‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 46 sur 329 · ADOR · texte numérisé non relu

ADOR

dation catholique, les droits d'un inspecteur d'écoles secondaires. La nouvelle organisation confessionnelle du canton, du 19 septembre 1893, qui fut ajoutée en annexe à l'arrêté d'exécution de la cinquième constitution cantonale, du 16 novembre 1893, maintint le G. d'A. dans sa forme, mais restreignit cependant quelque peu ses compétences, notamment en ce qui concerne l'examen et l'admission des candidats au séminaire ecclésiastique, l'octroi des droits d'électeur ou d'éligibilité aux ecclésiastiques ; toutes ces prérogatives passèrent pour la plupart à l'ordinariat de l'évêque. L'organisation de 1893 subsiste encore; le président du C. d'A. est depuis 1896 le conseiller national D' Thomas Holenstein. — VoirDierauer : Polit. Gesch. des Kant. St. Gallen, 1803-1903, dans Der Kant. St. Galle» 1803-1903. Denkschrift etc , St. Gallen, 1903. — Hans Fehr : Staat u. Kirche im Kant. St. Gallen, 1899. [B»-l

ADMINISTRATIONS FRANÇAISES A GE- NÈVE. Après l'annexion de Genève à la France, le lôayril 1798. et la signature du traité de réunion par le Directoire, le 30 avril suivant, le résident de France, Félix Desportes, nommé commissaire du gomernement et muni de pleins pouvoirs dès le 25 mars, organisa l'administration de la Tille et de son territoire. Par son arrêté provisoire, du 13 juin 1798, Genève et son territoire formèrent un seul canton. Une administration municipale de sept membres dite intra muros fut placée à la tête de la cité, tandis que la campagne était régie par une administration municipale dite extra muros, formée d'un agent et d'un adjoint pris dans chaque commune. Auprès de chacune de ces administrations siégeait un commissaire du Directoire exécutif.

La loi du 25 août 1798 institua le département du Léman avec Genève comme cheflieu. Le régime provisoire de Desportes fit alors place aux autorités prévues par la Constitution française de l'an III, sous l'Administration centrale du Département (1 commissaire du gouvernement et 5 membres) et pour la ville une Administration municipale (1 commissaire du gouvernement et 7 administrateurs). La Constitution de l'an VIII et la loi du 28 pluviôse remplacèrent l'administration centrale par la préfecture, l'administration municipale par la mairie. — Voir Edouard Chapuisat : La municipalité de Genève pendant la domination française, t. I, 1910. - Frédéric Barbey : Félix Desportes et l'annexion de Genève à la France, 1916, p. 249, 263-266, 280. [P.-E. M.]

ADMINISTRATIVE(Chambre). Le canton du Léman, sous la République helvétique, fut, comme les autres cantons, administré par un préfet national (Henri Polier, puis Henri Monod) et une chambre administrative de cinq membres désignés par le collège des électeurs. La Chambre administrative du canton du Léman fut le véritable Conseil d'Etat de l'époque. Elle siégea du 31 mars 1798 au 3 mai 1803, et fut présidée successivement par Henri Monod, qui fut destitué sous la réaction de 1801, puis par le baron Crud et enfin en 1802 par le marquis de Laugalerie ; au nombre de ses membres, nous relevons les noms de P. -M. Gleyre et de V. l'erdonnet en 1798, et celui de J.-P. Elie-Bergier, de 1798 à 1803. Les procèsverbaux de -es délibérations forment 18 gros volumes. [M. R.]

ADOLF , famille d'orfèvres de la ville de Lucerne et du canton d'L'ri. — Voir MOOS, VON.

ADOLPHE DE NASSAU, roi d'Allemagne, * vers 1255. f le 2 juillet 1298. Fils du comte AValram de Nassau, il fut appelé par les princes électeurs allemands à succéder à Rodolphe I" de Habsbourg. Le duc Albert d'Autriche qui avait espéré recevoir la couronne consentit, après une première opposition, à lui remettre les insignes impériaux

dhbs — 6

conservés au château de Kibourg. En 1293, comme chef de l'empire, A. confirma aux Zuricois leurs libertés et leur accorda la faveur de nommer, pendant une vacance du trône, le juge criminel ou bailli impérial. A rencontre de Rodolphe I", il plaça de nouveau à Zurich des hommes du pays comme baillis impériaux. Le 11 janvier 1293, Berne rendit hommage à A. qui confirma à la ville les libertés de sa charte et les étendit par des privilèges judiciaires. Soleure fut aussi expressément désigné par lui comme ville impériale en 1295. Lorsque l'opposition entre A. et Albert d'Autriche alla s'accentuant en 1297, A. octroya à une députation d'Uri et de Schwyz, le 30 novembre 1297, à Francfort S/M., une charte de franchise conçue dans des termes identiques à celle que Frédéric II avait accordée aux Schvvyzois en 1240, mais sans rappeler cette dernière. A. s'étant emparé de la Thuringe au profit de sa maison, les princes électeurs, par une décision formelle prise à la majorité, le déposèrent en mai 1298 et élurent à sa place Albert d'Autriche; dans sa lutte contre ce dernier, A. tomba à Gbllheim. — Voir FRB III, n» 545. - UZ VI, n°* 2217, 2224-2226, 2256. - Tschudi, I, 215. - Arch. SG XIII, p. 136. — Oechsli : Orig. de la Conf. suisse, Beg. n" 409. - ADB I, p. 89. — Dierauer I. — Dândliker : Zûr. Gesch., p. 123; Schveiz Gesch., p. 393,394. [Nz.]

Gustave A.di

d'apr,

n'ii.iii de Jaques-E. Blanche, Paria.

ADOR ou ADDOR. Famille genevoise venue de Yuitebonif (C. Vaud) au XV1IB siècle. — I. Jkax- Pu ki: i:, * 1724, reçu habitant de Genève le 12 mai 1753, et sou fils Jean, citoyen de-Genève le 23 novembre 1814. Le petit-

\i)oi;i

ADIUEN DK RIEDMATTEN

fils de ce dernier, 2 I'.mim, na!l à Genève le 2 octobre 1845; il obtient le grade de docteur en philosophie à Zurich, en 1872. el enseigne comme professeur suppléant de chimie organique à l'I niversité de Genève de 1«7!> i 1878. Il t-si l'auteur de nombreux travaux scientifique! eh. Si .ici . Catalogue des ouvrages publiés /»'/ le» professeurs de l'Université de 1813 à 1895, Genève 1896, el Publications des membres de la Société de physique el d'histoire naturelle de Genève, 1883 et supplèmenl 1896); il ;i publié les Œuvres complètes de .Iran-Cil. Galissard <lr Marignac (Genève, Paris, 1902-1903, 2 vol.) en les faisant précéder d'une milice biographique et bibliographique. — 3. Gustave, *à Genève le 23 décembre 1845, est lui aussi un petit-fils de Jean A. Il fait ses études de droit à l'Académie, el en 18118 soutient sa thèse : Essai sur la publicité (lex droits réels à Genève et fit France : ayant obtenu sa licence, il entre à l'étude Cramer et y devient associé de Louis, puis d'Auguste Cramer. Sa carrière politique commence en 1871 par son entrée au Conseil municipal de Cologn y ; il siège au Crand Conseil de I S7 'i à 1876; il est maire de Cologny en 1878 el 1879 et de 1883 à 1885 ; en 1878, il rentre au Grand Conseil pour en l'aire désormais partie jusqu'en octobre 1915. En 187* et 1879, il représente Genève au Conseil des Etats, en 1879 il est élu au Conseil d'Etat où il est placé à la tête du Département de justice et police. Démissionnaire à la suite des élections législatives de 1880, il rentre en 1885 au gouvernement et y dirige pendant douze ans avec succès les finances cantonales, lui I.S89, la mort d'Antoine Carteret l'amène à remplacer celui-ci au Conseil national dont il sera président en 1902. Il préside le Conseil d'Etat en 181)0, 1892 el 1896, année où il est président du jury de l'Exposition nationale de Genève, En 1900, il est désigné au poste de commissaire général pour la Suisse à l'Exposition universelle de Paris; après a\oir reçu les distinctions les plus honorables pour son activité dans ces fonctions, il se retira du Conseil national au début de 1902. à la suite d'une polémique qui s'engagea contre lui ; mais dans les élections générales d'octobre 1902, il esl réélu

par ses ( citoyens. Ador a fait partie de nombreuses

commissions et missions fédérales; depuis 1881, il est membre du Conseil d'administration du P.-L.-M. ; dans l'armée, il a le grade de lieutenant-colonel depuis 1894. Comme président du Comité international de la Croix- Rouge, il a fondé, dès le 15 août 1914, l'Agence des prisonniers de guerre, destinée à rechercher les disparus et à faciliter les rapports des prisonniers avec leurs familles. Il a donné à cette o'uvre une importance et une extension remarquables. A la suite de l'incident qui entraîna la démission du conseiller fédéral Hoffmann, G. Ador fut appelé par l'Assemblée fédérale du 26 juin 1917 à faire partie du Conseil fédéral où il prit la direction du Département politique, puis du Département de l'Intérieur. Enfin, le 11 décembre 1918, il fut élu par l'Assemblée fédérale Président de la Confédération. — .Hi 27, 28 juin 1917. — Galiffe : Notices généalogiques sur les familles genevoises, t. VII, p. 1-6. |Hel. h.)

ADORF, d\ Famille bourgeoise éteinte, de Winterthour. La religieuse Adélaïde d'A., bourgeoise de Winterthour, fonda le 24 avril 1408 une prébende et la consacra à l'autel des Trois-Rois, dans le collatéral gauche de l'église de W. Le vicaire général épiscopal confirma la fondation par un acte i\n 19 octobre 1408. La famille A,, qui reçut la bourgeoisie de Zurich en 1901. vient de Marburg. — Regestes de Constance III, n° 8097. — Nùscheler : Gotteshâuser II, p. "251. [F. il

AD RENUM. Nom d'un rastel ou d'une localité romaine près du Rhin. La Tabula Peutingeriana donne comme distance à'Arbor felix à Briganlium dix milles, et de Brigantium à Ad Renum neuf; de plus Ad Renum est indiqué comme étant situé au delà de Bregenz; toutefois, II. Meyer et F". Keller déjà, et après eux la plupart des chercheurs modernes, admettent qu'Ad Renum doit être cherché près de Rheinegg. Non loin de Rheinegg, entre Saint-Margareten el Brugg, la route romaine devait franchir le Rhin. Cependant jusqu'à ce jour, aucune trace de castel romain n'a été découverte dans cette région. — Voir Heierli : ASA NF V p. 252. B~t.l

ADRESSES (LIVRES d'). A la lin du XVIII' siècle, il en apparaît déjà quelque.s-uns sporadiquement dans les

grandes villes, jusque vers 1860, depuis lors, régulière ment. Tout d'abord, c'est seulement une énumération de gens exerçant un métier, de commerçants et d'aï Source historique qui peul être d une grande utilité. — Pour l'énumération von- les articles su, \,.^ \,„ alités, i

ADRESSES. 1. Genève. Documents adressée parla population aux autorités ou vice -versa. Lancées par le gouvernement, les adresses furent une manière d appel- expliquant une altitude, nue situation. Emananl de la population, elles étaient généralement démonstratives et analogues aux Représentations (voir ce mot . Quelquesuns de ces documents sont connus dans l'histoire sous les désignations suivantes; Adresse aux Genevois, 30 octobre I792. Le gouvernement genevois, au moment du départ de Clavière, répond aux plaintes du résilient de France et encourage les citoyens ;'i ne p;is désespérer de

la situation. — Adresse da peuple genevois aux syndics et Conseils, 13 janvier 1798. Les citoyens, au nombre de 3681, s'y plaignent des affronts faits à leurs magistrats, déliaient avoir confiance dans l'équité du Directoire... auquel cette pièce fut de suite expédiée — Adresse des 6530, 22 avril 1M14. Les citoyens, au nombre indiqué, prient les membres du Conseil provisoire de reprendre leurs fonctions. Voir Rivoire : Bibliographie. Jullien : Hist. de Genève, t. Il, p, 310, 145, i95. C. R.

2. Vaud. La principale Adresse vaudoise date de l'automne 1800. Après le coup d'Etat du 8 août, qui renversa les Conseils Helvétiques et les remplaça par un Conseil Législatif, sorte de gouvernement provisoire. la réaction s'accentua. La loi du 10 novembre 1798 sur l'abolition des droits féodaux ayant été rapportée, et la perception de- cens et dîmes ordonnée pour les années 1798, 99, 1800, en même temps qu'un impôt foncier" de 3 "./„ pour subvenir à l'entretien des troupes françaises, un grand mécontentement se manifesta dans le canton du Léman. Des délégués des campagnes et des patriotes des villes, réunis à Morges, s'engagèrent à résister à ces lois, et des représentants de la Côte allèrent jusqu'à déclarer que leurs communes préféraient une réunion du Pays de Vaud à la France à la domination de la Suisse allemande et des aristocrates. Du côté réactionnaire, on rendit tout le parti patriote solidaire de cette affirmation, et l'on mit en circulation des Adresses aux Conseils Helvétiques, dans lesquelles on émettait le vœu de rester Suisses. A leur tour les patriotes répandirent une autre Adresse, intitulée « Adresse des soussignés aux Autorités du Léman », officiellement qualifiée, dans les milieux gouvernementaux, d'à Adresse anarchique ». Les signataires, membres des Communes du Léman, protestaient de leur volonté de rester Suisses, aux conditions suivantes : 1" que lé nom de Suisse soit celui d'un peuple libre et indépendant ; 2° que ce peuple soit régi par une Constitution fondée sur les principes de l'Egalité et de la Liberté ; o" qu'il n'ait plus jamais sous les yeux le spectacle d'un régime arbitraire et contraire à la Constitution ; 4° qu'il soit à l'abri de toute oligarchie; 5° et surtout que tous les titres féodaux soient détruits. Cette Adresse constituait ainsi un véritable appel à la révolte, et ses auteurs furent énergiquement poursuivis.

Peu après, mi certain nombre d'aristocrates vaudois firent paraîlre, sous forme de Lettre au Préfet national Polier, par la voie des journaux, une sorte d'adresse demandant le retour du Pays de Vaud à Berne. Eux aussi furent poursuivis. m;ns sans résultat. II. Chastblain.

ADRIEN DE RIEDMATTEN. Plusieurs évoques de Sion de la famille de Riedmatten portèrent ce prénom. — I. Adrien /, évêque de Sion de 1529 à 1548. Fils de Petermann. de Viège, et de Catherine am Hengart, il étudia en 1494 à l'université de Cologne, parut vers 1195 comme chanoine à Sion el devint en 1519 grand sacristain. En 1520, il fut banni du pays comme adhérent et ami du cardinal M. Schinner, par le parti de Georges de Supersaxo. Il administra comme vicaire i\\\ cardinal, en Ià2l et 1522, le marquisat de Vigevano dans la Haute- Italie. C'est en 1523 seulement que par les efforts de sa

parenté, il rentra dans sa pairie et put jouir de sa prébende. Le 8 mars 1529, il fut élu par le Conseil du pays évêque de Sion et confirmé par le pape le 10 mai 1Ô32. Sous son épiscopal. le Valais prit part, en 1531, aux côtés d.s cantons catholiques, à la deuxième guerre de Cappel

ADRIGHETTI

.EBERLI

et conquit en 1536, les territoires savoyards d'Évian et de Monthey. Il mourut le 17 mars 1518. — 2. Adrien II, évêque de Sion de 1604 à 1613, fils de Pierre, bailli de Munster. Il fut immatriculé à l'université de Fribourg en Brisgau en 1573, obtint en 1578 le décanat de Sion et en mars 1587 la charge d'abbé de Saint-Maurice. A plusieurs reprises, il remplaça son vieil oncle, l'évêque Hildebrand de Hiedmatten, dans des affaires importantes, ainsi aux diètes impériales de 1582 et 1594, aux renouvellements de l'alliance à Altorl', 1589, Sarnen, 1601, et Berne, 1602. Le Conseil du pays le nomma évêque le 27 décembre 1604, élection ratifiée par le pape le 14 janvier 1606. Il travailla résolument au maintien de la foi catholique dans le Valais et à la renaissance de l'esprit religieux. Dans le Bas-Valais des capucins savoyards exercèrent une activité missionnaire féconde et fondèrent en 1611 un couvent à Saint-Maurice; dans le Haut- Valais, une série de prêtres éminents des cantons primitifs travaillèrent et pourvurent au salut des âmes, grandement négligées. En 1607, les Jésuites ouvrirent à Érnen et en 1608 à Saint-Maurice de Laques des écoles publiques qui furent réunies plus tard et transférées à Venthône. Des luttes violentes contre les « patriotes », qui cherchaient à enlever à l'évêque un droit souverain après l'autre, assombrirent les derniers jours de ce digne pasteur des âmes, qui mourut le 7 octobre 1613. — 3. Adrien III, évêque de Sion, de 1640 à 1646, fils de Pierre et de Cécile Imahorn, fut en 1634 chanoine à Sion et curé de Saint- Léonard et bientôt après grand chantre ; élu évêque le 30 août 1640, il obtint la ratification papale en octobre 1642. Sous son règne les Bernardines fondèrent un couvent à Collombey et les capucins un autre à Sion, 1645.

— 4. Adrien IV, de Munster, évêque de Sion de 1646 à 1672. Il devint chanoine à Sion le 12 août 1642, évêque le 1 1 octobre 1646 et fut confirmé par le pape le 22 août 1650. En 1655, le calendrier grégorien fut définitivement introduit dans le pays; en 1662, les Jésuites et en

1663, les Ursulines s'établirent à Brigue. Le règne de cet évêque est une époque de puissant développement de tout le pays. Le Simplon et d'autres passages voient un transit actif et même des communications postales presque régulières ; le canal Stockalper, creusé de 1651 à 1659, entre Vouvry et Collombey, permet le transport des marchandises rapide et à bon marché; des mines de différente nature donnent de riches exploitations. L'évêque A. écrivit quelques notices historiques sur le Valais et Sion, perdues pour la plupart. Il mourut le 13 août 1672. — 5. Adrien V, évêque de Sion de 1672 à 1701. Fils de Pierre, intendant de Conches, il devint, le 4 juillet

1664, sacristain du pape, et évêque le 25 août 1672. Sous son règne, des troubles politiques éclatèrent à plusieurs reprises dans le Valais, notamment lors de la déposition du capitaine général du pays, Gaspard de Stockalper, 24 mai 1678 et pendant la guerre dite Ringlikrieg, en février 1680. Il mourut le 20 mai 1701. — Voir Riva : Op. hist. IV. p. 442-594; V, p. 165-197; 483. - BLG IV, p. 118.

— BU'G IV, p. 107. — Grùter : Der Anteil der kathol. u.prot. Orte d. Eidg. an den Kâmpfen im Wallis. — Grenat : Histoire moderne du Valais. [D. J.]

ADRIGHETTI, Jean-Baptislt', fils de Jean-Antoine, * le 21 juin 1796 à Prato, Val Maggia, f le 6 mars 1872 à Fribourg; professeur et peintre. D'abord gouverneur dans une famille russe, qui lui accorda plus tard une pension viagère, il devint ensuite professeur en Suisse. Il se fixa à Fribourg en 1855. où il avait une sœur mariée au docteur Heiny. Il peignit à l'huile et il exposa des toiles à Zurich, en If 32. On ne connaît cependant pas d'oeuvres que l'on puisse lui attribuer avec certitude. Toutefois, la collection d'Estampes de la Bibliothèque centrale et le Musée de Fribourg possèdent de lui un joli dessin aquarelle : la Porte des Etangs, signé Ardrighelti (et non Adrighetti); le même Musée possède de lui une pierre lithographique représentant la descente de croix de Rubens (copie d'une vieille estampe). — SKL. [Dr C. T. et F. D.]

ADULA (V. DGS). Au sens large, la partie des Alpes qui s'étend du Gothard au Splùgen enformantla frontière entre les Grisons et le Tessin ; au sens restreint le point culminant de ce massif, le Rheinvvaldhoin (romanche Pi/. Valrheini. Les auteurs anciens emploient ce mol dans lin sens différent. D'après Strabon, le Rhin prend nais-

sance à l'A., mais aussi l'Adda. Chez Ptolémée, le nom d'A. s'étend de la chaîne de l'Umbrail jusqu'au Mont-Blanc et correspond ainsi à peu près aux Alpes centrales ou Alpes suisses, <à l'exclusion du massif valaisan, mais englobant les Alpes bernoises. — Voir GSI, 19. — Heierli et Oechsli : Urgesch. Graubûndens. — MSGGli, Zur. 1903, p. 46 ss. — M. Lutz : Handlex der Schweizer. Eidgsch. éd. par A. von Sprecher, Aar., 1856 I, p. 10. — Holder • Altkelt. Sprachsc/tatz I. 47. [P.P.]

ADVENTISTES. Vers 1820, un mouvement religieux aux Etats-Unis et en Angleterre proclame le retour du Christ et la fondation du règne de mille ans. Interprétant les 2300 jours mentionnés dans Daniel VIII, 14, comme autant d'années, le fermier William Miller prédit dès 1833, à New-York, dans le Massachusetts et le Maine, l'aube de la nouvelle ère pour le 23 avril 1843, puis pour le 21 mars 1844, enfin pour le 23 octobre 1847. Rien que sa prophétie ne se fût pas réalisée, les attentes eschatologiques n'en persistèrent pas moins parmi ses adhérents. Parmi les différentes sectes adventistes, les plus nombreuses sont celles des Adventistes du septième jour, organisées par James White et célébrant comme jour férié le sabbat, au lieu du dimanche. Ces dernières, aussi appelées sabbatistes, écartent la Trinité et vivent dans la plus stricte abstinence ; elles ont été transplantées en Europe et en Suisse en particulier par des prédicateurs itinérants. Leur organe est le Herold der Wahrheit. L'organisation des adventistes est assez élastique. Leurs prédicateurs exercent généralement un métier à côté de leur activité apostolique. Leurs adhérents se trouvent aussi bien dans la Suisse romande que dans la Suisse allemande en ville et à la campagne, mais principalement dans les centres urbains. Les adventistes commencèrent à se propager en Europe vers 1864 et atteignirent leur maximum vers 1874. Une Conférence générale est à la tête de la communauté; cependant les différents états forment également, chacun pour soi, une conférence spéciale. L'Europe, dirigée de 1901 à 1907 par une conférence européenne spéciale, est maintenant organisée en section spéciale de la Conférence générale avec siège à Hambourg. Elle comprend la conférence allemande dont, outre l'Allemagne, l'Autriche, les Etats balkaniques, la Suisse allemande, font également partie, tandis que la Suisse romande est affiliée à la Conférence latine. Bâle est le centre de la propagande adventiste et sabbatiste en Suisse ; il s'y trouve une maison de réunions avec imprimerie et maison d'édition. En 1907, le nombre des membres était de 485 dans la Suisse allemande et de 501 dans la Suisse romande. [E B.]

ADVOCAT (aujourd'hui Vocat). Nom d'une famille répandue au XVIIe siècle à Anniviers et dans la contrée de Sierre. Elle a compté plusieurs imprimeurs à Sion et à Saint- Maurice au XVIIIe siècle. — A citer : 1. Jean-Jacques, curé de Saint-Maurice de Laques en 1760. — 2. Jean-Vincent, * 1724, f curé de Vex le 31 déc. 1773. — 3. MlCHEL- Aloys, * 1765, à Saint-Maurice, novice de l'abbaye en 1784, chanoine 1787, prieur claustral 1804-1806, curé de Choex 1809-1834, chevalier de l'ordre des saints Maurice et Lazare en 1817. 11 s'occupa de botanique. — Wallisergesch. I. — Bitz : Etats du clergé. — Bertrand: Le Valais, 125. — Arch. de la contrée de Sierre. [Ta.1

*BERHARD. Nom de famille, répandu dans différentes communes du canton de Berne. Autour de 1420 : Pierre Eberhartz à Grafenried, bourgeois externe de Berne. III. T.]

/EBERHARD. Famille de Zurich. Voir Ererhard.

/EBERLI, EBERLI ou EBERLY A. Canton de Zurich. Nom de famille connu depuis le XIVe siècle sur la rive droite du lac de Zurich jusqu'à Engstringen, de même que sur le versant oriental de la chaîne du Pfannenstiel. A l'origine diminutif du prénom ahd. Ebar-hart, Ebar-olt ou de l'abréviatif Ebaro (de ahd. ebur= sanglier); For stem an n I 2. A. p. 438 ss. Nombreuses réceptions à la bourgeoisie de Zurich du XIVe au XVIe s., en particulier celle gratuite de Kleinhans E., de Oberesslingen, dans le district deSUifa, en 1500; son père avait reçu la bourgeoisie dans la guerre de Zurich, mais il avait oublié de se faire inscrire au livre des bourgeois. Bùrgerlmch I, p. 194 //. — l'u (Ulrich), de Esslingen (Com. Egg) et le meunier E., de Stâfa, prirent part à la guerre de la Haute-Bourgogne,

EUKRU

Page 1