le « long Uli » que nous venons de nommer était le contemporain du n° 12. Sa femme Marguerite de Meggen lui donna 7 enfants. En 1482 il résigna ses fonctions d'avoué du couvent de femmes de St-Pierre, à Schwyz. En 1513 il possédait une fortune imposable de 449 £. — 17. Henri, bailli à Sargans de 1538-1540, f 1572, était le fils de Gaspard nommé plus haut et de Catherine Lûtzmann, de Sattel. Il eut trois épouses, Anna Lùpfert, Dorothée Ulrich, de Steinen, et enfin Marguerite Schorno. Ses fils étaient Gilg 7 1508, époux de Catherine Stocker, l'anabaptiste et médecin Fridolin, mort sans descendants 1567-1568 et — 18. Gaspard, né vers 1520, huissier 1554-1556, bailli aux Hôfe lf>56-1558, bailli de Baden, 1559, landammann 1562, 64, 66, 68, 70, 72, 74, 76, 80, 82, 87 et 89 était un homme très considéré ; zélé défenseur de la foi catholique, il fut envoyé comme délégué auprès de la ville alliée de Rottweil, sur le Xeckar. Il combattit si habilement les prédicants zuricois qui l'avaient précédé, qu'il parvint à convaincre les bourgeois de rester fidèles à leur ancienne religion. Il reçut en récompense un hanap de vermeil, appelé, à cause de sa forme, patte de griffon. En 1586 il était de nouveau représentant des Schwyzois à la constitution de la « Ligue d'or » (Borromée) entre les sept cantons catholiques. Il hérita de Martin Bàsi, dernier du nom, de grandes propriétés qu'il possédait, et construisit en 1560 l'ancienne maison A. dans l'endroit appelé « Im Grund », pour laquelle Schwyz, ainsi que le voulait la coutume de l'époque, demanda à la ville de Lucerne un vitrail aux armes du bailli, les autres cantons ayant déjà donné les leurs. Ils sont en grande majorité, sinon même tous, du célèbre peintre verrier Charles von Egeri. En 1588, Gaspard A. vendit publiquement à son fils Jean-Sébastien et aux autres qui pourraient encore lui naître, représentés par son beau-frère l'ancien bailli de Baden, Jean Kennel, toutes ses propriétés, avec l'inventaire agricole complet, pour la somme de 25,000 livres. La fameuse « patte de griffon » fut comprise dans la vente. En 1578, il construisit et agrandit en 1592 également au Grund, la chapelle familiale des A. dédiée aux saints Roch et Sébastien. Son caveau sert de sépulture à l'aîné de la famille. De ses trois femmes : Anna Kennel, Marguerite auf der Mauer et Vérène Zay, le landammann Gaspard n'eut pas moins de 24 enfants dont nous mentionnerons — 19. Conrad-Henri * 1560 f 1586 en France, dont l'arrièrepetit-fils — 20. Gaspard mourut en 1689 à St-Domingue, dans un combat contre les nègres. Un autre fils du landammann Gaspard était —21. Jean-Sébastien, appelé le «petit landammann», * 1571, f 1651, d'abord capitaine en Espagne et entre 1622 et 1646 trois fois landammann. De ses quatre femmes, Catherine Zeberg, Elisabeth Schmid, Barbe Wirth et Catherine Bruhin, il n'eut que quatre enfants parmi lesquels Gaspard sera mentionné plus loin. — 22. Conrad, le plus jeune des fils de Gaspard (18) et de Vérène Zay, né en 1590, landammann 1654-1656. Comme avoué de l'église de Schwyz (depuis 1632), il remania l'obituaire et publia un écrit intéressant sur le trésor de l'église paroissiale de Saint-Martin et sur les événements schwyzois de 1600-1661. Il fonda et dota la chapelle de Saint-Jean au Ried (Muotathal), f en 1670. De ses trois épouses, Madeleine Bueler, Elisabeth Ulrich et Marguerite Frischherz, il eut treize enfants. Les filles du n° 18 étaient — 23. Dorothée, épouse du landammann Christophe Schorno et enfin — 24. Eya, * 1593, issue de son troisième mariage, fut un peintre de talent, auteur du tableau de l'autel des Capucins à Arth, où elle s'est représentée en ancien costume schwyzois. — 25. Sébastien, fils de Conrad-Henri (19) et de Dorothée Reding, le « grand landammann », 1580-1657, débuta dans sa carrière d'homme d'État comme trésorier (1614) et bailli à Lugano f 1620), fut quatre fois landammann de 1626 à 1650. Il construisit la grande maison au Murghof, au-
dessous de Rickenbach et appelée aujourd'hui 6 W.ildegg». Pour se distinguer de la branche A. du Grund, il plaça dans son blason l'if sur champ d'azur, pendant que l'autre était sur champ de gueules. Son union avec Catherine .lut/, puis avec Anna Schriber lui donna onze enfants dont six lils ; cependant sa famille s'éteignit avec eux et le Murghof passa aux Fassbind. — 26. Jean- Gaspard, lils du landammann Jean-Sébastien el de Catherine Zeberg, né en 1605, mort en 1686 servit dans sa jeunesse (ii Espagne et devint major au régiment Zweyer. Rentré au pays, il devint chancelier, bailli à Lugano, vice-landammann et pendant quatre législatures landammann (1660-1676). Epoux de Catherine Suter, il laissa onze enfants, parmi lesquels nous mentionnerons — 27. Jean-Sébastien, huissier de l'Etat, 1655-1667, et bailli dans les bailliages communs. — 28. Conrad-Henri, D' en théologie, revêtit plusieurs charges ecclésiastiques importantes, de même que — 29. Jean-Rodolphe, capucin sous le nom de P. Sébastien, qui fut pendant de longues années confesseur au couvent de femmes de la Sainte-Croix à Altdorf. y 17(10. — 30. JEAN-R.OCH, lils du landammann Conrad (22) et de Marguerite Frischherz, *en 1643, suivit les traditions de la famille el devint officier en Espagne: de retour au pays, il fut trésorier, de 1694-1696, landammann et mourut en 1736. A l'âge de vingt ans, il avait épousé A. M. Fassbind, alors âgée de seize ans, et vécut une heureuse vie conjugale de trentesix ans. Après la mort de sa femme, il épousa Elisabeth Zay. De ces deux unions naquirent quinze enfants, dix fils et cinq filles dont plusieurs entrèrent au couvent. Parmi les fils, l'un fut prêtre séculier, un autre bénédictin. Un troisième — 31. Georges-François * 1673, entra comme cadet au service espagnol (régiment Meyer). En 1736, après avoir parcouru tous les grades, il devint colonel dans l'armée impériale ; quand il quitta le service, l'impératrice Marie-Thérèse le nomma, le 16 décembre 1750, en reconnaissance de ses fidèles services quartiermaître général. Revenu à Schwyz, il devint vice-landammann. 11 avait épousé Barbara Hegner, de Lachen. De leurs cinq fils, deux moururent en bas âge ; un — 32. Jean-Rodolphe-Roc.h fut chancelier de l'abbaye princière de Schànnis, f 1766 ; un autre, — 33. Jean-Joseph-Charles, capitaine, et le 3e enfin, — 34. Henri-François- Marie, 1715-1790, commandant de la Marche et archi, viste à Schwyz; il rédigea la « Baugeschichte der schwyz. Pfarrkirche » et « l'Urkundenbuch » dont les MS se trouvent aux archives cantonales ; il composa aussi la Chronique de famille Ehrensaul, mentionnée plus haut, l'n de ses fils fut le capucin Pierre-François Sales 1745-1819. Un autre fils — 35. P. Martin, conventuel de l'abbaye de St-Gall, * 1741, profès 1759. Professeur à l'école du Couvent de Neu St. Johann et St-Gall, curé à Libingen et Neu St. Johann, f en 1777, à Einsiedeln durant le pèlerinage des Toggenbourgeois. Le Nécrologe pour Neu St. Johann qu'il écrivit se trouve à la bibliothèque du couvent de St-Gall. Cod. 1443. — Voir Rùdlinger-Rolhenflue : Toggenburger Chronik, p. 84, 220. — Scherrer : Verz. der Handschr. der Stiftsbibl. (contiennent des erreurs). Bibliothèque et Archives du couvent.
Des autres fils de Jean-Roch (30) et A. -M. Fassbind — 36. Sébastien Roch fut blessé en 1712 dans la guerre de Vilmergen où il était aumônier, f au Grund en 1743. Son frère — 37. Dominique Nazar, ou P. Henri, bénédictin d'Einsiedeln, mourut en 1739 — 38. François-Xavier, et — 39. Jean-Martin, d'abord dans le service sarde, ensuite dans le régiment de Niederôst en Espagne.
— 40. Jean-Gaspard passa du service d'Espagne a celui de l'Empire, mourut à Ibach (1746), — 41. Conrad-Henri enfin, après avoir été capitaine en Espagne devint colonel en Savoie, et capitaine de la garde sarde ; f à Turin, en 1743. Sa femme était Régina Christen, de Stans. Leur fils
— 42. Joseph-Antoine fut cadet au service de Savoie, reçut plus tard (1736) de Charles-Emmanuel, la compagnie de son père. Blessé une première fois au siège de Messine, puis à Parme, grièvement, il rentra dans sa patrie. Là il rebâtit entièrement la maison A. im Grund. Fn 1749. il accepta une place de lieutenant aux (lent-Suisses ; il mourut chevalier des saints Maurice et Lazare à Turin, en 1751. Sa femme était Elisabeth Meyenberg. Leurs fils, —43. Joseph-Antoine II, - i4, François-Do-
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ABYS
MiMi.H i., 15. Gaspard el 'di. \i av» reçurent <l*'-s leur berceau le brevel de porte-drapeau avec la solde B'y rattachant. Cela impliquait pour eux le devoir d'entrer plus tard .■m service sarde. Aloys Be relira en 1793 avec le grade et la pension de colonel et l'ordre des saints Maurice et La /.are. Lors de l'invasion française en 1798 il commanda !<• landsturm schwyzois. il mourut en 1826: de sa femme Anna Reding, il eut trois lils. — 47. Ai ,oïa ïoseph-Antoine
— 48. Jean-Théodore-Dominiqde, en 1806 officier en Espagne el -- 49. Jean-Théodore. Ce dernier ? le 8 décembre 170."), -J- le 30novembre 1869, prit une grande part à toutes les luîtes politiques de 1830-1847. Il fut
le chef îles conservateurs Abyherg) opposé aux li-
liéraux (ou Reding), dans la querelle des Onglus et des Cornus; commandant de l'expédition de Kâssnacht, principal agent du rétablissement des Jésuites à Schwyz, il fut décoré par le pape Grégoire; XVI de la grand'eroix de l'ordre de St-Grégoire. Klu landammann après la démission de Nazar Reding (1834) par la landsgemeinde de Rothenturm, il occupa celte charge alternativement avec Ferd. Holdener. Mais la défaite du Sonderbund l'obligea à se retirer avec tout legouvernemenl el Reding reprit sa place (15 décembre 1847). Il avait épousé Josefa von Felkle (Felchlin). Son fils unique, le lieutenant Théodore, mourut en 189b' sans enfant. — Ai.oys, n" 47, marié à Madeleine-Rose de Hettlingen, était juge cantonal; son iils Gaspard fut tué à Pérouse ; un autre de ses enfants — 50. Ai.oys épousa Antonia Epp, d Altorf, puis Pauline Real. Il est le grand-père du conseiller d'Etat actuel — 51. Dr AloïsA. — Si nous passons à la branche descendant du général Georges-François (31 1, au Feldli, nous trouvons : — 52. Jean-Roch. Propriétaire des bains minéraux de Seewen déjà connus alors, il publia des notes sur leur valeur curative ; il continua l'œuvre de restauration des bains commencée par son oncle. — 53. Joseph -Antoine, + 1742 à Ingenbolil.
— 54. Félix -Antoine-Dominiqie, 1706-1774, fils du n» 41, d'abord oflicier en Sardaigne. puis en Espagne, en 1767 vice-landammann. Un de ses fils — 55. Georges- François-Félix, 1733-1816, fut également officier au Piémont, puis en Espagne et mourut conseiller à Schwyz.
De ses trois fils — 56. Placide, 1767-1824, eut une vie des plus aventureuses. Il Jean-Theudore Abyberg f t d t dang ]e regiment
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aide-major (1/86). Crée baron par le roi de Sardaigne en 1791, major, puis lieutenant colonel, il resta au service sarde jusqu'à la cession à la France (1798) et fut décoré. Après avoir servi sous Napoléon, puis Louis XVIII. il reçut la légion d'Honneur (commandeur) et la Croix de Saint-Louis. Il revint à Schwyz, pourvu d'une pension du gouvernement français, y amenant avec lui sa femme Thérèse Rarcas, de Naples. Il mourut en 1824. — 57. Félix, le second fils du n» 55, 1769-1832, officier au Piémont, combattit en 1798 au Schattenberg près Arth, contre les Français, fut ensuite capitaine dans la légion helvétiqueen Italie. En 1802 il lit partie des troupes marchant contre le gouvernement helvétique; en 1805 il est lieutenant-colonel fédéral et en 1816 conseiller. — 58. Nazak-Ionace-Conrad-Henri, 1775-1804, était, comme ses frères n»s 56 et 57, officier au Piémont. En 1798, il fut transporté comme prisonnier de guerre en Hongrie, et, capitaine au service de France, il mourut en 1804 à Port au Prince, île de St-Domingue. Deux autres fils du n° 41
— 59.Gaspard-Antoine-Sébastien, * en 1711 et — 60. Joseph-François-Xavier-Hippolyte, 1716-1790, furent également officiers au service sarde ; le dernier devint en 1783 colonel-brigadier. [K.eli.n et Styger]
II. Devint bourgeois de Lucerne (outre le n° 13) Jost, grand conseiller en 1539, bailli de Kriens en 1559, bailli
du lac a Sempach 1545, membre du Conseil 1550, bailli de Munster 155l.de Ruswil 1559; il tomba à la bataille de Dreux en 1562. Lee ai moirie» de cette famille montrent un A. majuscule gothique sur trois monts [P.-X Wbbbr.] ABYS ou ABYSS. Famille du canton des Grisons, originaire de Huis. Jean àbis t du district de Pliirs . esl reçu bourgeois de Coire en 1609 pour 160 florins lin- ; il fut la Bouche d'une nombreuse famille dont sont sortis quelques hommes marquants : 1. Jeun, LVméd., 1614- 1697,1111 grand bienfaiteur des Grisons, étudia la médecine â Padoue, puis entré au service de l'Espagne comme médecin militaire, il y acquit une fortune importante. Après Bon retour, il l'ut de 1646-1676 médecin des bains de Pfâffere. Ayant perdu ses sept enfants, il légua des sommes importantes au Synode protestant des (irisons, à la paroisse de Coire et aux églises réformées des communes paritétiques de Almens, Stalla, Zizers, Mastrils. L'ntervaz. Il légua à l'hôpital de Maienfeld 120 florins sous réserve que la commune lui servirait sa vie durant 60 litres de moût. Le plus important de ses legs était destiné à la fondation d'un d Collegium pli ilosophicum », soit d'une école supérieure pour la jeu grisonne des deux confessions. L'école commença son activité à Coire en 1699 avec lit étudiants dans une aile de l'ancien couvent de Saint-Nicolas. L'enseignement comprenait les langues mortes, l'histoire, la géographie, les mathématiques, la logique. En outre des hommes politiques marquants y donnaient de temps à autre des cours d'histoire nationale el de droit public. La matricule du collège déposée à la Ribliothèque cantonale et comprenant ses statuts donne une bonne idée de son organisation. Coire et l'Engadine fournirent le plus grand nombre d'étudiants et les débuts furent réjouissants. L'établissement ne tarda cependant pas à être aux prises avec de graves difficultés, d'abord avec les héritiers d'Abys, puis avec ses débiteurs, enfin avec le clergé, relativement à la collature et aux droits de surveillance. Toutes ces querelles paralysèrent l'activité de l'établissement; il put heureusement être réuni en 1803 avec l'école cantonale nouvellement fondée. — 2. Raget, colonel, né le 16 mars 1790 à Coire, fils de Abundi, se voua au commerce et dirigea pendant quelque temps la maison Abys et C° à Coire. Quartier-maître dans les milices des Grisons dès 1809, il passa en 1812 capitaine d'état-major fédéral. De 1815 à 1822, il servit comme capitaine quartier-maître dans un régiment suisse capitulé dans les Pays-Ras ; de 1826 à 1831, il est lieutenant-colonel au commissariat fédéral des guerres et en 1847, pendant le Sonderbund, commissaire des guerres en chef avec rang de colonel. Comme fonctionnaire civil dans son canton, il fut en 1812 notaire cantonal, en 1834-1839 bailli de la ville de Coire et après le changement de la constitution de sa ville natale, de 1843-1847, président du tribunal de commerce, bourgmestre de Coire et député de cette ville au Grand Conseil. En 1846 et 1847, il était représentant de son canton à la Diète. A la tête de l'administration de l'armée pendant la guerre du Sonderbund, il acquit, malgré les difficultés extraordinaires avec lesquelles il eut à lutter, l'entière satisfaction du général Dufour qui la lui témoigna par une lettre autographe très flatteuse et lui donna encore dans la suite des preuves de son estime et de sa sympathie. Il mourut le 16 septembre 1866 à Rerne. — 3. Arthur Abys-Lotz, architecte et peintre, né 15 décembre 1861 à Rerne. Après un apprentissage chez l'architecte de Rutté, père, a Rerne, il poursuivit ses études à l'académie technique de Munich, sous le
Raget Abvs.
D'après une gravure sur bois dur Illustr. schweiz. Kalender, 18*9.