‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 41 sur 329 · ADALBERT · texte numérisé non relu

ADALBERT

ADALGOTT

Disentis). L'abbé Adalbert II s'adonna aussi à des travaux historiographiques. Il écrivit une vie des abbés depuis la fondation du couvent. Ce Catalogus abbaluni a été détruit dans l'incendie de 1799. (".'est sur cet ouvrage que se basent essentiellement les biographies des abbés dans la Synopsis et dans Eichhorn et Van der Meer. — J.Cahannes : Das Kloster Disentis von Ausgang des Mittelallers bis... 1584t. p. 8. Stars 1899. — J.-G. Mayer : Geschichte des Bistums Chur, 1914, II p. 386, 389. - P.-B. lïertlier: /7 cumin délia Cadi de W~>6, Disentis 1911. — G. Decurtins: Landrichter Nicolaus MaisseiK — P. PI. a Spescha, sein Leben und seine Schriften, p. 52. 59-.

Adalbert III (Defuns), abbé de Disentis de 1696-1716. originaire d'Acletta près de Disentis. C'était un homme très cultivé et érudit qui pendant tout son règne s'occupa de recueillir et de mettre en œuvre des matériaux sur l'histoire du couvent de Disentis et de son territoire. H a raconté en sept volumes dans les Annales Monasierii IJisentinetisis l'histoire du couvent depuis son origine jusqu'à son époque. Ces annales ont malheureusement aussi péri dans l'incendie du 6 mai 1799, mais l'essentiel a été conservé dans la Synopsis Annalium monasterii Disentinensis, dont l'auteur est également le savant Adalbert III. La Synopsis a échappé à la destruction parce qu'il s'en trouvait déjà plusieurs copies hors du couvent avant la catastrophe de 1799.

L'abbé Defuns décrivit également très minutieusement la querelle de Sargans de 1701, et il traduisit des écrits latins en romanche. 11 s'occupa beaucoup aussi de l'extension des bâtiments du couvent et en particulier de la construction de l'église de Saint-Martin qui fut consacrée en 1709 par l'évêque Ulrich de Mont. Il s'employa encore à enrichir la bibliothèque du couvent et était considéré comme le père des pauvres et des malheureux. Il est mort en 1716. — P. PI . aSpesclw, sein Lcben nnd seine Schriften, 1913, p. 58. — J. Cahannes : Das Kloster Disentis... p. 8. [F. P.]

Abbés de Allerheiugen (Schalfhouse). Adalbert I, de Metzingen (haut bailliage d'Urach, Wurtemberg), abbé du couvent Allerheiligen de 1099 à 1131. Successeur de l'abbé Gerhard qui avait été chassé de cette maison et soupçonné d'avoir intrigué contre lui, il dut se justifier devant l'évêque de Constance, Gebhard, avant d'être confirmé par lui (QSG III, 164). Ses parents, Eberhard et Richina de Metzingen et ses frères, Eberhard et Berthold. firent don au couvent Allerheiligen, en 1102, de biens à Uleichstetten (QSG III, 67). Sous son règne éclata avec Adelbert de Morsberg, avoué du couvent, une lutte acharnée qui se termina par un arrangement en 1122 (QSG III, 100); de même avec l'évêque de Constance à cause des biens de Tuto à Wagenhausen. La nouvelle cathédrale commencée par l'abbé Sigfrid en 1087, fut achevée sous A. entre 1102 et 1104. A sa demande, son ami Bruno, archevêque de Trêves, céda les corps des saints Constant, Alexandre et Leguntius au couvent d 'Allerheiligen, comme reliques précieuses. Sous A., le monastère traversa une ère de grande prospérité. Voir LL I. 35. — Mùlinen : Jlelr. sacra, I, 120. — Kirchhofer : Nbl, 1824. — Baumann : Das Kloster Allerheiligen (QSG III). — Adalbert II, abbé du couvent d'Allerheiligen, mentionné dans les documents en 1145, ne régna pas longtemps ; selon Kirchhofer et Baumann, pas avant 1141 ni après 1148. Mulinen. dans Ilelv. Sacral, p. 120, cite en 1179. mais sans indication de source, tussi un Adalbert III. — Voir Baumann : I)as Kl. A/igen (dans les QSG III. p. 114, 118, 184). — Kirchhofer : Nbl IV. p. 2. - Rïïeger, p. 1119. - IU II n° 6-10, 12 et l'article ALLERHEILIGEN. [Wkrner.]

Adalbert, aussi Baldebert, premier abbé du couvent del'fàfers. Eichhorn, que suivent Wegelin el Mayer, admet qu'il étudia sous Pirmin et Heddo, à la Reichenau, et fut envoyé en 731, avec onze compagnons, à Pfâfers. lui 751. sacré évêque de Coire, il résigna sis fonctions déjà en 754 pour reprendre seul la direction du couvent. Mais, abbé et évêque. il est mentionné par les ordonnances monastiques de Gérold de Hirsau, de la tin du XIe siècle: comme Athalbertus ubbas de Fabarias, il sii^na le synodique d'Attigny de 765. — Voir Eichhorn : Episc.

Cur. — Mayer: Geschichte des llist. t'.lnir I.— Wegelin Regestes. rj w

Adalbert (Adalbract), abbé de Rheinau, + 26 août 992. - Voir MYC, XIX. p. 52. — Pupikofer P. 244.

Adalbert, prieur d'Ittingen. Adalbert. Berchtold et Ulrich d'Ittingen. ministériaux des comtes de Kibourg, fondèrent dans leur château, avec le consentement de l'évêque de Constance, un chapitre de chanoines ,-iul:iistins, dans lequel ils entrèrent aussitôt. Le pape Eugène III confirma la fondation le 24 janvier 1152. Adalberl en fut le premier prévôt et le comte Welf VI de Ravensburg le dota généreusement. — UStG, 3, 694, 697. — TU II, 33, 35. -, H

Comtes de Thurgovie. — Adalbert, gaugrave de Thurgovie. On distinguait autrefois quatre personnages de ce nom, mais il a été démontré depuis (pie les trois documents donnés par Neugart dans son Coder dipl. I, nos 156, 169, 192, sont mal datés, parce qu'ils reposent sur une confusion entre Charles le Gros et Charlemagne. Celui que Pupikofer nomme Adalbert I, lils du comte Hunl'ried de Rhétie, comte de Thurgovie, dans les années 835 à 837. à supposer que les deux documents où il est nommé soient authentiques (UStG I, nos 356, 370), pourrait bien être le remplaçant du comte Gérold, qui remplit ces fonctions à plusieurs reprisesjusqu'en 840. En revanche, dans nombre de documents thurgoviens, est appelé gaugrave de Thurgovie. — Adalbert I. 860-894, apparenté avec Emma, épouse de Louis le Germanique, il était appelé parfois inlustris, illustre : il est souvent mentionné seul ou à côté du gaugrave zuricois Gérold (comte du Zùrichgau) dans des documents zuricois. Selon les ^«im/es Einsiedlenses, il a fait punir les assassins de saint Meinrad. — Pupikofer: P. p. 151. — UStG II, n°* 471-691. - Hadperti casusS. Galli, p. 210. — Son fils Adalbert II lui succéda comme comte de Thurgovie 894-910. Pupikofer admet qu'Adalbert I est identique avec le comte du même nom mentionné dans Scherr et les A Ipgauurkundën, mais c'est douteux. Mourut assassiné à l'instigation de Salomon II, évêque de Constance. — UStG II, n"s 692-763. — Poupardin : Le royaume de Bourgogne. [Sch.]

Comtes de Rhétie. — Adalbert, prétendu lils et successeur dellunfried, premier comte de la Rhétie curiale. En 824, avec l'aide armée de ses frères et après une rencontre à Zizers, il se serait emparé des biens de son successeur (voir ci-dessus A de Thurgoviel. — ADALBERT, comte de la Haute Rhétie 958-976. - Voir P. -G. Planta : Dos dite Râtien, 1872, p. 354, 359, 362,396. - P.C. Planta : Die curràtischen Herrschaften in der Feudal- :eit, 1881, p. 11 s. (F- P.l

Pays de Vaud. Nom de plusieurs personnages du pays de Vaud vers l'an 1000. — Adalbert, marquis (pour la Bourgogne cisjurane), est témoin d'une donation à (iimel antérieure à 993: il tient en juin 1001 un plaid à Orbe : il est encore mentionné en 1013, sans qu'on sache s'il est mort ou vivant. Le comte Adalbert est aussi témoin dans l'acte de Gimel; il assiste en octobre 993 à la confirmation par le roi de Bourgogne de l'élection de l'abbé Odilon de Gluriv, et, en 998, à la fondation du monastère de Bevaix; il apparaît en 1002 au plaid d'Eysins en qualité de comte palatin (le comte de Vaud était alors Teudon) ; il paraît être l'ancêtre des dynastes de Grandson. — Charrière : Les Dynastes de Grandson. — Poupardin : Le royaume de Bourgogne. — Reymond : L'Evêque île Lausanne, comte de Vaud. M. K.

ADALGAUDUS, évêque de Genève. La <• Bible de Saint-Pierre » connaît deux évêques de ce nom. du ne trouve mention sérieuse que d'un seul, qui assista en 927 à la confirmation de l'évêque de Lausanne Liban. On attribue au second, qui aurait vécu après 1019, une monnaie : Adalgedus e/>s. .■ — Geneva civitas, dont l'authenticité est douteuse. M B

ADALGOTT. Trois personnages de ce nom ont été abbés de Disentis. — ADALGOTT I. Selon la tradition du monastère, abbé de Disentis 1021-1031 , moine ermite, a laissé le souvenir d'un saint. L'investiture de l'abbaye à l'évêque de BriiêD par l'empereur Henri 1! en 1020, en récompense de services rendus, se serait donc faite sous lui. Cependant jusqu'ici, cet abbé ne paraît pas prouvé par les documents. - Voir: J. G. Mayer Geschichte des Bist. C/iio-1914. I, p. 187. - Th. von Mohr : Re-

ADALHARD

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