‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 299 sur 329 · HALE · texte numérisé non relu

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tni>- ion de nouveaux établissements. Dans ces circonstances, La communauté diminua sans cesse. Bile ne comptail plus, en 1847, que II ramilles et 104 personnes, l.i's tentatives faites pour faciliter l'émancipation des Juifs demeurèrenl d'abord sans résultai visible e1 ne trouvèrenl aucun appui dans la Constitution fédérale de IKW. La France, el après elle l'Amé- 1 1 < 1 1 1 < - du Nord cl l'Angleterre, intervinrent activement en leur faveur. En 1864, lors de la '-00110-001 du traité de commerce avec la France, la liberté d'établissemenl loi accordée aux Juifs Alsaciens-Français, el en I8()."). lois de la révision partielle de la Constitution fédérale, également à ceux d'Argovie. Depuis lors, la population Israélite a constamment augmenté.

Le Spahlenscki

le. D'après un dessin de

Après la paix de 1871, la communauté composée jusqu'alors d'éléments exclusivement alsaciens augmenta par l'arrivée d'émigrants argoviens et allemands. En 1872, les Juifs furent pour la première fois reçus bourgeois. La communauté occupa en 1868 une synagogue nouvellement construite, au coin des rues Euler et de Leimen ; elle fut notablement agrandie en 1893. L'élément russo-polonais qui a augmenté beaucoup dans la dernière décade, forma des communautés religieuses séparées. Le rabbin de Hegenheim en Alsace fonctionna à Bàle jusqu'en 1883 ; un rabbinat fut institué en 1886. Actuellement la communauté israélite de Bàle forme une association au sens du Code civil suisse. — Voir M. Ginsburger : Die Juden in Basel, dans BZ VIII, 315. — A. Nordmann : Geschichte der Juden in Basel 1397-1875, dans BZ XIII, 1. [A. Nordmann] 4. Arts et Architecture. — C'estaveclareconstruction de la cathédrale, de 1006 à 1019, par l'empereur Henri II qui la dota d'un trésor magnifique que commence l'histoire artistique de Bàle. Les restes de l'église de cette époque sont la base de la tour de Saint-Georges ; le « retable d'or », un devant d'autel avec figures en lamelles d'or et décorations de filigrane (aujourd'hui au musée de Cluny à Paris) ; une superbe croix d'autel (au musée des arts industriels de Berlin), ainsi que

deux intéressantes plaques sculptées provenant de la décoration des XIe-XII« s. Après l'incendie de 11N5. L'aménagemeni intérieur dura jusque vers 1220; de cette époque, datent le chœur avec la crypte >•> la galerie (la partie supérieure a été reconstruite en Btyle gothique après le tremblement de terre de 1356 début do NI Y' s. |es chapelles des nefs latérales, Le jubé, aujourd'hui galerie de l'orgue, de 1361 : la voûte delà nef centrale du commencement du XVe s. Gelle-

Ci, avec ses lourds faisceaux de piliers cl ses Inlono . rappelle les const ruct ions lombardes. L'ancien portail principal, la porte de Saint-Gall, d'influence lombarde et française méridionale, esl avec la «porte d'or deFrei berg (Saxe) le plus important portail d'église romane de l'Allemagne II faut encore signaler parmi les parties intéressante- : Les figures d'une Houe de la Fortune ornant une fenêtre ronde, les reliefs des chapiteaux el defrises, les portraits en ronde bosse de deux architectes, et quelques figures fantaisistes d'animaux destinées primitivement dans l'art de la liante Italie, à supporter les colonnades d'un portail (.Musée historique).

De la première période gothique, vers 1260-1280, datent notamment les deux églises des ordres mendiants ; celle des cordeliers possède un chœur d'une hauteur inusitée. Un des plus beaux morceaux de sculpl ure de l'époque, la pierre tombale de la reine Anna à la cathédrale, est postérieure à 1281 ; peu après apparurent les quatre statues du portail et les chevaliers de la façade (le Saint-Georges a été restauré au XIVe s.), ainsi que de nombreuses pierres tombales et autres sculptures du XIVe s.), à la cathédrale et à Saint- Léonard.

L'architecture et la sculpture ont connu au XV - . particulièrement pendant le concile, de 1433 à 1447, et au début du siècle suivant, un magnifique épanouissement. A citer notamment : les églises de Saint Théodore (1420); de Saint-Léonard (1489 par Ilans Niesenberger) ; l'achèvement de la cathédrale : élévation de la voûte de la nef centrale, construction des tours de Saint-Georges (1420-1440), de Saint-Martin (1488- 1500) par Hans von Nussdorf, transformation du cloître roman (1430-1460) et de la petite cour à côté (1470- 1480) ; en outre, comme travaux décoratifs, signalons les stalles du chœur (vers 1430), les fonts baptismaux ( 1465) et la chaire en pierre (1486). Jacob Sarbach construisit la jolie fontaine du marché aux poissons (1486) et l'avant-cour du Spalentor (1473, la tour elle-même date de 1400 environ) Parmi les maisons d'habitation ont été conservés, au moins en grande partie : l'hôtel de l'évêque (1450-1460) et celui de la corporation de la Clef (1480-1483) par Buman Fàsch.

Le début du XVIe s. est marqué par la construction de l'hôtel de ville de 1501 à 1512. Le hall ouvert du rez-de-chaussée est d'un type qui ne se rencontre ailleurs qu'en Italie. La décoration, commencée en gothique tardif, fut terminée après 1530 en charmante renaissance allemande. Deux portails et en outre quelques fontaines de cette époque et un peu postérieures, notamment celle dite de Holbein, furent les premières applications du style nouveau à des monuments de pierre. Un superbe spécimen de gothique tardif est la chambre dite Zscheekcnburlin de l'ancien couvent des Chartreux (1509). La «destruction des images » par les réformés a laissé subsister peu de sculptures:' des statues à la fontaine du marché au poisson (1380 environ), au Spalentor (1410 environ), et quelques bonnes sculpturessurboisaujourd'hui au Musée historique Dans le domaine de la peinture monumentale du XVe s. les principales œuvres ne nous sont connues que par des mentions dans les documents ou de rares copies. Ainsi les célèbres Danses des morts; l'une se trouvait au couvent de Klingental (fin du XI Y*1 s.), l'autre, la plus connue, était peinte sur les murs du cimetière des dominicains (1440 environ). En revanche, l'on possède d'un des pionniers de la peinture réaliste, Konrad Witz, qui devint Bâlois pendant le Concile, plusieurs tableaux, fragments importants de décoration d'autel ; des spécimens des ateliers de miniaturistes de cette époque. La tapisserie dont Bàle était un centre important de production au XVe s. est forte-

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