ADMINISTRATIF (CONSEIL
1895; l'assistance publique est de 1877. A. possède une ancienne corporation de forêts.
Armoiries : Les livres de famille (Geschlechterbùcher) deDûrsteleret Meissdonnent : 1. d'argent à l'aigle de gueules sur une demi-roue de moulin du même. 2. Coupé d'azur à l'aigle naissante d'or, et d'or à une demi-roue île moulin d'azur. La carte géographique de Gyger donne le champ d'or et les figures d'argent. L'aigle rappelle la première moitié du nom et la roue de moulin l'antique moulin du village.
Archéologie. En 1834, on trouva une épée de bronze endommagée par le feu et une hache (MAGZ 1, 3 fasc, p. 39. pi. I, lig. 9 et 15, reproduites dans Heierli : Urgeschichte, p. "269, fig. 280) au bord de l'Eschibach, près des fermes « auf Hoferen » (ASA 1888, p. 5). Des tumuli de la période de Hallstatt et des Alémanes dans le bois de Steingass, ont été fouillés en 1884 et 1895 (ASA 1897, p. 2 si. D'autre part, une seule trouvaille romaine a été laite, i Heierli : Archaolog. Karte, p. 39). — Cette localité est mentionnée pour la première fois le 24 septembre 1248, villa Adeloswile; en 1250-1251 Adloswile, 1264 Adoloswile (UZ II et III); signification: hameau d'Adelo et non d'un Adelmund (Adelmatswil, C. Zoug) comme l'a cru Meyer (Orlsnamen n° 1642). Au moyen âge, les maisons religieuses, du Fraumùnster de Zurich, de Rùti et de Mûri y possédaient quelques biens, plus tard aussi St-Blaise dans la Forêt Noire. Les barons d'Eschenbach en détenaient l'avouerie qui passa en 1304, par achat, aux Manesse de Zurich, et plus tard à la ville elle-même. Sous le gouvernement de Zurich, A. faisait partie depuis 1385 du bailliage deThahvil et, dès 1406, du haut bailliage de Horgen. De plus, Zurich, en vue d'étendre sa puissance territoriale, avait reçu dès 1357 des habitants d'A., en qualité de bourgeois externes (Ziïrcher Steuerbùcher I, p. XVIII et XXV, etc.). Sous la Républ. Helvétique, A. fut attribué au district de Horgen. Avant la Révolution, la commune était partagée en trois sections (Wachten). Elle possède des statuts pour la réception des habitants (Einzugsbriefe) de 1697 et 1720 (Hoppeler: Zùrcher Rechtsquellen I, 1). En 1812 les principales dîmes furent rachetées. Jusqu'en 1895, A. faisait partie de la paroisse de Kilchberg ; la séparation et la construction d'une église dans la localité « Oberdilli » furent facilitées par le fabricant Alfred Schwarzenbach, auquel on a élevé un monument près de cet édifice religieux. L'église l'ut construite d'après les plans de l'architecte balois Paul Reber, et consacrée en 1898. (Voir : Zur Erinnerung an den .'il. VU. 1898. Einireiliung der neuen Kirc/ie in Adlisweil, avec deux illustrations. — Pasteur H.-J. Raumann : Eiti Worl zum Abschied an die Kirchgenossen von Adlisweil, Kilchberg, 20juillet 1893. — Reproduction : ZWChr. 1905, p. 124.) Il y a une communauté catholique depuis la seconde moitié du XIX'' siècle ; elle construisit une église dans la localité Rellsten, d'après les plans du St-Gallois llardegger ; consécration par le prince Max de Saxe en septembre 1904 (Reproduction : ZWChr. 1905, p. 125). En 1646, selon le désir de la commune, une école lui fut accordée, et durant des générations les instituteurs sortirent de la famille Welti (Arch. C Zurich, E I 213; E II 490. 33; 496. 271 ; 487 a). Sous la Républ. Helvétique, il n'y eut pas encore de maison d'école (Klinke : Volksschulwesen; supplément 11). La cinquième maison d'école fut construite en 1910 (Voir: Die Schulhàuser der Gem. Adliswil, à l'occasion de l'inauguration de la cinquième école, le 25 septembre 1910, avec 5 figures). — Le 29 mai 1443 le village fut incendié par les Confédérés (Chronique de l'itnul, p. 140) et le 25 septembre 1799 il devint le théâtre de violents combats entre l'aile gauche des Russes et les Français (Meyer : Die 2. Schlacht bei Zurich, croquis en appendice). En 1841, il envoya une adresse de dévouement, signée par 180 citoyens, au gouvernement conservateur. Il eut aussi à subir de fortes inondations de la Sihl, le 3) sept. 1732, en 1762, 1819 et 1830 (avec débâcle des glaces), et le 23 août 1846. En 1675, un incendie détruisit entre autres neuf habitations et seize familles se trouveront sans abri. — Il a dû exister un moulin dans la partie sud du village déjà en 1248 (UZ II, n" 743) et entre les meuniers de Zurich et ceux d'A. existait une
vive concurrence (Zûrcher Stadlbùcher I, p. 5). Lu 1823, les frères Schoch fondèrent, en a\al du moulin, une filature (6000 broches) et introduisirent ainsi l'industrie dans le village. En 1842, le roi des ('dateurs, Henri Kunz, fonda une filature de coton dans le quartier de Sood, 33 mille broches; raison sociale actuelle : Produits textiles S. A. (Reproduction dans ZWChr. 1905, p. 354). En 1861-1862 fut fondé par Meyer-Tàuber et J. Scheller-Schwarzenbach, dans la localité Geroldsrùti, le premier tissage de soie de la Suisse, actuellement encore le plus grand (Reproductions dans ZWChr. 1905, p. 46; 1907, p. 243. Voir aussi art. Famille Schwarzenbach), Le directeur, Henri Frick (voir art.) eut une grande part à l'essor de cette fabrique, qui se transforma en société anonyme en 1879. Fondé par des dons des familles Schwarzenbach, Zùrrer et Frick le nouvel hôpital fut inauguré le 15 novembre 1912 (Reproduction dans ZWChr. 1912, p. 514, avec des notices détaillées sur les transformations modernes de la commune). Depuis 1894 paraît à A. le journal libéral le Si/ilthaler (voir art.). La route postale par l'Albis vers Zoug commençant à A. (voir la satire : « Der Wegkneclit von A. » dans ZT1902) le passage delà Sihl était important. Le pont, selon la chronique de Haller, fut emporté en 1562, mais sérieusement réparé en 1732, pour être emporté encore le 23 août 1846. Le pont couvert, construit en 1850- 1852, est reproduit dans G. von Escher : Mem. Tigurina 1870, texte p. 360 et dans ZWChr. 1905, p. 354. Pour la construction des routes vers 1840, voir Mem. Tig. III, p. 394; IV, p. 564. La construction du chemin de fer de la vallée de la Sihl, terminée en 1892, accéléra l'augmentation de la population. Les cartes de Schoch dans : Beilriige zur Siedelungs- u. Wirtschaflsgeographie des Zûrichseegebietes (dans le 17e rapport annuel delà Société de géogr. et d'ethnogr. de Zurich, 1916-17) illustrent le développement de la commune depuis 1657. Habitants : en 1634, 260 ; 1671 , 462 ; 1888, 2972 ; 1910, 5012 ; au village seul 2773. Maisons : en 1870, 186; 1910, 418, au village 238. En 1912 fut fondée une grande colonie de maisons ouvrières. Voir aussi J. Frick : Gemeindebuch der beiden Zurichseeufer, 1864, p. 178-184, avec les noms des familles bourgeoises, des professions et des établissements. Vues du village dans ZWChr. 1911, p. 30 et dans VAlbisfreund -Kalender 1912. Pour les registres de paroisse et les rôles des ménages (Haushaltsrôdel), voir l'art. Kilchberg ; registre des familles depuis 1750; les registres des bourgeois ou de la commune, depuis 1796, se trouvent aux archives d'A. Voir aussi les art. Letten (ferme), Marienberg (petit couvent), Rufers (désert) et Soodhof. — On n'a pas de preuves de l'existence d'une famille noble d'A., vassaux et ministériaux des barons d'Eschenbach-Schnabelburg, pas plus que d'un soi-disant château-fort sur la pente de la montagne près d'A. Le nom d'Adliswil (voir Steuerbùcher I) indique simplement l'origine. La famille bourgeoise de Zurich Adlischwyler (voir art.) tire son nom d'Ade'tswil. [F. Hegi et A. Laugiadèr.]
ADMINISTRATIF (CONSEIL). — I. Genève, ancienne République, période révolutionnaire. — Corps auquel la Constitution de 1794 avait délégué le pouvoir exécutif et la gestion des affaires publiques. Il était composé de treize membres, les quatre syndics et neuf administrateurs, auxquels il faut adjoindre ïdeux secrétaires pris hors de son sein et nommés par lui. La présidence était dévolue aux syndics, chacun d'eux occupant cette charge pendant trois mois consécutifs. Le Conseil administratif était chargé de la sûreté de l'Etat, du «maniement » des affaires étrangères, de la haute police, de la direction de la forco publique et d'une manière générale de toutes les parties de l'administration que le souverain ne s'était pas réservées ou qu'il n'avait pas expressément déléguées à d'autres corps.
Les Syndics, nommés pour un an, et les administrateurs, nommés pour trois ans et renouvelés annuellement par tiers, étaient élus par le souverain en deux opérations séparées, d'après un mode de faire compliqué qu'il n'y a pas lieu d'exposer ici.
La Constitution de!796 fit subir quelques changements au Conseil administratif. Le nombre des administrateurs fut iixé à onze, <t qui portail le corps entier à quinze membres, élus pour cinq ans et renouvelés annuellement par cinquième; les deux secrétaires reçurent le titre de