EB
en l.'il.'i. - La Famille de Erlenbach doit former un groupe à part el sortir du Bôtzbere argo^ ien. Bile pril en amodiation, ;ni début du X\ I- siècle, let biem et la dîme que le chapitre de Zurich avait à Buchenegg-Stallikon. A remarquer que celle famille porte là le qualificatif de noble i.lnnker); elle s'est répandue dans le district actuel d'Affoltern. vers la lin du XVI' s. La.mprecnï quitta ïhalwil poui s'établira Erlenbach. Sa famille y tint l'auberge et à K.U8nacht la boulangerie du couvent. C'est par erreur qu'elle a pris les armoiries des Aberli de Zurich. — I. IIim.i. * 1733, boursier (Seckelmeister) à Erlenbach depuis 1761 . Une branche porte encore aujourd'hui le nom de Seckelmeister. Il est peut-être identique au juge Henri qui a joué un certain rôle dans les troubles de Stàfa de 1794-95, et qui lut le principal auteur « des désordres et démarches déloyales » dans la commune d'Erlenbach. Comme tel et en qualité de président de la commission illégale qui s'était constituée, il eut à payer une amende de 500 11. et fut suspendu de sa charge pendant trois ans. — Voir Leutliv : Gesoh. des Kts. Zurich, 1794-1830, I p. 157. -- ÀE Zurich, A. 143. 4. — 2. Conrad, 1823-1905, de la branche des Mausli d'Erlenbach, consacré en 1849, puis vicaire à Langnau et llausen am Albis; depuis 1853, pasteur à llùtten ; doyen en 1876. Le i octobre 1903, on célébra le cinquantenaire de son activité pastorale et la commune lui décerna la bourgeoisie d'honneur. Il a publié : Predigt ûber Hosea VI. 1, gehalten m Langnau^Wàdenswû, 1852. — Gott isi nicht ein Gott der Toten, sondern der Lebendigen; Verurteilung der Predigten von Pfarrer S. Vôgeiin, Zurich, 1865. — Das Bekenntnis Cliristi vor den Mensclicn ; Synodalpredigt, Zurich, 1868. — Die Evangelische Predigt in der Gegenwart ; Synodalproposition, Zur., 1875. — Friedr. Hàfelin : 10 Predigten, publiés par K. A., Zur., 1879. — Voir K.Wirz: Etat, 1890.
— Evang. Wochenblatt : 1905, p. 93, n° 24. — Zurcher Freitagszeitg. 1905, n° 22. — Jubilàumsfeier ; Anden- Icen an die 50jàhr. pfarramtl. Wïrksamkeit des H. Deka7i C. Mberli amA. Okt. 1903 in Hïttten (avec un portrait du couple pastoral). — Son épouse Anna-Barbara, 1813-1900, lille du pasteur Jean-Gaspard Manz, de Zurich, écrivit une série d'esquisses, que son mari a publiées en 1901, en sa mémoire et pour ses amis, sous le titre: Alte Reisebilder, aus dem Nachlasse der Frau Dekan B. .Eberli-Manz sel. —\oirZWChr. 1902, p. 153, avec un portrait p. 155. — 3. Jean-Jacques, 1839-1893, de Oetwil am See, major, dirigea, sans beaucoup de succès, la fabrique de cotonnades fondée par son père à Eichbûhl, près d'Oetwil am See ; après son transfert à Oberstrass. il fut employé et, en 1890, directeur du bureau cantonal de statistique, organisateur et commandant des pompiers d'Oberstrass. En récompense des services rendus, la commune lui donna la bourgeoisie. —Voir NZZ 1893, n,s 15 et 17.
— 4. Edouard,* 1846. neveu du n«2, fils du vétérinaire Gaspard à Maur, instituteur à Zurich-Enge, dont il reçoit la bourgeoisie ; sur l'ordre de la Société zuricoise pour les travaux manuels pour garçons, il écrivit, en 1892, un Bericht Uber die Bedeutung u. den gegenw. Stand der Knabenarbeitsschulen, insoesondere im Kt. Zurich. — 5. Henri, * 1848, frère du n" 4, à Zurich ; depuis 1889, s'occupa des routes de la commune d'Aussersihl, puis de celles du troisième arrondissement de Zurich, après la réunion des deux communes ; inspecteur des routes ilu C. de Zurich, depuis le 1er décembre 1893. Il s'est fait connaître par ses efforts pour faire bitumer les routes (depuis 1904) jNZZ 1918, n" 729). Son but était de fabriquer un goudron (Teerasphalt) pour agglutiner le cailloutis. Son système, appelé Macadam .Eberli, fut présenté, en 1908, au premier congrès international pour la construction des routes à Paris; il fut essayé sur la route d'Etat n" 185, entre Paris el Versailles. Sur l'initiative du congrès, il se forma une société internationale du Macadam A. Le procédé fut perfectionné en 1910 et éprouvé en maints endroits. Une entreprise suisse de construction de roules, société anonyme dont le siège est a Heine, s'est constituée il va quelques années pour exploiter l'invention. 6. Rodolphe, * 1859, comme son père hôtelier du « l'Ilugstein i) aii-dessn- d'Erlenbach : il s'est acquis une certaine renommée comme poètepaysan. Auteur de : Pfliig und Saitenspiel, Gedichte, 'i éditions. — 22 Grenz- u. Kriegslieder, 2e édit. 1915.
Voir ZW Cln: 1907. p. 173. avec portrait. - bchweii, 1908, p. 559-560, et 1909. p. 357. Sc/iu». Schriftstellerlexikon, p. 23. La soeur de son père, Régula 11823- 1904 . épousa le comte Eric de Bentzel-Sternau, depuis 1839 bourgeois de Erlenbach. — Voir ZW Chr. 1904. n°47, avec -on portraii p. 371. — 7. IIlr.mann. deOberstrass, (ils il n n" 3. *1804. à Oetwil a m See : reçu dort, m en médecine après soutenance d'une thèse intitulée : Beitràge zur Lehre von der Nuclearlâhntung der Augenmuskeln (1890); pratiqua de 1890 à 1897 à Kilchberc pi Zurich, f 1901. Von dur, UI. fur Schw. Aerzte 1901. p. 288. - 8. .Ii.an. * 1877 à Meilen, de Mànnedorf. Auteur d'une thèse dedoctorat : Beitrag turCasuistik desStrumpell-Marieschen Krankheitsbildes, 1906. Depuis 1906, prai iqne à Meilen. Major sanitaire depuis 1917. En 1918. président de la commission scolaire, président de commune; et médecin de disirict en 1919. Propriétaire du vieux domaine
u Zuni Seehof i à .Meilen.
II. Ville de Zurich. Celte famille apparaît déjà dans les plus anciens livres d'impôts -ou s le nom d'Eberli. — 1 . Conrad ou CiïENTzi. habitant depuis 1366 au quartier duNeumarkt, est avoyer île la corporation des tailleurs alternativement au Baptistalrat et au Natalrat, en 1383-84 : 1386- 87 ; 1388-89 ; 1391-92; 1393-94 : 1396 : 1398-99. - 2. Jean.
orfèvre. * à lladen; en 15't5, établi à Zurich. OÙ il achète la bourgeoisie le 18 févr. 1548. Porte dans son sceau une tête de sanglier. — WoirSKL I. 9. [F. n
/EBERLI, EBERLE ou VERRESIUS (de verre» = sanglier). — Jean-Augustin, peintre, originaire de Waldshut (Bavière), habita Rienne de 1615 jusqu'à sa mort, janvier 1636. En 1624 il peignit, pour sa chronique rimée illustrée, une vue de la ville, ainsi que les coupes et les pièces d'artillerie provenant du butin de Morat. En 1627, il dessina une seconde vue de la ville, après avoir fait, en 1624, une planche avec la description de l'église de saint Renoît à Rienne. — Voir H. Tiirler : Das aile liiel u. s. Umgrbg. p. 9. — Verresiuschronik (Ribl. de la ville de Rerne). — SKL IV, p. 2. [H. T.t
/EBERSOLD. Hameau et nom defamille. V. EBEBSOLD.
/EBI ou /EBY. Comme Aebi.i (voir art.) diminutif de Abo (Fôrstemann I. 2. A. p. 10-12). — A. Socin: Mhd Namenbuch 1903, p. 13. I38. 642), nom de famille répandu dans plusieurs cantons.
A. Canton d'Argovle. Le premier représentant qui se trouve mentionné dans le registre d'impôt de 1445 esl Clewi, tailleur de son état, qui fut gratifié par la ville de deux muids de vin pour avoir lavé la petite église de Saint- Pierre. — Werner est plus important ; il reçut un don pour sa maison réduite en cendres lors de l'incendie de la ville. Il est cité souvent dans les documents de 1 480 à 1504 comme faisant partie du conseil et de la justice. En 1508, avec sa femme Marguerite, il fonda une messe anniversaire chez les chanoines, assignée sur sa maison située dans la ville basse, près de l'auberge au Corbeau. — Après lui, c'est Conrad qui posséda la maison. La famille s'éteignit à Zolingue au début su XVIe siècle. [Th. <;. Gk.]
R. Canton de Berne. Actuellement les A. sont originaires des communes de Atfoltern. dans l'Emmenthal, lleimiswil, Hindelbank, Kirchberg, Leimiswil, Liss, Reiben, Riiderswil, Oberburg, Seeber:,r. Wallerswil et Winigen. 1368 à Kirchberg: Liidi et L'elli Ebis. — 1. Jean, de Kirchberg, *24 oct. 1824. y 8 juillet 1880, fonda avec Félicien Landry vers 1873, une fabrique d'horlogerie à Madretsch, où son Mis, l'ingénieur — 2. Léo. *14oct. 1860. f 6 avril 1893, introduisit en 1881 les méthodes de production américaines par la construction des machines nécessaires à la centralisation des différentes branches de la fabrication. Le capital nécessaire fut fourni, en 1887. par une entreprise américaine, mais bientôt la faillite de la centrale américaine entraîna celle de la succursale. Le fils aîné — 3. Alfred. *2févr. 1850, f4 jam.1911. fut directeur de la fabrique de 1880 à 1890. Il lit partie du ( i ranci Conseil de 1882 à 18'.i4. dirigea ensuite pendant quelques années une fabrique d'horlogerie en Hongrie, ma revint à Rienne. — F. Schwab: Die industrielle Entwicklg, der Stadt liicl. p. 199. — 4. Voir AEBY. — 5. IIurmann, ingénieur, originaire de Seeberg, * 1859 à Thoune, f 30 mars 1917 à Rerne. finira dans les ateliers de construction de ponts de son oncle. Gr.Ott, i la Muesmatt à lîerne. En 1883, il succéda à son père en qualité d'ingénieur de
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district à Interlaken et devint en 1911 ingénieur cantonal à Berne. — B\V 1916, IV. avec portrait. H T.]
C. Canton de Lucerne. I. Hans-Ulhich, Je Sursee, peintre verrier, ainsi que son frère Pierre, entra en 1641 dans la confrérie de Saint-Luc à Lucerne. — 2. Joseph- Guillaume-Louis, historien, * 18 nov. 1802 à Lucerne, ■j- 1er sept. 1881 à Beromunster, originaire de Sursee dont il suivit l'école primaire pour passer ensuite au gymnase de Lucerne. Après avoir commencé des études de théologie, il devint maître à l'école du district de Zurzach. 11 fut appelé en sept. 1829 au gymnase de Lucerne où il enseigna d'abord les mathématiques, puis les langues et littératures grecque, latine, allemande, ainsi que la rhétorique. En septembre 1834 il enseigne au gymnase de Berne puis en novembre 1835, à l'école cantonale d'Aarau dont il fut recteur de 1838 à 1841. En 1843 nous le trouvons recteur de l'école du district à Baden et maître d'allemand et de mathématiques. Cependant, à côté de ses fonctions, il poursuit ses études de théologie et est ordonné prêtre en décembre L844 à Soleure. Le 25 sept. 1845, il devint chanoine et curé à Baden, puis en 1846 curé à Altendorf [C. Schwyz). Après avoir été professeur d'histoire à l'école cantonale de Saint-Gall en 1849, il rentra dans son canton d'origine en octobre 1850 et devint chapelain des écoles à Sursee. Dès 1851, il enseigna l'histoire au gymnase de Lucerne jusqu'au moment où le Conseil d'Etat le nomma en 1862 chanoine au couvent de lleromunster où il demeura jusqu'à sa mort. 11 fut dès 1828 membre de la Société suisse d'utilité publique, dès 1836 de la Société pour l'éducation nationale à Aarau, dès 1845 de la Société générale d'histoire suisse et dès 1853 de la Société d'histoire des cinq cantons catholiques, dont il fonda une section à Munster ; enlin il fut nommé en 1861 membre honoraire de la Société pour la recherche des antiquités rhénanes à Bonn. A. a laissé de nombreuses publications historiques, entre autres dans le Gfr., JSG et une refonte de l'Hist. suisse de Daguet à l'usage des écoles de la Suisse allemande. — Voir AS(r, 1881, n° 5.
— Gfr. 1882, p. 12. — 3. François-Dominique, architecte à Lucerne, fit vers 1760 un projet pour la reconstruction de l'église de Neuenkirch. [F. W. et P. X. W.]
D. Canton de Soleure. Deux familles étaient bourgeoises de la ville de Soleure. De la première, Jean A. lils de Bartli, d'Oberbuchsiten, fut reçu bourgeois en 1626.
La famille s'est éteinte avec Victor, * 1786, soldat au régiment Reding en Espagne, porté disparu en 1825. Armes : d'azur à la marque de maison d'argent sur trois monts de sinople. A mentionner : — 1. Urs, * 1636, fils de Jean cidessus, et de Madeleine Gut. Ordonné prêtre en 1664, il est curé à Bàrschwil
en 1665 et se retire en 1666. — 2. Philippe, * 1643, ■j- à Hornusen en 1711, frère du n° 1, fut prêtre à Breitenbach en 1666, Wittnau 1688 et résigna ses fonctions en 1702. — 3. Maurice, * 1669, f 1724, fils de Wolfgang et d'Elisabeth Schluop, fut ordonné prêtre en 1693, chapelain à Oberdorf 1694, curé à Lostorf 1713. — 4. Urs-Joseph-Frédéric, * 1733, + à Soleure 1794, fils de Frédéric et de Marie-Gertrude Meier, fut prêtre et vicaire à Hàgendorf 1756, curé à Meltingen 1761, à l'hôpital de Soleure 1777, à Meltingen 1781 et résigna ses fonctions en 1788. — 5. Urs-Joseph-Blaise, * 1735, ■f 1798, frère du n° 4, chapelain à Soleure 1757, prêtre 1758 et chanoine à Schônenwerd 1786. — A mentionner de la seconde : Jacor, menuisier et facteur d'orgues, de Metzerlen, habitant ne 1633, reçu bourgeois en 1682. La famille s'éteignit avec Jean, * 1741 qui prêta serment de bourgeois en 1768 et mourut en 1805. Armes : d'or à la marque de maison de sable sur trois monts de sinople accompagnée en chef de deux roses au naturel.
— Voir P. Protasius Wirz : Bùrgergeschlechter. — F. -A. Haffner: Geschlechterbuch. — P. Alexander Schmid : Kirchensàtze 1857, p. 224. [v. V.l
£BISCHEN, ferme près de Frauenkappelen (Berne) qui fut donnée en présent au couvent de religieuses de
cette localité, lui 1282 Eberoszein, 1302 Ebà'schon, 1343 ni der Eberschen/Ebersheim?!. fin 1281-1282, 1rs frères Henri et Jorand de Schônenfels cédèrent la dîme d' A., fief impérial, au dit couvent. Voir le nom de famille .Erischer. — PRB 3, 316. [H. T.|
/EBISCHER, nom de famille formé d'AERISCHEN (voir cet art.) des cantons de Berne et de Fribourg.
A. Canton de Berne. Il est représenté aujourd'hui parmi les familles bourgeoises de Aarberg, Guggisberg et Wahlern (Berne). Nous trouvons en 1390 à Beriie : Eberscher, Ebenscher, en 1509 Aebischer. Parmi les bourgeois de ce nom à Aarberg, citons: — 1. Thuring, banneret en 1509, maître-bourgeois 1515, seigneur-justicier (Twingherr) à Meikirch. — 2. Son fils Pierre, banneret 1529, bourgmestre 1534; aliéna en 1550 son droit de justicier à Meikirch à Ant. Tillier. — 3. Rodolphe, notaire le 18 juin 1681. — 4. Arraham, notaire le 13 avril 1709. — 5. Jean- Charles, notaire le 25 février 1845. — Voir FRB Udelbuch, Spruchbûcher, Matrikelbûchei', aux AE de Berne. — Mûlinen : Beitràge, VI, 47. [H. T.]
B. Canton de Fribourg. La famille Aebischer, assez répandue actuellement dans le canton de Fribourg, est originaire du canton de Berne. Armes: d'argent airchien de sable; au chef d'azur chargé d'un besant d'argent. Elle a dû arriver à Fribourg entre 1450 et 1475; il en est fait mention pour la première fois dans la liste des combattants de Morat, liste dans laquelle on lit les noms de Otti et Hentzle Aebischer, qui prirent part à la bataille avec les gens de Zum Joch (Saint-Antoine). Dans le courant du XVIe siècle, les registres des notaires, les rôles militaires et les rôles d'impôt signalent un certain nombre de membres de cette famille dans le territoire del'ancienne paroisse de Tavel, ainsi qu'à Heitenried. En 1555, le rôle d'impôt pour la Gruyère mentionne un Cristan Aebischer à Wallenried ; dès cette époque, en effet, la famille devenue plus nombreuse essaime à Fribourg, puis dans la partie française du canton, àOnnens, dans la région du Gibloux où elle arrive dans les dernières années du XIXe siècle. — Joseph (1786-1852), d'abord trappiste et professeur à la Valsainte, puis curé de Chandon. En 1815, l'évêque Jenni l'envoya à Neuchâtel dont il devait être le premier curé. En 1806, le culte catholique avait été célébré à la Collégiale, pour la première fois depuis la Réformation, pour les troupes françaises d'occupation. Après leur départ, la messe continua d'être dite dans des locaux divers par le curé de Cressier jusqu'à l'arrivée de A. qui fut l'organisateur et la cheville ouvrière de la nouvelle paroisse pour laquelle il obtint, non sans peine, la concession d'une église. Homme studieux, il chercha à répandre le goût de l'étude chez ses collègues. A cet elfet, il fonda la Grande associationetla Correspo>idance littéraire. La première, suspectede poursuivre un but politique, fut suspendue par l'évêque; la Correspondance littéraire, qui parut en 12 cahiers annuels, compte 4 vol. Nommé doyen et commissaire épiscopal, A. résigna ses fonctions en 1842 et
se contenta d'être le vicaire de son successeur. Il mourut d'une attaque à Lausanne le 18 août 1852. — KKZ 1852. — Quartier-la-Tente : Le canton de Neuchâtel. 1" série II, p. 89. — Philii>i><> * à Fribourg le 23 janvier 1848, professeur et journaliste. Etudes classiques à Fribourg et Munich. En 1869, professeur au Collège international Thudichum à Genève. Alexis Allet, alors tout puissant en Valais, l'attira à Sion pour diriger la Gazette du Valais, qui connut sous sa direction une période très active. En 1875, Aebischer fut appelé à Paris par son ami Victor ïissot et écrivit dans de nombreux journaux et revues sous les pseudonymes de Philippe d'Arconciel et surtout de Henri Flamans, qu'il substitua presque à son nom germanique. Longtemps attaché au Petit Parisien, il est l'auteur d'innombrables articles publiés sous le pseudonyme collectif de Jean Frollo. Travailla aussi à la Paix et collabora sous la direction deTissot au supplément littéraire du Figaro. En 1917, à la mort de son ami qui légua sa fortune à la ville de Bulle, Aebischer fut désigné pour organiser et diriger le Musée gruyérien. [P. A., L. M. et L.C.l /EBISCHLŒSSLI. Maison avec escalier en tourelle,
Armoiries du doyen -E. un peu
différentes île cellesde la famille.
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dans la Biihlstrasse à Berne, qui appartenait au XVIII' siècle à la famille patricienne bernoise des Egger et passa par la dernière du nom à son époux Charles-Louis Ougspurger, banneret. En 1790* Albertine Haller, veuve du colonel Béat-Louis Braun, de Berne, en devint propriétaire. Dans la succession qu'elle laissa, la g Muesmatt» ou propriété du « Schlossli » fut acquise en 1832 par Jacques Aebi, de Seeberg. Le fils de ce dernier, Jean-Jacques-Ferdinand, * 28 avril 1825, f 30 novembre 1905 qui exploitait la propriété, légua outre des dons à l'établissement du Steinholzli, sa maison et fr. 50.000 — pour y installer un orphelinat de jeunes filles. Les héritiers rachetèrent la maison de l'Etat qui en capitalise dès lors les intérêts. -- 11. ïiirler : Bon, Bilder ans Vergangenheil h. Gegenwart, Berne, 1896. il. T.]
€BLI aussi AEBLIN, EBLIN. A. Canton de Glaris.
— Famille autochtone et considérée qui donna plusieurs magistrats capables à son pays. Mentionnons : — 1. Michel, de Biberach, conventuel et curé de la maison des chevaliers de Saint-Jean à Bubikon (Zurich), 1525 pasteur à Buchs, prit part à la dispute de Berne en 1528 et tomba à la bataille de Cappel en 1531 ; dans le porche de l'église de Buchs se trouvait sa pierre tombale d'ailleurs fort endommagée, aujourd'hui transférée à Zurich. — M.1CJZ21 juin. — Nùscheler : Gotteshâuser, p. 574. - AHS 1910, p. 5i. - 2. Werner, dit Kilchmatter, combattit en 1444 à Saint-Jacques sur la Birse ; atteint de sept blessures il fut relevé le soir par les Bàlois qui le soignèrent et le guérirent; il rentra dans sa patrie, seul survivant du continrent glaronnais. Elu bailli de Grùningen, il devint en 1461 landammann de Glaris. — J. H. Tschudi: Beschr. des Landes Glarus, p. 270. — 3. Jean, huissier cantonal, fut élu en 1526 landammann de Glaris. Dans cette haute situation il chercha, étant protestant, à calmer les troubles que la Réforme avait apportés dans le pays. Ce sont principalement ses efforts qui empêchèrent une rencontre armée entre Zurich et les cinq cantons catholiques lors de la première guerre de Cappel et aboutirent à la paix. Il n'encourut pas moins la disgrâce des catholiques glaronnais et en 1532 il ne fut pas réélu landammann ; toutefois il le fut de nouveau de 1535 à 1546. 11 représenta Glaris à de nombreuses diètes, la dernière fois en 1547. — GSl IV, 1 a-c.
— Heer: Gesch. d. Landes Glarus, p. 121etl30. — 4. Mathieu, capitaine glaronnais à Wil (Saint-Gall) de 1682 à 1684. — ASI VI, 26. — 5. Matthieu vécut à Glaris de 1720 à 1750 environ et devint par son travail un graveur de sceaux et de cachets remarquable ; mais la mort mit fin prématurément à une carrière pleine de promesses. SKL. — 6. Jean-Pierre, 1804-1879, de Bilten, d'abord vicaire à Aadorf, fut pasteur à Bâle-Campagne, puis de 1841 à 1843 à Albisrieden (Zurich) et enfin jusque peu avant sa mort à Wiesendangen (Zurich). Il écrivit une série de dissertations historiques et de politique ecclésiastique : Die gegenwart. Verfassung des Kt. Glarus, 1830 ; Gesch. des Landes Gl. (jusqu'en 1437), 1831; Die Schlacht auf der Landscltafl Basel 1833, 1833; Schilderung der Zerwïtrfnisse in der Schweiz 1830-33, 1834; Die Unsterblichkeit der menschl. Seele, 1839 ; Die drei himml. Fùhrer Glaube, Liebe u. Hoffnung, 1846 ; Die Gesinnung u. Handlungsweise der Jesuiten, 1847; Die Erneuerungswahlen der Geistlichen, 1849. — VoirWirz: Etat, p. 5 et 201. — Landesbibl. Glarus. — 7. Guillaume * 1842 f après 1892, fils du n° 6, auteur d'une thèse de doctorat : Die Cautio damni infecli. Avocat à Zurich. — 8. Hippolyte, * 1844, frère du n° 7, ingénieur-mécanicien. [D'A.N. el F.H.1
B. Canton de Zurich. La famille .Ebli (ou .Ebly, aussi Ebly) apparaît déjà au XIV* s.JBûrger- et Steuerbucher I). De 1380 au XVIe s., nombreuses réceptions de bourgeois sans liens de parenté connus : Uely (Ulrich), de Glaris, 1468, parce qu'il suivait à ses frais la bannière de la ville et Jean, de Glaris, 1532. — I.Stoffel, armurier et rémouleur, de Buochen dans le Pràtigau, reçu bourgeois en 1472. — 2.
Conrad, épousa la fille de l'orfèvre rlansNussberger en 1483; adversaire Sceau de Conrad .Ebli. du bourgmestre Waldmann, il fut élu
fréquent
plateau sur une pente.
près de Sumiswaldi.
pu avril 1489 membre .lu Hôrnemer Uni, nn qualité dp suppléant (Zugesetzter) de la corporation Zum Kambel. dont il devint avoyer de 1400-92. Bailli du Neuamt en 1491. En 1493, pour la seconde fois Grand Conseiller. Il était probablement un lils de Guillaume F... de Biberach, reçu bourgeois de Zurich en 1449 et receveur eu 1464 au Bennweg. Malgré les livres généalogiques, il n'a rien de commun avec la famille Kilchmatlei de Glaris. — Voir Gagliardi : Dck. Waldmann I et II. — AE Zurich, Autiquar. Gesellsc/(. a" 744. — 3. Ji:\n. 1498-1507, enté à LTster, proche parent du chanoine de Beromùnster, Hans Kchwend. de Zurich, et du u 2. Chanoine de lieromûnster de' 1509-1522. Son lils le marchand CONRAD, qui vivait encore en 1541. ne doit pas être identique au n 2. — Voir AE Zurich, Privaturk. 2. — Kelleramtsrechnungen. — 4. Jacor, membre de la corporation des charpentiers ; son armoirie se trouve sur un vitrail de l'abbaye de la corporation (1629): de gueules à une feuille de trèfle de sinople sur trois coupeaux du même (reproduction dans l'histoire de la famille Sporry).
/EBNIT, EBNET, EBNAT, nom très d'endroits, de fermes, de lieux-dits, signifie pays plat, 1260-63: Ebinode (probablement SI I, 46. - FRH 2, 536.
/EBY. A. CantoD de Zurich. — Hans, charron, de Zolingue, reçu bourgeois de Zurich le 31 mars 1470; nommé Grand Conseiller, en 1489, comme faisant partie des douze de la corporation des charpentiers — Hei.ni (Ebi). de l'Idftikon (C. Schwyz) et Wolfe (Ebi), lui aussi de Plâlfikon, sont reçus bourgeois de Zurich en 1423 et 1425. — Armes : De gueules au marteau de tonnelier d'or, chargé d'un couteau posé en fasce, sur un soulier d'argent ou de sable. — Burgerbuch, 1. — Sleuerbiïcher I. — Dùrsteler et Meiss : Gesclilechterbucher (avec trois armoiries). Armoiries complètes dans Geschl.- Buch Grebel 1628 (aux Arch. de la ville, Zurich). [F. H.]
B. Canton de Fribourg. — Famille fribourgeoise originaire probablement de Chevrilles (D. Singine). — 1. Vui.ly et Hansle sont, le 22 juin 1476, parmi les Fribourgeois qui combattent à Morat dans la compagnie de Ziverliet (Chevrilles) et Tinterin. — 2. Peter fait en 1535 le pèlerinage de Saint -Jacques de Compostelle. — 3. Nicolas, de Muschels, com. de Chevrilles, sellier, est reçu bour- M„ Pierre .Ebv. prévôt de St-Nicolas geois de Fribourg le 19 (d'après un portrait de J. H. Bonjour. février 1647, droit re- Propriété de 1 hoirie Paul /Eby). connu le 4 avril 1753
par son arrière-petit-fils Joseph. — 4. Joseph entre au service de France en 1732, sergent en 1753 dans la compagnie Week, régiment Wittmer. — 5. Charles-Borro.mk.e, fils du n° 4, * au régiment Wittmer vers 1755, rentré au pays avant 1780, nommé en 1798 inspecteur des grands magasins à grains, conseiller communal et membre du Grand Conseil. Sollicité de se faire inscrire dans la liste du patriciat il s'y refuse toujours ; cependant divers documents citent la famille Aeby parmi les familles patriciennes de Fribourg. 11 a dix enfants dont les principaux sont : — 6. Pierre-JEAN, l'aîné, étudiant chez les trappistes de la Valsainte, puis à Soleure et à Fribourg, nommé en 1818 desservant de la paroisse catholique de Lausanne, en 1822, chanoine de Saint-Nicolas, puis curé de Fribourg en 1826 membre de la cour épiscopale, auteur d'une brochure très rare sur le rétablissement du culte catholique à Lau-
EGKERWIESEN
Nicolas .Elu . major à Naples (d'après un portrait de K;nsei Propriété 'le l'hoirie Paul A'.\<\ i.
saune ; en 1845, il appelle les Frères Maristes puni- diriger l'école primaire des garçons de Fribourg l'ondée par le I'. Girard. A la mort de MgrJenny, on songe à lui comme
évêque; exilé en 1848 pour avoir soutenu le régime ultramontain Fournier, il ■•entre à Fribourg en 1857, est nommé en 1858 prévôt de la Collégiale Saint-Nicolas et meurt le 16 février 18(58. à 72 ans ; excellent orateur, parlant plusieurs langues, doué île grands talents, caractère énergique, mais d'une grande aménité de manières. — 7. Nicolas, entré jeune encore au service de .Naples où il obtient le grade de major, revient au pays en 1S39, épouse Joséphine de Cendre, est nommé député au Grand Conseil, conseiller communal de Fribourg, président de la Chambre des pauvres, inspecteur des arsenaux, prend une part active aux événements du Sonde rbund, et meurt d'apoplexie dans sa campagne du Windig, près Fribourg, le 2 février 1863. — 8. François -Xavier porte enfant le nom de Prosper, * à Fribourg le 2 décembre 1804, prêtre le 5 juin 1830, chapelain à ïavel, vicaire à Semsales, coadjuteur à Saint-Nicolas en 1833, il enrichit les registres paroissiaux de notes marginales précieuses ; en 1846, il traduit de l'allemand V Abrégé élémentaire de l'histoire suisse, de Bannwart ; est nommé chanoine de Saint-Nicolas en 1856, l'année où son frère en devient prévôt, en 1882 doyen du Chapitre et de la ville, membre de la cour épiscopale et de la Chambre des Scolarques, fonde à son domicile une bibliothèque à l'usage de la jeunesse pauvre, refuse la dignité de prévôt, f le 13 juillet 1891, après 61 ans de prêtrise. — 9. Jean-Pierre, 1835 chapelain à Bôsingen, puis successivement chapelain, chanoine et recteur de Notre-Dame de Fribourg, auteur d'un manuel de piété intitulé Le Congréganiste de Marie, Fribourg, 1865, f à 60 ans, le 18 nov. 1867. — 10. Paul, fils de 7, * 1841, étudiant à Dôle, Fribourg et Bonn, avocat, fonde avec H. de Week la maison de banque Week -Eby, élu en 1866, avant l'âge de 25 ans, au Grand Conseil, en 1881, conseiller national; de 1886 à 1895 syndic de Fribourg. Homme d'initiative, soutien de l'Université naissante, et bon orateur, il meurt subitement à Ûnnens le 18 juillet 1898 laissant cinq enfants, dont l'un — 11. Henry, prend la succession de son père à la banque Week .Eby. — 12. Pierre, D1 jur., professeur à l'Université de Fribourg et directeur de l'Ecole de commerce de jeunes filles de cette ville (1918). — 13. Stanislas, frère du nu 10, * le 13 mars 1848, caissier en 1875 de la Caisse d'amortissement, Conseiller d'Etat en 1881, et chef du Département militaire. En 1870, il prend part comme sous-lieutenant au bataillon 61 au service d'occupation des frontières ; de 1878 à 1883 major du bataillon 13. f à Fribourg le 29 mars 1914.
A une autre branche appartient — 14. Jean, * à Fendringen (Bôsingen) le 1er novembre 1838, prêtre en 1866, successivement chapelain à ïavel, vicaire a Saint-Nicolas chanoine de Notre-Dame, curé de Plasselb 1877 à 1913, puis chapelain de Saint-Loup près Fribourg, où il meurt le 28 septembre 1914. Pendant les années troublées du Kulturkampf, il évangélise en secret, déguisé en paysan ou en soldat, plusieurs paroisses du Jura bernois privées de leur curé ; les agissements du caporal de Courroux ■ont plusieurs fois signalés à la police bernoise. — Un abbé .•Eby, de Wunnew il (Singine) part, à 24 ans, en juillet 1819, avec près de 2000 Suisses (Fribourgeois, Valaisans, Bernois, etc.) pour aller fonder au Brésil, à Morro-Queimado, pro-
\ ince de Canta-Gallo, la colonie de la Nouvelle-Fri bourg . Il meurt sur terre brésilienne, avant d'arriver à destination, à mi-chemin entre Rio de Janeiro et la future colonie de la Nouvelle Fribourg, en prenant un bain dans la rivière de Mai .ir.Mi . Sa perte est très regret lée des colons an milieu desquels il devait exercet les fonctions de vicaire. Notes généalogiques appartenant à M. le prof. P. /Eby. — Etrennes fribourgeoises 1892, p. 73; 1899 et 1916. - Volkskalender f. Freiburg n. Wallis, 1915. p. 97. —Articles nécrologiques parus dans les journaux fribourgeois la Liberté, le Chroniqueur, le Confédéré, la Freiburger Zeitung, etc. — Dellion : Dictionnaire des paroisses VI, 351, 375. [K. I).]
/EBY, Christophe-Théodore, anatomistoriginairee, de Kirchberg, lierne (voir Aeiu |, * le 25 février 1835 à (lutenbrunnen, près Pfalzbourg, f le 7 juillet 1885 à Bilten, en Bohême, fréquenta les écoles de Bâle et étudia la médecine dans cette ville dès 1853, puis à Gôttingue", de 1856-1858. En 1858, il est privat-docent à l'Université de Bâle pour l'anatomieet la physiologie, puis prosecteùr, et en 1863, professeur extraordinaire. Durant l'été 1863, il est appelé à Berne comme professeur ordinaire d'analomie, d'histologie et d'anatomie comparéede l'ensemble du règneanimal ; maître excellent, il y connut la célébrité. 11 est en outre alpiniste enthousiaste et hardi. Appelé à Prague en 1884, il inaugura son enseignement en octobre. Mais le 15 janvier 1885, frappé par le typhus et une maladie des voies respiratoires, il meurt à la station climatérique de Bilten. A. publia: Lehrbuch derAnatomie, 1871, et quarante-neuf autres travaux scientifiques ; et, en collaboration avec Ed. v. Fellenberg et R. Gerwer : Dos Hochgebirgc von Grindelwald, 1865. — Voir sa Biographie par Ludvv. Hir/.el, dans les Verhandlungen, d. sckweiz. Naturforsch. Gés. 1885, p. 111. — W. His, avec la liste des travaux scientifiques dans le Correspond. -Blatt fur Schweizeràrztë, 1885, n° 21, p. 513- 523. — Pagel : Biograph. Lr.c. hêrvorrag. Aerzte des X7.V. Jahr. p. 42. [H- T.]
/ECHERLI, famille à Reiden, Entlebuch, etc. — 1. Jean, un des chefs des paysans révoltés de Willisau, exécuté en 1515. — 2. Nicolas, juge communal à Reiden de 1803 à 1812. — 3. Nicolas, juge de paix à Reiden, conseiller communal 1840, Grand conseiller 1861, administrateur de Reiden, maire 1848, décimateur 1848. [f. X. W.l
/ECHERLI (GROSS, KLEIN) (C. Unterwald). Un certain nombre d'alpages et pâturages avec plusieurs chalets, des deux côtés de la frontière, entre Obwald et Nidwald. Lors de la guerre d'indépendance des Nidwaldiens en septembre 1798, cette croupe fut occupée par 80 à 100 carabiniers du Nidwald commandés par Balth. Nàplli, de Beckenried, (d'après Gut) ou par Jos. Ant. Joller, de Dallenwil, (d'après Fàsi). 2400 Fiançais furent envoyés pour les déloger, dont environ 1000 hommes de la I3me demi-brigade ou trop fameuse Légion Noire. Tout le détachement était commandé par le colonel Millier, un Alsacien. Les Nidwaldiens barrèrent la dépression à l'aide d'abatis d'arbres et d'enrochements et se postèrent de chaque côté sur les hauteurs; ils s'y défendirent vaillamment, retenant les forces supérieures pendant 3 à 4 heures et inlligeant de grosses pertes à l'ennemi. Les Français ayant réussi à enfoncer la ligne, se rassemblèrent au Dùrrenboden et dans la forêt voisine où plusieurs de leurs compagnies furent anéanties. Les Nidwaldiens n'auraient eu que sept tués, tandis que les Français auraient laissé 7 à 800 hommes sur le carreau, dont 25 officiers. — Voir : Jos. Franz Gut: Ueberfall m Nidwalden 1798. — Nidwalden vor hunderl Jahren ; Erinnerungsschrifl an den '■>. Sept. 1198. — lùnst Eschmann : Remigi Andacher, Zurich, 1918. — Hintermann : Der Kampf der Nidwaldner ain '.t. September 1198. [Al. Truttmann.]
/ECHLER. Famille bourgeoise de Zolingue. Ancêtre, Jean, fut prêtre avant la Rélormation, ensuite pasteur à Talheim. Devint bourgeois de Zolingue en 1545. — Parmi ses descendants, il faut citer : son fils — 1. JÉRÉMIE, médecin. — 2. Jean-Conrad, greffier, f 1621. — 3. Jean- Jacques, membre du Petit Conseil et capitaine de la milice urbaine, f 1721. — 4. Jean-Henri, membre du Petit Conseil et architecte communal. — 5. Samiii., chirurgien, membre du Petit Conseil, + 1731. — 6. Ai ni ht, chirurgien, membre du Petit Conseil, f 1768. Gi
/ECKERWIESEN. Nom de lieu de la com.de Veltheim
HK
/EDERMANNSDORF
.tX.ERI (UNTER)
près de Winterthour, ôoril île la sorte aujourd'hui, à lort. au lieu de ECKENWIESE. Apparaît en 1298. A. est le lieu d'origine de la famille bien connue de meunier- zuricois Eckenwieser, qui jouèrent un rôle dans la i nuit sanglante » de Zurich. — Voir l'Z VII, IX-X1. NeuJ.m, ut Stadtbibl. Winterthur 1909, p. 51 et 57. [F. H.]
/EDERMANNSDORF (C. Soleurc, I). Balstal. V. DGS). Com. et vge, appelé en 1308 Odermarsdor) (de Odermar, anc. forme île Othmar). Cette localité appartenait autrefois à la seigneurie de Neu-Falkenstein, et de 14'20 à 1798 au bailliage de Falkenstein. Armoiries : d'argent au compas de gueules posé en bande. Au début du XIX' siècle, A. possédait une forge. En 1836 la gueuse des hauts-fourneaux de Gansbrunnen y fut rafraîchie, c'est-à-dire transformée en fer à forger de différentes l'orme». Dans la suite, l'usine fut fermée, l'ius tard le conseiller Louis de Roll, de Soleure, y fonda une faïencerie qu'il loua le 8 août 1812 et vendit dans la suite; elle devint en 1884 société anonyme. Le village forme une paroisse avec Mat/.endorf. La chapelle du village fut reconstruite en 1852 ; le tableau du maître-autel est un don de M. Alérian, de Bâle, lequel possédait une ferme dans la circonscription d'A. Parmi les bourgeois marquants d'A. citons: Nicolas Allemann, professeur à Soleure, 1795-181)2; Pierre lilâsi, chapelain et maître à OIten, 1821-1884; Joseph Blàsi, avocat, conseiller national, juge au tribunal cantonal, président du tribunal fédéral, 1833-1903. [F. E.]
/EFLIGEN (C. Berne, D. Berthoud. V. DGS). Village sur la rive gauche de l'Emme. Ce nom signifie « près des gens d'Affo ou Affilo» (voir Fôrstemann I 2. A. p. 14 et le nom d'Effingen). Selon le rentier de 1261-1263, les Kibourg tiraient des redevances A'Efflingen, dans le district d'Uzanstorf. Le couvent de Fraubrunnen échangea, entre autres, une terre en 1267, avec Walter d'Aarvvangen, à Effelingin, et l'abbaye de Saint-Urban possédait également une propriété à Eflingen qu'elle vendit en 1297 à Fraubrunnen. En 1336 Henri v. Erolswil, avoyer de Berthoud, et Werner Kerro, se soumirent à un tribunal d'arbitrage pour trancher leurs difficultés avec le couvent de Fraubrunnen au sujet du droit de parcours à Rùdlingen et Effelingen ; de même, en 1396 et en 1473, des différends entre le couvent et les habitants d'Efflingen au sujet du droit d'usage des forêts et du pacage durent être tranchés par arbitrage. Dans la querelle entre le couvent et Rodolphe de Ringoltingen au sujet de la limite des juridictions, le Conseil de Berne décida en 1420 qu'Efflingen appartiendrait à la juridiction de Landshut. La dîme d E. était perçue par la Chambre des blés de Berne. Incendie en 1723. Le 21 avril 1798 le village et le bailliage de Landshut furent réunis au district de Berthoud dont ils firent désormais partie. Il y avait en 1764, 191 habitants; 1800, 36 maisons et 253 h. ; 1850, 483 h. ; 1910, 56 maisons et 554 h. D'une famille non-noble qui tire son nom de la localité, nous voyons en 1302 Ulrich de Efflingen, en 1303 Werner. En 1322, Hugo, bourgeois de Berne, renonça en faveur du couvent de Sels à la dîme de Gerolfingen et Nicolas était en 1327 propriétaire d'une maison à la Matte, à Berne. — F.RBII-IX. — Amiet : Regesten von Fraubrunnen. — Jahn: ChronikdesKt.Bern,y.l&. [R. Ochsenbein.]
/EGELSEE (C. Berne, D. Thoune, Com. Uebischi. V. DGS). Lac d'autrefois, mais dont les contours sont encore bien visibles, sur le plateau entre la plaine de Thoune et la chaîne du Stockhorn. Le 23 avril 1353 ce jac fut vendu par la famille d'Amsoldingen à Burkart de Lindnach. Il est constaté qu'en 1582 on y pécha encore des poissons. Pour la signification du nom voir SI VII 1483. — FBB VIII, p. 12. - BBG V, p. 220. [E. B.]
/EGERI (C. Zoug). Le canton de Zoug n'a qu'une seule vallée, celle d'Aegeri, dont le nom se retrouve dans divers documents, sous la forme AeAgria regia, Agregia, Agreia, Agrey, Egare; origine et signification du nom incertaines ; voir Fôrstemann II 3. A. 1, 175. Les découvertes faites à maintes reprises, de même que les noms de plusieurs endroits prouvent que la contrée a été habitée par des Celtes, puis, plus tard, par des Rhéto-Romans. L'abbaye d'Einsiedeln avait là de nombreux biens, qui dépendaient de son domaine de Nuheim. Elle reçut en outre du comte Kuno de Lenzbourg (f en 960) le terrain appelé Aqua regia où se trouvait une bonne pêcherie ; à ce don, la femme de Kuno, Luitgarde, et son fils, Amazo, ajoutè-
rent tous les territoires que possédaient les Lenzbourg dans la vallée Certains droits, ceux du bailli el droit d> hautp justice étaient du ressort de 1 Autiii ne . le droit foncier appartenait a l'abbaye de Praumûnster de Zurich.
En matière ecclésiastique .K. a\ait un curé (Plebanus m Agrey) que lui envoyait l'abbaye d'Einsiedeln. et qui était pris soit parmi les religieux de l'ordre, soit parmi les prêtres séculiers. La commune exerçait le droit de collation, et depuis 1668 les habitants élisaient eux-mêmes leurs prêtres, mais, néanmoins, leur choix était soumis à la ratification de l'abbaye. On voit apparaître un Henry de Grabs, le 1" décembre 1219. comme premier curé de toute la vallée. Mais depuis 1725 déjà, elle avait été divisée en 2 paroisses distinctes, Ober .Kgeri et (Jnter .Kgeri. Depuis les temps les plus reculés, les bourgeois des deux parties de la vallée jouissaient en commun des vastes pâturages du payslk'orporationsgùter; ; c'est de là que peu à peu naquit la commune d'Aegeri, qui devait, plus tard, se séparer en deux. Les constitutions de 1848 et 1874, devaient compléter l'organisation de la vallée, en communes politiques et en paroisses. Depuis l'entrée de Zoug dans la Confédération, jusqu'en 1814. la commune d'.Egeri englobait toute la vallée el formait avec les communes rurales de a Am-lierg » i.Menzingen) et Baar le <• district extérieur » tandis que la ville de Zoug et ses dépendances composaient le o district intérieur ». Comme les autres communes rurales, celle d'.Kgeri dut lutter pendant des siècles contre les tentatives de la ville de la réduire au rang de simple bailliage. Dans le rôle des communes. .F.geri est toujours nommée en second, la première place étant réservée à la ville. De là est née l'expression populaire: « .'Kgeri \or ». Celte hiérarchie a prévalu même dans les questions militaires, où chaque commune formait une unité qui élisait elle-même ses officiers. Le fait attesté aussi bien par le rentier autrichien de 1308 que par le droit seigneurial d'.K. qu'une route large de 14 pieds conduisait du moulin de "NVil à (Ober) /Kgeri-village, puis par Hauptsee à la » Porte » de Morgarten, prouve que, déjà anciennement, la contrée d'M. participait au trafic qui, parle Morgarten, reliait Zoug à Schwyz, ce qui devait, tout naturellement, pousser les habitants de la vallée à cultiver plus judicieusement leurs terres. La vallée fut anciennement divisée en 4 régions (Nachbarschaften) : Dorf, Wyl, Mittel-Dorf el Hauptsee Bott. Les droits et obligations des bourgeois qui participaient aux biens des corporations étaient réglés pour Ober et Unter .E. par les lois de la vallée qu'on appela ensuite Summ-Ordnungen . En 1650 la vallée avait 1416 h., en 1900, 4484. — Voir Stadlin : Geschichle van Zug III, 1 et suiv. — Bridel : Kleine Fussreisen in der Schweiz, 1796 II. 95 et suiv. — Niischeler: Gotlesltâuser d. Schxveiz p. 39. — B. Staub : Kl. Zug, 1869, p. 58, 59. — Odilo Ringholz : Gesch. des Klosters Einsiedeln. — A. Letter: JEgeri I, 1-5. — W. Sidler: Schlacht v. Morgarten, p. 49-111. —A. Weber : Einsiedlisclie Gotteshausleule am Menzingerberg und in JEgeri. [A. W.]
/EGERI (OBER) (C. Zoug. V. DGS). .F.geri fut jusqu'en 1814 le centre et le chef-lieu de la vallée. Lang, dans son Hisl. theol.
Grundriss, dit qu'en 876 on y voyait déjà une église, qui, en 1220, fut rebâtie et agrandie. Depuis la séparation de [la vallée en deux communes, Ober .Egeri est resté le chef-lieu de la commune du même nom. Registres de paroisse dès 1615. Armoiries : d'argent à un bateau chargé de deux rameurs affrontés sur un lac d'azur.
/EGERI (UNTER) (C. Zoug. V. DGS). Armoiries: d'argent à une fasce d'azur chargée d'un bateau à voile monté par un rameur.
Autrefois Wyl, puisWyler Rott, possède depuis fort longtemps des pâturages communaux vers la partie inférieure du lac, et près de l'endroit d'où en sort la Lorze. Il vivait jadis seulement de ses cultures et de l'élevage du bétail. Depuis qu'il forme une commune indépendante il a pris un essort considérable, grâce à l'industrie qu'on y a créée. En 1831 les frères \Volf-
EC.ERI (LAC m
EGERTEN
gang, A li ii s ei François-Joseph rîenggeler ont installé a (l'embouchure île la Lorze une filature de coton. Une simple roue fournissait, à l'origine, la force nécessaire, 20 chevaux. En 1841, elle fui remplacée par une turbine. Enfin, en 1816, on ajoula un second établissement, celui tle Neu-.Egeri. l'nter .l'.geri fui la première commune du canton à posséder une fabrique. Son développement dès lors fut si grand, qu'elle ne tarda pas à dépasser ta commune mère d'Ober .l'.geri, à tel point même qu'en 1900 celle-ci ne comptait encore que 1891 habitants alors que la première en avait déjà 2593. Registres de paroisse dès 173."). [a. W,]
/EGERI, LAC D' C. Zoug. (V. DGS). Le lac d'.K. esl propriété indivise des deux communes, Ober et Unter .Egeri. \Y. Sidler en parle en ces termes dans sa Schlonhl (un Morgarten, p. 09: « Le vallon d'.K. est bien la plus jolie contrée du paysade|Zoug. D'où qu'on le regarde, du haut du Zougerberg ou du Morgarten ou descentes qui
Le lac d'.Egeri d après une illustratiou de Bridel : Kleine Fussreisen durch die Schweiz 1191 .
dominent les villages d'Ober et Unter .E., le lac apparaît comme un brillant saphir, entouré d'un cadre d'émeraude. » Dès que l'histoire nomme la vallée, elle cite aussi son lac, non point seulement comme expression géographique, ou paysage remarquable, mais aussi comme produisant en grand nombre d'excellents poissons. En 960 1 voir art. /Egeri), Kunode Lenzbouri; fit cadeau à l'abbaye d'Einsiedeln de ses possessions dans la contrée d'.E. où déjà existait une pêcherie. En 962, son fils Amazo en donna une autre ; enfin, entre 960 et 970, Luitgarde, femme de Kuno, fit don à l'abbaye d'un domaine dans les environs où était également installée une pêcherie qui devait lui payer, chaque année une redevance en poissons. Le 3 mars 1431, les gens de la vallée d'.E. convinrent que ceux des pêcheurs qui, dans leurs filets, trouveraient des « rougets » (truite rouge), auraient à acquitter cette redevance. Il s'agissait de fournir : à Einsieâeln 400 truites du lac, 480 de rivière et 16 anguilles ; au couvent de Fraumùnster, à Zurich, 30 truites. En compensation les gens d'/E. étaient exonérés de tous droits de péage à Zurich. Ces «rougets» du lac d'.E). sont devenus aujourd'hui l'objet d'un commerce important. Avant l'existence des lois fédérales sur la pêche et des ordonnances cantonales sur la police des eaux cette pêche était libre dans le lac d'/E., mais il y a quelques années le canton a institué une taxe spéciale pour la pêche et comme la demande est devenue très forte les prix ont augmenté. Un différend en est résulté entre le canton et les communes riveraines, qui prétendaient être seules juges en la matière et contestaient au canton le droit d'exiger cette patente. L'affaire resta pendante bien des années. En fin de compte, Unter JE. (Ober .Egeri se désintéressa de la question) porta la cause devant le tribunal fédéral qui, le 21 décembre 1905, rendit son arrêt. Il était décidé : 1»
que le lac rejevait non point du droit privé, mais du droil public, et, partant, restait soumis à la juridiction cantonale , 2" que néanmoins, la commune conservait le droit d'installer une pêcherie sur le dit laci Qui l'emportait ? C'est bien difficile de le dire. En fait, c'était le canton, puisqu'à lui seul fut reconnu le droit de disposer des rougets du lac d'.K. et d'attribuer au lise cantonal les droits tle pêche y relatifs. Théoriquement, toutefois, c'était en faveur de la commune que le jugement était rendu, puisque la valeur et l'importance de la pêche du lac consiste essentiellement dans la pèche au rouget. — C. L. Wanger : Seesaibling, dans Schweiz. Fischèreàtg. 1896. — Fischereiberichl, 1916. [a. w.]
/EGERI ou /EGERY, von. Famille éteinte de la ville de Zurich qui a donné des conseillers, des chefs de corporations et des peintres sur verre. Emigrée à Bailen (Argovie). Voir Egeri, von. [F. h.]
/EGÉRSTEIN (C. Berne, D. Oberhasle, Com. Guttannen. V. DGS). Hameau à 1,5 km. en aval de Cultannen sur la rive gauche de l'Aar. tire son nom d'un des nombreux blocs de rocher de la légion. Ancien posle de douane, siège de la famille Nâgeli (Alexandre, Grand conseiller, régisseur de l'hospice du Grimsel, 1877-1892). On trouve une indication sur des ruines d'origine inconnue dans A. Jahn, Der Kanion Bern, 1850, p. 340- 43. [E. B.]
/EGERTEN, EGERTEN, nom de lieu et de terre. Extension et formes. Ce nom avec ses composés est plus ou moins répandu dans toute la Suisse allemande; c'était à l'origine un nom de terre et il s'est appliqué souvent dans la suite à des fermes, des hameaux, des villages et à Frauenfeld même à un quartier de la ville. Les formes les plus fréquentes sont: Algérien, Egerten (plus rarement jEgert, Egert), dans le diminutif JEgertli (E-), et dans les formes isolées Egerden (Lucerne) et Eckerta (Avers). On rencontre en outre sporadiquement presque partout la forme avec 1'*' devenue muette et d'autre part, comme dans Ergalen [ErgelenJ ou dErgeten, l'interversion de IV, qu'on trouve dans des contrées strictement déterminées (Suisse orientale avec Thurgovie, Saint-Gall, Appenzell, Toggenbourg ; une seule fois dans l'Urserenl. Lorsque la dentale de l'article féminin {d\E.) s'attache au nom, il en résulte Tàgerten ou Tergeten (Lengnau, Haut-Toggenbourg), d'où s'est formé le diminutif Tàge(r)tli (Ostermundigen, Fricktal). Dans la forme Nergeten (Hûttwilen) une n s'est détachée de l'article pluriel (in den E.) ou des prépositions in, von.
Signification et étymologie. /Egerten est encore très répandu dans les dialectes de la Suisse allemande comme nom de chose et désigne une pièce de terre qui, après avoir été défrichée et cultivée pendant un certain temps, est transformée en pâturage, en prairie ou même en forêt, à cause du fonds pierreux, de sa stérilité ou de son éloignement. L'. Egerten se distingue cependant de la terre en friche en ce que, dans le système de l'assolement triennal, un champ ne reste en friche qu'un an, tandis que l'/Egerten demeure dans cet état plus longtemps (les indications varient entre six et douze ans), parfois même toujours. — Le nom ne remonte pas au delà du XI^siècle: Egerden (nom d'un lieu bavarois) 1017 ; voir Fôrstemann II, 3e éd. 1, 24. Egerda, XIIIe siècle (Ahd. Glossen III 398,42), dans le mh'd. egerde (Lexer: Mhd. WB. I 512). Les plus anciennes mentions sur notre sol sont : Burch. de Egerdin (C. Berne) en 1220, identique à : in villa Egerdon, 1265 (FRB II 20. 400) ; Egerdon (près Cham) 1262 (UZ III 260) ; Hem Wernhers kind von Egerden (près Cham ou Zolingue) haben ze pfand ze Gebistorf... 1281 (QSG XV 108/9) ; dît Egerde (près Waldkirchi
EGERTEN
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1361 {UStG IV 17). - Parmi les nombreuses explication! étymologiques, toutes celles <|ui voient dans le nom nu compose de garto, Garten, doivent être abandonnées, à
cause du genre grammatical ; <l autre part, les anciennes interprétations comme â-gi-erida terre qui n'est plus labourée i il** l'alnl. l'rien = labourer), ou â-gartia terre non entretenue, sonl manifestement insuffisantes, car la voyelle radicale remonte chez nous comme ailleurs à l'ancien germain e non pas ê ou n. Fischer propose, après Buck, un mot latin: evervactum pour vervactum — jachère (à propos d'evarecta, voir warecta dans Du Gange VIII, 407) qui, par eguarela, serait devenu en a lui . egarta et signifierait comme lo mot do l'ancien français garri et du français guéret une terre labourée et non ensemencée. Du reste plusieurs expressions de l'allemand du sud < 1 1 1 ï ont rapport à l'agriculture, comme Schupos, Espan, et qui apparaissent relativement tard (XII1- et XIV" siècles) n'ont pu être expliquées jusqu'ici d'une manière satisfaisante par les langues germaniques ; elles proviennent peut-être d'une langue prégermanique.
— Voir : SI 1 129. — Fischer : Schwab. WB II, 540. — Martin-Lienhart : Elsiiss. WB I, 23. — Meyer-Lûbke : Etym. roui. WB n» 9264. - Grimm : DWB III, 34-5.
— Weigand : DWB 5» éd. I, 404. [K. Stucki.] /EGERTEN ■(',. Berne, D. Nidau. V. DGS). Commune
et village avec le hameau paroissial de liiirglen sur la rive droite de l'ancienne Thièle et du canal actuel Nidau- Biiren. En 1818, 257 h.; 1910, 670 h. On y a trouvé des monnaies et des tuiles romaines. En 1347, le couvent de Gottstatt acheta des biens à Egerden de Gonrad et Jean de Môringen ; en 1350, de Werner ïrimstein, en 1347 et 1353 des frères d'Iffental. Ulrich de Sutz vendit, en 1335, des biens à .Egerten à Rodolphe de Nidau-Neuchâtel. Le \" janvier 1831, érection d'arbres de liberté à ^Egerten et dans les villages voisins; leur enlèvement par le préfet de Nidau provoqua des troubles. .Egerten est le lieu d'origine de A. Heuer, pasteur à Berthoud (1842-1880). L'ancienne navigation sur la Thièle rendit de grands services aux habitants et à l'agriculture. — W.-F. von Mùlinen: Heimatkunde, Das Seeland, Bern 1893, p. 50. [E. B.]
/EGERTEN, point de vue au-dessus du couvent de femmes Maria Opferung, près Zoug, est appelé par erreur Begelen sur la carte topographique. Lors du différend des « Doux et des Rudes», il y eut en cet endroit, le 15 mai 1733, une landsgemeinde mouvementée. — Voir K. Bossard : 4mmann Schumacher u. seine Zeit, dans Gfr. 12. [A. W.]
/EGERTEN, von. Voir Egerdon, von.
/EGERTER. Famille bourgeoise de plusieurs communes du canton de Berne. Notaire à Oberwil : Christian
/EGETER, autrefois aussi EGENDER. Famille de Veltheim près de Winterthour qui apparaît au XVe siècle et existe encore aujourd'hui. — 1. Conrad, 1649, huissier du comté de Kibourg. — 2. Samuel, 1670, maître d'école à Veltheim. — 3. Gaspard, 1721, forestier au même lieu.
— 4 et 5. En 1698, Torias émigra dans le Palatinat et Jacob en Hollande. [J- P.]
/EGLER. Nom de famille originaire de Diemtigen, Erlenbach et Krattigen (C. Berne). — Jean, * 1851 à Krattigen, sa commune d'origine, instituteur à Wohlen (Berne), a exercé une activité littéraire sous le pseudonyme Cr. Crat.ïgus ; collectionneur et connaisseur d'antiquités bernoises. Liste de ses publications dans Schweiz. Schriftsteller-Lex. 1918. [E. B.j
/EGLIN, voir Œgli.
>ELA (C. Grisons. V. DGS). Cabane du Club alpin suisse, bâtie en 1878 au fond du Val Spadlatscha, par la section Rhàtia du C. A. S. à l'instigation du pasteur Jean Hauri, de Davos, et avec l'appui du C. A. S. et des communes de Bergûn et de Filisur. — S. Meisser : Gescli. der Sektion Rhàtia S. A. C. 1864-4904, p. 64.
/ELEN. Nom allemand d'AiGLE.
/EL.GGI (C.Obwald). Haut pâturage de la commune de Sachseln. Le nom paraît remonter à Alpgôwe contrée alpestre, ce qui s'accorde bien avec l'ancienne mention Algôw (voir plus bas) ; dans tous les cas, il est identique à Mlg{g)au (alpe du Pilate, C. Unterwald), et à JEllgau (nom d'une contrée alpestre à Habkern, C. Berne), qu'on rencontre déjà, d'après le SI, au IXe siècle sous la forme Alpagaivi (voir SI II, 39 sous All-gau 2) ; on trouve hors de Suisse le nom
Alpegaula pour l'Albgau souabe e' d'autres Albgaui dès ï- VIII- siècle (voir UStG I. II. Register). De- 1714 on v disait la messe malgré l'absence de chapelle; c'est pourquoi quelques paroissiens prirent l'initiative d'en faire bâtir une [1820-21}. Elle fut cou mie-Anne,
lui 1827 on la dota d'une cloche. Cet alpage était depuis longtemps la propriété des paroissien- de Sachseln qui, en I 44-2, offrirent un refuge, dans les forêts et pâturages de «l'Algôw », à Wàlti Kiser, de Ramersberg. Depuis 1876 une route carrossable, venant de Ettieried, y conduit. — Kfichler Gesch. von Sachseln. — Nûscheler: Die Golleshâuter der Schweiz. ai t.
/ellen. Nom d'une famille ,|c Gessenay. Fn 1308, on trouve Pierre Ei.lon, fils d'une Ella. — Hermann, di senay, * 1887, à Oberbalm, étudia au ïechnicum de Bienne et à l'Université de Berne ihistoire, littérature) ; a été rédacteur de l'Oberlânder Tagblatt, A Thoune, 1908-11 ; de la Schweiz. Familienwochenblatt, à Zurich, 1911-12 ; de la Tessiner Zeitung, à Locarno, 1912-14; est depuis 1915 au Berner Tagblatt, à Berne. Il est l'auteur de : Heimatfemde, roman, 1914; Derweinende Feisen, nouvelles (fasc. 9i du Berner- Verein ZurVerbr. ^u ter Schriften); Zur Tessiner f rage, 1915; Heinrich Fédérer, zur Einfiïhrung in <io.s Werk des Dichters, 1916; Der hohe Huf, drame, 1916 ; il a édité: Sage und Dichtung des Saanenlandes, 1907 ; ./. ./. Romangs ausgewâhlte Werke, 1910 ; Locamo und seine Tâler, de Hardmeyer, 4- édit. 1915; Grenzwachtzeitung , 1915 (avec Ulrich Amstutzi: l)u Heimat voran! 1915 (en coll. avec divers écrivains suisses) ; Schweiz. Schriftsteller-Lexikon, 1918. [E. B.]
/ELLIKON, famille éteinte qui a donné des conseillers à Winterthour aux XIVe et XV" siècles ; elle tire son nom de Ellikon sur la Thur. Claus, en 1405, élu de l'ancien Conseil à la place d'un collègue tombé à la bataille du Stoss ; 1405-1407, membre de la cour de justice de Thurgovie à Winterthour, et 1408, membre du Grand Conseil. — Voir Hauser : Die Chronik des Laurentius Bosshart. — Le même : Winterthur zur Zeit des A/t/jenzéllerkrieges, où sont encore cités en 1405 Walti et H an s dans une liste d'hommes portant l'armure. [K-H.ei I- H j
/ELPLER. Nom d'une famille éteinte de l'Entlebuch. Jean Walter, * en 1663 f à Triengen (?) en 1731, fut curé à Marbach en 1696. W- X. W]
/EMMER, Frédéric, originaire de Saint-Beatenberg ; * 1867, à Bâle. Dr méd., méd. cantonal depuis 1911, Conseiller d'Etat et chef du Département sanitaire; en même temps jusqu'en 1914, Directeur militaire. Il est, de plus, membre du Synode et du Grand Conseil. Ce nom provient de la rivière Emme prononcé JEmme. — Voir Basel : Staatskanzlei Aemterbuch. iA.B.l
/EMSIGEN ou EMSIGEN (C. Obwald). Pâturage de la commune d'Alpnach, station du chemin de fer du Pilate. D'après un accord du 11 août 1498, il était depuis un temps immémorial propriété de la corporation « nid dem Feld ». Celui qui voulait y mener paître ses bêtes devait payer un droit de quinze livres par tête. Le nom de cette alpe est probablement apparenté aux noms de lieux lucernois Amsig, Amsigen et dérive peut-être d'un ancien nom de famille Emsig (donc au fond « près d'Emsigen ») ou bien au prénom ahd. ,4»ia:o, Amiso (= «près dés gens d'Amiso»); voir SA I, 242; Fôrstemann I, 97; FBB I). — Voir A. Hâusler : Rechtsbuch a. Gem. Land. (Al. T.]
/EMTERBUCHER. Nom de deux manuscrits conservés aux archives épiscopales de Coire, que le prof. Gasp. Muoth a publiés en 1897 dans VIHG, avec une introduction accompagnée de commentaires et d'adjonctions tirés d'un registre de fiefs et d'un rentier de la même époque. Le premier de ces mns. est intitulé : Buoch der Vestinen so dem Stifft Chur zuo horent, ouch der Empteren, so ein herr u. Bischof zuo Chur zuo verlihen hatt in geistlichen u. weltlichen Stenden. Geschriben zuo Bischof Hartmans Zyten Anna 1410. Le second a pour titre : Buch der Beamtungen, mais devrait s'appeler Buch des Vizdumamtes (vidame). Ces deux mns. constituent une source précieuse pour l'histoire des Grisons aux XIVe et XV» siècles. |F. P.T