‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 42 sur 329 · ADAM · texte numérisé non relu

ADAM

g est en der Bened. Abtei Disentis, 1853, p. 8. — R. Hoppeler : Studien tur Gesch. des Stifles Dis. im Miiirialter, [JHGG 41, 1911, p. 51). - Adalgott II, le Saint,

élève île Sainl-lternard de Clairvaux, selon la tradition, simultanément abbé de Disentis de 1150 à 1160 et évêque de Coire de 1151-1160. Comme abbé il n'est pas aiteslé par les documents, mais il fut sacré évêque de Coire le 4 février 1151 à Mayence. Il passe pour un énergique réformateur de l'évêché, un vaillant champion des droits de l'église, un promoteur de la vie religieuse et surtout de la vie monastique et un bienfaiteur des pauvres. \ Coire existait près de l'église de Saint-Martin un hôpital que l'évêque Remedius aurait fondé au début du IX- siècle Pour qu'il remplît son but et fût prospère sous une autorité et une administration appropriées, A. II le remit aux Prémontrés de Saint-Luzi, les chargea de veiller soigneusement sur les pauvres et leur donna encore l'église de Mustail avec ses dépendances, les nonnes de ce couvent ayant été chassées par les prédécesseurs d'Adalgott. Il reforma les couvents de Kazis, Munster et Schânnis en leur imposant une discipline plus sévère. Dans la Collégiale de Marienberg, il consacra, le 13 juillet 1100, la crypte et trois autels. Jusqu'à une époque récente on voyait encore le portrait de l'évêque A. dans la chapelle Adalgott à Marienberg. Par une donation d'Ulrich IV de Tarasp, A. accrut considérablement son évêché en ministériaux, serfs et biens dans le Vinschgau, la Haute vallée de l'Inn, la Basse-Engadine, le val Bregaglia, l'Oberhalbstein, le Schanfigg. Il mourut le 3 octobre 116U dans le couvent de Disentis, où il fut enseveli. Très tôt, il fut vénéré comme un saint. D'après la tradition, sa tombe fut oubliée longtemps, lorsque le 30 juin 1676, l'abbé Adalbert l la fit ouvrir et enfermer les restes mortels dans un cercueil précieux. — Voir J. G. Meyer : loc. cit., p. 206, 213. - R. Hoppeler : loc. cit., p. 8. - Proprhnn Desertinense. — P. PI. a Spescha, sein Leben u. seine Schriften, 1913. p. 53. — Adal()ott J/7(Wa.ller), de Ringgenberg, près de Trons, abbé de Disentis de 1826 à 1846, * en 1765 de parents fortunés qui lui donnèrent une bonne éducation, il se voua d'abord à l'agriculture, embrassa plus tard la vie monacale, prononça ses vœux au couvent de Disentis en 1791, fut ordonné prêtre en 1795, et, sous l'abbé Laurent, remplit les fonctions d'économe du monastère. Violent adversaire des Français, il reporta sa haine sur ses trois frères, dont deux tombèrent au combat de Reichenau et le troisième, blessé, resta estropié. Comme abbé, A. III ne paraît pas avoir été à la hauteur de sa tache et de graves dissensions se glissèrent dans la maison. Quelques jeunes moines se montrèrent rebelles et animés d'un esprit novateur. Les ordonnances que l'abbé d'Einsiedeln promulgua lors d'une visite ne furent pas suivies ; le 20 janvier 1846, l'évêque de Coire pria le nonce d'intervenir d'autorité, et le 20 février, l'abbé âgé de quatre-vingt-un an et aveugle, résigna ses fonctions. - Voir J. G. Mayer : Gesohichte d. Bist. Chur. 1914, II, p. 695. — PI. a Spescha, sein Leben u. seine Schriften, 1913, p. 183. [F. P.l

ADALHARD, frère de Warin, qui fut comte deThurgovie de 754 à 771 ; lui-même ne fut pas comte de Thurgovie, mais de Baar, et passa avec son frère, en 768, dans le parti de Charlemagne. — Voir Pupikofer I*, 130. [G.z.]

ADALHART, apparaît comme comte de Thurgovie dans les documents de 920 et 926 ; en 920, il présida une assemblée des Etats à Erchingen. près de Frauenfeld. - Pupikofer D, 193, 259. - Tll, 1916, p. 75. — SlUB III, n«s 781 et 785. -, h

ADALHART, d'Ittingen, 840-870. « Les vieilles chartes des dons mentionnent qu'au temps de l'abbé (Grimald 84-1-872) un noble de Thurgovie, nommé Adalhart, à Ittingen, fit un don honorable au couvent de Sl-Gall, afin que la jeunesse pût être d'autant mieux élevée, éduquée et instruite. » — Voir Vadian : Die kl. Chronik der Aeble, p. 523 dans ses Deutsche histor. Schr. I, 163. — ASG, 1874, p. 2. [Sch.

ADALHELM, 857-859, comte de Thurgovie, parent de Louis le Germanique, diacre et probablement chancelier du roi, reçut divers dons de ce dernier et se trouve mentionné dans plusieurs documents thurgoviens. Cependant, que le diacre ou lévite et le comte de Thurgovie soient un |seu et même personnage est une supposition de Pupiko-

fer pour laquelle il n'apporte aucune preuve. — Pupikofer 1\ p. 149. — VStG II, n<" 453. 454, 511 et 512. 460 463, 464, 466-469.

ADALHELM I. Premier abbé d'Engelberg . Voir Esi.i.i BERG.

ADALONG (ADALONGUS, ADELUNGUS, ADOLENGUS). Évêque de Sion et abbé de Saint-Maurice d'Aganne : il régnait sous le pontificat d'Eugène 1 1 , qui en parle en 825 ; sur son intervention les moines du couvent de Saint-Maurice furent remplacés par 32 chanoines réguliers. — Briguet: Vallesia Christ..., p. 128. — Gallia C/tr. XII. 738. - de Riva/ : Opéra hist. II. [L. M.1

ADALRICH ou ADELRICH, fils du comte Adalbert de Rhétie curiale. Adalberl aurait eu l'administration de la Rhétie au temps de l'évêque l.'sso (vers 870). — Voir Archiv fur die Gesch. der Republ. Graub., hg von Th. v. Mohr, II, p. 33. |F. I'

ADALRICH, ermite de l'île d'Ufenau en 950, fil, avec sa mère Reginlinde, des legs au couvent d'Einsiedeln. — Voir Ringholz : Geschichte oon Einsiedeln, p. 34 s. — Gelpke : Kirchengesch. d. Schweiz II. p. 400. <, /

ADALRICUS, évêque de Bâle de 1025 au 25 mai 1040, appelé aussi Udalricus Jl. — Voir Bas. C. VII, p. 407.

ADALWIN, évêque de Râle, au IXe siècle, successeur de 1 'évêque Fridebertus et prédécesseur de Hartwig. — Voir Bas. C. VII, p. 320-467. [A. B.]

ADAM. Nom de famille que l'on rencontre à Fribourg el à Genève.

A. Canton de Fribourg : Ancienne famille de tanneurs à l'origine, bourgeoise, qui a donné 14 membres du Conseil des Deux-Cents, de 1465 à 1668, 7 du Conseil des Soixante, 4 de celui des Secrets, deux bannerets, huit baillis, un notaire et deux chanoines du chapitre de Saint-Nicolas. — 1. Pierre, fils d'Ulrich, de Berne, résidant à Guin, est qualifié bourgeois de Fribourg dans un acte du 14 avril 1358. — 2. Ci.im.iii, fit partie du Conseil nommé en 1449 par Albert, duc d'Autriche. — 3. Parmi les Suisses qui furent exécutés à Grandson, en 1476, se trouvait un A., de Fribourg. — 4. Nicod, conseiller et banneret en 1462. — 5. Pierre, conseiller. 1503. — 6. Simon, notaire, 1615. — 7. Martin, élu en 1677, chanoine de Saint-Nicolas f 1679.

— 8. François-Pierre-Antoine, qui paraît avoir été le membre le plus distingué de cette famille. Fils de Jean- Louis et de Marie-Elisabeth Juat, bapt. à Fribourg le 5 juin 1688, il suivit d'abord la carrière des armes au service de France pendant sept ans, puis il entra au séminaire de Saint-Nicolas à Paris. Il fut successivement chanoine de Saint-Nicolas à Fribourg, en 1715, curé de cette ville 1724, protonotaire apostolique, promoteur fiscal, senior du chapitre, chevalier de l'éperon d'or. Homme très estimé et de grand mérite, il mourut le 15 décembre 1758. L'antique chapelle de Saint-Pierre, sur les Places, fut restaurée par ses soins en 1737-1738 ; il acheta une maison avec grange et jardin pour le prieur de cette chapelle. Par testament, il laissa la moitié de ses biens aux bourgeois pauvres de Fribourg. Avec lui s'éteignit la famille A. — /./. 1, p. 28. - ll'olzhalb I. p. 6. - Raemy: Chronique fribourgeoise tlu XVI P siècle, p. 52 et 127. — Berchtold : Bist. du canton de Fribourg, I. p. 320.

— Apoll. Dellion : Die t. des paroisses du canton de Fribourg VI, p. 341, 344, 360. — Rrasey : Le chapitre de l'insigne et exempte collégiale de Saint-Nicolas, p. 1 15.— Weitzel : Répertoire général des familles dont les membres ont occupé les fonctions baitlivales. [R > mi

B. Canton de Genève : Nom de cinq familles originaires de Jargeau (Loiret), de Rouen, de Meaux. de Metz, de Paris. Cellede Paris eut pour fondateur Lm is-Alexandre, graveur, puis peintre sur émail, dont un des fils. IIenri- Albert, joua un rôle dans la politique à l'époque des révolulions genevoises. — Genève, A. E. [C. H .]

ADAM." Gentilhomme rhétique, qui avait sa résidence habituelle à Walgau, dans le Vorarlberg. En 941, il fut condamné à mort pour avoir pris part à une conjuration contre Othon Ier et ses biens furent confisqué-. S riant enfui, il alla chercher refuge dans un lieu presque inaccessible, mais peu distant de chez lui, où il vécut en ermite sous le nom de Gérold. Ses deux fils, Ulrich et Kuno, semblent avoir trouvé asile à Einsiedeln. Kn 949. Gérold fut gracié à Francfort s/M., grâce au crédit dont

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