‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 43 sur 329 · ADAM · texte numérisé non relu

ADAM

A DAM INI

îi

Eberhard, abbé d'Einsiedeln, jouissait auprès de la maison de Souabe, et qui intercéda pour lui. Tous ses biens lui furent rendus; on y ajouta même le lopin de terre où il avait mené son existence de pénitent, mais il ne prolita pas de la faveur impériale. Il préféra reprendre sa vie solitaire, et en 972, après avoir abandonné une partie de son patrimoine à l'évêché de Coire, il lit don à l'abbaye d'Einsiedeln de presque tout ce qui lui restait. Ce fut l'occasion d'une grande solennité; Gérold, pour symboliser cette cession, apporta lui-même à l'abbé une motte de terre. Puis, au lieu même qu'il avait sanctifié par sa pénitence, il fonda le prieuré de Frisen (appelé aussi depuis 1340 Saint-Gérold) et dédié à Sainte Marie- Madeleine, pénitente. Gérold mourut probablement le 10 avril 978. Depuis longtemps on le vénère comme un saint. Peut-être appartenait-il à la maison seigneuriale de Sax. ou llohensax; ce qui est certain, c'est que cette famille était originaire de la contrée de Walgau, où Gérold possédait de grands biens, et que l'on trouve parmi ses membres des Gérold. Cela expliquerait pourquoi, au XVe siècle déjà, on a pris Gérold pour un duc de Saxe. Aussi bien, est-ce revêtu des attributs ducaux que l'on voit apparaître Gérold dans un sceau du prieuré, du 27 avril 1501. En outre, il est représenté en chevalier dans le retable de l'église de Sainte-Anna de Brederis, près Raukvveil (Vorarlberg). Le prieuré de Saint- Gérold dépend de l'abbaye d'Einsiedeln. — Voir Ringbolz : Gescli. des fïtrstl. Benediktinerslifts Einsiedelu I. 39 s. 549 s. 661 667. [Odilo Ringholz.]

ADAM, Michel, traducteur d'hébreu en allemand, était, d'après Ilottinger et d'autres, un Juif converti au christianisme, qui fut, dans la suite, reçu bourgeois de Zurich ; on n'en a pas retrouvé l'inscription, mais un dithyrambe d'Ulrich Grob a pour sujet sa conversion ; il vivait encore en 1550. Selon les livres de familles, il avait épousé une veuve Stapfer, née Manz. Quelques-unes de ses traductions, imprimées en caractères allemandshébraïques, ont paru chez Christophe Froschauer, à Zurich ; sans date . un Liber precum et 6 livres ou 97 chapitres sur la guerre des Juifs de Josephon (probablement le même que le suivant); et en 1546: Joseph ben Gorin (aussi Josephon ou Josippon), Histoire du peuple juif depuis Adam jusqu'à la destruction de Jérusalem par Titus. La traduction par Michel Adam de cet ouvrage paru au moyen âge et qu'on a attribué à Flavius Josèphe, rut une série d'éditions qui ne furent pas imprimées à Zurich. A Constance parurent en 1544 sis traductions : lr l'entateuque, avec les Huphtar et les cinq Megilloth, i i en 1548, les Livres historiques de l'Ancien Testament. — Voir Jul. Fùrst : Bibliotheca Judaica 1, p. 17 et II. p. 113. — E. Camillo Rudolphi : Die Buchdrucker- Familie Froschauer in Zurich. 1521-1595. Zurich 1869. — J.-H. Hottinger : Schola Tigurinorum Carolina Tiguri. 1664, p. 65.'- Meiss ; Ge&chl.-Buch I, p. 16. — Dùrsteler : Gestitl -Buch, Appendix I. ('■• B-l

ADAM, /'. Anastase, franciscain, * le 15 mars 1795 à Oberdorf, près de Soleure, fit ses études dans cette dernière ville et y prononça ses vœux en 1816. Il s'occupa spécialement de la philosophie du P. Girard, qu'il enseigna durant l'année scolaire 1833-1834 au gymnase. A plusieurs reprises, provincial des couvents franciscains de Suisse et chef intellectuel de l'ordre, A. fut un homme des plus considérés, d'une nature profonde et noble ; -}- 28 février 1848. — Voir Nekrolog. der Deutschen, 1848. — Schmidlin : Kirchensâtze, 1908, p. 268. |J. M ]

ADAM, ilu village de Camogask, héros légendaire de 1 Engadine, aurait tué le bailli du château de Guardarall, au-dessus du village de Madulein, et, avec ses compagnons, pris d'assaut et incendié la forteresse, le bailli lui ayant demandé de lui livrer sa fille. Campell prétend avoir connu les fils et les petits-fils d'A. de C. Il est impossible de faire le départ entre l'histoire et la légende. Le personnage paraît historique, mais beaucoup de ses aventures semblent devoir être considérées comme légendaires. — Voir Campell : Zwei Bûcher râtischer Getchichte, Topograph. Beschr. von Ilohenretien, éd. C. von Mohr, 1849. p. 70 s. — G. Théobald : Naturbilder ans île,, Bât. Alpen, 3«éd., 1893, p. 218. — Neuer Bûndner Kalender, 1847. r. P,|

ADAMI. Au Tessin il y a des famille- de ce nom de

deux souches au moins. Au XIV siècle on trouve un Martinus A. qui est l'un des représentants de Losone au sein du Conseil de la pieve de Locarno et \scona il36(i); en 1484, on trouve un ADAME de Tegna (à environ deux km de Losone) parmi les soldats qui occupèrent les passages du Val Maggia vers le Val d'Ossola pour empê cher une invasion possible des soldats de Pévêque de Sion descendus pour combattre les comtes d'Arona et le duc de Milan. Ce sonl probablement des membres de la famille des Adaini que l'u 1 rencontre plus tard dans le Val Maggia tGiumaglio). L'autre branche est celle de Torello. petit hameau de Carona (D. Lugano), qui existait déjà au XVI' siècle, alliée à la famille très renom mée des Casella de Carona. Dans les registres de la paroisse le nom est d'abord de Adamo : à partir de 1618, il a sa forme actuelle Adanii. Dès 1700 cette famille est très nombreuse. En 1642, elle n'habite plus Torello, mais Carona : des branches s'en détachèrent ; en 1 660 on trouve des Adaini à Vico-Morcote, en 1802 à Venise, vers 1850 à Nice, où ils travaillaient comme entrepreneurs. Aujourd'hui la famille est près de s'éteindre. — 1. FRANÇOIS-RAImond de Adamo, vécut au XVIIIe siècle. Professeur de théologie à l'Université de Fise, Général de l'ordre des serviteurs de Marie. — 2. Jean-Baptiste, curé de Carona, membre du premier Grand Conseil tessinois. de 1803 à 1806. — 3. Jean-Jacques, de Giumaglio (Val Maggia), député au Grand Conseil de 1877 à 1893 ; en 1891 représentant du XIe arrondissement à la première constituante tessinoise. — Horrani : Ticino Sacro, Lugano, 1896. — Dotta : / Ticinrsi nei consigli, etc. — Pometta : Corne H Ticino venue in poteré degli Svizzeri. — Meyer : Die Capitaneî von Locarno. |D' G, T.]

ADAMINA. Famille originaire d'Orselina (Tessin). Une branche s'est fixée à Lausanne au milieu du XIX' siècle. Elle est actuellement représentée par M. JACQUES A., * en 1846, pasteur de l'Eglise libre à Château-d'Œx (1869-1887), puis à Corsier (dès 1887). Auteur de L'Amour et le mariage, I9!7. (M. R.

ADAMINI, famille très en vue de Bigogno(Com. Agra, D. Lugano), illustrée par de nombreux artistes. Depuis des siècles, elle possède le patronage de la chapelle de la Présentation de la Vierge à Gentilino. LIne branche de cette famille s'est établie à Savosa (D. Lugano) et fut également illustrée par des artistes. Un trouve aussi des Adamini habitant le Locarnais dès le XVIe siècle. Le 29 octobre 1535 on rencontre un «Adam Adamini de Locarno » (ailleurs on le dira de Piato Lavizzara, habitant Locarno) comme procureur des gens de Pedemonte ; le même est procureur des gens de Tegna le 31 octobre 1551 ; le 17 mars 1572 on trouve un </«•■>' .hihanex AuU>nius qui emprunte de l'argent et fait des ventes en 1569. — 1. Joseph-Antoine. y le 16 avril 1756, au Bengale, architecte, de Savosa. Il travailla à Lisbonne au service de la reine Marie de Portugal. — 2. LÉON, architecte, fils de Thomas, l'ancien, * à liigogno le 18 septembre 1789, f à Pétrograde le 9 septembre 1854. Depuis 1817 il est au service de l'État russe à Paulowsk et à Pétrograde et travaille à la construction du nouveau théâtre (1828), à la reconstruction du palais d'hiver (1838-1840), au palais de la grande duchesse Maria Nikolajewna, à la construction de l'église d'Isaac, au palais de marbre, etc. —3. ANTOINE, * à l;it:oe.no le 25 février 1792, y à Pétrograde le 17 juin 1847, In ie de Léon. Fils de ses œuvres, il devint un grand architecte et s'illustra en Russie s,, us Alexandre 1" et Nicolas I". Il se rendil ensuite à Calcutta, à Madras et au Bengale. Il travailla à Pétrograde à l'église d'Isaac ; éleva sur la grande place, devant le palais d'hiver, la colonne d'Alexandre, inaugurée le 30 août 1834, travailla aussi au palais de la banque impériale. Depuis 1817, il fut toujours au service de l'Etat russe. Décoré de l'ordre île Wladimir. Attg. Lexikon SKI.. - Vegezzi : Esposizione storica m Lugano. i. Josi ph, de Savosa, de 1803 a 1813, représen tant du cercle de Vezia au premier Grand Conseil tessi nois. 5. liiiviiMi.u 1, prêtre, de Savosa. de 1808 à 1813 député au Grand Conseil tessinois. — 6. Thomas, de Bigogno, participa aux troubles contre la constitution cantonale du 10-29 juillet 1814 et fut condamné par- con liim.ice par la haute cour de justice du Tessin. Il eiil ses bien- confisqués. — 7. Thomas, de Bigogno, * le 21 mars \x-i\; à Pétrograde, élève du professeur Thon el de l Ica

ADAMITKS

AIHHTAMKNTA

lils de

Bernard Adamini.

demie de Pélrograde, plua tard aide de l'architecte prof Vlexandre Brûlow. — SKL. — 8. Dominique, architecte, travailla jusqu'en 1827 à des constructions pour l empe

reur de Russie. Depuis 1827 on perd sa trace. — SKL. — 9. Bernard, *à Bigognoen 1834, y 1900. Il étudia au lycée cantonal de Lugano et à l'Ecole polytechnique de Zurich : ingénieur en 1859, il travaille a la construction de la ligne Gallarate-Varese et, de 1804 a 1869. à la ligne Gênes-Nice ; en 1870, il rail l'installation de l'eau potable à Vienne , de 1872 à 1880, il travaille sur la ligne du Gothard et de 1882 à 1886 dirige les travaux de percement du tunnel de Borzallo, de 8 km., sur la ligne Parme-Spc/ia. Rentré dans son canton, il dirigea les travaux de construction des lignes du S. Salvatore à Lugano et du Generoso; il travaille ensuite aux fortifications du Gothard (tant du côté d'Airolo que du côté d'Andermatt). Itéputê radical du II» arrondissement au Grand Conseil de 1897 à 1898. — Voir Boll. stor. 1887, 1910. 1911. — Weiss : Die Tessinischen Landvogteien der XIJ Orte im 18. Jahrh. — Bianchi: Artisti ticinesi.— ALiiK. — Dolta : / Ticinesi nei consi- 'gli délia Confed. e del Cantone, Locarno, 1903. — Baroffio : Storia del canton Ticino 1803-1830, Lugano,

1882. [D' Tiu-v/im.'

ADAMITES. Secte des IL et III" siècles dans l'Afrique du Nord, dont les membres, pour dominer les passions charnelles, devaient se présenter nus à leurs réunions. Naturellement cet ascétisme forcé produisit aussi des effets contraires. Chez les Bégards, et au début du XIV' siècle, chez les Frères et les Sœurs du libre esprit en Suisse et au sud-ouest de l'Allemagne, cet usage aurait aussi été adopté. En Autriche, les Adamites ont les mêmes tendances en 1312 et les Turlupins de l'Ile de France en 1372, ainsi que les Hommes intelligentiae à Bruxelles vers 1400. Les Adamites de Bohême furent exterminés par le chef hussite Ziska ; cependant un mouvement du même genre se reproduisit en 1849. Des désordres adamites sont aussi mis à la charge des Antonins du canton de Berne, probablement à tort ; mais il s'en produit dans la secte de Rapperswil en 1807. [E. ts.|

ADAMO d'Arog no, iTessin), *. probablement dans la 2e moitié du XI' siècle, f à Trente vers 1230. Architecte et maître-constructeur, il continua et acheva la cathédrale de Trente, commencée par l'évêque Ulrich II (1022-1055) et qui est un des monuments les plus splendides de l'architecture lombarde. On prétend n'attribuer à Adamo et à ses fils et petits-fils, qui travaillèrent à cette œuvre pendant un demi-siècle, que la rosace de la façade, la porte du lion et quelques galeries; mais selon toutes les apparences, la part de ces artistes fut bien plus grande. Une inscription tombale de la fin du XIIIe siècle dans la cathédrale de Trente dit qu'Adamo commença son travail le dernier jour de février 1212 et que, après lui, ses fils et petits-fils ont aussi travaillé à la cathédrale et furent enterrés tout près de lui. — Adamo, petit-fils du précédent, travailla à la cathédrale de Trente avec son frère Zanibono et son père Enrico di Fono. — Voir Al.liK - Bianchi : Artisti Ticinesi. BStor. 1886, 1890,

1900. — Vegezzi : Espositione storica in Lugano. — Melani : Architettura italiana. — - SKL. [C. T.]

ADAMO DK CûNTONE, seigneur foncier tessinois, probablement de la famille des Orelli de Locarno, dont une branche avait des possessions à Contone. Il vécut du XIIe au XIIIe siècle, citoyen de Côme et habitant, en 1205. dans ses terres de Giubiasco, dans le comté de Bellinzone. Vers 1200, il acheta de l'abbé Werner et des moines de la célèbre abbaye de Cielo d'oro de Pavie les possessions de cette abbaye dans les hautes vallées tessinoises. En défendant ses nouveaux droits il entra

eu conflit avec les gen- d'Olivone, Castro, Marolta et l'onto Valcntino. Par la médiation de Cuido d Orelli, bailli et recteur de Blenio. probablement son parent. A. consentit à vendre ses droits sur le val Blenio : le 9 janvier 120Ô sur le territoire d'Olivone. le 22 octobre de la même année mit (.astro. Marolta et Ponto Valentino Meyir. K. : Blenio und Leventina. — Le même : Die Capitanei von Locarno. <. i

ADAM S, Karl, mathématicien • 1811 à Merscheid près Itusseldorf, professeur de mathématiques et pbj sique à l'école industrielle de Winterthour où il mourut 14 nov. 1849. Il s'adonna spécialement à la géométrie synthétique, dite nouvelle géométrie, et se fit connaître par plusieurs publications (parues à la librairie Steiner a Winterthour). Ce sont : hic Lehre von den Transversale» m ihrer Anveudimg auf Planime- Irie, 1843. — Die harmonischen Verhâltnisse, 1" partie, 1845. — Dos malfattische Problem <jcl„st. 1846. — Die merkwûrdigsten Eigenschaften tics geradlinigen Dreiecks, 1846. — Einige geometr. Aufgnhen algebraisch gelôst, 1847. — Geometr. Aufgaben mit besonderer Hùcksichi mil geometr. Konstruktionen, 1847 et 1849. — bas malfattische Problem algebraisch gelôst, 1848. — Voir: Poggendorff: Handwôrterbuch. — ADB 1 p. 47 Ait. par Canton. — Notice nécrologique dans le Land bote du 15 février 1849 (n° 46) et Neuer Nekrolcg der Deutschen, 27' année, 2' part. (Weimar, 1851). — Verzeichnist der Niedergelassenen von Winterthur, 1848. [C. B.l

ADÀMS, Sir Francis Ottiwell, fut du 8 juillet 1881 au l,r mai 1888 ambassadeur d'Angletene près la Confédération suisse. 11 écrivit avec C. I). Cunningham, (l'auteur de The Pioneer s of the Aljis). The Smss Confédération, Londres, 1889. Comme ses prédécesseurs, Isaac Wake et Abraham Stanyan, Adams voulut faire connaître à ses compatriotes la situation de la Suisse et surtout donner au courant démocratique en Angleterre un exemple et une ligne de conduite. G Sch.]

ADAMUS. Voir ADA.

ADANK. Ancienne famille de Maienfeld (C. Grisons) éteinte aujourd'hui en cet endroit et à Coire et Tschappina. Le personnage le plus important de cette famille est le bailli de Maienfeld Thomas A. Il vendit en 1594 pour 2500 fl. le château et le domaine de Prestenegg au chevalier Vespasien Salis. Sur la lettre d'achat se lit, écrit de sa main : Kaufbrief uni das tint Prestenegg, nunc (nunmehrj Salenegg. 16 membres de la famille *e trouvent mentionnés dans le Jahrbuch (Ici- St. Amandvskirche vu Maienfeld. édit. par Fritz Jecklin, Coire 1913. Les A. sont aussi bourgeois de Flâsch, Srhiers, Luzein, Zizers et Zurich. — Armoiries: Coupé d'azur à l'étoile d'argent et de sable à la croix pâtée d'areent sur trois monts de sinople. — Voir F. Jecklin dans JUGG 1912. I- J-]

ADDA (d'). Voir DA.DAZ.

ADDISON, Joseph (1672-1719), lit aux Irais et sur la demande du gouvernement anglais un voyage sur le continent depuis l'été 1690 à l'automne 1703 et écrivit là-dessus Remarks on Several Parts of Ilaly. lu the yéars 1701, !'<>■>. 1103 qui parut à Londres en 1705. 11 vint en décembre 1703 à Genève, fit le tour du lac, visita Fribourg, Berne, Soleure, Mellingen, Zurich, Sainl-Gall et donne de courts aperçus des curiosités à voir dans ces villes. Ces aperçus sont suivi* île remarques générales sur toute la Suisse dans lesquelles il loue l'harmonie qui règne entre les divers Etats et l'aversion des Suisses pour la pompe et le luxe. Mais l'ensemble est monotone et sec et ne justifie pa~ tout à fait la louange de Haller dans sa Bibliothek <!('>• Schweizergeschichte : « Tout respire ici l'esprit et la perspicacité de l'inimitable Addison ». lians ses célèbres feuilles hebdomadaires. Addison ne parle presque plus de la Suisse. Dans le n" 9 du Tatler, il écrit le 1" août 1709 une lettre supposée de la plus haute cime des Alpes mi il raille le rude service mercenaire, Un mercenaire borgne s'y vantail qu'il y avait dans s;i famille sept jambes de bois et que depuis quatre générations pas un n'avait porté dans la tombe tous ses membres. (, s, ,, ADDITAMENTA. (le sont des suppléments de traite-

ADDOR

ADELBODEN

ment que recevaient les pasteurs. Accordées à Zurich par les magistrats réviseurs de comptes, ces allocations étaient personnelles et prenaient fin à la mort ou au dépari du bénéficiaire, quoique le plus souvent la veuve et les enfants en eussent la jouissance pendant six ans. Lorsque des A. étaient accordés, souvent les successeurs les recevaient également s'ils le demandaient ; ainsi le pasteur Anhorn, d'Elsau, f en 1700, les ayant obtenus, son deuxième successeur, le doyen Freudweiler, écrit à ce sujet dans une liste des revenus de la cure : « ajoutons un additamentum personnel, selon une reconnaissance de mes gracieux seigneurs, du 5 mai 1706, accordé à MM. les pasteurs Anhorn et Eich (+ 1740) et puis à moi, le 20 avril 1746, gratification accordée ainsi pour la troisième fois. » Le grand âge, de longs services, la science, les bonnes mœurs, des églises annexes fatigantes, un grand train de maison, une diminution des revenus occasionnée par la séparation d'églises succursales, les maladies, les infirmités faisaient accorder les A. Le pasteur recevait comme A. pour le vicaire, six boisseaux de blé, quatre muids de vin et soixante livres d'argent. Lors de l'introduction de la quatrième communion de l'année, et comme il devait fournir le vin de la communion, le pasteur d'Elsau reçut un muid de vin de plus par an (1796). Dès le milieu du XVIIIe siècle, on chercha à limiter l'octroi des A. Un arrêté du Grand Conseil de Zurich, du 27 novembre 1765, spécifie que tous les A. reçus depuis 1600 seront supprimés lors de la vacation d'une prébende. Pendant un certain temps, ils ne furent plus accordés que par le Conseil qui, le 18 novembre 1728, prit de nouvelles dispositions restrictives. Les maîlres d'école à faible traitement, à la campagne, recevaient aussi des A. — Voir Pestalozzi : Kirchengut, p. 48 s. — Baltischweiler : Institùtionen, p. 97. — Wild : Eglisau I, p. 179. [W.L.W.]

ADDOR. Famille vaudoise, à Sainte-Croix en 1526, à Vuitlebceuf en 1560, aujourd'hui bourgeoise de ces deux localités. Elle a donné, entre autres, M. GEORGES Addor, * le 28 janvier 1860, notaire, député de Sainte-Croix au Grand Conseil en 1899-1900, chancelier d'Etat de Vaud depuis le 20 juillet 1900. De la branche de Vuitlebieuf est sorti un rameau qui s'est fixé à Genève et y a acquis la bourgeoisie en 1814. Voir ADOR. — GL 13 juillet 1917. — Arch. coin. Sainte-Croix. [M. R.]

ADE. Famille genevoise des XIV'- et XV1' siècles. — Genève AE. [G. R.)

ADE, Pierre, d'Aubonne. Prieur de la chartreuse d'Oujon (Vaud) en 1395 et 1397-1400. - MDR IIe s., t. VI, 201. [M. R.]

ADEL. Voir Adal.

ADELAÏDE, fille de Rodolphe II, roi de Bourgogne, et de la reine Berthe, * 930. Fut mariée tout enfant, en 938, à Lothaire, fils d'Hugues, roi d'Italie, en même temps que sa mère remariait ce dernier. L'union ne fut d'ailleurs pas consommée et Adélaïde épousa finalement Othon Ir, roi de Germanie, auquel elle transmit des prétentions qui permirent à celui-ci de se faire proclamer roi d'Italie en 961 et couronner empereur l'année suivante. A la mort d'Olhon I", en 984, Adélaïde gouverna effectivement l'empire sous le nom d'Othon II, son fils, et elle disputa à ce moment l'empire à Henri le Querelleur, duc de Bavière. L'impératrice exerça aussi une grande influence sur son petit-fils Othon III. Elle fut encore la protectrice du roi Conrad de Bourgogne, son neveu, et de Rodolphe III, son petit-neveu, et tout au déclin de sa vie, en 999, elle vint en Bourgogne pour réconcilier ce dernier roi avec ses sujets. Sur les instances d'A. son petitfils Othon III lit ilon au couvent de Selz, en Alsace, des domaines Kirchberg près Berthoud, Wimmis et LVtendorf iFRH I 237). Elle mourut le 16 décembre 999.

La vie d'Adélaïde a été écrite par Odilon, abbé de Gluny, qui l'avait connue (Mon. Germ. s., t. IV). L'impératrice était déjà auparavant très liée avec l'abbé Majeul de Cluny, prédécesseur d'Odilon, et c'est à cette circonstance qu'il faut attribuer la fondation par Adélaïde et sa mère la reine Berthe, vers 961. du couvent de Payerne. En 999, elle contribua aussi à la transformation du prieuré de St-Victor, à Genève. L'Eglise l'a canonisée et célèbre sa fête le 16 décembre. — Bentzinger : Kaiserin Adelheid, Breslau, 1883. — Wimemer : L'Impératrice Adélaïde, Ra-

tisboMne, 1897. — Jardet : Saint-Odilon, abbé de Cluny, Lyon, 1898. — Poupardin : Le Royaume de Bourgogne, Paris. 1907. — Reymond : i.c Testament de la reine Berthe, Lausanne, 1911. — Dey : Histoire de sainte Adélaïde, impératrice, Paris et Genève, 1862. — Genoud : Les Saints de la Suisse française, I. — Burgener: Helvetia sancta, I. — Murer : Helvetia sancta. — MDSB III, p. 295. - ASHFl. [M. R.]

ADELBERG, Hans, de W'ipkingen et H/ENSi.i, de Hôngg, reçurent à cause de leurs exploits de guerre, le 22 nov. 1440, la bourgeoisie de la ville de Zurich. C'est aussi une famille de Wil (Saint-Gall). — Voir : Ziircher Hùrgerbucli I, p. 161. — Dûrsteler et Meiss : Geschlechterbùcher. — Wôber : Miller von u. zu Aichholz III, p. 42. — UStG IV. [F. h.]

ADELBERT de Morsberg, avoué du couvent Allerheiligen à Schallhouse. En 1098, le comte Burkhard de Nellenhurg, lils du fondateur du couvent, résigna ses fonctions d'avoué de cette maison religieuse et Adalberlus cornes de Morisberch lui succéda de 1100 à 1127 comme advocatns monasterii, selon les termes du document. Il tire son nom de'son château de Morsberg (Môrsburg) près de Winterthour (pour les rapports de sa famille avec les comtes de Winterthour et de Kibourg, voir l'art. Mors- KEn<;). Il était aussi apparenté aux Nellenburg, étant probablement le lils d'une sœur du comte Eberhard III, fondateur du monastère. Le fils de ce dernier, le comte Burkhard, conclut un accord au commencement du XIIe siècle avec Adelbert et son frère Dietrich, au sujet de serfs. Comme avoué, A. se rendit coupable dès le début d'actes de violence contre le couvent. La Chronicon Bernoldi rapporte qu'en 1098, il aurait fortifié un bastion situé près du monastère et se serait emparé de biens appartenant à l'Abbaye. Alors, les moines portant croix et reliques et chantant des litanies, se seraient présentés devant la forteresse où ils auraient été mal reçus; les uns furent tués, les autres blessés, tous fort maltraités par les serviteurs du comte, et ils durent se retirer lamentablement. Peut-être les empiétements d'A. sont-ils la cause des ordonnances sévères sur les droits de l'avoué promulguées par le roi Henri V, en 1111, et renouvelées en 1120 et 1122. En dépit d'elles, le puissant comte fit ouvertement selon son bon plaisir, jusqu'au jour où le couvent réussit, en 1122, à s'arranger avec lui à la suite de la médiation et de l'intéressante ordonnance sur les avoués de l'archevêque de Trêves, Bruno. Dès lors, il semble qu'A, de M. se soit vraiment amendé. Cinq ans après, sentant sa fin prochaine, il légua au monastère des biens assez considérables à Illnau pour réparer les nombreux actes et les torts dont il était coupable envers le couvent. La donation fut confirmée par son gendre Meginhart de Spanheim, époux de sa fille Mathilde. — Voir : LL I, p. 35. — Baumann : Das Kloster Allerheiligen (dans O.S'G III 57, 80, 95, 104,108,164). — Rùeger: Chronik. — Kirchhofer, Nbl. 1824. — Henking : Das Kloster Allerheiligen, Feslschrift zur Zentenarfeier, 1901. — Bâchtold : Erwerbg d. Landschaft, Festschrift zur Zentenarfeier, 1901. — Werner : Verf. Gesch. der Sladt Schaffhausen, 1907, p. 78. [Werner. I

ADELBODEN (C. Berne, D.Frutigen. Voir DGS). La légende rapporte qu'A, a été colonisé par des Suédois. Jahn voit (à tort, certainement) des traces de civilisation celtique dans le Heidenloch (trou des païens) à Hirzboden. A. appartint sans doute avec Frutigen à la seigneurie de Kien, puis à la maison deWâdiswil (seconde moitié du XIII' siècle), passa par mariage après 1302 aux seigneurs de la Tour deChàtillon et fut enfin acheté par Berne en 140fj. L'évèque de Sion posséda la suzeraineté sur l'Alpe d'Engstligen de 1232 à 1816; les alpes du Laveygrat appartenaient en 1357 à la maison de \\ eissenburg et une partie de la forêt de Dùrren à Louis Brûggler. de Berne (1521). En 1433, après avoir obtenu la permission du Concile de Bâle, cinquante-six chefs de famille construisirent l'église d'A. et fixèrent une prébende de quarante llorin-. du Rhin, lue querelle avec l'église-mère de Frutigen, qui ne voulait pas laisser A. se séparer d'elle, fut terminée par une prononciation du Conseil de Berue en 1435 et 1439

AIM'XUODKN

AUKNOT

Le droit de présentation du curé appartenait aux parois siens, ce que Berne reconnut expressément en 1451. En 1453, \. est appelé alias tilva et comptait cent quarante feux. Une fresque de 1471 dans le porche de l'église, qui

avait été recouverte après la Kéformation par une peinture représentant les dix \ ierges, a pour sujet le .lu* un i i dernier et montre en particulier les ecclésiastiques dans les gouffres He l'enfer, En 1478, A. obtint son propre tribu nal. La Réformation y rencontra des adversaires acharnés et il se produisit des scènes violentes pendant les sen nereligieux. La découverte d'une mine en 1543 el d une source sulfureuse en 1559 attira momentanément i attention du gouvernement sur le village. En 1640, la commune réunit 1800 livres pour la cure et l'école, en 1670 encore 800 livres et décida alors la fondation de quatre écoles à Loden, Innersclivvand, Stiegelschwand el llnvboden. En 1650, l'épidémie appelée « maladie hongroise enleva en huit mois 123 habitants; la peste, plus violente encore de septembre 1660 à février 1670, lit 550 victimes. Lors de la Guerre des paysans, ia majorité tint pour le gouvernement; néanmoins il y eut aussi des rebelles et, à cause d'eux, une amedde de vingl couronnes fut infligée à la commune. Lors de la première guerre de Vilmergen, les gens d'A. se rendirent à Rossinières et gardèrent la frontière du Valais à l'époque de Noël, « aux couches froides », selon les termes du document. Le narrateur de cette campagne devint plus tard le préfet Allenbach (voir cet article). Dans le consistoire, le pasteur Ilans-Jacob Lehmann exerça de 1670 à 1686 un régime sévère, ne craignit pas d'attaquer ses supérieurs, et, à cause de son esprit querelleur, dut subir un blâme. En 1712, les hommes d'A. se trouvèrent à la deuxième guerre de Vilmergen avec leur banneret Jean Murer ; chacun reçut au départ, comme frais de route, quatre livres, et au retour, un repas aux frais de la commune ; deux hommes furent tués au pont de la Sitter. Le lieutenant Christian Rucher conduisit les soldats d'A. à la frontière en 1743 et le lieutenant Gilgian Schmid pour étouffer la révolution à Genève en 1782. Les gens d'A. participèrent aussi à la répression du soulèvement des Vaudois et à la mobilisation de 1792. Lors de la chute de Rerne, la compagnie de Frutigen combattit à Russel et à Neuenegg ; six hommes d'A. tombèrent. La cure actuelle date de 1822 ; le gouvernement avait accordé 2000 livres pour sa construction. Des années mauvaises, le bas prix du bétail, la fièvre aphteuse en 1839, la maladie des pommes de terre, les dégâts causés par les eaux, le manque de gagne-pain. Tirent tomber les habitants dans la pauvreté et causèrent des émigrations en masse, particulièrement en Amérique. Une fabrique d'allumettes, fondée par le capitaine Jean Rieder, un combattant de Gislikon, une boulangerie coopérative, un asile communal pour les indigents, ne contribuèrent pas plus à améliorer la situation que la fabrication des boîtes d'allumettes, la filature de la soie et l'exploitation de l'ardoise. En 1864 fut fondée une école supérieure. La nouvelle route construite de 1875 à 1884 et dont la participation d'A. s'éleva à fr. 130000. —, provoqua l'essor du village qui devint peu à peu un lieu de villégiature d'été et d'hiver. En 1901, dans une excursion en skis. Walter Hagen. docteur très aimé et violoncelliste remarquable, eut un accident mortel. En 1908, installation de la nouvelle maison d'école. 1917 service postal par automobile. A. comptait en 1764 : 993 hab. ; en 1798 : 1202; en I818 : 1174 ; en 1831 : 1360; en 1850 : 1513; en 1860 : 1530 : en 1870 : 1552; en 1880 : 1649; en 1888 : 1580; en I900 : 1564 ; en 1910 : 2163. — Les registres de paroisse datent pour les baptêmes et les mariages de 1556, pour les décès de 1608. Sont connus hors des limites communales, entre autres: Abraham Allenbach, notaire, préfet, poète, chroniqueur, ■f 1705; Maurice Kuentzi, auteur de VArithmeticafundamenialis, 1710; Pierre Josi, administrateur de l'église, de 1784 à 1788, poète; Jean Rieder, capitaine d'artillerie, préfet, 1805-1870; Etienne Schmid, 1812- 1892 ; Abraham Aellig, 1838-1888, instituteur à l'école supérieure, président du tribunal; c'est principalement à ses efforts qu' A. doit sa nouvelle route. — Voir Guide d'A., édité par la Société du développement. — Karl Stettler : Das Frutigland, Rerne 1887. — K. Stettler : Des Frutiglands Geschichte. — Herm. Hartmann ; Das

Berner Oberland in Sage u, Geschichte, 2 col. — Ernat Jôrin : Der Kanton Oberland, Diss. Zurich 1012. - Extraits des chu, niques locales (Allenbach, Aicher, llari, Hager, Murer, Schmid). ai.i . b^brtschi

ADELHARDT. Famille originaire d'I'lm, genevoise par George f. George, li. G. 1" mars 1583. Armes: d'argent à aigle éployée de sable. Cim.: un bras tenant un levier ou bâton recourbé aux deux bouts, posés de fasce. Genève, A. E. : Galiffe, Arm. p. 5. c R

ADELHELM, Li. BlENHEUREl X, premier abbé du couvent d'Engelberg. Dans la charte primitive de fondation, du 22 novembre 1122, et dans la charte impériale, du 28 décembre 1124, il est appelé le père du couvent, et dans la bulle de Calixte IL du 5 avril 1121. le prieur ; ces appellations répondent bien aux origines d'un monasti r< La chronique du couvent, du XII' siècle, dit de lui : En 113I mourut saint Adilbelm, notre premier abbé, celui qui, aujourd'hui encore, assiste ceux qui viennent sur sa tombe. La chronique du XV* siècle rapporte : Il brilla durant sa vie par ses vertus, et après sa mort par ses miracles. Le plus ancien livre des tailles fixe sa mort au 25 lévrier. Adelhelm est encore vénéré dans le couvent comme bienheureux. Sa bombe, dont quelques fragments seulement furent sauvés lors de l'incendie de cette maison religieuse, se trouve maintenant tout au fond du collatéral droit de l'église du monastère. On conserve dans la sacristie un bâton pastoral modeste, à la crosse de corne, auquel est attaché un suaire, ainsi qu'une chasuble; on croit que ces objets ont appartenu au premier abbé. Les légendes qui se sont formées autour de sa personne sent représentées en peintures murales dans la grande salle du monastère. On croit qu'A, et ses compagnons vinrent du couvent de Saint-Biaise, dans la Forêt-Noire; cependant les témoignages directs des anciens temps, pour ou contre cette opinion, nous font défaut ; pourtant un fait parle en faveur de cette origine : le successeur d'A., l'abbé Frovvin. venait de Saint- Biaise. — Voir : UZ I, p. 145. — Mon. germ. hist. scriptores, XVII, p. 175. - Afd. VIII, 103 et IC9. —Album Engelbergense, 1882. — Mayer, P. Hieronymus : iJas Benediktinerstifi Engelberg (Beilage :um Jahresberichl des Gymnasiums, IS91). -- Gfr., 49. — Durrer, Robert, dans Rahn : Statislik sc/nceiz. Kunstdcnlm "'-c : Unterwalden, p. 158. [P. i nz lit ks.

ADELLIN. Famille vaudoise, de Dommarlin, tlonl plusieurs membres jouèrent un rôle politique à Lausanne au XIV siècle. [M. ];.

ADELPHI, Jean, médecin de la ville de Schaffhousc, de 1514 à 1523, humaniste, écrivain, propagateur de la Réforme. Son vrai non est Mûling (Mulingusi. Il est originaire de Strasbourg où il apparaît en 1505 comme médecin, et en 1508 et 1512 il est à Trêves comme correcteur d'imprimerie. On perd sa trace à Schaffhouse après 1523 et sa destinée est inconnue. Adelphi, aussi Adelphus, traduisit du latin nombre d'ouvrages médicaux, historiques, pédagogiques et religieux et publia lui-même des écrits très divers. — Voir Ràchtold : Gesch. der deutschen Lit. in der Schweiz, p. 431. — G. Mâgis : Schaffhauser Schriftsteller. — Imthurn dans Gemàlde der Schweiz, Kl. Schaffh., p. 86.— Charles Schmidt : Hist. littéraire de l'Alsace II, p. 133 et 401. [H. w.]

ADELUNGUS. Voir Adalqng.

ADELWlLiC. Lucerne, D. Sursee, Com. Neuenkirch). Hameau près de la station de Sempach. Adelvrile en 1173. Adilwilare enlilS et Adelweilare ea 1 184. L'ancienne juridiction (Twinghofi d'A. comprenait quatre villages. Rîppertschwand, Adelwil, Rueggeringen, Siggingen, et aussi les terres du couvent de Neuenkirch. Ile puis l' introduction ibs sceaux de justice dans le canton de Lucerne en 1722. A. (Neuenkirch) a placé l'évêque Ulrich, patron de Neuenkirch dans le sien. C'était un des plus grands sceaux du bailliage de Rotenburg. La chapelle est une annexe de Sempaeh et remonte au moins à 1420. Sur ses tableaux et son culte deSainte-Einbeth, voir Stùckelberg : DieSchweiz, 1916, p. 655. — Rolsterli : Gesch. der Pfarrei Sempach. — Segesser: Bechtsgeschichte. P. X. W.

ADENOT ou d'ADENOT, Jacques, Lorrain, de Bar-le-Duc, capitaine au service de la Seigneurie de Genève pendant la guerre de 1589 contre le duc de Savoie, fut accusé d'avoir voulu trahir la ville au profit du duc.

ADERA

ADETSWIL

«^ Vî*^

condamné à mort par les magistrats genevois, el exécuté le 17 novembre 1589. DuHois-.Melly en a fait un des héros de son roman historique intitulé: Eve de La Pasle, épisode de la guerre de Genève, Î589-1590, Genève et Bâle, 1886. - 'Voir Genève, A. E. : R. C, i. 84 (1589), passim, et I'. C. n" 179b' (ces documents ont été publiés en partie par DuBois-Melly, op. cil.). [V. fi.]

ADÉRA ou ADEREN (C. Fribourg, D. Lac). Colline au X -E. de Morat, où l'on prétend, à tort, qu'était le quartier-général de Jacques, comte de Romont, allié de Charles le Téméraire, pendant le siège et la bataille de Morat en 1476. Toutes les sources contemporaines nous apprennent, au contraire, que le quartier-général du comte de Romont était au nord de la ville. S'il avait été sur l'Adéra, le comte se serait aperçu de la défaite subie par les Bourguignons sur la plaine de Chàtel-Salvagny, et il ne serait alors pas resté dans son camp jusqu'à 3 heures de l'après-midi à tirer sur la ville. Ceci se trouve aussi confirmé par la Vue de la bataille de Moral, gravée par Marti Martini (Fribourg, 1609), d'après laquelle se trouvait un gibet au sommet\le l'Adéra. [F. D.]

ADERT, Jacques, * à Bergerac, de parents français, en 1817. Il fut, encore enfant amené à Genève et y fit ses études au Collège puis à l'Académie, il alla ensuite* à Paris, entra à l'Ecole Normale où, comme élève de V. Cousin, il collabora à l'édition des Dialogues de Platon, publiée et connue sous le nom du maître.

Devenu professeur au lycée Bourbon -Vendée, il le quitta lorsqu'une place fut vacante au Collège de (ienève. Il y était depuis quatre ans (1840-1844) maître de « première classique », quand la chaire de langue et littérature grecques dut être repourvue. A. composa à cette occasion, son Elude sur Théocrite (Genève, 1843), thèse de candidature toujours admirée et qui lui mérita, à 27 ans, sa nomination de professeur. La révolution de 1846 l'ayant mêlé à la politique, il donna sa démission avec plusieurs de ses collègues. Il songea alors à partir pour Baltimore où une chaire universitaire lui était offerte, mais des amis le retinrent, le suppliant de se charger de la rédaction du Journal de Genève ; il n'accepta qu'avec peine. Les abonnés étaient tombés à un chiffre dérisoire, le journal ne paraissait que trois fois par semaine. Tout en étant, au début, rédacteur de la Bibliothèque universelle et professeur au Gymnase libre fondé par De la Rive, Billiet et Turrettini, A. mit cependant à sa tâche nouvelle une telle énergie et une si grande envergure d'intelligence, qu'en quelques années il releva le journal et en lit un organe international et quotidien. La famille de Guillaume Favre le chargea de publier les principaux mémoires de celui-ci ; il les réunit en deux volumes, intitulés Mélanges d'histoire littéraire (Genève, 1856, 2 vol.) qui s'ouvrent par une Notice d'Adert sur la vie et les écrits de Guillaume Favre, (tirée à part broch.). Depuis 1866, quoiqu'il conservât ses fonctions de rédacteur en chef, A. n écrivit plus guère lui-même que quelques articles littéraires et une Biographie de James Fazy qu'il n'acheva pas. Il continua du moins à entretenir une vaste correspondance. Vieilli et malade, il donnait sa démission en 1885 et mourait l'année suivante, le

4 juin 1886. J. Adert est bien connu comme bibliophile. Sa bibliothèque, riche surtout en ouvrages du XVIe s. (voir le Catalogue, mss., imprimés, autographes, Paris, Genève, 1887) fui dispersée après sa mort. — Voir ./G,

5 juin 1886. - MDG t. 22. — Bulletin (1886). — L'Université de Genève et son histoire, Faculté des Lettres i872-Ï896,jpar fi. Bouvier (Genève, 1896). [Hél. B/|

ADET, Pierre-Auguste, diplomate français, * à

Prof. Jacques Cataloff. Bihl.

Adert.

Adert.

Paris le 17 mars 1763, avait été médecin puis employé dans l'administration de la marine et des colonies, lorsque, le 8 sept. 1794, un arrêté du Comité du Salut public l'envoya en qualité de résident diplomatique à Genève pour y remplacer l'ex-abbé Soulavie et pour procéder à l'arrestation de ce dernier. A. arriva à Genève le 19 sept. 1794, et notifia sa mission au Conseil qui lit procéder immédiatement à l'arrestation de Soulavie, devenu odieux à la plupart des Genevois. Dans la nuit du 19 au 20 sept., Soulavie fut conduit au château de Tournai puis le lendemain, remis, lié et garrotté, au général coniman dant le pays de Gex qui l'envoya à Paris. A. fut reçu en séance solennelle parle Conseil le 22 sept. 1794 dans la salle des Deux-Cents décorée des drapeaux genevois, français et américains. Pendant son court séjour à Genève, A. ne cessa de témoigner la plus grande bienveillance aux Genevois, bien différent en cela de son prédécesseur Soulavie, et il intervint avec beaucoup de persévérance el de dévouement pour obtenir l'envoi à (ienève de denrées alimentaires, de bois et de charbon.

Un arrêté du Comité du Salut public, qu'il reçut le 11 déc. 1794, lui notifia sa nomination de ministre aux Etats-Unis et son remplacement par le citoyen Félix Desportes. A. quitta Genève le 14 déc. vivement regretté par les autorités. Il fut rappelé de Philadelphie le 4 mars 1796. mais il conserva son emploi et fut renvoyé de nouveau en Amérique le 28 oct. suivant. Il n'en revint définitivement qu'à la fin de l'an VII et se rallia au 18 brumaire. Mais, lors de ses séjours à Paris, il s'employa avec la plus grande complaisance à faciliter les efforts des députés genevois, Micheli et Richard entre autres. Il assista en particulier, le 3 août 1797, à l'audience que leur accorda le nouveau ministre des relations extérieures, Talleyrand. A. entra au Tribunat le 3 nivôse an VIII (31 dec. 1799), devint en l'an XI préfet de la Nièvre, fut député au Corps législatif en I809. Il mourut à Paris le l!i mars 1834. — Sordet : Histoire des résidents de France à Genève. — A. Mazon : Histoire de Soulavie. — F. Barbey : Félix Desportes et l'annexion de Genève éi la /''ronce. - Papiers de Barthélémy, tome VII, — Intermédiaire des chercheurs et curieux, 1895. [F. B.l

ADETSWIL (C. Zurich, D. Hinwil, Com. Baretswil. VoirZ>G<S). Vge, com. civile rétablie en 1910 et com. scolaire. Ancien établissement alaman. En 1836, lors de la construction de la maison d'école, et déjà une fois auparavant, on arriva sur un grand cimetière alaman ; un scramasax et des couteaux c|iii y furent recueillis se trouvent au Musée National. L'endroit appelé Heidenbûhl (colline des païens) au N.-O. du village peut rappeler aussi des établissements plus anciens, comme celui au N. de Pallen où l'on découvrit en 1880 plus de 600 monnaies romaines B' au IIIe siècle (du ASA 188(1. p. 67). C'est à tort qu'on a cherché Batpoltskilch ou Wetzikon sur le Kirchbùhl à l'ouest du village. En 857 ou 858, Wolfdhrud donna un bien situé à Adaloltiswilare au couvent de Saint-Gall dont elle le reçut ensuite comme bien censitaire pour elle et ses fils Adalhere et Selbo. Le nom signifie hameau d'Adalolt ou de celui qui «agit noblement». (Meyer : Ortsnamen, n" 1641). En tant que village, il est appelé Adoltswile depuis le3août 1322. Ce jour-là, l'abbé de St-Gall donna en fief au couvent de Rùti l'avouerie que Rudiger de Werdege possédait sur trois métairies et le bien de Ilugli qu'il avait vendus à Rùti. L'Autriche contestait au même Werdegg le droit de propriété, sur les gens de ces domaines. L'avouerie du village appartenait au château de Creifenberg (voir cet article) et était un fief st-gallois entre les mains des seigneurs de Hinwil du XIVe au XYP siècle. Lors du partage des biens en 1379, elle passa à Herdegen de Hinwil. Frédéric de Hinwil, a Greifenberg, convint en 1473 avec la ville de Zurich, comme nouveau bourgeois, de partager le revenu des amendes de la haute el de la basse justice. Statuts pour réception de nouveaux habitants de 1558, 1565 et 1613, et il existe aussi du 22 février 1613 une ordonnance sur la coupe des bois et la justice communale. L'huissier était aussi nommé par le châtelain de Greifenberg sur une triple présentation. La haute justice appartenait au comté de Ki bourg avec un huissier spécial. Le village fut compris jusqu'en 1874 dans l'arrondissement notarial de Pfàifikon. L'école d'A., qui posséda pendant longtemps la seule classe d'hiver de

ADIlOHTATOltlKN

AIMJGENSWIL

la commune de Bàretswil, fut fondre en 1701, mais une maison d'école fui construite seulement en 1807 et la nouvelle de 1830 fut édifiée tout entière au moyen des matériaiix d'un liloc erratique. Dans les années 1831, 1847 et 1859. des incendiée consumèrent successivement 12, 8- 10 et 32 maisons d'habitation et autres constructions; celui de 1859 anéantil la i>1 n ~ grande partie des archives du Conseil du district de Hinwil. L'agitation des esprits après l'incendie d'une fabrique à Oberuster, nécessita en novembre 1832 l'occupation militaire de la commune. De 1843 à 1844, la rouir communale de Eempten à A. fut reconstruite, puis en I8î7 corrigée dans le village. En 1634, il y avait 106 habitants, eu 1910, 236. Une filature de coton Hirzel et Co fut fondée en 1874 pur Heinz Rûegg auTobel. Il y a une maison de convalescence et des villas à A. sur le Burgweidli : fondé par la société d'utilité publique du district de Hinwil pour enfants débiles et des convalescents, cet établissement a été décidé le 30 novembre 1902, construit en 1904, inaugure à la Pentecôte 1905. Rapports annuels depuis 1905-1900. — Voir MAGZ III, fasc. 4, p. 34. — .1. Studer: G-esch. der Kirchgem. Bàretswil. — It. Hoppeler : Zûrch. Rechtsquellen I. — Habsburger Urbar II, 314. . i- '.'in si

ADHORTATORIEN. Lettres que la chancellerie zuricoise du XVIIIe siècle envoyait à ses sujets (p. ex. à l'abbé de Saint-Gall, en 1795) pour les persuader d'obéir. - ZT 1805, p. 5. [P. Il.l

ADISWIL (('.. Lucerne, D. Sursee, Coin. Gunzwil). En 893 Adolteswilare, 1045 Adeleswilare, 1173 Adelswile, 1323 Adilswile. La ferme, selon le rentier des Habsbourg, produisait annuellement une livre pfennig et appartenait au couvent de Schânnis. [i>. x. \v.]

ADJOINTS AU CONSEIL DES CC (Genève).

Créés par l'Edit de Pacification du 21 novembre 1782, en compensation du droit de faire des réprésentations qui était enlevé aux citoyens et bourgeois. L'institution fonctionnait comme suit : Tous les citoyens et bourgeois laïques, jouissant de feurs droits politiques et qui remplissaient certaines conditions d';"ige et de fortune, pouvaient se faire inscrire sur un registre spécial. Chaque année, au mois de janvier, on en tirait trente-six au sort dans le rôle susdit pour les adjoindre au CC iCrand Conseil). Les adjoints, qui restaient en charge un an, avaient le droit : 1° de faire, le premier lundi de chaque mois, comme les membres mêmes du CC, des propositions relatives à l'administration et au bien public. Le Conseil des XXV (Petit Conseil) était tenu de leur répondre dans le délai de deux mois, comme pour les propositions faites par les membres du CC, et, comme pour ces dernières, il conservait le droit de relus pur et simple. 2" Ils avaient voix délibérative dans le CC pour toutes les questions ayant trait aux propositions. 3° Ils assistaient et concouraient de même à toutes les opérations relatives à l'élection du Grand Conseil. 4° Lorsque le Petit Conseil était constitué en Tribunal, dix-huit d'entre eux assistaient comme représentants de la bourgeoisie à la plaidoirie des accusés et à la lecture des conclusions du Procureur général, et dans les cas de recours en grâce, les dix-huit autres assistaient également à la lecture de la requête et à celle des conclusions du Procureur. Ces prérogatives d'ailleurs n'empêchaient pas l'institution d'être des plus rétrogrades. Elle retirait en effet le droit de représentation à l'ensemble des citoyens et bourgeois pour l'attribuer à quelques-uns d'entre eux seulement, sous forme de propositions, et encore moyennant des conditions restrictives, aussi ne jouit-elle jamais de la faveur publique. Les adjoints furent supprimés par l'Edit du 22 mars 1791 qui rétablit le droit de représentation. — Sources : Edii de Pacification du ~J1 novembre 1782, titre XIII : Des Représentations, et Edit du 22 mars 1791. [K. !.. Bvsnet.]

ADJOINTS AU MAIRE. Voir MAIRE.

ADLER, Frédéric, de Vienne, * 9 juillet 1879. Privat-doceni de physique à l'Université de Zurich. 1 9 10— 11, rédacteur du Volksrecht en cette ville. Connu pour avoir assassiné, le 21 ocl. 1916, le comte Stiïrgk, président du conseil des ministres d'Autriche. [E. Hermann.]

ADLER, Maurice, magister, doyen du chapitre des chanoines de Zurzach vers 1616. Auteur d'une biographie de Ste-Yérène, illustrée de gravures sur cuivre par Chris-

tophe (.router, d 'Augsbourff. — Voir J. Gruber: Dtr Urkunden de» Stiftes Zurzocn, Aarau 1873. i- w

adlerpass. Passage à .'5798 m., entre le Strahlhora, au Bud, et le Rimpfischhorn. au nord, qui conduit de /.rimait à Maitm.uk ou Fée, [DGS |, 14,, fut franchi pour la première fois le 9 août 18i9 par le professeur Melchior Ulrich, Gottlieb Studer et Gottlieb Lauterburg, avec les guidée .Iran Madutz, François-Joseph Andermatten et François-Joseph Antamatten, et la seconde fois, Ie30aoû1 1853, par Alfred Wills et Heath, avec le pasteur Jean- Joseph Imseng et François-Joseph Antamatten, qui trouvèrent au sommet du col une plume d'aigle. Ce petit épisode voulut (pie le nom d'Adlerpass, suggéré par le pasteur Imseng lit disparaître l'appellation de Rimpfischgrat (tonnée par la première expédition, et celle du col Imseng, ajoutée par Wills, qui figuraient sur- la carte Dufour de 1862. C'est le pasteur Imseng lui-même qui lit inscrire !<• col Imseng sous le nom d'Adlerpass dans le journal de A. '1'. Malkin, du 27 août 1850. L'appellation de Col de l'Aigle, que Ton rencontre parfois, ne se justifie point ilans une contrée purement allemande. — Voir: Hcryund Gletscherfahrten in den Hochalpen der Schweiz II (Zurich 1803), p. 130-143. — A. Wills : Wanderings among t/ic high Alps (London 1850'. p. 156, 174, 186. - Alpine Journal XV, 210. [il. d.j

ADLETSHAUSEN (C. Zurich. Corn, et paroisse de Grûningen. V. IJGS}. Dans le bois de Strangen près d'A. orr découvrit en 1891 et 1912 plusieurs lurnuli de la période de Hallstatt (ASA NS. 15, p. 205 s.). Adlatzhusen en 1314; dans le rentier des Habsbourg: Adkuhusen, village du district (plus tard bailliage) de Grûningen. Ce nom si^nilie. d'après H. Meyer : Urtsnamcn des Kl. Zurich. N" 1251 : « Près des maisons d'Adalolt ». 11 forma jusqu'en 1800 une partie de la commune civile de Xiederglatt, supprimée cette année-là, et avait un bien communal de soixante florins. En 1791 un incendie priva cinq familles d'abri et les dons du bailliage s'élevèrent à 1373 florins 33 schellings. En 1825 A. fut compris dans la communauté scolaire d'Itzikon et devint en 1827 une commune civile indépendante avec son statut pour la réception des habitants (Einzugsbrief). Cependant, le 20 décembre 1884, elle fut dissoute et le trésor communal de deux cents francs servit à établir un étang, réservoir contre l'incendie ; le reste fut versé à la corporation de défense contre l'incendie d'Itzikon-Adletshausen. — Voir UZ IX, n»3312. — Archiv. du Canton de Zurich, A 1. 24. 10; KK 102. 3 et 4; N 83 b. - Mem. Tig. III et IV. [F. Il] ADLIGENSWILiC.nl). I.ucérne. Voir DUS). \ illage et corn., nommé en 1210 Adaigrswile, 1257 Adalgiswile, du nom de personne Adalgis, était à l'origine une ferme du couvent de Murbach, sous l'avouerie des seigneurs de Rotenburg. En 1243, Nicolas était villicus d'A. : Arnold d'A., nommé dans l'obituaire de Seedorf, est de la même époque. Le village passa à l'Autriche en 1291 par achat, et Rodolphe, cellérier de Lucerne. reçut d'abord l'avouerie en lief; puis, en 1326 ce fut le chevalier Hartmann de Ruoda et en 1362 Jacob de Rot. Enfin Lucerne. en 1406. en acquit la possession. Le vieux droit en est conservé dans un registre du XIVe siècle. Déjà en 1381, Lucerne avait accordé la bourgeoisie à douze hommes d'A. Le rentier de l'église, du prévôt Vogt (vers 1 499), présente comme armes de l'ancienne juridiction d'A. celles de la famille Bramberg : l'avoyer Jean de Bramberg avait reçu en dot de sa femme la ferme de Stuben dans la commune. A. possède deux sceaux communaux datant du XVIIIe siècle, avec l'effigie du patron de l'église, Saint-Martin: la demi-roue à l'arrièreplan dans le grand sceau rappelle les armes de la juridiction : coupé d'or au lion issanl de sable, et de sable à la roue d'or. L'architecte de l'église en possédait le patronage et devait contribuer pour sa part aux revenus du curé dont la charge existait déjà en 1275. En 1500. les deux cures furent réunies; en 1674, A. eut un vicaire et en 1861, il forma une paroisse indépendante. Les registres de paroisse dairni pour 1rs baptêmes et les mariages delOli. pourlesdécès de 1086. Des A., d'une famille de paysans d'A.. habitaient Lucerne au milieu du XIVe siècle. [P. X. \V.]

ADL1K0N

ADLIKON

ADLIKON (C. Zurich, I). Dielsdorf, Com. Regensdorf. Voir DGS). Village, commune scolaire jusqu'à 1906; commune civile. Elle a les mêmes armoiries (gravées sur une vieille lanterne) que les nobles d'A. dans le district d'Andellingen. On découvrit vers 18541esfondationsd'uneconstruction romaine, ainsi qu'une quantité de tuiles, quelques ustensiles et des monnaies à l'endroit où la voie romaine coupe la route de Zurich et pénètre sous le nom de Mauleselgasse dans les Strassenàcker. Dans le voisinage se trouvent les Heidenlôcher (trous des païens), qui sont probablement des puits comblés (MAGZ XV, p. 81). Dans la Villa Adalinchova propriété du couvent d'Einsiedeln déjà en 1040, provenant d'une donation d'Jmizo, comte d'Argovie. Plus tard, nous voyons apparaître comme propriétaires à A. principalement l'abbaye de Zurich et les barons de Regensberg; ces derniers, au cours du XIIIe siècle, aliénèrent leurs droits à des familles bourgeoises de Zurich, au couvent de Wettingen et à d'autres maisons religieuses. Au XIVe siècle, Wettingen possédait une moitié des droits de justice et les Brechter de Zurich l'autre ; on ne sait quand ni comment la part de cette famille passa au couvent de Wettingen. A. était en 1441 propriété commune de Wettingen et des couvents de femmes d'Oetenbach et de Ste-Vérène à Zurich, propriété qui revint à l'hôpital lors de la Réformation. La haute justice appartenait aux Kibourg. Sous le gouvernement zuricois et jusqu'à la Révolution, A. formait une partie du haut bailliage de Neuamt, puis fut compris dans le district de Regensdorf sous la République Helvétique. Le plus ancien rôle coutumier écrit date du milieu du XIVe siècle (Hoppeler dans SSR Zurich I, 1). En 1704 une partie de la tour du château d'Alt-Regensberg servit à construire le pont d'A. La commission scolaire de Zurich décida la fondation d'une école à A. en 1711 ; mais elle disparut bientôt, l'instituteur Rodolphe Frey s'étant livré à des arts défendus, avait été cité devant le tribunal matrimonial (Ehegericht) (Archives du C. de Zurich, E II). En 1830, la communauté construisit une petite école; en 1850, la fortune de celle-ci s'élevait à 1740 florins et celle de la commune à 339 florins 12 sch. (Ment. Tig. I- IV). — Les seigneurs d'A. qui vivaient encore au XVIe siècle provenaient d'A. près d'Andelfingen. Chuono et ses frères Landold et Berchtold, de Adelinchoven, témoins dans la donation de Lutolf de Regensberg en faveur de la fondation du couvent de Fahr, le 22 janvier 1130, venaient sans doute d'A. près de Regensdorf, mais étaient des paysans libres (UZi n° 279) ; les témoins du 16 février 1280, par contre, étaient des paysans non-libres (UZ V, n° 1759). Comme Henri, qui avait été curé à Embrach, s'appelle le 12 avril 1318 de Adelinchon, on peut bien considérer comme provenant de ce village son frère Ulrich, curé à Ruch (Zurich), et sa sœur Guta (1305-1331). Ulrich, de Buch, et Guta sont les fondateurs des autels de St-Omer et de Ste Catherine à Bulach. [F. Hegi.]

ADLIKON, anciennement aussi ATTLIKON (C. Zurich, D. et paroisse Andelfingen. Voir DGS). Commune civile et scolaire. La commune comprend aussi l'école d'Humlikon et les communautés civiles et scolaires de Datwil et de Niederwil. (Mon. Tig. IV, p. 593). Formes anciennes: 1230 Adilincon, 1233 Adlinchon. Le nom provient d'Adelinghofen, signifiant : près des fermes d'Adaling, d'A'/a/o(Meyer: Ortsnamen n°1032). Il existe des tumuli de la période de Hallstatt sur le Rutibuck (Heierli: Archâol. Kartep. 34). Primitivement, possession des Kibourg, puis des Habsbourg-Autriche, A. était compris, au début du XIV' siècle, ainsi que le bourg d'Andelfingen, dont il partagea la destinée, dans le district autrichien de Diessenhofen. Il est mentionné la première fois comme village en 1296 (UZ VI, n° 2359) ; une famille de ministériaux des Kibourg y résidait ; mentionnée dès 1230, elle s'éteignit à Bischofszell au XVIe siècle ; la commune porte d'azur au croissant d'or posé en pal à dextre accompagné à sénestre d'une étoile du même. Les religieuses de Katharinenthal près Diessenhofen possédaient quelques propriétés à A. de même que les dominicains de Winterthour et les nonnes de Tôss. Ces dernières obtinrent en 1296 en dons les biens des seigneurs de Wagenberg à A. Sous la République Helvétique, A. fut compris dans le district d'Andelfingen. Il obtint en 1587 un statut pour la réception des habitants (Einzugsbriefj. mais on ne lui connaît pas de rôle

coutumier (Hoppeler SSR II, Habsh. Urbarl ot II). Dans la nuit du 18 au 19 décembre 1828, un incendie consuma dans le village d'A. divers bâtiments dont six maisons d'habitation. Il y avait une école dans cette localité déjà en 1735, et à la fin du XVIIIe siècle elle comptait soixante écoliers (Klinke : Volksschulwesen des Kt. Zurich. Archiv. du C. de Zurich. E II 490, p. 45). En 1835, la commune construisit une école qui coûta 30(11) florins; en 1885, la fortune de l'école s'élevait à 4585 florins 6 sch. et celle de la commune à 3292 florins 20 sch. (Mem. Tig. I-IV). Le rôle des ressortissants, de 1740 à 1770, se trouve aux archives communales de Gross-Andellingen. [F. Heoi.]

ADLIKON, d', famille de ministériaux des Kibourg, puis des Habsbourg-Autriche de 1230 à 1531, à Adlikun, dans le district actuel d'Andelfingen, C. Zurich. Elle reçut les bourgeoisies de Rapperswil (?), Winterthour, Zurich et Bischofszell. La chronique de Stumpf sait peu de chose sur eux, ignore où se trouvait leur château et leur donne pour armes (II, p. 128), avec un limier faux, celles de prétendus seigneurs d'A., dans le district actuel de Dielsdorf. Elles sont en réalité d'or au demi-lion de sable lampassé de gueules, cimier au lion issant de sable; armes complètes dans le sceau de Hans d'A. (seconde moitié du XVe siècle). Sur la carte de la Suisse de C. Tiirst, de 1495-1497, on reconnaît encore le château. Cette famille apparaît en 1230. Les frères R. et H. d'A. sont au service du comte de Kibourg Hartmann l'Ancien. —1. Le 16 décembre 1272, Ulrich appelle le comte Rodolphe de Habsbourg et Kibourg son seigneur. — 2. Jean est frère de St-Jean en 1301 à Tobel, en 1315 frère, et de 1326 à 1344 intendant de la maison des chevaliers de St-Jean de Hohenrain. — 3. Rodolphe Ier apparaît le premier comme investi de la dignité de chevalier le 15 décembre 1307. — 4. Rodolphe II possède (1351) la dîme à Hackab comme fief autrichien, qu'il oblige à sa femme Catherine (1356) bienfaitrice de l'Eglise (G/V.XIV, 209). Il reçoit, en 1361, en fief du duc Rodolphe, le château de Liebenberg, dans la vallée de la Tôss et divers bailliages, et devint bourgeois de Zurich ; en 1381, Hans de Tengen lui remit en gage les villages de Glattfelden, Aarùti, Zweidlen et Weittnau avec les juridictions, etc. — 5. Gôtzo, fils du chevalier Rodolphe (n° 3 ou 4), fait une donation à l'église pour lesalut desonâme (Gfr. XIV, p. 201). — 6. Au chevalier Rodolphe d'A., le jeune, le duc Léopold donna également en gages en 1383 des revenus du péage de ScliaflTiouse. — 7. Le plus remarquable est l'écuyer Hermann. membre du Petit-Conseil de Winterthour de 1395-1409. membre du tribunal provincial de Thurgovie (1405-1407), en 1401 bailli à Glattfelden et marié de 1402 à 1425 à Elisabeth de Sulzberg qui lui apporta les bailliages toggenbourgeois d'Oberuzwil et Geftnau, il se fixa à Bischofszell. En 1405 et 1406, il prit part à la guerre contre les Appenzellois. — 8. Anna, en 1405, est nonne à Tôss, en 1449 abbesse ; une autre Anna est apanagée en 1471 à Tôss. — 9. Hans, fils du n°7, reçoit en 1468 de l'évêque de Constance, le Freyenhof, résidence seigneuriale à Rischofszell ; il remit en 1473 les droits de patronage de l'église d'Obergoldach et vendit en 1483 la juridiction d'Enghùser, près de Helfentschwil.à l'abbaye de St-Gall. — 10. Son fils Louis * env. 1448 ; chanoine à Bischofszell en 1466, curé à Goldach la même année, curateur du Salve und Rosenkranz à Bischofszell en 1486, membre fondateur de l'auberge des Seigneurs 1498 à B. ; custode en 1502 à B. — 11. Rodolphe, avoué du chapitre des chanoines à B. — 12. Laurent d'A., en 1498, membre fondateur de l'auberge (Trinkstube) de Bischofszell, 1508- 1509 custode du chapitre. — 13. Balthasar, pasteur à Goldach ; cette commune s'adresse en mars ou avril 1529 à la ville de Zurich pour obtenir, à la place de B., un prédicateur connaissant mieux la parole de Dieu et l'exégèse. — 14. Le dernier rejeton de cette famille est Yno (Kuni Adliker), île Bischofszell, tombé au combat du Gubel le 23-24 octobre 1531. - Voir: UZ I-XI. - UStG IV s. - AHS 1901, p. 31. — US. - Rûeqer. Chronik. — R.Thommen: /'/■/,. I, II. Habsburg. Urbar. — Gfr. XIV.: JZ11 de Winterthour Le. XXVI, 270: XXXVII, 292. - K. Danser: Winterthur zur Zeil des Appenzellèrkrieges. — Arn. Naef: Gesch. von Glattfelden. — H. Sulzer : Gesch. von

amjshkiu;

AFJMSWIL

TÔS8. Nbl Stadtbibl. Winterthur 1908. JZB Héîligenberg J. Vadian Hisi Sc/iriflen II. TB X. — A. Scheiwiler : Gesch. des Chorstifte» St. Pelagiu» ?" i: (1918), -Stricklei AS Réf. Il, n° 238 et p. 820. — II. Bullinger: Reform. Chr. III, p 206. [F. Hkgi

ADLISBERG (VORDER el HINTER) (C, D. el Com. Zurich. \. DGS). Hameaux sur la pente orientale du Zurichberg. A. désignait à l'origine une partie des bois sur le Zuricnberg. La forêl appelée Adelsperch apparaît en 1167, 1229 et I23'i comme possession du chapitre <i chanoines augustins de St-Martin mu- le Zurichberg. Lors du partage du bien comn al en 1545, sur !<■ Zurichberg, Zurich se réserva entre autres les bois d'A. et y installa un garde-forestier avec domicile à Hinter-A. Toutes les forêts du Zurichberg étaient placées sous la surveillance de l'inspecteur forestier. En 1803, lors de la constitution de la commune bourgeoise de Zurich, A. fut attribué à la ville comme propriété. Politiquement, A appartint dès le début du XV- siècle au haut bailliage des Vier Wachten et était sous le tribunal libre de la ville; depuis 1831, A. appartenait à la commune de Hottingenet il fut incorporé avec elle en 1893 à la ville de Zurich. Cependant, après le transfert des bois d'A. à la ville, Hinter-A. demeura le domicile officiel du garde-forestier jusqu'en 1907. En 1888, la station fédérale dessais forestiers (Prof. Arnold Engler) établit à llinter-A. une pépinière pour les recherches scientifiques. Les deux auberges, très fréquentées par les promeneurs, datent du commencement du XIXe siècle, preuve en soit la date de 1812 sur un poêle en faïence. (Gravure de la prétendue maison du forestier de Hinter-A. dans ZWChr. 1899, n° 42). — Voir Vœgelin : Ailes Zurich 11, p. 511. — VA 1892, p. 55-90. — lYÏever : Ortsnamen Kt. Zurich n» 106. - UZ I, nos 3i9> 449? 495. ZWChr. 1899, n» 22 (bataille de Zurich 1799, avec plan). — H. Millier : Denkschr. zum 25 jàhr. Besleliett (1er vereiniglen Stadt Zurich i893-191H. — Englcrs Garlen NZZ 1918, n° 509. [A. Urgiadêr.]

ADLISCHWYLER, à l'origine Adoltzwiler, famille bourgeoise éteinte, de Rapperswil et Zurich, fit partie du Conseil de Rheinfelden et fut anoblie par l'empereur qui ajouta à son nom : « de Vollingen ». D'après l'antistès Bullinger, qui fut le gendre d'un A., les armes de cette famille sont : de gueules à l'anneau de sable brisé en quatre parties. (Voir Balthasar : Helvetia I. p. 104). Le Geschlechterbuch de Meiss, I, p. 20, donne l'anneau d'argent. Le sceau du secrétaire de ville Jean A. de Rheinfelden, de 1550, ne représente que l'écu (Arch. C1"" de Zurich E II. 335, fol. 2156 ss). Le cimier : une boule flanquée de deux ailes : le sceau de Jean-Jacques A. de Vollingen est au Musée national. — Ce nom de famille ne provient pas d'Adliswil (vallée zuricoise de la Sihl), mais de la commune civile d'Adetsvvil prèsBaretsvvil (Zurich), ainsi que cela ressort des anciennes formes du nom. — 1. Bùrgi Adoltswii.e paraît en 1331 dans le rentier d'Einsiedeln comme domicilié à Kempraten. En 1361, à l'assemblée des vassaux autrichiens à Zolingue, il reçut, sous le nom de Burkhard Adoltszwiler, avec la famille Wissling, la dîme laïque (dîme ecclésiastique cédée à un laïque) de Niederdùrnten, comme fief autrichien (Gfr. XLV, p. 118; Habsburger Urbar II, p. 493). — 2. Hans Adletzwu.er, vraisemblablement un fils du N° 1, est probablement l'ancêtre des A., bourgeois de Rapperswil ; mentionné comme tel le 21 déc. 1387 (Arch. du Cto" de Zurich, Ausgesc/tiedene Urk. Bùti, N° 19). L'antistès Bullinger appelle les A. une bonne ancienne famille établie depuis longtemps à Rapperswil (Balthasar : Helvetia I, p. 104). Hans Adoltswiler fonda avec sa femme, dans la première moitié du XVe siècle, un obit à Rapperswil, de même qu'une certaine Adelheit Adelswylerin, épouse de maître Henri Scherrer (obituaire de Rapperswil, folios 58 et 79). — 3. Jean Adlischwyler, cordonnier, bourgeois de Rapperswil, prit vivement parti pour l'Evangile et les Zuricois, ainsi que le rapporte Bullinger dans sa Chronique de la Réformation, ce qui le fit emprisonner à Rapperswil le 19 novembre 1531. Un certain Hans Adattschwiler, de

Rapperswil, ligure avec sept autres membres delà famille dans le Gtûcks/iafenrodel de 1504. - 4. Hans

JohailIieS, un homme corpulent et trapu, cuisinier de

son métier, appelé pour cette raison aussi Hânsli Kôchli, quitta Rapperswil dans la seconde moitié du XV siècle el s'établit à Zurich. En qualité de cuisinier, il servit chez I abbé Ulrich Trinkler, à Cappel, et chez le bourgmestre Hans Waldmann. Dans les comptes de la succession de Waldmann, il ligure comme Hans Koch, Mans Kôchli au service du bourgmestre (Gagliardi : //"/,. Widilintudt II, 252 et 203 . En 1490, il participa à l'expédition des Zuricois contre Saint-Gall et reçut en récompense, sons le nom de Jean A. la bourgeoisie de Zurich, le 20 mars 1491. H fut aussi l'aubergiste des corporations «Zum Weggen • , « Zur Meuse « et de Zum Elsasser ». Il acheta et construisit la maison AtTenturer à la rue des Bruns. En 1512, en qualité de cuisinier du capitaine, il prit part avec les Zuricois à l'expédition dite du pape ou de Pavie ; il mourut d'une esquinancie et fut enterré dans un couvent à Pavie. 11 avait épousé d'abord une Freudwiler, dont il eut deux lils. Rodolphe et Jean, puis Elisabeth Sladler, d'Uri, qui lui donna Anna, l'épouse de l'antistès Bullinger. Devenue veuve, elle mit ses biens en viager au couvent d'Oetenbach, où elle mourut avant la Saint-Jean d'été 1529, âgée et infirme {Helvetia 1, p. 106; Diarium de Bullinger, p. 11 s). — 5. Rodolphe, issu du premier mariage du n° 4 ; d'après le Glïickshafenrortel de 1504, il demeure au couvent des Dominicains à Zurich; puis comme frère prêcheur, il partit pour Rome et mourut en route (Helvetia I, p. 104). — 6. Hans ou Jo/j.-ju/jes ADELSCHWYLER, fils du premier mariage du n° 4, mentionné dans le Glùcksnafenrodel de 1504 comme le jeune Hans A. avec Anneli A., la cadette. Vitrier de son état, il épousa à Rheinfelden la fille d'un bourgeois d'honneur, se rendit à la cour du margiave de Roteln et Niederbaden, dont il fut le chambellan: devint vers 1529 secrétaire de ville à Rheinfelden (Egli : Actensammlung n« 1613); ses bonnes relations avec son beaufrère l'antistès Bullinger, sont prouvées par sa lettre du 13 juin 1560 accompagnant un présent qu'il faisait à cedernier (Zwingliana I, p. 319); enfin membre du Conseil et trésorier à Rheinfelden. Il mourut de la peste le 13 septembre 1564. A la même époque moururent aussi tous ses fils et ses filles, excepté Anneli, la plus jeune. Il avait épousé d'abord une ressortissante de Rheinfelden, dont il eut Jean-Jacques, puis une Laufenbourgeoise {Helvetia I, p. 104; Diarium de Bullinger. p. 77 s.). — 7. A>N.\, fille du second mariage du n" 4, identique (?) avec la jeune Anneli du Glùcksliafenrodel ; sa mère la plaça comme nonne dans le couvent d'Oetenbach où elle s'était déjà retirée. Elle avait comme curateur, ainsi que sa mère, Gaspard Xasal (Urk. Antiquar. Gesellsc/i. n° 2610). Le 27 octobre 1527, elle se fiança à Henri Bullinger, de Bremgarten, qui était alors maître d'école au couvent de Cappel et étudiant en théologie à Zurich. Cependant le mariage ne fut célébré qu'après la mort delà mère qui s'y était toujours opposée (Diarium de Bullinger. p. 11 s.); il eut lieu le 17 août 1529 à Birmensdorf, dans la maison du beau-frère Hans-Reinhard Bullinger, en présence de l'abbé Joner, de Cappel (voir Bullinger). Six fils et cinq filles naquirent de cette union. Elle mourut de la peste le 25 septembre 1564 et fut ensevelie dans le cloître de la cathédrale de Zurich (Diarium de Bullinger, dans les Quellen tur schweizer. Reform. Geschichte II, de E. Egli). — 8. Jean-Jacques, issu du premier mariage du n° 6, fut pendant un certain temps lieutenant civil de Frédéric de Landegg, dans le Fricktal. Anobli par l'empereur, il reçut un écu et un cimier (le sceau avec les armes complètes au Musée national). Il ne demeura pas longtemps en charge ; d'un caractère inquiet, il provoqua de graves différends et se montra étrange dans sa manière d'être. Il mourut en 1564 à Augst, près Rheinfelden, et laissa un fils, Jean-Jacques, chirurgien, et deux Mlles (Rallhasar : Helvetia I. p. 104). [F. Hegi.1

ADLISWIL (C. Zurich, D. Horgen. Voir DGS). La com. politique comprend 37 hameaux ; la com. civile. village et montagne, fut dissoute au XIX' et la com. scolaire détachée en 1874 de Kilchberg. L'école secondaire date du 1er novembre 1892, et la paroisse du 3 novembre

ADLISW1L

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