‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 53 sur 329 · AÉRONAUTIQUE · texte numérisé non relu

AÉRONAUTIQUE

J.e Parceval I (>. capitaine Santschi, survolant le lac îles Quatre-Cantons, en 1912.

.JÈÉÊÈk

Ballon cert'-volant, propriété du capitaine v"ijj (1918).

Le Théodore Schaeck, monté par le capitaine Santschi, devant son hangar à Lucerne (1919),

dhbs — 7

lis

/EKOSA

.KSCH

le capitaine Santschi, Olten ; celui de la 2», le capitaine Trueb, Saint-Gai! ; celui de la 3*, le capitaine i knechi . Zurich, i . Mbbsnbi .

/EROSA. Ancienne forme d'AROSA, Voir re nom. /ERZINGER, voir ERZINGER.

/ESCH, /ESCHI, /ESCHLEN. .I.seh. nom de lieu et de terre répandu dans toute la Suisse allemande, provient directement de l'alid. asc (masc.) = Inné, ou du datif sing. asce qui 8e rencontre encon dansZwwi (Valais, Argovie), An/ dem /Esch (Lucerne). l'Ins ancienne mention : de Àskee inferiori 893 \UZ I, et répertoire;. I in le retrouve dans les noms composés suivants Dûrrenôsch (voir cel art.), Gulenâsch ÎAppenzell). /Etchi (répandu dans les cantons de Berne, Soleure, Lucerne, Suisse primitive; se retrouve également dans le nom composé Arn-àschi) dérive probablement de l'alid. ascahi = frênaie, et dans quelques cas peut-être de asi-alm = ruisseau bordé de frênes, ou de asciu = au frêne. Plus ancienne mention : Esclte 1252 (voir art. ^ÎSCHl). -- Le nom de /Eschlen, Eschlen doit être une forme diminutive de l'alid. asc (ahd. ascala ou escila), s'il ne provient pas d'une cornposition : asc-lôh^= forêt de frênes, frênaie, Plus ancienne mention: Eschla XIV" siècle (UStG III 764); Eschlon 1303, 1305 (voir art. /Eschlen). — A ces formes se rattachent celles en Esch-, qui cependant dérivent en partie du mhd. ezzisch =z champ ensemencé. — Voir aussi Fôrsteniaun : Ahd. Namenbuch II3 1,211 ss. [K. Stuckj.]

/ESCH (G. Uâle-Campagne, D.Arlesheim. Voir DGiî). Le château o" .Esch des lilarer von Wartensee, aujourd'hui maison d'école, a été construit en 1606. Dans le voisinage de Oberasch, en deçà de la Birse, s'élevaient sur une arête de rocher trois châteaux du nom de .-Esch. A l'origine c'était un tief des comtes deTierstein, mais il passa au XIII» siècle déjà au chapitre de Bâle qui le remit à la famille des chevaliers de Macerel. Au milieu du XIVe siècle, la moitié du tief échut à la famille von Frick et l'autre à la famille von Barenfels. A l'extinction des seigneurs von Frick, leur part de (ief passa en différentes mains : une partie à la famille von Fleckenstein, puis aux von Hattstatt; l'autre partie aux Meltinger de Bâle. L'histoire de ces deux domaines se perd dans le courant du XVIe siècle. Le fief que les Barenfels obtinrent au XIV« siècle, à qui ils donnèrent leur nom, resta en leur possession jusqu'à la fin du XVIIIe siècle. Ces trois châteaux, détruits dans le tremblement de terre de 1356, ne furent pas reconstruits. Il n'en existe aujourd'hui que quelques ruines. — Voir Merz : Sisgauer Burgenbuch, p. 65-82. [A. B.]

/ESCH (C. Lucerne, D. Hochdorf. V. DGSJ. Corn, et village au bord du lac de Hallwil. Armoiries : parti, d'argent au lion de gueules tenant dans la dextre une étoile du même, et fascé de cinq pièces, de gueules, d'argent, d'azur, d'or et de gueules, et trois coupeaux de sinople en pointe. En 893 Askee, 1045 Heiche, vers 1150 Aschab.

Comme propriétaires fonciers, nous trouvons au IX» siècle l'abbaye de Zurich ; au XIIIe, outre les couvents im Hof, de Lucerne, Allerheiligen (Sehaffhouse), Engelberg et Cappel, le chevalier Walter de Lieli et les comtes de Kibourg et de Tierstein. Pour ces derniers, les ministériaux Arnold, bailli de Bichensee, et Burckard von Esch, paraissent comme administrateurs. L'aumônerie de Lucerne échangea avec Walter von Lieli une ferme de faible rapport à .Esch, contre le bailliage de Bikwil. Le droit de pêche du lac « /Escher » appartenait déjà en 1045 à Beromùnster. En 1300 l'Autriche détenait le droit de haute et basse justice. Dès cette époque, les chevaliers de Saint- Jean de Hohenrain paraissent aussi comme propriétaires fonciers à /Esch et détenteurs du droit de collation, lequel appartenait autrefois aux seigneurs de Krenkingen et a la seigneurie de Kibourg. Le premier curé connu paraît en 1275. Le patron de l'église était au début Saint-Jean Baptiste, aujourd'hui Sainte-Lucie. La collation passa cinq siècles plus tard, avec la propriété de Hohenrain à la ville de Lucerne. De 1528 à 1532, la Béforme pénétra temporairement dans la contrée. Les registres paroissiaux datent de 1611. — Voir Estermann : Gesch. der Pfarrei Hochdorf. — Habsburg. Urbar. — Adam Brunner : Beschreibung von /Esch 1867. [P. x. W.]

/ESCH (C, Uri). Petite chapelle sur l'ancienne route

du Klausen. Construite après 1870 par le président Zwy-

Seedorf, elle renferme une antique Pietà de bois.

I il m de la chapelle a été peint par Edouard Gubler,

de Zurich.

/ESCH C Zoug Fermée a 500 m. au S. de Wal chwil et à environ 60 m. au dessus du lac de Zoug. Un des derniers endroits du canton où la vigne fut cultivée, La légende de la Frau m der Mtch relative à la peste de 1628-1630 rappelle ce nom. — P. A Hûrlimann Der Beulenlodin Walchwil, Zoug, IW.-S. [a. W.]

/esch ennet dem A ibis ou près Birmena-

dort (C. el D, Zurich. Voir DGS Com. politique et scolaire avec corpo- ■ :i t ion forestière ; autrefois aussi com. civile. Tombeau de l'âge du bronze à Bursthau (F. Keller : Archàolog. Kartr 2' édit., p. 17i. On a trouvé des traces d'un établissement romain à in der Halde, à l'est du village : hypocauste et tessons avec le nom du potier Meteniani, et en 1839, un four à poterie au nord-est, sur la pente d.- la vallée de Wuhre (ASA 1890, p. 297). La première mention certaine de Asclir >e trouve dans un document de l'empereur Henri V, du 28 décembre 1 124 où il est dit propriété du couvent d'Engelberg. Confirmation de cette propriété en 1184 parle pape Lucien lll(UZ 1, nos 265 et 337). La maison de Kibourg possédait aussi des biens à JE. de même que les couvents de Cappel et de Saint-Biaise, le chapitre et d'autres maisons religieuses de Zurich ainsi que l'hôpital de cette ville. Les Sonnenberg de Lucerne y avaient eu en 1539 la ferme Sonnenberg. D'abord aux mains des seigneurs von Hedingen,iE. passa en 1415 à la ville de Zurich, qui le lit administrer depuis le début du XVIe siècle par un bailli spécial. Béuni plus tard à Altstetten, il forma un haut-bailliage avec greffe de tribunal (voir ZT 1859, p. 59 et l'art. Altstetten). Le bailliage des Schenk à Ai. et Iselisberg, appelé ainsi àcause deWerner Schenk de Maschwanden, était autonome; il fut engagé par le baron Heinrich v. Bussegg aux frères Werner et Jenni Meyer von Aïscli. En 1411, le fils de ce dernier, Jacob, l'hypothéqua aux chapelains du chapitre de Zurich. La haute justice, avant le passage de AL. à Zurich, appartenait aux tribunaux du Freiamt habsbourgeois et à ceux du Freiamt d'Affoltern qui avaient des ressortissants libres à Ai. Sous l'Helvétique Ai., faisait partie du district de Mettmenstetten. On possède encore un coutumier d'.E. rédigé vers 1600 (Hoppeler: Zûrch. Rechtsquellen I 1, p. 27 et 540). Lors du siège de Zurich par le général Andermatt, Ai. fut aussi menacé /,Z71862, p. 124). En 1709, construction de la première maison d'école ; en 1811, édification d'un nouveau collège qui est transformé en 1839. En 1849, incendie de trois maisons, granges, etc. Une première chapelle, filiale de la paroisse de Birmensdorf, s'élevait dans la Heiligenmatt, au-dessus de la nouvelle maison d'école; sa cloche est encore sur l'ancien collège (Gfr. 39, p. 132). Sur la carte de Gyger de 1667, cette chapelle est très visible. Fortune scolaire 1850: 5826 fl. 4 s. ; fortune communale : 8847 fl. 7 s. Jusqu'en 1860, abolition des dîmes et cens fonciers (Mem. Tig. I-IV). Habitants 1634: 234:1910: 287. Armoiries :Stumpf(1 183 b) donne à tort au prétendu château d'.E. les armes de la famille noble von Asch, de Souabe. Celle que Meiss indique dans son Gescftlechterbuchl,'23, comme « ancienne » armoirie, à un nuage d'argent et de gueules, ne se justifie pas. Une autre, d'azur à une roue de moulin d'argent, une plume de paon en cimier chargée du meuble de l'écu, fut attribuée par Meiss et Bluntschli à Ai. près de Neftenbach (Mem. Tig. I, p. 127). — Portent le nom de ce village : Chl- NO, 1247-1264, peut-être le père, ou au moins le parent, de Conrad von Esche ou Escher, qui est la souche probable des Escher de Kaiserstuhl et de Zurich. Hcgo, 1324- 1370, doit être la souche des « Meyer von /Esch ». • Il n'est pas certain que le chevalier Johannes von Esche, 1295-1310, membre du Conseil d'été (Sommerat) de Zurich en 1303, fut de .Esch ennet dem Albis ; il appartenait plutôt aux seigneurs de Eschach (D. badois de Bonndorf). Voir Esche, von. La carte de Gyger et l'atlas topographique de 1851 placent le prétendu château dans la région de Kehlofen, qui a tiré son nom de fours

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