ACTE DE MÉDIATION. Voir Médiation, Acte de
ACTE SOUVERAIN. Nom donné à deux résolutions prises à la suite de la révolution du 14 février 1845 par les citoyens réunis à Lausanne sous le titre d' « Assemblée populaire du canton de Vaud ». Le premier acte souverain renferme la désignation du gouvernement provisoire, le 14 février; le second, du lendemain, prononça la dissolution du Grand Conseil. [Kavkv]
ACTES d'oubli, de réunion et de paix (Genève). Après des crises aiguës dans le domaine des luttes politique, sociale et économique et pour marquer des intentions de tolérance réciproque, les Genevois promulguèrent des actes d'oubli. L'oubli devait porter surtout sur les faits personnels. Souvent ce ne fut donc qu'un acte d'amnistie plus ou moins générale mais voté par l'ensemble des électeurs (20 décembre 1734, 1er novembre 1737. 9 mars 1768, 2 août 1793). L'initiative du reste, en revint souvent aux cercles. Le 31 août 1795, une adresse signée par un très grand nombre de citoyens fut remise aux syndics et au Conseil Administratif pour qu'on élaborât un acte de réunion et d'oubli. Celui-ci fut effectivement célé-
bré à Si-Pierre, le 24 septembre 1795. les citoyens étant
invités à se dépouiller de tout signe de parti ei
tenter de porter la cocarde genevoise. — Qf, Rivoire : Bibliographie. Voir Genève A. E. G. H.
ACTUAIRE (C. Genève). Nom d'une charge au (XVIII* s.). — Cf. Rivoire: Bibliographie. c r
ADA ou ADAMUS. Abbé de Dix-ntis de 1089-1121.
L'empereur Henri V lui confirma les franchises de son Couvent et plaça celui-ci sous la dépendance immédiate de l'Empire, de sorte que ni évoque, ni duc. ni comte, ni avoué ne pouvaient y exercer aucun droit. —Th. von Mohr: Regesten des Stiftes Disentit, Coire 1848-1852.
— Thommen. Vrh. I n- 107. — Th. von Mohr: Codex diplomaticus I. p. 150. ip. p/|
ADALBERO. Trois personnages de ce nom ont été évêques de liâle et deux abbés de Disentis. — Adai.hi.iui I, évèque de Bâle, du 13 octobre 898 au 15 mai 915. appelé après 898 sanct Angustensis ecclesiae presul, Propinquus et consanguineus de saint Benno. évèque de Metz, lequel mourut en 940 à Einsiedeln. Engagé par lui, A. fit don de Sierenz à Einsiedeln. Voir Bas. C. VII. p. 467. - VStG, p. 716. — Trouillat 1, p. 128.
— ADALBERO II. évèque de liâle de 999 au 12 mai 1025, auquel le roi Rodolphe III de Bourgogne lit don en 999 du couvent de Moutier-Grandval avec toutes ses dépendances. Voir Bas. C. VII, p. 467. — Trouillat I, p. 139. — Adalbero III, évèque de Bâle en 1134, f le 16 octobre 1137, fils du comte Hermann I de Froburg et frère de Ortlieb, son successeur sur le siège épiscopal, et de Heilwig, épouse de Berthold IV de Zâhringen. Il paraît déjà en 1130 comme prieur de Saint- Biaise et abbé de Nienburg et plus tard de Prùm. Il mourut au camp impérial devant Arezzo où il s'était rendu, à la demande du couvent du Mont Cassin, auprès du roi Lothaire. pour prier ce dernier d'être le médiateur entre cette maison religieuse et le pape. — Voir GHS, p. 29. — Trouillat I, p. 269. [a. B.j
Adalbero I. D'après la tradition, abbé de Disentis île 637 à 670, année en laquelle le couvent aurait été détruit de fond en comble par les Huns et l'abbé Adalbero et plus de trente moines mis à mort. La tradition donne en outre, une liste d'objets précieux qui à cette occasion auraient été mis en sûreté à Zurich ; peu de jours plus tard les Huns auraient été battus et presque complètement anéantis près de Disla, non loin du couvent. Celui-ci resta désert pendant 60 ans. — Th. von Mohr: Regesten des Stiftes Disentis nr,s 6 et 7 ; — id. Codex diplomaticus III n" 4 ; — P. PI. a Spesc/ia, sein Leben und sente Schriften, hg. v. F. Pieth et K. Hager, Bùmpliz 1913. — Adalbero II. D'après la tradition, le cinquième abbé de Disentis qui aurait régné de 773 à 791. D'après la Synopsis annal, mnnast. Disent., il serait déjà mort en 778. Comparer la liste des abbés dans Th. von Mohr : Heyesten des Stiftes Disentis, Coire 1853. [F. 1'.]
ADALBERT. Nom de plusieurs personnages, abbés et comtes, de la Suisse orientale et du pays de Vaud.
Abbés de Disentis. Adalbert I (Bridler) (originaire de Bischofszell, Thurgovie), abbé de Disentis 1643-1655. Peu après son élection, l'abbé et le couvent conclurent avec la Ligue de la vallée de Disentis une convention destinée à aplanir des malentendus subsistant depuis longtemps (voir Disentis). — Th. von Mohr : Regesten. des Stiftes Disentis, nos 325-326. — C. Decurtins : Landrichter Nicolaus Maissen, p. 51 et ss. — P. PI. a Spescha, sein Leben und seine Schriften, p. 49, 52.
Adalbert //(de Medel-Castelbero). abbé de Disentis de 1655-1696, d'une ancienne famille du Tavetsch, était un homme d'une haute culture. Il fut le premier bénéficiaire de la bourse que les cantons catholiques avaient obtenue pour Disentis au Collegium de Propaganda /ide à Rome. Il y obtint le grade de docteur en théologie avec sa thèse De Deo uno et trino, qui a été publiée à Rome avec dédicace au cardinal Barberini. Elu abbé à l'âge de 27 ans, il lit, pendant son règne de quarante ans, renaître la prospérité du couvent. Trouvant les anciens bâtiments incommodes et trop modestes, il les fit démolir, à l'exception de l'église de Notre-Dame, et entièrement reconstruire sur un nouveau plan qui existe encore. Le grand événement de son règne a été la querelle avec l'évêché au sujet de l'incorporation de dix-huit bénéfices de l'Oberland (voir