‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 313 sur 329 · BALE-CA.MIWI.NE · texte numérisé non relu

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consacré el 3 sœurs ; en outre 348 indigènes donl n pasteurs. La décision prise pendant La guerre par le gouvernement chinois d'expulser les missionnaire? allemands <'L suisses ne fui pas exécutée à la suite des protestations qu'elle souleva dans le peuple

lin relation avec son œuvre en Chine, la mission bâloise exerça son activité dans le Honiéo britannique du Nord, où 2 missionnaires allèrent s'installer à Kndai parmi les Hakkas chrétiens qui y avaient émigré. Cette œuvre fut supprimée par la guerre européenne ; elle comptait le 1" janvier 1918 une station principale, !i annexes, avec en tout 1G31 chrétiens.

En 1880, la mission de; Bàle s'établit au Cameroun. Du port de Duala, elle étendit rapidement son champ d'activité sur les côtes et à l'intérieur jusqu'au haut plateau. La statistique mentionne du 1er janvier 1914 à L'origine de la guerre 16 stations principales, 388 annexes avec plus de 15 000 chrétiens réunis en communautés plus ou moins grandes. Les 384 écoles étaient suivies par 23 000 élèves environ. Tout en travaillant à l'évangélisation des peuplades païennes, la mission cherchait à introduire la civilisation. Elle installa des ateliers et développa Les plantations. Un hôpital pour les indigènes fut bâti à Duala. Les bases d'une lit lérature indigène furent posées et le Nouveau Testament fut traduit en langue duala. Une grammaire était en préparation. Le personnel européen, qui fut fait prisonnier par les Français et les Anglais et conduit hors du pays peu après le commencement de la guerre, comptait au 1er janvier 1914: 61 missionnaires consacrés. 8 non consacrés et 10 soeurs. Ils étaient aidés par 370 collaborateurs indigènes. Ce champ d'activité est aussi perdu pour la mission de Bàle.

Une nouvelle œuvre fut fondée en 1912 dans le Togo du Nord, et deux missionnaires s'y rendirent. Durant leur séjour à la station de Yendi, à 21 jours de la côte, ils apprirent la langue du pays et rendirent des services médicaux aux indigènes. Le gouvernement anglais les fit interner en Angleterre en août 1916.

Pour remplacer la perte de tous ses anciens champs d'activité en Inde et en Afrique, la mission de Bàle entreprit en 1921 une nouvelle œuvre parmi les Dajaks dans le Sud-Est de Bornéo.

La direction de la mission de Bàle appartient à un comité qui se recrute lui-même. L'Institut missionnaire est desservi par un personnel enseignant sous les ordres d'un directeur. Parmi les anciens directeurs, tous théologiens wurtembergeois, Josenhans, qui fonctionna de 1849 à 1879, eut une grande influence par la solide organisation qu'il donna à la mission tant à Bàle que sur les champs d'activité. Le président du comité directeur, formé en partie de théologiens, en partie de laïques, est toujours un Suisse, actuellement le pasteur W. Burckhardt, de et à Bàle. Parmi les anciens présidents, il faut mentionner le conseiller bâlois Adolf Christ. Les cercles missionnaires soutenant la mission de Bàle ne se recrutent pas seulement en Suisse, mais encore dans l'Allemagne du Sud et en Alsace, en Hesse et en Thuringe, caria mission est depuis son origine une fédération suisse et allemande pour l'évangélisation parmi les païens. Au point de vue religieux, elle réalise une union pratique entre réformés et luthériens. Parmi les journaux périodiques servant à la propagande, il faut citer le Evangelischer Heidenbote et le Evang. Missions-Magazin. [P. St ]

BALE (PAIX DE). La ville de Bàle a donné son nom à trois traités de paix, les 22 septembre 1499, 5 avril 1795 et 22 juillet 1795.

I. La paix de 1499 mit fin au sanglant conflit en lie l'empereur Maximilien et la Confédération des X cantons, dénommé guerre de Souabe. Les Suisses luttaient pour obtenir de fait leur indépendance vis-à-vis de l'empire, qu'aucun acte ne reconnaissait encore. Ludovic-le-More, duc de Milan, fut un des grands artisans de la paix, car il désirait obtenir l'appui militaire des Suisses et de son neveu par alliance, Maximilien, contre le roi de France Louis XII. Les efforts du duc commencèrent en mars, peu après l'ouverture des hostilités, et augmentèrent dans la mesure où la France devenait plus menaçante pour lui. Les premiers pour-

p.irl.T- a Srhalfhouse au commencement d'août demeurèrent -ans résultai a cause des propositions inacceptables de l'empereur. Les Suisses, quoique aussi lassés de la guerre (pie leurs ennemis, se préparèrent à continuer la lutte dan- laquelle ils avaient jusqu'alors été vainqueurs. Galeazzo Yisconti, l'envoyé milanais, sut provoquer de nouvelles conversations a Bàle et comme les préliminaires de paix ne lui sufsaient pas, il parvint par son habileté à miw i Le:

i 1 3 à bonne fin. La guerre de Souabe n'avait été

pour la Suisse qu'une lutte défensive ; aussi la paix ne leur apporta-t -elle aucun gain territorial, mais par contre la juridiction de la Thurgovie et la reconnaissance tacite de leur complète indépendance de l'empire et de l'empereur. — Voir Dierauer II. — Le traité de paix est reproduit dans AS I, 3 1.758. [R. Thommbn.}

II. La deuxième paix de Bàle, conclue le 5 avril 1795 entre la Prusse et la France, mit fin pour la Prusse à la première guerre delà Révolution,, commencée en 1792.

III. Le 22 juillet suivant une troisième paix de Bàle fui signée entre l'Espagne et la France. [A. B.|

BALE-CAMPAGNE. Ijemi-canton de la Confédération dès 1833.

I. Armoiries: d'argent à une crosse d'évêque de gueules, La volute tournée à gauche et entourée de sept tourteaux du même. Pour le peuple, ces tourteaux rappellent les ancienbailliages bâlois ou même les sept héro de la guerre des paysans de 1653. En réalité, ce n'était à l'origine que les ornements de la courbure, telles qu'on les voit sur le sceau de Liestal en 1407 el 1569. Bâle-Campagne a adopté pour armoiries celles de Liestal.

1 1. Histoire depuis 1798. Le canton de Bàle-Campagne est né de la division du canton de Bàle en ville et campagne. Ce canton, coin me plusieurs autre- Etals suisses avant 1798, connut les luttes entre la ville et la campagne, celle-ci gouvernée parcelle-là. Lue révolution sans effusion de sang suivit immédiatement La chute fie l'ancien régime en 1798. Sous l'influence de la Dévolution française. le peuple bâlois demanda la liberté, l'égalité et une constitution accordant au peuple une représentation. La ville s'y étant montrée favorable, la tension disparut ; le 20 janvier, le Grand Conseil décida de rédiger une charte de liberté. L'assemblée nationale qui succéda au Grand Conseil cessa ses travaux peu après, à la suite de la fondation de la République Helvétique. L'année 1815 ramena pour Bàle aussi la restauration de l'ancien étal de choses. La situation des sujets ne fut pas rétablie, mais les droits politiques accordés à la population de la campagne ne répondirent ni à son attente ni aux espérances des années de révolution. La constitution de 1814 disposait que sur les 150 sièges du Grand Conseil, 90 étaient à la nomination du Conseil lui-même. Il en résultait une prépondérance de la ville au détriment de la campagne. Cette dernière ne consentit pas à admettre une limitation de la liberté d'industrie en faveur des artisans de la ville. L'ordonnance forestière de 1818 lui retira aussi le droit d'utiliser les forêts de l'État ; elle était en outre mécontente de divers impôts. Le mécontentement grandit peu à peu et il suffit de la révolution de juillet 1830 en France pour mettre le feu aux poudres. Les assemblées populaires aux bains de Bubendorf les 18 octobre et 29 novembre 1830 demandèrent une prompte revision de la constitution. Le Grand Conseil la préparait déjà, mais son projet ne fut pas agréé par la campagne, parce qu'il écartait le principe de la représentation basée sur le chiffre de population. La ville prit des mesures militaires et de police. La campagne s'impatienta, ne comprenant pas qu'un projet de constitution ne pouvait combler d'avance les vœux de chacun, de sorte que l'irritation grandit des deux côtés. La feuille officielle indiqua à la fin de l'année les impôts pour 1831, mais les campagnards n'y ayant pas trouvé les allégements espérés, une série de réunions populaires commença dès le Nouvel-An. Les délégués de la ville aune landsgemeinde tenue à Liestal ne parvinrent pas à calmer les esprits. Stefan (lut/.w il 1er, le chef des campagnards, quitta Bàle qu'il habitait,

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et sans songer d'abord à une séparation, fonda à Liestal un gouvernement provisoire de 14 personnes soutenu par la majorité des communes de la campagne. Reigoldswil et la vallée de Gelterkinden, dépendant des fabricants de rubans de la ville par l'industrie de la passementerie, firent exception. La Diète envoya des commissaires, la ville de Bàle prit des mesures militaires. Après l'occupation des localités proches de la ville, les opérations militaires commencèrent. Le 16 jan-

gouvernement provisoire en étaient exclus ; ainsi Stefan Gutzwiller fut condamné à 6 ans de prison. Le peuple de la campagne était soutenu moralement par les radicaux suisses. 32 grands-conseillers de la campagne démissionnèrent et le soulèvement reprit en août sous la conduite de Emile Frey, de Mùnchenstein. Une propagande fut faite en faveur de la séparation de la ville et de la campagne ; un projet de constitution imprimé à Mulhouse. Une déclaration à la Diète fit connaître

Carte historique du Canton de Bâle.

vier les troupes de la ville, commandées par le colonel Wieland, entrèrent à Liestal. La tranquillité et l'ordre furent rétablis, mais les chefs du soulèvement ne purent être saisis.

La revision de la constitution cantonale se poursuivit. Le projet du Grand Conseil ne préconisait pas la représentation basée sur le nombre d'habitants ; il fixait le nombre des représentants de la ville à 74 et ceux de la campagne à 79. Le droit de vote était subordonné à un certain chiffre de fortune. Le projet spécifiait à dessein que toute revision constitutionnelle devait être demandée par une majorité de la ville aussi bien que de la campagne. Cette constitution fut adoptée par 6497 voix contre 2583 ; 4994 bourgeois de la campagne votèrent pour et 2579 contre. Les élections qui suivirent furent assez mouvementées, elles ne ramenèrent cependant pas de troubles. Ceux-ci reprirenl lors de l'exécul ion de la loi d'-amnisl ie du 8 février 1831 , concernant les troubles de janvier. Les membres du

les prétentions de la campagne : complète égalité de droits, transfert des autorités au centre du canton (c'est-à-dire dans la campagne), démolition des murs et remparts de la ville, suppression de sa garnison. On ne voulait pas laisser à la ville le moyen d'entreprendre des opérations militaires, auxquelles la présence de ses députés à la campagne n'eut pas manqué de fournir un motif. Une nouvelle expédition eut lieu sous les ordres du colonel Wieland ; les citadins perdirent 2 morts et 27 blessés ; les campagnards 9 morts et 10 blessés. Les troupes de la ville se retirèrent tôt après sans avoir pu rétablir l'ordre. Les chefs de la campagne formèrent une organisation indépendante sous le nom de Commission administrative. Ni les résolutions ni l'intervention année de la Diète ne purent éclaircir la situation. Le 23 novembre, le gouvernement bàlois organisa une votation populaire sur la séparation. Elle ne fut pas le reflet lidèle de l'opinion: 802 voix votèrent pour et 4607 contre ; la plupart de ceux qui

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la désiraienl s'abstinrent. Les autorités cantonales el fédérale ne savaienl que faire. Le Grand Conseil décida le 22 février 1832 quedans toutes les communes où la majorité des votants oe s'étail pas prononcée contre l.i séparation, l'administration publique serait supprimée provisoirement au 15 mars. A cette date, 1rs communes 'séparatistes» s'administrèrent ellesmêmes e1 s'unirent sous le aom <lc canton de Bâle- Campagne. Le 4 mai, elles adoptaienl une constitution comportant : liberté delà presse, de conscience,

d'enseigne al el d'établissement, el remettant le

pouvoir législatif à un landrat, composé d'un député pour r>()0 habitants. Ce canton ae formait pas encore un tout géographique et dans les mois suivants les deux partis, ville el campagne, travaillèrent activement à augmenter le nombre de leurs adhérents et à les protéger. La vallée de Gelterkinden formait une enclave favorable à la ville, aussi celleci voulut-elle, au début d'avril, lui porter secours. Faisant le tour par Baden el le Fricktal, sa petite

Bannière peinte de lôi">, des paysans de Liestal.

armée descendit de la Schafmatt sur Gelterkinden. Les troupes d'intervention fédérales étaient au repos et ne purent s'opposer à la fusillade autour du village, qui coûta la vie à 3 hommes de la ville et 4 de la campagne. Quand les citadins furent repartis sans avoir pu ramener le calme, les campagnards se vengèrent en se livrant à des attaques sur Gelterkinden, ce qui augmenta la haine réciproque.

Au 14 septembre, la Diète prononça la séparation partielle tout en réservant la possibilité d'une nouvelle fusion des deux parties du canton. Dans 12 localités dont l'opinion était douteuse, une votation populaire fut ordonnée. La fortune de l'État devait être partagée et les contingents en hommes et en argent (prévus par le pacte de 1815) répartis entre les deux partis. Une demi-voix fut attribuée en Diète à chaque demi-canton. Bàle-Ville déclara ne pas se considérer comme engagée par ces décisions. Les cantons conservateurs l'appuyaient, étant eux aussi adversaires d'une revision de la constitution fédérale, alors en discussion. Bâle- Gampagne en revanche travaillait à la séparation complète. Durant l'hiver 1832-1833, les sentiments s'exaspérèrent; des deux côtés on vivait sous les armes. La situation en Suisse en était d'autant plus tendue : les cantons qui avaient formé le Sarnerbund n'envoyaient plus de députés à la Diète et tenaient des conférences séparées.

Le gouvernement zuricois chercha à s'entremettre entre la ville et la campagne, et provoqua une confé-

rence pour le 5 août 1833. Les gouvernements des deux parties étaient prôl s à y envoyer des délégués quand un revirement se produisil peu avant le jour Qxé. Les troubles el les chicanes tournèrent subitement en guerre ouverte. Le canton de Schwyz, en proie aux mêmes difficultés, avait fait occuper militairement Kussnach le ::i juillet par le colonel Abiberg et cette nouvelle fit craindre à Bâle-Campagne une tentative pareille de la ville. Chaque parti craignit une agression de la part de l'autre. La situation très tendue dans la vallée de Reigoldswil poussa le Petit Conseil de Bâle à accorder aux communes restées fidèles la protection qu'elles demandaient. Au matin du 3 août 1833, environ 800 hommes, et 'i canons, sous les ordres du colonel Benediki Vischer, marchèrent par Muttenz el Pratteln sur Liestal. Un combat s'engagea prés de la sablière entre Pratteln et Frenkendorf. Il se termina par la retraite des I loupes de la ville dans la loi et de la I lard, poursuivies par les gens de la campagne. Alors que ceux-ci n'avaient que 'i morts, les premiers en laissaient 63, dont plusieurs officiers. A la suite de cette défaite, les communes jusqu'alors fidèles, se voyant sans protection, se rallièrent à Bâle-Campagne. La Diète prononça le 2ti août la séparation complète sous la réserve d'une réunion volontaire. La ville et la campagne eurent à nommer une Commission pour opérer le partage des biens de l'État. L'arbitrage en attribua les deux tiers à la seconde et le tiers à la première.

Bâle-Campagne eut encore bien des difficultés à vaincre. Il manquait d'hommes capables pour le gouvernement, l'administration et l'école, la bourgeoisie n'avait aucune expérience politique ; pourtant ce canton parvint à faire un excellent usage de ses droits démocratiques nouvellement acquis. Quelques chefs du pays comme Stefan Gutzwiller et Emil Frey, ainsi que des réfugiés politiques exercèrent une grande influence Les troubles révolutionnaires auxquels le pays devait son existence exercèrent leur influence encore bien des années sur la vie publique Les libéraux et les radicaux se livrèrent à de violentes polémiques, mais il s'agissait au fond plutôt de personnalités que d'opinions.

Une première revision constitutionnelle en 1838 se passa assez calmement. Peu après, quelques radicaux, inspirés par le «putsch » zuricois de 1839 et aiguillonnés par des mécontentements personnels, provoquèrent un mouvement populaire qui obligea le Landrat à faire occuper militairement, en avril 1840, le village de Gelterkinden. Quelques meneurs insignifiants parmi lesquels l'ancien greffier de district Martin et Jakob Freivogel, de Gelterkinden (appelé Gemeindejoggeli, d'où le nom du putsch), se servirent des critiques adressées à l'administration cantonale, des sentiments hostiles aux étrangers, et de quelques tendances à une réunion avec la ville, pour provoquer des assemblées populaires et faire nommer des comités dans les communes. Six de ces chefs furent punis de 6 mois à 6 ans de prison.

Dans les années suivantes éclatèrent les troubles suisses : les expéditions de corps francs auxquelles le canton participa, et le Sonderbund, suivi d'une refonte de la Confédération en 1848. Après une période calme de 1850 à 1860 consacrée à des œuvres législatives, un mouvement démocratique ranima la vie politique vers 1860 au sujet de la revision de la constitution qui donna au canton, le premier en Suisse, le référendum obligatoire. Ce mouvement fut dirigé par Christoph Rolle, huissier et ancien instituteur à Lausen. Son mot d'ordre : Plus de liberté, taxe justice plus bienveillante, et des économies, lui créa un grand parti. Profitant habilement de toutes les causes de mécontentement, Rolle recueillit des signatures en 1861 en vue d'obtenir une revision constitutionnelle. Le Landrat prit les devants et fit voter, le 23 mars 1862, sur la nécessité de cette revision. Le résultat en fut négatif, car ceux qui la désiraient, les Revi, s'abstinrent de voter. Ils atteignirent leur but plus tard grâce à leur initiative, et le 18 mai, le peuple décida la revision. L'élection de la Constituante suivit aussitôt. Les révisionnistes obtinrent une forte majorité. Leurs adversaires, qui avaient presque tout Liestal pour eux, réussirent pourtant à faire tomber en automne 1862 le premier projet de constitution, rédigé

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entièremenl selon les vœux des révisionnistes. Un second projel Fui adopté le 24 mars 1863; il stipulait le référendum obligatoire et l'élection du gouvernement par le peuple. Les élections au Landrat et au gouvernement eurent lieu peu après. Les anciens conseillers d'État furent tous remplacés par des partisans de Rolle qui prit lui-même la direction de l'exécutif.

Le régime de Rolle ne dura qu'une période législative. Dès 1866 la réaction se fit ; les révisionnistes et Rolle surtout ayant abusé de leur situation. Plusieurs fois les autorités fédérales avaient dû intervenir dans ces années agitées, tant le peuple était excité. Le référendum obligatoire et le référendum financier survécurent à Rolle, sous le régime duquel avait été fondée la banque cantonale

Vers 1890, les luttes pour la revision de la constitution ranimèrent les passions. Une constitution fut adoptée en 1892, instituant L'impôt direct comme ressource principale de l'État. L'administration resta sur ces bases jusqu'à la guerre européenne,

Les principales occupations des habitants de Bâle- Campagnè sont l'agriculture et la fabrication des rubans de soie (industrie à domicile). Diverses industries s'introduisirent avec les années dans les grandes localités de la partie basse du canton et l'horlogerie dans la vallée de Waldenburg. Cette orientation économique modifia l'organisation politique. Les élections du printemps 1920, basées pour la première fois sur la représentation proportionnelle en témoignèrent. Le landrat fut composé de 55 représentants du parti démocratique progressiste (radicaux), 7 conservateurs catholiques, 24 socialistes, 7 grutléens et 3 communistes. [Karl Webeh.]

II. Développement de la civilisation. — 1. AGRI- CULTURE, chasse, pêche. Dans la partie plate du canton, on pratiquait depuis un millier d'années l'assolement triennal et cela jusqu'en plein XIXe s., ainsi du reste que dans toute la Suisse du Nord-Ouest. Les céréales constituaient le produit principal. Dans les régions montagneuses, par contre, les prés et les pâturages dominèrent de tout temps. Le tiers de la surface du canton était couvert de forets, et cette proportion s'est peu modifiée depuis les défrichements du moyen âge. Des changements profonds se produisirent dans l'exploitation agricole au XVIIIe s. par l'introduction de la culture de la pomme de terre, du trèfle et de la luzerne, qui firent disparaître les terres en friche. En 1795, une Société économique fut fondée à Bàle dans le but de développer l'agriculture, mais elle disparut bientôt au milieu des troubles de la Révolution. La transformation des conditions politiques depuis 1798 et l'émancipation des paysans par le rachat des anciennes redevances provoquèrent une transformation de l'agriculture. En 1818, grâce à la Société d'utilité publique de Bàle, fut fondée une Société d'agriculture, qui introduisit nombre d'innovations et réalisa maints progrès. L'agriculture cependant traversa les mêmes phases que dans les autres cantons. Depuis le milieu du siècle passé, c'est la culture des fourrages qui s'accentue sans cesse. L'élevage du bétail fut constamment développé et amélioré et la production du lait occupa peu à peu la première place. De tout temps, la vigne fut activement cultivée dans les districts d'Arlesheim, Liestal et Sissach ; en 1868 le vignoble couvrait 650 hectares, mais depuis lors il s'est considérablement réduit. La culture des fruits, notamment des cerises, a toujours eu une grande importance dans Bâle-Campagne.

L'État favorise l'agriculture en encourageant l'élevage du bétail, la régularisation des terres et l'amélioration du sol, en subventionnant l'assurance du bétail et en développant l'instruction professionnelle ; pour atteindre ce dernier but, il a fondé en 1918 une École d'agriculture ouverte l'hiver seulement. Voici les lois les plus importantes : sur l'élevage du bétail, du 18 février 1895, la régularisation des champs, du 2 septembre 1895, et l'assurance du bétail, du 25 avril 1903.

La chasse et la pêche, constituées en districts, sont affermées par les communes ; la première est réglée par l'ordonnance d'exécution du 23 avril 1906 de la loi fédérale sur la chasse et la protection des oiseaux. La pêche est soumise à la loi fédérale du 21 décembre

1888 et au règlement cantonal d'exécution du 5 octobre

1889. [M. HorKB.l

2. Églises. La Réformatioo fut le début d'une ère nouvelle dans l'histoire de L'église de Bâle-Campagne, mais non une rupture complète avec le passé. Les anciens usages furent adaptés simplement aux circonstances nouvelles. L'organisation du chapitre du Sisgau servit de base à la nouvelle. Les communes soleuroises de Bûren, Seewen, Nuglar et Wiaen, ainsi que celles de la seigneurie de Hheinfelden (Rheinfelden, Magden, Môhlin, Zeiningen) sortirent du chapitre du Sisgau. D'autres y entrèrent : Hotenfluh, du chapitre du Frickgau, Oltingen déjà réunie au chapitre de Bàle, Munchenstein, Muttenz et Pratteln qui avaient autrefois fait partie de celui du Sisgau ; Benken-Biel de celui du Leimenlal, Riehen du diocèse de Constance. En 1529, toute l'église de la campagne fut de nouveau placée sous l'autorité d'un doyen, et divisée l'année suivante en trois chapitres : Liestal-Munchcnstein, Waldenbourg-Ramstein et Farnsbourg, dirigés chacun par un superintendant. Le décanat fut vacant de 1541 à 1562. De 1562 à 1582 le doyen du chapitre de Waldenbourg fut aussi premier doyen. La fonction fut transférée en 1588 à l'antistès de Bâle qui s'appela archidoyen du pays. Les doyens exerçaient la surveillance sur leurs chapitres. Cette organisation dura jusqu'à la séparation en 1833. Le Conseil de Bâle succéda à I évèque dans ses droits. Il s'adjugea les collations qui dépendaient de ce dernier (Arisdorf, Biel, Binningen, Bubendorf, la moitié de Lâufelfingen et de Liestal, Munchenstein, Oltingen, la seconde moitié de Pratteln, Reigoldswil, la moitié de Roteniluh). Il acquit dans les années suivantes les patronages de Ziefen (1535), la seconde moitié de Rotenfluh (1545), et Munzach, c'està-dire Fullinsdorf et Frenkendorf (commencement du XVIIe s.). Six églises conservèrent des collateurs catholiques : Sankt Ililarius de Lauwil, Soleure ; Diegten, le couvent d'Olsberg ; Kilchberg, le chapitre de chanoines de Rheinfelden ; Wintersingen, Buus et Gelterkinden, la maison de l'Ordre teutonique de Beuggen. Elles ne s'en rachetèrent que beaucoup plus tard (Diegten et Kilchberg en 1807 ; Wintersingen, Buus et Gelterkinden en 1821). Les biens des églises furent gérés par des administrateurs et plus tard réunis en biens ecclésiastiques et scolaires. Des paroisses ont été fusionnées pour des raisons financières : Diegten et Eptingen 1529, Buus et Maisprach 1534, Bubendorf et Ziefen de 1535 à 1810, Bretzwil et Reigoldswil de 1555 à 1765. Les paroisses suivantes devinrent indépendantes : Binningen 1604, par séparation d'avec Sainte-Elisabeth à Bâle, Ormalingen 1740, détachée de Gelterkinden, Petit-Huningue 1809.

Par l'ordonnance du 1er avril 1529, le Conseil de Bâle remplaça officiellement l'ancienne foi par le protestantisme. La Confession, de 1534, fut la base dogmatique de l'église bâloise. L'ordonnance ecclésiastique, faite surtout au point de vue de la ville, fut souvent complétée par des mandements. Deux Bannbriider furent élus dans chaque paroisse, chargés de surveiller et d'admonester au besoin leurs concitoyens. Le second avertissement était donné par le haut-bailli, le pasteur et les deux Bannbruder. En cas de récidive, l'inculpé comparaissait devant les quatre pasteurs principaux, à Bâle, et devant les Bannbruder de la cathédrale. En 1540, les hauts-baillis, avoyers et prédicants de la campagne réunirent et unifièrent les divers mandements et ordonnances. Ce furent les Acta Liechstalensia, renouvelés en 1582, 1595, 1660 et 1725. Ils servirent de base aux ordonnances de 1659 et 1809 ; cette dernière fut en vigueur jusqu'à la séparation de 1833. Sous le couvert de la confession de Bàle, l'antistès Simon Sulzer entraîna l'église de la campagne, au milieu du XVIe s., vers le luthéranisme, mais en 1597, Johann-Jakob Grynàus ramena l'église à la foi réformée et à la confession susdite ; celle-ci fut lue du haut de la chaire les dimanches avant Pentecôte et Noël jusqu'en 1826. Les synodes généraux de la ville maintenaient l'ordre dans l'église et entretenaient la vie religieuse des paroisses. D'abord régidiers, ils cessèrent de l'être par la suite. Les réunions de chapitre et les visites reprises de temps à autre après

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de longues interruptions, servaient au même but. La séparation de la ville et de la campagne abrogea l'ancienne ordonnance. La Constitution de 1832 en prévoyait une nouvelle. Malgré divers projets (1839. 1858), elle ne vit pas le jour Encore actuellement, l'église de Bâle-Campagne n'est régie par aucune constitution ou ordonnance Seule, la Constitution cantonale de 1892 confère à l'État le droit d'exercer la haute surveillance sur les églises dans la même mesure que précédemment. L'église de Bâle-Campagne ne possède pas non plus de confession de foi. La formule officielle d'as-

tophe Blarer von Wartensee les ramena à l'église catholique : Arlesheim en 1581, Pfeffingen en 1588, Therwil et Ettingen en 1590, Oberwil en 1591, Beinach en 1598. Allschwil suivit en 1027 sous l'évêque Guillaume Binck de Baldenstein. L'annexe d'Allschwil forma en 1837 une paroisse autonome. Des paroisses catholiques ont encore été créées à Liestal 1835, Birsfelden, 1809, Binningen 1890, Sissach 1898 et Munchenstein (station missionnaire depuis 1900). Un vicaire s'occupe depuis 1918 des paroissiens disséminés de Liestal. L'ensemble des curés du canton forme le chapitre du Birseck.

Combat du 21 aoOt 1831 à Liestal. D âpre? une aquatinte du Cabinet des Estampes, a Uerae.

sermentation des pasteurs, de 1832. les oblige uniquement à prêcher l'Évangile de Jésus-Christ tel qu'il est contenu dans les saintes Écritures. La nomination d— pasteurs au scrutin secret fut confiée aux communes le 21 septembre 1832. De ceux qui fonctionnaient avant la révolution, deux seuls restèrent : Marcus Lutz à Làufelfingen, et Wilhelm Iloch qui passa du Petit- Huningue à Ormalingen. Biehen et Petit-Huningue sortirent à cette époque de l'église de la campagne. De nouvelles paroisx- m- formèrent : Birsfelden, 1867, qui se détacha de Muttenz ; Arlesheim 1856 et Allschwil 1878. De nouveaux postes de pasteurs furent créés à Liestal. 1858. pourli- établissements cantonaux (hôpitaux, pénitencier), à Binningen 1899 et 1914. à Sissach 1910. Une église catholique existe depuis le Congrès de Vienne 1815 qui attribua au canton de Bàle les anciennes seigneuries de Pfeffingen et Birseck (Arlesheim. Pfeflingcn. Allschwil, Oberwil. Therwil, Ettingen el Beinach). Elles avaient adpoté la Réforme en 1529 en même temps que Bâle- Ville. L'évêque Jakob-Chris-

Une communauté catholique-chrétienne se forma en 1871 à Allschwil. Disposant de la majorité, elle occupa l'ancienne église du village. Une autre naquit en 1899 dans le Birsigtal, et fut reconnue par l'État en 1900. L'église de Sainte-Marguerite lui fut attribuée. — Voir K. Gauss : Gesch.des Kammer gutes der reformie rten Landpfarrerdes ehemaligen Gesamtkantons Basel. — Reformierte Baselbieter Kirchen unter katholischém Patronate, dans BJ 1913. — Die Pfarrer im Baselbiet in derZeitder Trenming von Basel-Stadt, dans BJ 1910. [K. Gauss.]

3. Ecoles. Les origines des écoles de Bâle-Campagne remontent au moyen âge. Celle de Liestal est mentionnée en 1492 à propos d'un démêlé entre le maître et la bourgeoisie, mais elle devait exister depuis longtemps déjà. L'enseignement avait surtout un caractère religieux. Quelques jeunes garçons particulièrement doués trouvaient en outre l'occasion de se développer dans les cures, ainsi que la chose est attestée pour Sissach en 1504. Une nouvelle période commença avec la Réforme. L'école de Liestal

BALE-CAMPAGNE

IULE -CAMPAGNE

ne fui cependa ni d'à bord sm\ ie que p; u çon elle fui ouverte aux lilles dans le dernier quart du \\ l' s. L'idée qu'on se faisail de L'éducation ch in i . Jerg Haas, ancien moine dominicain de Baie, fut envoyé en 1527 à Muttenz pour y instruire la jeunesse des choses chrétiennes, de l'écriture e1 de la lecture. L'école «le Riehen naquit peu après : celles de Bu en 1583 e1 1624, Waldenburg 1589, Sissach 1589 e1 1624, Bubendorf 1626; elles sont dites Deputatenschulen parce que le collège des députésful pour beaucoup dans leur créai e1 leur entretien. Puis vinrent

les écoles de Benken 1627, Munchenstein 1659, où un maître avait fonctionné dès 1609 sans traitement ûxe, el celle d'Arisdorf. D'autres communes organisèrent elles-mêmes leurs, écoles, recevant une contribution du fonds d'église poux payer le maître : ainsi Gelterkinden en 1583, Buus 1607, Frenkendorf el Pratteln 1619, Oltingen 1621, Bretzwil avant 1624, Wintersingen 1629, Anwil 1633, Kilchberg H',:!;,, Diegten, Roteniluh el Ormalingen 1637, La première école du Birseck fui fondée à Therwil par testamenl de Hans Gschwind- Stocklin, en 1572, et ouverte en 1579. A la même époque, une ;i ii ( te naquit à l'feltingen ; bientôt fermée, elle fut rouverte en 1615. Oberwil eut son école en 1601, Allschwil en 1613. Toutes avaienl pour but d'affermir la jeunesse dans la foi catholique adoptée à nouveau.

L'organisation scolaire étail forl diverse, les maîtres étant très inégalement préparés. A Liestal, où l'école dépendait administrativement de la paroisse de Lausen, des religieux étaient chargés de l'enseignement, ailleurs, c'étaient parfois de simples ouvriers. Dans certains endroits, la salle était louée, ailleurs l'école possédait sa propre maison. Les salaires étaient très variés, ils n'avaient en commun que leur insuffisance ; même le maître d'école de Liestal devait à l'occasion aller demander du pain à Bâle. Liestal édicta en 1614 la première ordonnance scolaire, fixant clairement le programme d'études. L'installation d'un proviseur à côté du maître d'école nécessita une nouvelle organisation, promulguée en 1622.

A [irès la guerre des paysans, en 1653, le Conseil de Bâle sentit le besoin de renforcer chez ses sujets le sentiment de leurs devoirs envers Dieu et les autorités. I#le fit par l'ordonnance sur les églises, de 1660, qui dans le chapitre Von Fortpflanzung der wahren Religion inid Gottesfurcht, contenait déjà le plan d'une législation scolaire complète. L'école dépendait entièrement de l'église. Sa seule tâche était de procurer à la jeunesse le moyen de connaître Dieu. Le maître était serviteur de l'église, c'est pourquoi les fonctions de sacristain lui étaient dévolues, ou bien on choisissait comme sacristains des hommes sachant lire, écrire, et capables de tenir une école. Les pasteurs avaient le contrôle des classes à titre de visiteurs. Les communes édictèrenl des ordonnances scolaires particulières basées sur celles de l'État, à Liestal en 1670, peu après à Sissach, au Petit- Huningue en 1682.

La réorganisation de l'école d'Arisdorf en 1670 eut une importance particulière. Le pasteur d'alors, Jakoh Maximilien Meyer, obtint que le salaire du maître fûq payé non plus à la semaine mais à l'année, qu'un impôt scolaire fût levé et que la commune prît la location de la salle d'école à sa charge. Benken et Reigoldswil suivirent cet exemple.

L'ordonnance scolaire de 1759 apporta de nouveaux progrès. Elle différait nettement de l'ancienne par son allure indépendante à l'égard de l'ordonnance générale sur les églises. Elle définit le but de l'école : faire des enfants non seulement de bons chrétiens, mais aussi des hommes honnêtes et de fidèles sujets ; elle fixait ainsi, du moins en principe, le rôle civique de l'école

La République Helvétique renouvela l'enseignement. La Commission d'éducation était arrivée à la conviction que, pour régénérer l'État et élever le niveau des «Moyens, il était indispensable de vouer des sommes plus importantes à l'éducation nationale et surtout à l'instruction publique dans les campagnes. Les soulèvements de mais 1701S concernant les écoles ^>'^ campagnes ne tirent que renforcer celte idée. Les bâtiments scolaires el lu préparation des mailles laissaient encore

iup .i désirer. \ côté d^ th< ologiens, on trouvai!

dans le coi pa ysans, pas ement ieis,

journaliers, potiers, cloutiers, boulangers, tailleurs, fabricants d'indiennes, etc. \ la même époque se fit ■ ntir l'influence de Pestalozzi. Pin sieurs mail res fureni envoyés auprès du grand pédagogue pour apprendre .( connaître sa méthode. L'an 1808 vit paraître l'Ordonnance scolaire des districts campagnards du canton «le Bâle, première loi scolaire entièrement indépendante de l'église, rédigée par Pierre Ochs : elle préconisait l'instruction non seulement religieuse m.iis encore rationnelle de la jeunesse. Une école normale s'ouvrit la même année, le 18 avril 1808, à Sissach. Sébastian Spôrlin la dirigea comme pasteur et Erhard Schneider de Tliiirnen. élève de Pestalozzi, y enseigna comme maître. Les éléments incapables ou borné* purent ainsi être exclus il L'enseignement. Dire école réale vril à Liestal au commencement du siècle, mais se ferma en 1804 pour être rouverte en 1820.

L'institut de Sissach s'étant terme après la mort de

Spôrlin et la retraite de Schneider, un autre s'ouvrit en 1824 à Muttenz pour mailres d'écoles de campagne, dirigé' par le pasteur J.-J. Bischof. Deux ans après fut édictée une nouvelle loi scolaire pour la campagne, à laquelle collabora le père Girard de Fribourg. L< Birseck catholique avait obtenu une ordonnance spéciale le 15 avril 1820 déjà. Bile [Misait en principe pour la première fois qu'un enfant doit fréquenter l'école au moins de 6 à 12 ans, s'occupait de la formation professionnelle îles maîtres, et renouvelait enfin l'organisation de l'inspectorat. L'inspecteur scolaire Kettiger put ainsi déclarer qu'en 1830 aucun canton n'était aussi avancé que Bâle en législation scolaire et dans l'organisation moderne de l'école.

Après le 3 août 1833, le jeune État dut s'occuper lui-même de ses affaires scolaires. La loi sur l'organisation des écoles dans le canton de Bâle-Campagne, du 6 avril 1835, fut un pas vers la démocratisation de l'école ; le maître, dont on exigeait seulement une préparation suffisante, fut nommé parles communes. L'école devint laïque, indépendante de l'église, et le maître cessa d'être le subordonné du pasteur, la surveillance de l'école et du maître fut confiée à une Commission scolaire nommée par la commune, et à l'inspectorat scolaire. Dépendant l'enseignement public devait comprendre les principes du christianisme. La constitution assumait l'obligation de créer et d'entretenir des écoles publiques et df< écoles normales. Des écoles de district furent ouvertes à Liestal, Waldenburg, Bockten et Therwil. L'école réale de Liestal fut fermée et remplacée par l'école de district. On ne put créer une école cantonale. Des écoles d'ouvrages féminins furent ouvertes pour les jeunes filles (loi du 8 décembre 1840). La première école secondaire de jeunes filles à Liestal dut son existence à l'initiative privée (1856). Gelterkinden suivit bientôt. Trois autres furent encore créées : Sissach 1894, Oberwil et Waldenburg 1900. Des écoles secondaires mixtes furent ouvertes : Binningen et Birsfelden 1897, Pratteln 1898, Muttenz 1900, Arlesheim 1901, Sissach 1906 et Allschwil Iflll). Les écoles complémentaires fuient introduites en 1882, la constitution de 1892 prescrivit la gratuité du matériel scolaire.

La nouvelle loi scolaire, du 8 mai 1911, qui remplaça celle de 1835, introduisit une septième et une huitième année à la place des mauvaises classes de répétition : elle améliora la situation du personnel enseignant, répartit les charges financières de façon plus adéquate aux circonstances, incorpora et organisa les écoles secondaires, organisa de même nettement toute l'administration scolaire. Les communes eurent le droit d'introduire une neuvième année d'école, de créer des classes spéciales pour enfants faibles d'esprit, des écoles ménagèr.es pour jeunes filles et des cours de travaux manuels pour garçons, éventuellement obligatoires. Les autorités scolaires furent chargées de développer les écoles enfantines et de les surveiller : il en existait un grand nombre depuis 1851. — Voir J.-W . Hess ; Gi sch. des Schulwesens der Landschaft Basel bis 1830. — K. Gauss : Schulgeschichte der Stadi Liestal. . Karl Gai ss.]

BALEN

BALESTRA

BALEN (C. Valais. ]> Viège. V. DGS). En 1304 Bain; forme dialectale suisse-allemande dérivée de Balm. Balen était vers 1250 une commune bourgeoise ou un quartier de la vallée de Saas. au XVIe s . une petite chapelle de l'Assornpl ion y fut érigée; elle fui remplacée en 1710-1712 par une église, ornée en 1744 d'autels très riches. Gravement endommagée par des chutes de pierres, elle était presque tombée en ruine en 1796, et fut démolie en 1809. On construisit alors sur un emplacement mieux protégé, sur le « Lehn ». l'église actuelle. dont les travaux lurent dirigés par .).-.!. Andenmatten, de Balen, bourgeois et architecte de Sion L'édifice fut consacré le 13 septembre 1812. Détaché de Saas-Grund, Balen devint paroisse en 1907. Population : 1798 : 170 hab. : 1850 : 162 ; 1910 : "280. — Voir Saas : Chronik des Thaïes Saas et Archives de l'Étal à Sion. [L. Mr.l

BALERNA(C.Tessin, D. Mendrisio. V. DGS). Vge el paroisse. Anciennes formes : Barerna el Barernna. Les premières mentions sont de 786 et 844; au IXe s., Balerna était une possession du monastère de Saint-Ambroise de Milan. Les décimant (probablement une classe du clergé de Côme) y avaient des terres et des droits fonciers en 1190 et 1275, de même que le couvent de Sant'Abondio de Côme en 1115. Balerna eut un château à Castellazzo, près de Pontegana, dont il reste les traces d'une tour. Ce château, que Ballarini fait remonter aux Gaulois, fut probablement restauré par Boniface, évèque de Côme 1340-1352. D'après Cantù, il existait encore en 1403. L'église collégiale actuelle remonte au XVIIe s., mais son abside est probablement du XIIIe s. Elle contient des fresques attribuées à Morazzone ; la façade date de 1709 d'après un projet de Agostino Silva ; le clocher est de 1658-1661. Le palais épiscopal fut construit parl'évêque Francesco Bonesana (f 1709), d'après le plan de Carlo Silva. De 1893 à 1905, il abrita un collège de garçons et dès 1919 une école professionnelle de jeunes filles. C'est dans le bâtiment de la nonciature que les nonces étaient reçus par les autorités suisses. La paroisse est administrée par un archiprètre nommé directement par le pape. Le chapitre comptait déjà 8 chanoines en 1591. En 1804, plusieurs syndics et curés de la pieve demandèrent, sans l'obtenir, la suppression ou la réduction du chapitre. La Confrérie du Saint-Sacrement remonte à 1575. Population : 1643, 766 hab.; 1801, 518; 1840, 762; 1870, 972; 1900, 1612 ; 1910, 1906 ; 1920, 2067. — Bibliographie des art. pieve et vge: BStor. 1879, 1882, 1883, 1889, 1893. 1895, 1917. — Wirz : Regesten. — AS I. — Pometta : Corne il Ticino.. — Pometta : Sunto di Storia Ticinese.

— C. Meyer : Die Capitanei von Locarno. — Baroffio : Memorie. — Baroffio : DeU'invasione francese. — Weiss : Die tess. Landvogteien. — Vegezzi : Esposizione Storica.

— Franscini-Peri : Storia delta Svizzera italiana. — Cantù : Storia délia città e diocesi di Como. — Franscini : La Svizzera italiana. — Simona : Note d'Arte. — Monti : Alti... — Rahn : / tnonnnienti artistici. — Borrani : Ticino Sacro. [C. Trezzini.]

BALERNA (PIEVE DI) (C. Tessin, D. Mendrisio). Elle embrassait, au point de vue ecclésiastique, tout le district actuel de Mendrisio, à l'exception de Chiasso, qui n'en fit partie que depuis la constitution du Tessin en diocèse, et des paroisses de Riva San Vitale, Rancate, Besazio, Arzo, Meride et Tremona, qui appartiennent à la pieve de Riva San Vitale. Politiquement . la pieve de Balerna ne comprenait que Balerna, Chiasso avec Buffalora, Pedrinate. Novazzano, Coldrerio avec \ illa. Castel San Pietro. la vallée de Muggio, Caneggio, Morbio Superiore. Morbio Inferiore, Vacallo el Sagno. La circonscription de Mendrisio fut gouvernée avec Balerna dès le XIVe s. par un seul podestat et plus tard par un seul bailli. La pieve. comme circonscription ecclésiastique. a une origine très ancienne qui qemonte sans doute à l'établissement des paroisses rurales. Dans son ressort se soni formées dix paroisses et six sous-paroisses, et dans le décanat de Mendrisio sepl paroisses. Avec les pievide Riva San Vitale et d'Uggiate (Italie), Balerna formait un consortium qui possédait des biens en commun au XIIe s. Au point de vue politique, La pieve de Balerna appariini dès le IXe s. aux comtes de Seprio ; au XII I". elle dépendait de Côme (Quartier de Porta-Sala). Dans

le cours de ce siècle, Balerna, avec Mendrisio, se fit reconnaître l'immédiateté impériale, el dans les luîtes des guelfes et des gibelins, pril le parti de l'empereur. La

Sceaux de la pieve de Balerna.

pieve devint un fief des évèques de Côme, qui fut confirmé en 1311 par Henri VII de Luxembourg. En 1335, tout le territoire de Côme, avec Balerna, tombe au pouvoir des Visconti, mais deux ans plus tard Franchino Rusca, seigneur de Côme, fit valoir ses droits sur la pieve qui, en 1412, retomba sous la domination des ducs de Milan. Balerna fut alors gouverné par un podestat résidant à Mendrisio, mais tenant une cour de justice à Balerna La séparation d'avec Mendrisio eut lieu en 1477. De 1412 à la domination suisse, Balerna eut toute une série de seigneurs : les Rusca, de 1416 à 1432 ; les Sanseverino, de Lugano, de 1432 à 1447 ; en 1447 la république ambrosienne qui, le 24 août, céda Balerna à Côme, puis de nouveau les Rusca. Le 5 octobre 1448, Franchino Rusca, pour se rendre indépendant de Milan, se fit donner Balerna et d'autres territoires en fief par l'empereur Frédéric III. Ce furent ensuite les Sanseverino, les Bologna, de Locarno, en 1467 ; les Sanseverino en 1475 ; Ottaviano Sforza en 1477 ; les Sanseverino en 1479 ; Ascanio Sforza en 1482 ; les Sanseverino en 1483. Ils furent dépossédés la même année ou l'année suivante par Ludovic Sforza, qui, le 5 août 1499, investit le comte Bartolomeo Crivelli de Balerna. La même année, la pieve est occupée par l'armée française, et en 1512 par les Suisses. En 1521. Balerna est constitué en bailliage avec Mendrisio.

Sous la domination suisse, Balerna conserva ses franchises qui furent confirmées en 1513, 1653, 1677, 1718 et 1782. Le bailli tint Cour de justice à Balerna jusqu'en 1573. Balerna nommait deux plebani et Mendrisio deux régents, qui étaient les charges les plus hautes de l'administration intérieure. Lors de la révolution française, Balerna et Mendrisio faillirent être incorporés à la République cisalpine. Une requête fut même envoyée dans ce but à Milan le 25 février 1798, mais la votafion qui suivit se prononça unanimement pour la Suisse. Le décret d'Aarau, du 30 mai 1798, incorpora Balerna et Mendrisio à la Suisse. — Pour la bibliographie, voir l'art. Balerna, vge. [C. Trezzini.]

BALESTRA. Famille du Gambarogno, dont une branche se transporta, il y a environ 150 ans, à Bioggio. — 1. Antonio, architecte. En 1634, il fit le projel du maître-autel de l'église de San Giorgio à Losone. — 2. Scisililio, * 1831 à Bmggio, f26 octobre 1886 à Buenos- Ayres. D'abord apprenti tailleur, il étudia ensuite

à Lugano et Côme; prê- Serafino Balestra,

tre en 1856, professeur d'après une photographie.

BALKT

BALLAIGUES

au collège Gallio à Côme. puis au séminaire de Sant' Abondio à. Côme Archéologue, on lui doit, entre autres,

la (Ii'toiix l'ii !■ d'un autel romain à Carasso, la restauration de la basilique de Sant'Abondio (1863), de L'église de San Fedele à Côme. Il était membre de plusieurs sociétés d'archéologie d'Italie et d'antres pays, et reçut la grande médaille d'or de la Soc. d'archéologie de France et une médaille spéciale de .Napoléon III. Dès 1871, il collabora à la Rivista archeologica délia provincia... di Como. Cependant, sa plus grande gloire fut d'avoir été l'apôtre de la méthode phonétique dans l'éducation des sourdsmuets. Après de longs voyages d'études, il fonda en 1865 un institut pour sourdes-muettes à Côme et un autre puni' sourds-muets à Bergame. Il lit accepter sa méthode par l'Institut national de Milan en 1 «7( i, puis parles instituts de Home, Pavie, Gènes, etc. Il voyagea ensuite en France, en Angleterre, en Amérique, en Espagne et en Autriche, et partout sa méthode fut acceptée. C'est sur son initiative que furent tenus les Congrès de Chartres, Châlons, Poitiers et Paris. Au Congrès international de Milan en faveur des sourds-muets, en 1880, elle fut universellement admise. En 1885, Balestra fut appelé par le gouvernement argentin, el fonda l'institut argentin des sourds-muets à Buenos-Ayres où il mourut. Balestra avait été fait chevalier des SS. Maurice et Lazare, et en 1882, il avait reçu la croix de la Légion d'honneur. — 3. LuiGi, neveu du n° 2, * 18 juillet 1873, avocat, membre dès 1897 du Grand Conseil, qu'il présida en 1920 ; conseiller national depuis 1919. Il fut un des promoteurs du chemin de fer Lugano- Ponte-Tresa et de l'assainissement de la plaine du Vedeggio, président de ces deux administrations. — Voir SKL. — BStor. 1886, 1887, 1890, 1893, 1915. — Simona : Note d'Arte antica. — Vanoni : All'apostolo délia parola Can D. Scrafrno Balestra. - — Borrani : Ticino Sarro. — Dotta : 1 Ticinesi. [C. Trezzini.]

BALET, BALLET, BAULET. Familles des cantons du Valais et de Genève.

A. Canton du Valais. Famille connue au XIVe s. à Sion et à Loèche, où elle est éteinte, et plus tard à Grimisuat. Armoiries :

coupé d'azur à deux étoiles d'or et trois roses d'argent, et barré de gueules et d'or de six pièces. — 1. Etienne, à Loèche, est donné comme otage au comte de Savoie en 1393. — 2. Théodule, bourgeois et châtelain de Sion, reçut en fief de l'administrateur André de Gualdo, le 13 août 1423, la saltérie de Sion, qu'il revendit le 26 juillet

1426. ■ — 3. Jean, de Grimisuat, chanoine de Sion en 1607, curé d'Ayent et prieur de Granges 1610, f 1638. — 4. Barthélémy, * à Grimisuat, professeur au collège de Sion 1714, curé de Grimisuat, f à Borne 1730. — 5. Jean-Baptiste, capitaine du dizain de Loèche de 1725 à 1738. — 6. François-Joseph, de Loèche, grand banneret de Loèche en 1740. — 7. Jean-Adrien, de Grimisuat, curé de Saint-Léonard 1742, de Savièse 1743, de Conthey 1761, t 1766 chanoine de Sion. — Voir Gremaud. — LL. ITa.l

B. Canton de Genève. Famille genevoise des XVe et XVIe s., dont Guillaume, reçu bourgeois le 27 janvier 1464, conseiller de 1483 à 1500. — Voir Galiffe : Not. Gen. II, 39-40. — Sordet : Dictionnaire des familles genevoises (mns). [C. R.l

BALEXERT. Famille originaire du Pays de Gex, dont le nom primitif était Bellecerfs, reçue à la bourgeoisie de Genève en 1471 en la personne de Guillaume; éteinte à la fin du XVIIIe s. Armoiries : d'argent au chevron de gueules accompagné de trois trèfles de sinople.

La famille Balexert a compté plusieurs membres du Conseil des Deux Cents : Pierre 1561; Gabriel 1563; François 1587 ; Pierre 1589. — 1.

David, 1698-1 778, représentant, fut emprisonné avec Jacques Massé le 13 décembre 1730 parce qu'ils avaient parlé dans des assemblées contre les

nouveaux règlements militaires et les impôts el refusé «ii' prâter serment. Avant leur interrogatoire, le peuple força le Conseil à les remettre en liberté. 1 * i j Conseil des Deux-Cents en 1752. — 2. Jaqi es,

I72ti, t à Paris 1774, médecin. Il disputa à Rousseau, qui l'accusa de plagiat dan I onft l'avantage d'instruire les hommes sur les moyens d'avoir une postérité vigoureuse. Il a publié : Dissertation sur l'éducation physique des enfants., qui fut coun en 1762 par la Société des sciences de Harlem el imprimée l'année suivante à Yverdon. Dissertation sur cette question : Quelles sont les causes principales de la mort d'un aussi grand nombre d'enfants... couronné en 1772 par l'Académie de Mantoue, imprimé en italien « o 1773 et traduit en français deux ans plus tard. — Voir Senebier : Hist. littéraire de Genève III, 226, 227. — Housseau : Confessions, part. II, livre IX. — Galiffe : Not. gen. II, 48. — Sordet : Dictionnaire des familles genei uiscs (mns). ■ — Galiffe et Gautier : Armoriai. [H. Da.]

BALFREI. Voir M.w.ix.

BALGACH (C. Saint-Gall, D. Unter-Bheinthal. V. DGS). Village, paroisse et commune. En 890 Palgaa. En 1904, on découvrit près de Balgach une hache de bronze et des monnaies romaines, de 259 à Dioctétien. Le domaine royal y possédait des forêts et le couvi nt de Saint-Gall des droits de jouissance. En H66 un < Wetzel von Balgach et ses fils Heinrich et Eberhard, i ' en 1210 un Eberhard von Balgach sont mentionnés I i ces personnages descendent peut-être les nobles von Giiùnenstein, qui paraissent peu de temps avant lire. Balgach devint, on ne sait comment, propriété du couvent de femmes de Lindau et l'avouerie passa aux tarons de Sax qui toutefois la remirent en 1347 à celte maison religieuse. L'abbesse installa à Balgach un cellérier, appelé plus tard ammann. En 1405, Balgach entra dans la « Ligue au-dessus du lac » ; il fit en 1410, avec les von Grùnenstein, auxquels l'abbesse avait remis l'avouerie de Balgach, un traité de combourgeoisie avec la ville de Saint-Gall, et en 1469 se plaça sous la protection du pays d'Appenzell. En 1510, le couvent de Lindau vendit ses dioits de haute et basse justice sur Balgach, avec tous les revenus qui en dépendaient, au couvent de Saint-Gall et n'y conserva guère que ses biens-fonds. A l'origine, Balgach était compris dans la paroisse de Marbach ; il eut une chapelle en 1419, et un chapelain en 1437 ; paroisse autonome en 1521. En 1527, Balgach embrassa la réforme, mais après la bataille de Cappcl le tiers de la population retourna à l'ancienne foi. En 1787, les catholiques y sont en majorité ; l'église paroissiale servit alors aux deux cultes jusqu'en 1825 où les catholiques édifièrent leur église ; la collation des deux cultes appartint jusqu'en 1798 à l'abbé de Saint-Gall. Les droits d'avouerie de Balgach furent souvent, aux XVe et XVIe s., la cause de graves difficultés. En 1558, les gens de Balgach rachetèrent ces droits avec de nombreuses propriétés en dépendant ; ils durent cependant laisser à l'abbé la souveraineté judiciaire et le droit d'infliger les amendes. En 1803, Balgach devint une commune du canton de Saint-Gall, comprenant Grùnenstein et la moitié de Herbrugg. — Begistres de paroisse dès 1836. f P. Butler.]

BAL ISTARIUS. Joli. Voir ARMBRUSTEB, Joh.

BALISTERII ou BALISTIER. Famille. Voir Arbalétrier.

BALL, John, 1818-1889, alpiniste. En 1845, il séjourna à Zermatt pour y étudier les glaciers ; il fut le premier président du Club alpin anglais, 1858-1860. Le résultat de ses nombreuses explorations fut l'ouvrage classique : The Alpine Guide, 3 vol. 1863-1868. — Voir Alpine Journal XIV, 469 ; XV, 16, avec portrait. — Diclionary of National Biography, 1er supplément I, 115. [G. Sch.1

BALLAIGUES (C. Vaud, D. Orbe. V. DGS). Balleuui en 1228, Bella aqua en 1358, nom probablement tiré de la source de Fontanasson, qui jaillit près du village. Ce village relevait du fief des Clées et fut inféodé en 1302 par Louis II de Savoie à IS'icolas, mayor de Lignerolles. Les Champion dès 1325, les Asperlin dès 1526, les de Gingins en 1759, puis les de Sinner possédèrent ensuite cette seigneurie jusqu'à la Révolution.

BALLAMAN

BALLI

Il y avait en outre à Ballaigues, sur la route des Clées en France, un péage de quelque importance qu'en 1358 l'empereur Charles IV inféoda au comte de Neuchâtel et qui devint plus tard la propriété des Asperlin. Le château de Ballaigues fut vendu en 1788 ; c'est aujourd'hui l'auberge de la Croix-d'Or. L'église actuelle date de 1711. — Voir DHY. [M. R.]

BALLAMAN. Famille fribourgeoise, originaire de Vallon et de Wallenried, répandue surtout dans la Broyé, à Estavayer, Glettercns, etc. [F. D.]

BALLANCHE. Famille neuchàteloise, mentionnée en 1425, originaire d'Auvernier et Peseux, bourgeoise de Neuchâtel au XVIe s. — 1. Antoine, maître maçon. Il fut appelé à Avenches où il entreprit la reconstruction partielle du château de 1565 à 1568. Son œuvre peut être considérée parmi les plus remarquables monuments suisses de cette époque. Son buste, sculpté en ronde bosse, a été conservé sur la façade, ainsi que celui de son frère J(acob). Ballanche fut chargé de la réfection du vieux moulin de Colombier en 1571 ; en 1579, il travaillait encore pour la ville de Neuchâtel, mais était mort en 1582. — 2. Simon, probablement fds du n° 1, capitaine au service de France, acquit le fief de Bellevaux en 1594 et fut anobli l'année suivante. t 1596. Ses armoiries étaient : d'azur au chevron (alias à la fasce) d'argent accompagné en chef d'une molette d'or, en pointe d'un croissant du second. — Voir A. Naef : Le château dy Avenches. — MN 1904, p. 120. — Biographie neuchàteloise I. — AHS 1897, p. 16 [L. M.l

BALLARINI, BALLARINO ou BALLERINI.

Ancienne famille de Côme. — 1 Giovan-Battista, avocat, gouverneur de la vallée de Lugano en 1477 pour le comte Pietro Rusca. — 2. Giovan-Battista, petitfils du précédent, * 1480 et f 1585 ; participa avec les Français à la prise de Lugano, à la prise du château de Capolago et défendit le château de Locarno attaqué par les Suisses. — 3. Francesco, petit-fils du n° 2, * 1546 ou 1569 à Côme, t à Locarno 1627 ; doyen et l'un des plus illustres archiprètres de Locarno, docteur en droit, dès 26 mars 1611 protonotaire apostolique, comte palatin, abbé-commandeur de S. Marie de Prozero, vicaire général de l'inquisition à Locarno. II laissa un Compendio délie cronache délia ciltà di Como. — Voir Ballarini : Compendio. — Cantù : Storia délia città e diocesi di Como. — Borrani : Ticino Sacro. — BStor. 1880, 1901 et 1911. [C. Tbezzini.]

BALLEI. Voir Ordre Teutonique.

BALLENHERREN. Voir Lucerne.

BALLENS (C. Vaud, D. Aubonne. WDGS). Barlens en 1139 ; origine du nom controversée à rapprocher de Berlens (Fribourg). On a trouvé à Ballens des ruines romaines ainsi que des sépultures du moyen âge. Le village dépendait du couvent de Bomainmôtier. Son église, dédiée à saint Maurice, était dès 1158 filiale de l'église de Mollens. Un pasteur y fut installé en 1592, mais de 1597 à 1849, Ballens fut annexe de Bière. Une partie du village appartenait aux seigneurs d'Aubonne d'où elle passa en diverses mains ; en 1694 un Monod se qualifiait de seigneur de Ballens. Ballens forme un des trois cercles du district d'Aubonne et comprend les communes de Ballens, Apples, Bière, Berolle et Mollens Les registres de paroisse datent de 1834. — Voir DHV. i.m. R.]

BALLET. Famille. Voir Balet.

BALLETTA. Ancienne famille libre du village de Brigels (rom. Breil). — 1. Glienard (Léonard), auteur de nombreuses poésies en romanche, dont la satire politique Ils gats (les chats). — 2. Jakob, * 1756, prêtre 1779, docteur en théologie, chanoine 1784, curé à Brigels 1783-1800, à Schaan (Liechtenstein) 1800-1810; f 1814. Il composa un bréviaire : Cudisch de oraziuns per la cumminagliant. — 3. Ludwig, f 1842, frère du n° 1, prit du service en France au régiment d'Affry. Il est l'auteur d'intéressantes relations surle retrait des troupes suisses du service de France et sur la déportation des otages grisons en France, à Salins, en 1799 ; elles ont été publiées dans l'ouvrage de son petit-fils Alexandre : Aus meines Grossvaters Tagebiichern — 4. Alexandre, * le 19 août 1842 à Bologne où son père était en garnison, f 1-3 mai 1877 à Coire.

l'Oberland grison et entra

Il étudia le droit à Lausanne, Munich, Ileidelberg et Zurich. Il sympathisa avec le mouvement libéral qui s'était produit dans en conflit avec la population. Il s'établit alors à Coire où il revêtit diverses fonctions cantonales et communales et collabora à plusieurs journaux allemands et romanches et rédigea de 1869 à 1871 le journal Ligia grischa, à Ilanz. Ses Novellen und Aufsàtze ont été recueillis par J. B. Derungs. On trouve un certain nombre de ses publications en romanche dans les Annalas. — Voir : Die Amtsleute in den bundnerischen Untertanenlanden dans JHGG 1890. — Ch.-M.

Tuor : Reihenfolge der residierenden Domherren

Alexandre BalleUa, d'après une lithographie.

dans JHGG 1904. — Fr. Ràlier 1887, n°1131. IL.J.] BALLEXERT. Famille. Voir Balexert.

BALLEYS, Basile, 6 mars 1770-6 mars 1837 Né à Bourg-Saint-Pierre, docteur en théologie, curé à Evolène de 1797 à 1811, à Ardon de 1811 à 1823, chanoine titulaire de Sion le 13 décembre 1802 et chanoine résident le 26 novembre 1822, grand chantre le 26 juillet 1830 et doyen de Valère le 4 décembre 1833. Il donna en 1822 20 000 fr. pour un fonds en faveur des pauvres de sa commune d'origine et pour faciliter les études aux membres de sa famille. — Voir Archives de Valère. — Registres de paroisse de Bourg-Saint-Pierre, Evolène et Ardon. — Gaspard, 5 mars 1837-avril 1912, médecin à Bourg-Saint-Pierre, étudia à Lyon, Strasbourg et Munich, puis s'établit dans son village et fut doyen du Grand Conseil. Il fit aussi de l'alpinisme et servit de guide à de nombreux touristes. — Daniel et Emile guides. [d. I.]

BALLI. Famille de Cavergno, peut-être originaire de la Toscane ; en 1500 on trouve la famille Balli à Fusio ; elle s'établit dans la suite à Locarno où elle jouissait avec la famille Rusca du patronage de l'église de l'Assomption (Chiesa nuova), droit qui lui venait de la famille Orelli. A Leitmeritz (Tchéco-Slovaquie), on trouve au XVIe s. une famille Balli qui se rattachait probablement à celle du Tessin. Elle a donné plusieurs architectes, entre autres Ambrogio, t assassiné le 7 mai 1576 à Leitmeritz, où il avait construit le Kelkhaus. Armoiries : tiercé en fasce; d'argent à une aigle de sable, de gueules à deux besants d'argent et d'argent à un tourteau de gueules. — 1. Valentino, de Cavergno, 1764-1825, fondateur de la maison de commerce Balli à Groningen (Hollande) . — 2. Giacomo- Maria, de Cavergno, membre de la Diète du Tessin en 1801, où il représentait le canton de Lugano. — 3. GlAcomo-Antonio, de Cavergno, député au Grand Conseil 1808-1815, vota en 1811 pour la cession du Sud du Tessin à Napoléon. — 4. Alessandro-Valentino, neveu du n° 1, * 1796 f 8 sept. 1863, député au Grand Conseil 1839-1848, au Conseil national 1852-1854. —

5. Francesco, fils du n° 4, * 20 septembre 1852 à Locarno, étudia à Monza et Turin. Membre de la municipalité de Locarno 1879-1913, syndic de la ville 1896- [913 : député au Grand Conseil 1879-1881 et 1905-1912 ; député au Conseil des États 1885-1893, au Conseil national 1911-1917, membre du Conseil d'administration des C. F. F. 1909-1914 ; promoteur des lignes de chemin de fer du Val Maggia, de Locarno-Intra, de Locarno-Domodossola en construction; dès 1909 président de la Société tessinoise des chemins de fer régionaux. Auteur de nombreuses brochures, entre autres de Documenta per servire alla storia délie ferrovie locarnesi ■ — ■

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