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ment représentée au musée historique de cette ville. Signalons enfin parmi les illustrations de livres imprimés à Bâle la gravure d'un saint Jérôme, premier travail de ce genre qu'un connaisse d' \lb. Durer, qui vint à Bâle en 1 49 1 . dans si m voyage d'apprentissage. Vingt-cinq ans plus tard arrivai! dans ta même ville le jeune Augsbourgeois Hans llolbein. qui devait y passer la partie la plus fructueuse de sa vie de 151-5 à 1531. Il y déploya une activité artistique des plus variées et des plus intenses, dont on peut se rendre compte encore aujourd'hui grâce au zèle collectionneur de quelques bâlois du XVIe s. Gravures sur buis au nombre de plus de 1200, cartons pour
peintures de Hans Bock (qui travailla de 1572 à 1623) entre autres la décoration de la façade de l'Hôtel de Ville. Au XVIIe s., Bàle produisit de nouveau un artiste de grande renommée, Matthaeus Merian (1543-1650).
Le XVIIIe s. fut une époque particulièrement florissante pour l'architecture bâloise. On lui doit entre autres l'hôtel du Margrave (Hôpital bourgeois), de nombreuses maisons patriciennes et des maisons de campagne. A ces édifices en style rococo, dont les plus importants sont l'Hôtel Ramslein (1730); !e « Delpbin », la Maison Blanche et la Maison Bleue, et l'Hôtel His sur la place Saint-Pierre (vers 1765), succédèrent
«à A&jhft
La Dause des Morts, d après une aquarelle de Hod. Feyerabend. 1805, reproduisant une fresque du XV les murs du cimetière du couvent des dominicains (Musée hist. de Bàle).
s. se trouvant sur
vitraux à sujets profanes et religieux, projets de pièces d'orfèvrerie et peinture, peinture dans tous les genres, depuis l'enseigne d'un maître d'écriturejusqu'aux portraits d'un Erasme, d'un Boniface Amerbach, au retable de la passion et de la madone pour le bourgmestre Meyer zum Hasen, aux peintures murales (malheureusement détruites) delà salle de l'hôtel de Ville et de la façade delà maison zum Tanz, et au buffet d'orgue delà cathédrale. Après la Réformation les commandes se firent plus rares, de sorte que Holbein, après un séjour momentané en Angleterre, se fixa définitivement dans ce pays. Son départ paralysa longtemps le développement de la vie artistique de Bâle, d'autant plus que le seul artiste de valeur parmi ses contemporains, l'orfèvre d dessinateur Urs Graf, était mort en 1527. Ce n'est que vers la fin du siècle que reparurent des travaux importants d'à relui ecture: les façades de la maison delà Gelteniunfl (1573) et du Spiesshof, qui sont des modèles intéressants de la haute Renaissance De la même époque et du même style l'on possède de magnifiques travaux en bois (chambre au musée historique, encadrements de portes à l'Hôtel de Ville), ainsi que les
en style Louis XVI, la maison « zum Kirschgarten » (1782) et tôt après le « Sommerkasino » en pur style classique. Parmi les peintres du XVIIIe s. citons : R. Huber, Esperlin, J.-H. Keller, M. Neustùck, et. Emanuel Biichel. Peter Birmann et son fils Samuel, Nahl et Hieronymus Hess (f 1850) furent leurs successeurs au XIXe s. Puis Bâle a produit en même temps que son meilleur critique d'art, Jacob Burckhardt, un des plus grands peintres de l'époque moderne, Arnold Bôcklin. Quoique celui-ci n'ait passé, pendant l'âge mûr, que quelques années à Bâle, la ville peut se flatter de posséder ses peintures murales du musée et du pavillon Sarasin et d'avoir rassemblé au musée une collection de ses tableaux qui, comme celle de Holbein, n'a sa pareille nulle part. Deux collègues plus jeunes que Bôcklin, II. Sandreuter et E.Stuckelberg, ont également connu une renommée au delà des frontières de Bâle. L'on peut dire d'eux et du très grand nombre des artistes bâlois actuels que malgré leur dépendance inévitable des grands centres artistiques, de Paris notamment, ils ont su se créer un art bien à eux où domine la note du pays. [M. W.]
(littérature, MUSIQI i
BALK