‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 38 sur 329 · US · texte numérisé non relu

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relate longuement une violente querelle, intéressante au point de vue de l'histoire du droit, entre les A. et les Wipf à Seuzach durant l'automne 1530. L'ancêtre des A.

de Seuzach est — I. Wklti Ackerer, mentionné clans le pins ancien rôle des contribuables de Kibourg, après 145-2. — 2. Jacob, entrepreneur de bâtiments, 1821-1895, bourgeois de Winterthour en "1875, ainsi que plusieurs autres dans la suite : une rue porto d'après lui le nom d'Aekeretstrasse. — Voir I.aur. Bossharts Chronik, par K. llauser. Bâle 1905, p. 226. — E.Gagliardi : Dokumenle zur Geschichte des Bûrgcrmeislers tiansWaldmann I, p.'253.—Bùrgeretats Winterthur 1875-1915. — Fritz Ackeret, voir sous Â.KERET. Voir aussi Akert. [Br. F. Hegi.]

ACKERKNECHT, Eberhard, * 11 juin 1883 à Baiersbronn, préfecture de Freudenstadt (Wurtemberg), Dr-méd.-vét.. privât docent à la Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Zurich depuis 1914, prosecteur de l'Institut anatomique vétérinaire depuis 1911. Thèse de doctorat: Das Mark der Rôhrenknochen, Vntersuchungenan Pferden (dans VNGZ 57, 1912). Thèse d'habilitation : Die Papillarrnuskeln des Herzens, Untersuchungen an Karnivorenherzen (pas encore publiée). En outre, auteur de nombreuses publications dans des revues de médecine vétérinaire. [F. H.]

ACKERMANN, AKERMANN ou ACHERMANN.

Familles des cantons d'Argovie, de Fribourg, de Schaffhouse, de Soleure et de Zurich.

A. Canton d'Argovie. Samuel, * 1749 et f 25 juillet 1810 à Hendschiken (G. Argovie). Fils de Rodolphe A. (messager de Berne) qui, avec ses frères, Jean A. (messager de Bâle) et Rodolphe, s'occupait du transfert des marchandises de ces deux villes dans le canton d'Argovie, et probablement aussi à Zurich. Samuel exerça aussi le métier de son père ; il fait lui-même allusion, dans un de ses rapports au Grand Conseil, à sa connaissance du métier de roulier. Est nommé aussi comme tenancier de l'auberge de l'Ours. En 1798, il fut un des huit députés envoyés par le canton d'Argovie au Grand Conseil de la République Helvétique. Dans cette assemblée législative, il se distingue par son activité et la vive part qu'il prend aux débats ; il fut souvent appelé à faire partie des commissions préparatoires. Lorsqu'en mai 1798, des troubles éclatent à Brugg, Samuel A. y est envoyé avec deux autres membres du Conseil ; il se livre à une enquête, procède à quelques arrestations et endigue le mouvement en fort peu de temps, ce qui lui attire les éloges du préfet et du Directoire. Dans tous ses discours, il se montre ami du progrès et bien disposé pour la France. Il s'intéresse aux problèmes d'économie rurale et lutte pour l'abolition des dîmes et des charges féodales qui pèsent sur les paysans. Il prend sans cesse en main les intérêts des communes appauvries, et, dans les questions religieuses, se montre équitable envers catholiques et réformés. A partir de juin 1801, son nom disparaît des actes publics. Il semble s'être retiré alors dans la vie privée, et ne fit jamais partie de la Diète helvétique. — Voir : ASHR. Vol. 1-5. — Geburt-, Ehe-, u. Sterberegister, Archives communales, Lenzbourg.

B. Canton de Fribourg. Plusieurs familles du canton de Fribourg ont porté et portent encore ce nom sans qu'il nous soit possible d'établir s'il existe des liens de parenté entre elles. — 1. Ullinus fut fait bourgeois de Fribourg en 1357 (Liv. bourg. I, p. 164 verso). — 2. Jean-Jacques, du bailliage de Dorneck (Soleure), notaire et maître d'école à Fribourg, fut naturalisé Fri- Lourgeois en 1708 (Bôle n° 7, p. 116 et Manual 13 mars 1708), il vivait encore en 1723. — 3. Noé-Nicoi.as, à Fribourg, créé notaire en 1850. A l'une ou l'autre de ces familles appartiennent certainement : — 4. Jean, de Tavel, peintre, qui s'engagea dans les régiments suisses au service de Rome, puis de Naples; après 1859 s'engagea au service de la Hollande, s'embarqua pour Batavia, revint au pays après quelques années passées en Asie et repartit pour la Russie. — 5. Jean, peintre et dessinateur, XIX« siècle. — 6. Michel, natif de Tavel, sculpteur et ermite, XIXe siècle. — 7. Joseph, directeur et propriétaire du journal Le Fribourgeois, docteur en droit de l'Université de Louvain, f à Bulle le 29 juillet 1905 à

dhbs — 5

l'âge de 43 ans.— Voir Tableau alphab. des notaires '/m ont stipulé dans le caillou /(,■ Fribourg antérieurement au 3i déc. 1868, p. 1-2. - SKI. 1, p. 7-8. — ASHF VI P- 299. [Rabmy.]

C. Canton de Saint-Gall. P. Aemilian (de son prénom Johannes) * à Gossau, le 15 février 1718, fils de Johann et de Anna Ruoz. Prononça ses vœux le 15 janvier 1736 et fut ordonné prêtre le 23 juillet 1741. Bon musicien, il fut d'abord sous-maître de chapelle et dès novembre 1741, maître de chapelle. En juillet 1742, il fut déplacé à Bellinzone, où il enseigna la rhétorique au Gymnase que possédait le couvent d'Einsiedeln ; il y resta jusqu'en novembre 1751, où il fut rappelé au couvent en qualité de directeur (praeceptor) de l'école. En 1763, il fut nommé prévôt des propriétés du couvent à Saint-Gérold (Vorarlberg), après avoir été, quelque temps auparavant, supérieur du couvent. Il revient à Bellinzone, en octobre 1768, comme prévôt; il y mourut le 30 juillet 1769. Il traduisit en latin la Clementia Titi du Métastase, qui fut représentée le 25 avril 1755 par les élèves du couvent. — Voir: Gfr 17, 25. pP. R. H.]

D. Canton de Schaffhouse. Famille bourgeoise de Schaffhouse dont les origines remontent à l'époque de la Réformation et qui s'éteignit en 1760. A mentionner: — 1. Louis, ecclésiastique; ordonné à Zurich en 1569 ; depuis 1573, pasteur évangélique à Ellikon sur la Thour; depuis 1576 proviseur à Schaffhouse ; en 1580, diacre à Neunkirch ; en 1582, pasteur à Buch sur le Rhin et prédicateur à Schaffhouse ; latinisa son nom en Agricola. — 2. Jean-Guillaume, pasteur à Schaffhouse en 1601. Plusieurs membres de la famille occupent des postes de pasteurs à la campagne. — 3. Jean-Louis, mourut en 1679 comme avoyer de la corporation des boulangers et haut-bailli. Les trois derniers représentants de la famille furent maîtres d'école à Thaingen. — LL I, 89. - Wirz: Etat 1890. - Genealog. Reg. d. Stadl Schaffhausen. | ILeschlin. ]

E. Canton de Soleure. Joseph. Médecin à Soleure et ancien Landammann ; * en 1816 à Mùmliswil, -j- en septembre 1896. Fit ses études à Baden, Lucerne, Zurich et Heidelberg où il obtint son doctorat en méd. en 1841. En 1843 il s'établit comme médecin à Soleure où il est très apprécié ; en 1856, il prend une part très active au mouvement de revision de la constitution provoqué par Vigier et devient membre de la constituante ; de 1857 à 1873, il est membre du Conseil d'Etat, puis on le voit à la tête de l'asile d'aliénés de Rosegg, qu'il dirige de 1873 à 1892, époque où il se retire dans la vie privée. — St. Ursenkalender 1807. — |H. B.l — P. Placide. Abbé de Mariastein (1804-1841), * le 8 janv. 1765 à Ramiswil (C. Soleure), entra en 1783 comme novice au couvent de Bénédictins de Mariastein, fut ordonné prêtre le 6 janv. 1787, puis devint professeur au collège du couvent et, en 1798, intendant et curé de Beinwil. Témoin des années de terreur de la Révolution française, le futur abbé en garda un vif souvenir. Le couvent ayant pu être réintégré en 1803 et l'abbé Jérôme Brunner étant mort, A. devint son successeur ; pendant les premières années, il s'absorba dans un travail de restauration pénible. Il réussit peu à peu à réunir de nouveau les conventuels dispersés en tous pays et à rétablir la discipline monacale. Comme ami des" arts, il a pris une part active à la décoration de la chapelle de la Grâce et à la construction de la façade ouest actuelle de l'église du couvent (1830-32). Il est aussi connu comme auteur de plusieurs livres d'édification non dépourvus de valeur littéraire. Les annales relatent la grande affluence de pèlerins, notamment de l'Alsace, qui se produisit pendant le règne de l'abbé Placide. Après avoir vécu la période relativement brillante de la Restauration, il vit encore les troubles de 1834 provoqués par le gouvernement radical de Soleure qui imposa à son couvent le contrôle de l'État comme préparation à sa suppression. C'est sous lui que l'image de N. D. de la Grâce fut introduite dans les armoiries du couvent. — Voir aussi l'article Mariastein. — F. Fiala : 400 Solothurner Schriftsteller US. — Strohmeier: Der K,,,,: Solotll. p. 231. — 1'. Ans. Dietler : Vetera analecta \IS. Tatarinoff.

K. Canton de Thurgovie. Famille de la haute Tliur "ovie (D. Arboni, très répandue et certainement autoch-

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ACKLI

lone; il est difficile de rcmonlcr à bjd origine \ citer Jacob, de HAsweil (Salnmaoh . * 1821, consacré pasteur en 1818, fut, aprèi des vicariats à Mammern. Kirchbi i g Vawangen, Sulgen et Berg, nommé pasteur d'Ermatingen en I8.">'t; y 1865, On lui doit un écrit sur la question des pauvres ei deux sermons île la Schweizerische Prediglsamm.lu.ng de Oschwald. Il mourut dans le naufrage du bateau qui allail de Constance à Schaffhouse..

G. Canton de Zurich. I . Nom de famille mentionné depuis 1318, répandu dans les communes zuricoises de la rive droite de la Limmat. La famille de la commune de Fluntern paraît déjà en 1318 et s'éteignit en 1868 avec le régent Gaspard. — Voir ZUrcher Stadtbùcher 1. — J. H. Denzler : Fluntern, 1858, p. 151. — J. Frick : Gemeindebuch des Limmat lh aies l, p..">. — Wirz: Etat des Zûrch. Ministeriums. — II. Henri, de Wipkingen, obtint gratuitement pour services rendus la bourgeoisie de Zurich en 1440; de même Ji:.\n, de la propriété Ackermannshube, près Arbon, en 1476, parce <j ■ i ' i I avait accompagné la bannière de la ville dans le Sundgau. Le GescklecUterbuch de Dùrsteler donne deux armoiries des A. de la ville de Zurich. — III. Une famille de ce nom acquit aussi la bourgeoisie de Winterthour au XVIe siècle. — IV. Descendant d'une famille considérée à Embrach (C. Zurich), Jean, préside un tribunal en 1360 et fut investi en 1361 de fiefs autrichiens; ALBRECHT a été en 1379 curé à Embrach. — Habsburger Urbar II, p. 524. — Arch. C. de Zurich, Ausgeschied. Urk. Embrach. — Huber : Regesten von Klingnau, p. 45. [K. H.]

ACKERMANN, Conrad-Ernest, 1710-1771. * à Schwerin, fondateur delà célèbre troupe théâtrale Ackermann. La guerre de Sept ans l'ayant obligée de quitter l'Allemagne, cette troupe voyagea en Suisse et y lit sensation. Elle donna à Zurich en 1758, pendant plus d'un mois, de nombreuses représentations, en affectant le quart des recettes à l'Assistance publique «le la ville. Tout le monde était si enchanté que le jeune Wieland écrivit sa tragédie «Jeanne Gray », représentée pour la première fois à Winterthour avec M"u' Ackermann dans le rôle principal. Sulzer, secrétaire de la ville de Winterthour, rapporta ses impressions sur la pièce et les acteurs en 1759 dans une lettre à l'esthéticien Sulzer à Berlin. A Bàle, la troupe Ackermann donna des représentations en 1757, 1758 et au printemps et en hiver 1760, à Zurzach 1758, à Schalfliouse 1758, à Berne 1758-59. — Voir G. Meyer von Knonau ; DerKant. Zurich 2. p. 80. — ADB 1, p. 37. — R. Riiegg : Blâtter zur Feier des 50 jàhr. Jubil. des Zûrch. Stadttheaters 1884, p. 7 s. — B. Litzmann : Fr. L. Schrôder, Fin Beitrag zur Deutschen Literatur- und Theatergeschichte I, — E. Jenny : Basels Komôdienwesen im 18. Jahrhundert. B.l 1919. [F. H]

ACKERMANN, Guillaume-Henri, * le 25 juin 1789 à Auerbach dans le Vogtland saxon (royaume de Saxe), se voua, durant ses études au gymnase et à la faculté de théologie, à l'éducation des enfants et reconnut que l'enseignement était sa voie. Aussi, en 1811, accepta-t-il avec joie une invitation de Pestalozzi à se rendre à Yverdon. Il travailla donc sous la direction du maître, et comme un de ses meilleurs collaborateurs, et s'assimila la méthode de Pestalozzi. Le 25 mars 1813 il quitta Yverdon, entra dans le corps de Lutzow et prit part aux guerres de l'indépendance contre Napoléon. 11 profita ensuite d'un séjour en Angleterre, de février en août 1815, pour étudier le système d'éducation Bell-Lancaster et y opposer les idées de Pestalozzi. Il retourna ensuite auprès de Pestalozzi, vers lequel il se sentait irrésistiblement attiré et des dernières années duquel il voulait profiter pour compléter ses connaissances pédagogiques. Pendant ce séjour, Bell fit visite à Pestalozzi et A. a laissé dans ses Erinnerungen ans meinem Leben bei Pestalozzi une exquise description de la rencontre des deux plus grands pédagogues de leur temps. Cependant Bell, absolument imbu de sa propre méthode, ne se laissa pas plus convaincre par Pestalozzi qu'il n'avait admis les points de vue d'A. durant son séjour en Angleterre. Dans la suite, A. fut témoin delà décadence de l'institution, due aux querelles intestines causées par Schmid, et il quitta .Yverdon au début de septembre 1817 ; mais il voua une profonde reconnaissance à son vénéré maître; il resta également attaché aux localités de Suisse où le grand homme avait enseigné

et il les visita en 1828. En 1820, A. obtinl une place de maître à l'école modèle de Francfort s/M el en devint une des illustrations. Pendant un long voyage dan- le sud, île ls:so à 1831, il renoua les liens d'amitié avi amis il Yverdon. A Francfort s/ M. il exerça une activité dans les domaines les plus variés : il fui un des organisateurs du centenaire de la naissance lie Pestalozzi el un îles promoteurs de la fondation Pestalozzi à laquelle il céda le produit de la vente de -e- Erinnerungen mentionnés plu- haut. H mourut le 27 mais 1848 'et ce fut un deuil pour toute la ville. — G.-K. Barth a publié sur A. une étude critique qui l'ail autorité: Ver Lùtzower und. Pestalozzianer W. H. Ackermann ans Auerbach i. V. Avec un portrait de \Y. H. Ackermann. Leipzig et Berlin. 1913. L'auteur a utilisé pour cet ouvrage des documents inédits conservés au Pestalozzianum à Zurich et rectifié sur plus d'un point d'anciennes esquisses biographiques, comme celles de Y ADB et du Neuer Nekrolog aer Deutschen, 26»" année, 1848, 2" partie, p 382. C B

ackcrn (C. Zurich, I). Winterthour, Com. Yeltlieim ou Seuzach). Ferme fort ancienne et disparue, sur le Lindberg, berceau de la famille actuelle Ackeret, dans le vignoble zuricois. En 1230 le comte Hartmann l'Ancien, de Kibourg, donne à sou épouse .Marguerite de Savoie, entre autres la ferme Agchirn, avec toutes ses dépendances, qu'il avait rachetée de sa dot. En 1290 des recettes ont été données en gages à un vassal de Rutschwil. Le duc Albert remet en gage en 1292 des recettes d'Ackern, Lindberg etc., à Jean de Humlikon, dont la veuve avait encore la jouissance en 1320. Les recettes sont très bien indiquées dans le rentier des Habsbourg, dès 1279. En 1478 la ville de Winterthour loue àWelti Ackerer. de Seuzach, le Lindberg et la ferme d'Ackern à la condition de construire dans le délai de trois ans une maison de seize colonnes sur le Lindberg. Le domaine est encore mentionné en |492, probablement déjà sans maison. Il ressort des querelles entre le couvent de Tôss et Winterthour, que cette ville a transformé en pâturage le domaine du Lindberg et de l'Ackrat. — f/ZI.n*459; VI. n 2218. - Habsburg. Urbar 1 et 2. — Troll : Geschichte von Winterl/inr'S, p. 211. — A. Ziegler : Geographische Nameu [Nbl. Stadtbibl.Wthur 1909, p. 39). — K. Hauser: L. Bosshart. p. 226. — H. Sulzer: Das Dom.-Kloster Tôss. p. 92 (12). — Archives du C. de Z. : Tôss, n" 696. F. H.t

ACKERSTEIN (GRAUER et ROTER). Nom de deux maisons sises dans la commune de Hôngg, au bord de la Limmat ; il provient de matériaux qui ont servi à leur construction. Ackerstein signifie bloc erratique. 1. L'Ackerstein gris était dans la seconde moitié du XIX' siècle la propriété de J. Mérian-Fischer. — 2. L'Ackerstein rouge aurait été édifié avec les matériaux provenant d'un seui bloc de sernifite, selon l'inscription de 1674. En 1832 le professeur A.-L. Follen ( 1794-1855). un réfugié politique, en était propriétaire. — Voir C. Escher et H. Wachter : Chronik aer Gem. Wipkingen, 1917. avec gravures p. 181 et 183. |F. H-

ACKIN, ACKINUS, ACQUINUS. Médecin et chirurgien juif, de Vixou, reçu en 1412 bourgeois de Fribourg, avec sa femme, ses enfants et toute sa famille, pour le terme de dix ans et moyennant finance annuelle de 50 livres laus. En 1420-1422, "la ville de F'ribourg très satisfaite de ses services renouvelle ce contrat pour dix ans: mais en 1424 déjà, Ackin avait quitté Fribourg et se trouvait à Casale. — Recueil diplomat. du cant. de Frib., VII, p. 109, où l'on peut lire la très curieuse convention de 1420-1422. — Les médecins juifs à Fribourg dans les siècles passés, par le Dr Ant. Favre, dans les ASHF, tome VII, p. 30. {R»emy

ACKLI (et autres formes analogues). Xom de famille représenté à Zurich au moins depuis 1357 jusqu'en 1671 et qui se rencontre aussi dans les environs de la ville. Dans la seconde moitié du XIVe siècle, c'était une famille de tisserands. Sont originaires de Wipkingen : — 1. Jean, chaudronnier, reçu bourgeois le 13 août 1398, prévôt de la corporation des forgerons depuis la St-Jean 1419 à 1426 et de Noël 1428 à 1429. —2. Conrad, également deWipkingen, reçu bourgeois le 26 juin 1394, probablement la même personne que le prévôt de la corporation des revendeurs, de la St-Jean 1412 à 1417 et de 1421 à 1440, et de Noël 1442 à 1444: taxateur des viandes 1428 et percepteur de l'im-

ACKL1N

ACkLIN

Sceau de Conrad n ' 2, bailli de Wollishofen.

pôt sur les vins 1433, haut-bailli à Wollishofen I4v.4 el 1432 : comme membre de la Commission du Conseil, il vota la cession à l'Autriche du comté de Kibourg en I4il ;

M>n sceau présente un hâlon (de pèlerin'.') oblique, flanqué de deux étoiles (archives C. Zurich : due. de hôpital de 1435). — 3. RODOLPHE, ■si chargé en 1464 de l'encaissement de l'argenl (lu jeûne (les quatre-temps à Niederdorf. — i. Ihgues, en 1465 curé à Maur, au bord du Greifensee. — 5. Jean, membre de la corporation des cordonniers, prit part à la bataille de Morat en 147b. est préposé en 1493 à la perception de l'impôt sur les vins et des péages à Niederdorf. — 0. Jos, tondeur de draps, un des meurtriers de l'huissier Schneevogel, nommé en 1489 au Conseil des «Cornus > en qualité de représentant de la cor- ■ poration des Tailleurs dans le Petit Conseil ; il joua un rôle actif dans les pourparlers avec la campagne zuricoise el dans l'élaboration du Compromis de Waldmann. Il serait l'ancêtre de la famille zougoise des Aeklin. — 7. Conrad eut un rôle actif dans la guerre contre le châtelain de Musso 1531 (Strickler : Aktensammlung zur Sc/iweiz. Réf. Gesch.). — 8. Jean-Rodolphe, reçu bourgeois en 1618, f 1671, tonnelier, avait comme armes, selon le vitrail de la corporation des tonneliers de 1629, actuellement au Musée national : de gueules à un marteau de tonnelier et un compas d'or en sautoir accompagnés dune demi-roue du même en pointe, armoiries reproduites dans Strickler : Gesch. (1er Familie Spôrri, 1915. — Dûrsteler : Geschlechterbuch, avec trois armoiries. — Voir Zùrch. Steuerbùcher et Bàrgerbuch I, f. 117, 30; II. — Fr. Hegi : Gesch. (1er Zunft zur Schmiden.— Gagliardi : Dok. Waldmann II. [F- Hegi.]

ACKLIN. Ancienne famille de bourgeois et d'ecclésiastiques à Zoug et à Lucerne, aujourd'hui en partie éteinte. C'est la branche zougoise qui remonte le plus haut.

A. Canton de Zoug. Ancienne famille bourgeoise de Zoug, qui comprend de nombreuses branches (arbre généalogique à la chancellerie de la corporation à Zoug). Armoiries : d'azur au rameau de sinople accosté de deux étoiles d'argent. Gatschet (Mss. Hist. Helv. 59. Biblioth. Berne) rapporte d'autres armoiries : parti, d'argent au lion de gueules et de gueules à deux lances d'argent en sautoir. Selon Wikart (Familles de la ville de Zoug, Gfr. 23, p. 286) cette famille descend de — 1. Jos, tondeur de draps à Zurich, élu, lors des troubles de Waldmann en 1489, au Conseil des « Cornus ». En 1498, reçu bourgeois de Zoug ; il avait épousé Elisabeth Holzer (voir Ackli n° 6). Son fils — 2. André, reçu bourgeois en même temps que lui, tomba en 1515 dans la bataille devant Milan. Depuis lors la famille est restée fixée à Zoug où elle est encore prospère. Parmi ses membres, nous citerons : — 3. Nicolas, 1610-1686, haut bailli à Steinhausen de 1668 à 1669 et 1684-1686. — 4. Osxyald, haut bailli à Cham, 1690-1692, percepteur d'impôts 1681- 1682, membre du Grand Conseil en 1687, bailli à Hunenberg, 1693-1696, roi de la corporation des arquebusiers en 1703. trésorier de la bourgeoisie 1699-1702. Ayant fait failljte en 1709, tous ses biens furent vendus à l'encan. - 5. Charles-Gaspard, boulanger, comme la plupart de ses ancêtres, fut de 1765 à 1796 membre du Conseil dont il revêtit deux fois la charge de trésorier ; * 1724, + 1796. — 6. Jean-Joseph, 1722-1772, prêtre de la sexte dans la chapelle Schwarzmurer. — 7. François-Martin, 1734-1795, professeur de rhétorique, 1773-1788, durant quinze ans maître du chœur et en 1788 prêtre de la sexte. — 8. Conrad-Charles-Gaspard, 1749-1814, orfèvre, membre du Grand Conseil de 1784 à 1798, haut bailli à Risch 1782-1784 et à Cham 1790-1792. Son sceau d'orfèvre porte une branche de tilleul avec cinq feuilles. — 9. Jean- Conrad-Jacob, 1752-1829, cloutier de son état, trésorier 1807, membre du Conseil de 1816 à 1820, inspecteur des biens communaux (Allmendj en 1816, membre du conseil préposé à la surveillance du commerce des grains en 1818, directeur de l'assistance publique de 1821 à 1829.

- lu. François-Michel, 1793-18Î8, médecin aux Lôbern el de- 1830 .ni service du pape. Voir .1. M. Weber- Strebel : 4ms dem Geschlechte dev .1. m y*,,/, dans le Nbl. deZoug, 1916.— SKL I. [a w . m a et W J. Mi i

I!. Canton de Luoerne. Celle famille se rencontre dans plusieurs communes du district de Lucerne ; elle reçut la bourgeoisie de Lucerne en I55(i. — l. Jean Jacques, bourgeois de Lucerne et d'Augsbourg, notaire

apostolique el impérial, fut de 1(155 à 1689 bailli du chapitre de Zurzach. Il rassembla tous les rôles île redevances du chapitre et réunit le- principaux documents dans cinq gros registres cadastraux, lui récompense de ses longs el lidèles services, le chapitre lui donna en l'iel' héréditaire, le 2 avril 1670, le châtelel de Mandach à Zurzach, qu'avec ses propres moyens, soit [dus de mille llo fins, il reconstruisit presque entièrement de 1671 à 1673. Voir Jean Huber : Gesch. des Sliftes Zurzach, p. 294. — W. Merz : Burganlagen u. îftehrbauten II, p. 612, 614, 675. — 2. Michel, de Lucerne, * en 1673, bénédictin à Fischingen, écrivit sur le couvent de femmes de Mariahilf à Altstàtten (Mûlinen : Prodr.). — [p. x. w . | 3. Vincent, O. S. B., conventuel du couvent de hem wil-Mariastein (Soleure). * 29 janvier 1676 à Lucerne, prononça ses vœux le 4 mai 1692, fut ordonné prêtre lé 4 avril 1699 ; professeur de théologie et de philosophie, notaire apostolique, secrétaire et archiviste du chapitre et économe du couvent, f le 5 novembre 1747 à Mariastein. Il exerça une activité littéraire dans les domaines les plus variés. On connaît de lui les ouvrages suivants : I. Joachim Seiler Abt des Gotlshuses Fiscltingen heilige Ergetzlichkeiten, etc. ; traduitdu latin en allemand, Einsiedeln 1709. — 2. Christliche Leich-Predigt bey Ehrenbestattung Essonis... secvndi, Abblen (von) Beiniveil..., den 11 Marlii 1710., imprimé 17I0. — 3. Prothocollum electionis Augustini (GlutzJ coadjutoris 1711) ; MS. — 4. Liber in 8°, qui continet missas... cum psalmis... per totum annum... item anniversarium Beinwylae 1719, MS. — 5. General-Registratur aller Dokumenten in dem âusseren und inneren Archivio, 1720, MS. — 6 Calendarium perpetuum, lam festorum fixorum quant mobilium... ad usum et commoditatem... Monasterii Beinwilensis... 1728; appendice : Anniversaria sollemnia, MS. — 7. Hausz-Buech der Probstey...St. Panthaleon. 1734. MS. — 8. Directorium cantus pro choro cum ordine. professionis... 1735; MS. — 9. Pensus débitas seruitutis religiosae Benedicti nae in Petra Mariana, 1736; MS. — 10. Chronica dom.esticaMon. S. Vincentii... in Beinwilerapriniaejusfundatione, quae faclaest A. Chr. MLXXXY iist/iie ad moderna tempora, ad annum se. MDCCXXIII ; MS. Cet ouvrage, le principal d'Acklin, est d'une importance fondamentale pour l'histoire du couvent de Beinwil. Il renferme, en seize grands in-folio, l'exposé, poursuivi année après année, de l'histoire universelle et île celle du couvent parfois fort mouvementée. Cet ouvrage aux proportions gigan tesques fut commencé en 1723 et terminé en 1732, grâce à l'initiative énergique de l'actif abbé Augustin II Glutz. Quoique ce soit une compilation, d'une part les nombreuses copies d'originaux qu'il renferme, notamment des journaux des abbés et de nombreuses lettres, telles ces belles et élégantes missives du patron du couvent II. -J. von Staal à 1 administrateur Wolfgang Spiess, et d'autre part les notices sur l'histoire intérieure, particulièrement sur l'économie du couvent, donnent à cet ouvrage une valeur inappréciable. Il se trouve aux archives de l'Etat de Soleure. — 11. Diarium historicum... authore Henrico Panthaleone physico Basiliensi... emendatum et augmentation opéra... I'. Vincentii Aeklin. 2 vol. Cet ouvrage contient aussi une espèce de chronique du couvent de Beinwil, 1572-1745 ; MS. — [Tatarinoff.] — 4. Bernard, frère de Vincent, Dr en théologie vers 1720, curé à Endingen et Vilmergen, auteur d'un ouvrage d'édification. — 5. Ildefonse, frère des n°» 3 et 4, * en 1737 à Horw. Franciscain 1756, lecteur en philosophie à Ratisbonne 177o. père-gardien à Spire 177'i, Frinourg 1777. Werthenstein 1779, Lucerne 1781, confesseur à Muotatal 1783, custode à Lucerne 179I ; il écrivit en 1780 : De h bus Helvetiae circa sacra . il fui aussi mathématicien. — 6. Nicolas-Rodolphe, de Lucerne, * 1685, curé et camérier à Ufhusen 1723, f 1756. — 7. [qnai i ou

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