ENEAS SILVIUS PICCOLOMINI
Humaniste, dernier représentant d'une famille patricienne de Sienne. De 1432 à 1442, il prit part, sauf une courte
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interruption, an concile de liàle où il fut secrétaire du cardinal-évêque de Fermo, puis secrétaire à la chancellerie et lpi abreviateur. Il fut ensuite membre, puis président de la Députation de la foi. Lors de l'élection pontificale il était maître des cérémonies (clericus cerimoniarumj , et devint secrétaire du nouvel élu FélixV. Il est l'auteur des Commentaires si<r If concile tic Bâle et des Dialogues sur l'autorité de celui-ci. En 1456, il reçut le chapeau de cardinal-évêque de Sienne et deux ans plus tard, fut élu pape sous le nom de Pie II. A sa mort, le nom de Piccolomini fut porté par les enfants de ses deux sœurs, qu'il avait adoptés alors qu'il était cardinal. A. fut un grand protecteur de Bàle à qui il a consacré une description très bienveillante. Cette ville lui doit aussi la fondation de son université en 1460. — Voir K.-R. Hagenbach : Erinnerungen an ASP. [a., h.]
/enish/ENSLIN, Jacques (1796-1866) de Gelterkinden (G. Bâle-Campagne). Avant la séparation du canton, membre du Grand Conseil, de la Cour d'appel ainsi que conseiller communal de Gelterkinden. Après la séparation, il fut président du Tribunal cantonal et de la Cour d'assises de Bille-Campagne, président du Grand Conseil, puis du Conseil d'Etat et délégué à la Diète; la famille répandue principalement à Gelterkinden et Ormaligen, serait d'après la tradition d'origine huguenote. — Voir AE liâle, Nachlass J. Merian. [A. B.]
/EPFELHAUET (Jed UE la POMME). Ce jeu, qui fut en honneur jusque vers 1870 dans divers cantons suisses, et, plus spécialement dans les sociétés de cavalerie, consiste en ceci : Des cavaliers, lancés au grand galop, doivent chercher à atteindre d'un coup de sabre, une ou quelquefois trois pommes, pendues à une potence. Le départ avait lieu à 20 mètres environ du but, et chaque participant avait droit à deux essais. Dans le canton de Bâle-Campagne, un « touché » comptait pour un point, un coup plein, partageant la pomme, pour 5. Le maximum était ainsi de 30 points pour les deux courses, quand il y avait trois pommes. Ce jeu semble avoir été introduit dans le pays par un officier vaudois ayant servi en Allemagne. — Voir Die Scluveiz, 1862, p. 80. —57 II, 1804.- SF8, 8. [E. H.K.]
/EPPLI, >EPLI, EPPLI, EPPELI, famille de Zurich, de Diessenhofen et de Saint-Gall.
Ce nom est primitivement un diminutif du nom de personne ahd. Abbo, Appo qui se trouve aussi dans Abtwil (voir Fôrstemann I 2. A. p. 11-12, où Abbilin et Appili sont indiqués comme noms de personnes déjà au VIIIe et Xe siècle).
A. Canton de Zurich. Famille de conseillers de la ville de Zurich et de seigneurs justiciers à Maur, au bord du lac de Greifensee. Armoiries : 1. A l'origine, à un arc-en-ciel (?) posé en fasce accompagné en chef d'une étoile et en pointe d'un demi boullbn ou abbé (sceau d'Henri 1343-46 et de Rodolphe 1367-1383). 2. D'après l'armoriai d'Edlibach de 1488: d'or au lion de gueules à la queue terminée en plumes de paon, au naturel; cimier, plumet en queue de paon sur couronne d'or (sceau de 1422-1561 et poêle de 1785-1800 à Maur).
La famille portait à l'origine le surnom de « von Gisingen » et apparaît en 1294 comme propriétaire d'une maison à Zurich. Du Conseil depuis 1337. Par l'acquisition du droit de justice et de l'office d'intendant pour l'Abbaye de Zurich à Maur en 1424, cette famille, de marchands à l'origine, se transplanta dans la campagne zuricoise où elle se multiplia rapidement, et fleurit encore.
I. Eppli, de Zurich, dits von Gisingen. — 1. Albert ou Albrecht 1294-1307 ou 1322 (?), propriétaire à la Schwendengasse en 1294. f 15 septembre, d'après l'obituaire du chapitre de Zurich. Son frère ou fils est Jean 1307- 1324 (?). - UZ Vl-XI. - 2. Henri 1334-1359. Membre du Natalrat de 1357 à 1359. Il fonctionna souvent comme arbitre. Inspecteur des édifices (Bauherr) de la ville en 1351-1352; comme tel, il dirigea la transformation de l'hôtel des monnaies en maison des Constables « zum Hùden ». En 1351, co-administrateur du « deutsches Haus » ; en 1353-1356, boursier de la ville et aussi banneret. Sa maison était dans le quartier « aufDorf». Il épousa Anna v. Albis, fille du meunier Friedrich. Cette
derniérp, devenue \pii\e, acheta, le 7 avril 1362, des trois frèrps Brun, le moulin Bonzisbùhl sur la Sihl. En 1367, elle dota sa fille Anna, nonne à Oetenbach, des recettes de ce moulin. A la suite de relations coupables avec le prévôt du chapitre du Grossmùnster, Bruno Brun, elle fut bannie de la ville pour dix ans, en 1371 ou 1373. — Voir W. Frey : Beitr. z. Finanzgesck. Suppléai. 12 et 13. — Merz : Wappenbuch von Aarau, p. 325. — 3. Jean, 1358-1393, négociant. En 1364, il avait la surveillance de la monnaie de la ville. Il acquit, avec sa femme, en 1379, des terres à Kusen, près Kusnacht, et en 1387, de la fille du chevalier Gottfried Mulner, le domaine de Friesenherg avec l'emplacement du château et le* dépendances sur la pente de l'Uetliberg. En 1389, il achète plusieurs boutiques à Zurich. Il est élu avoyer de la corporation du Safran au Baptistalrat de 139!!. Sa succession passe, en 1401, à la famille de sa femme Adélaïde Schùtz. — 4. RODOLPHE, 1336-1383, fils du n° 2. lin 1366, il est banni pour dettes envers l'Abbesse de Zurich par le tribunal impérial de Bottweil ; ses biens, parmi lesquels plusieurs maisons, ceux de son frère Frédéric et ceux de sa mère, échurent à l'Abbesse. — Voir Stadtbûcher I et Steuerbùcher 1 ; Wôber, Mûlner I-III. — 5. Henri, noble, beau-frère du bailli de Gruningen, Henri Hagnauer. En 1421, au carnaval, le conseil lui remit, comme bailli de Greifensee, le château de ce nom. En 1424, il acquit pour 431 florins du Rhin, le droit de justice de Maur sur le Greifensee, de Ulrich de Lommis et de sa femme Figura Bletscher, de Zurich. Sa fille Anna était nonne à Oetenbach en 1431. M. fut probablement le premier de sa famille à porter dans ses armes le lion à la queue de paon, cela à la suite probablement d'une concession impériale. Son premier sceau au lion se trouve suides documents de 1422 et 1439; dans le dernier il est expressément mentionné H. Eppli v. Mure(AE Zurich, Spanweid 42/43, Almosenamt 47). De lui sont issus les A. de Maur, Fâllanden, etc. qui, depuis le XV" s. habitèrent la mairie de Maur et la cour de Rohr près Fâllanden, et y existent encore. — Stadtbûcher II, p. 329. — AE Zurich. B. VI, 305, f" 67 b.
II. .Eppli, de Maur (Mairie) et Fâllanden (Rohr). Cette dernière commune et la famille portent les mêmes armes. Les JE. se répandirent à Dùbendorf, et au XVIe s. à Kaltenstein (Kusnacht), Zumikon, Hegnau, Schbnenberg, Wàdenswil, et enfin dans les districts de Pfâffikonei defiulach.
L'ancêtre commun est 1 1 en ri, de Zurich, bailli de Greifensee en 1421. En 1460, il vendit son droit de justice à Maur, à noble Engelhard, de Zurich. Cependant, en 1607, Jean JE. est encore dit bailli de Maur. La famille
acquit de nouveau ledroit de Sceau de Hemnch .Eppli (1422). justice en 1592 (?) et le vendit définitivement en 1652 à Jean Burkhard, de Zurich. (Voir Keller-Escher : Gesc/i. der Fumilie Grebel, p. 35.
— P. Schweizer : Gesch. der Famille Schwyzer, p. 76). La famille de Maur resta jusqu'au XVII'' s. incorporée à la tribu des Constables, mais ne s'occupa dès lors que d'agriculture et de pêche. A la bataille de Cappel, 1531, tombèrent Joac.him et Henri, de Dùbendorf, fils de Jean, bourgeois de Zurich, qui y était établi depuis 1471 ; Félix, de Maur, Joac.him, de .Esch (Com. Maur). En 1738, Conrad et Jean-Jacob en 1743, Henri, avec femme et enfants, tous de Maur, émigrèrent en Pensylvanie ; Félix, s'établit en 1737 à Dorneck (AE Zurich, Urk. Stadt h. Land. 3858). — 1. Oswald, cité avec son frère Erhard bourgeois de Zurich en 1449 ; il possédait un bien franc à Maur, et reçut en 1473 en amodiation de l'Abbesse de Zurich, Anna von Hewen, l'intendance de Maur. f avant 1502 ; il laissa 4 fils (AE Zur., B VI 306. - Hârings UrbarJ.
— 2. Henri, haut-bailli à Maur, fils du n" 1, cité en 1502 et 1516 avec ses frères Grosshans, Kleinhans et Jacob; il scelle en 1502 et 1507 avec les nouvelles armes (Kirchen archiv Maur et AE Zurich). — 3. Jacob, 1502-1564, frère