ESC II
.ESCHI
romains, au nord-ouest du village (MAGZ JXXII1, p. '294 [4]l. [k. Hem.]
/ESCH prés M.uir sur le Greifensee (C. Zurich, D. lister. Com. Maur. Voir HJS). Com. civile et scolaire avec corporation forestière. En 1833-1831, on découvrit non loin de la Forch, dans les champs de la commune, en labourant, 16-20 squelettes humains placés dans la direction de l'Est. Fci'd. Keller leur attribue une origine celtique (MAGZ I. 1, p. 6 s., table II- III ; voir aussi G. Kuhn : Gesch. der Gem. Maur I). En 1036-1037, l'abbaye de Zurich y achète un bien, si ce n'est à. E. près Birmensdorf fin villa t/nae dicitur Assche) (UZ I, n° 231). Avant la révolution,. E. appartenait à la seigneurie deGreifensee et fut hypothéqué avec elle à Zurich par le comte Frédéric VII de 'foggenbourg en 1402. En 1798, il fut attribué au district de Uster. La basse justice était rendue par le maire de Maur, dont le droit de juridiction fut possédé plus tard et jusqu'en 1776 par des bourgeois de Zurich. L'ordonnance pour le bois date de 1567 (Hoppeler : Zi'irr/ii'r Rechtsquellen I,l,p.[47). En 1872, une demande d'/E. d'être érigé en com. politique fut ajournée; en 1881 une convention fut conclue entre .Esch et la commune de Maur : outre les obligations légales des communes civiles, /Esch se chargea encore du service de défense contre l'incendie et de la police champêtre(AE Zur. Actes N). Une chapelle dont le vidamedu chapitre du Grossmiinster percevait les revenus, s'élevait au-dessus du village, sur une colline qui, encore aujourd'hui, est appelée Kirchenacker (Nùscheler : Gotteshàuser III, p. 327). La création de l'école remonte à l'époque des débuts de l'industrie dans la seconde moitié du XVIIe siècle. Une maison, achetée en 1802, fut aménagée en école avec une subvention cantonale de 100 fr. et reconstruite en 1839 pour 6500 florins (Mem. Tig. I, p. 421 ; II, p. 311). Le 8 juillet 1778, un violent orage causa de grands dégâts à. Esch. Habitants: 1634,93; 1910, 148. Armoiries: d'or a deux pelles à feu en sautoir au naturel (la pelle gris d'acier, le manche brun). [A. L., F. H. et A. M.]
/ESCH près Neftenbach (C. Zurich, D. Winterthour. Voir DGS). Com. civile avec corporation forestière; com. scolaire iEsch-Ried(hof). Suivant le registre des fiefs autrichiens de 1361, des bourgeois de Winterthour et de Schaffhouse avaient des fiefs a Escha ou Eschaw (Habsburger Urbar II, p. 494, 496, 512). L'école a été tenue depuis la seconde moitié du XVIIe siècle jusqu'au XIXe par des membres de la famille Huber, et dans une salle aménagée dans leur. propre maison (AE Zur., E II). En 1830, construction d'un bâtiment d'école pour 800 florins [Mem. Tig. II p. 370). La com. civile de yEsch est chargée par décision de la com. politique de Neftenbach, du 14 juillet 1882, du service des eaux, des fontaines, de l'éclairage des rues, du service de défense contre l'incendie et de la police de l'endroit. Habitants : 1634, 84; 1910, 155. Le nom local « in der Burg » peut se rapporter à la résidence d'un 0[tto] von Asche, qui, en 1254, figure dans la suite de Hartmann l'ancien de Kibourg, probablement son ministérial [MAGZ XXIII, p. 297 (5). Les armoiries présumées d'^Esch, près de Birmensdorf, qui étaient les mêmes que celles des chevaliers Mùlner, de Zurich, ont été attribuées à tort à yEsch, près de Neftenbach, par Meiss, Geschlechterbuch I, et Bluntschli : Mem. Tig. I 1741), p. 127. [F. H.]
/ESCH, von, ou von ESCH, famille bourgeoise étfinte de la ville de Soleure et famille bourgeoise de Grossaffoltern, Berne. Armoiries: parti d'argent au lion de gueules soutenant de la patte droite une étoile du même et fascé de gueules, d'argent, d'azur et d'or de quatre pièces, trois monts de sinople en pointe. — Jean, vitrier, de Sursee, reçu bourgeois en 1645. La famille s'éteignit avant 1681. — Voir Franz Haffner : Geschlechterbuch.
CSCHBACHER, famille bourgeoise du canton de Berne. — Robert, pasteur. Néà Radelfingen, sa commune d'origine, le 9 février 1869, |4 septembre 1910, il étudia la théologie à Berne et Gôttingue et fut consacré au ministère bernois le 28 avril 1893. Après un séjour d'étude à Montauban,il devint en 1894, vicaire, puis pasteur à l'église de la Nideck à Berne. Dès 1907 prédicateur à la collégiale de Berne. Il avait été reçu bourgeois de Berne en 1899. Il
revêtit la charge de secrétaire de la Société protestante et ecclésiastique de secours, participa au mouvement « Losvon-Rom », défendit au sein du Synode bernois en 1907 le suffrage féminin et fut, dès 1905, à la tête du Comité bernois des Missions. Son activité principale consistait en une prédication couronnée de succès, et une apologétique où il savait réunir une foi positive à une profonde connaissance de la vie moderne. Il publia trois volumes de sermons, 1892, 1905 (2« édit. 1910) et 1907. Son souvenir est perpétué par la fondation LEschbacher, qui a créé un asile pour enfants en bas âge à Miinsingen sous le nom d'/Eschbacherheim. [\v. J M.]
/ESCHER (C. Appenzell R.-I. Voir DGS). Point de vue anciennement connu et fort visité dans le voisinage du Wildkirchlein. En 1902, les admirateurs de Victor Scheffel ont fait sceller surla paroi de rocher une plaque de bronze avec l'effigie de l'auteur d' « Ekkehard ». — Voir Gab. Rùsch : Histor.-geograph. Darstellung d. Kt. Appenzell, Saint-Gall, 1844. — Fùhrer durch denKt. Appenzell, Teufen u. Herisau. — G. Lùthi u. C. EglofT : Das Sântis- Gebiet, 3e édit. Saint-Gall 1913. [A. M.]
/ESCHER, forme du nom de famille Escher à Zurich employée souvent avant le XIXe siècle. Voir Escher. — Famille bourgeoise de Dârstetten (Berne). Notaires : Jacques 1708, Jean 1313, Jacques 1781.
/ESCHI (C. Berne, D. Frutigen. V. DGS). Paroisse et com. entre le lac de Thoune et le Kandertal ; avec Krattigen, jEschiried et Emdtal, il forme la paroisse d'^E., station climatérique. En 1848, on a trouvé des restes de l'âge du bronze au-dessus des bains de Heustrich.consistanten saumons de cuivre et en petits fragments d'étain. Tombe plate (Flachgrabj de l'époque de la Tène, avec bague d'argent et bracelet, en verroterie. — L. R. von Fellenberg : Anahjsen. — Jahresbcr. hist. Mus. Bern 1901. — A. Jahn : Chronik Kt. Bern. En 1499, il y avait 150 feux ; 1653, 156 ; 1764, 190 ; en 1818, on y comptait 229 maisons ; 1850, 290 ; 1880, 254 ; en 1764, 804 habitants ; 1818, 1004; 1850,1251 ; 1880, 1167; 1910, 1198. Dans les documents, on trouve en 1228 les formes Asshes, 1325, Honesche, 1361, Esse, plus tard Esche, Eschy, Eschi. Armoiries : D'argent à la patte d'ours de sable issantde senestre. Les barons de Kien, ceux de Wàdiswil et Walter von Ried apparaissent dans les documents comme les premiers possesseurs de biens à /Eschi. Au XIVe siècle et plus tard c'est principalement la famille des Scharnachtal qui y possédait des biens importants. La localité, avec le droit de patronage de l'église, appartenait à la seigneurie deMulinen et futvendue avec cette dernière à la ville de Berne, le 15 octobre 1352, par Thuring de Brandis, pour 3723 florins. L'église, consacrée à Saint-Pierre, est mentionnée en 1228 comme faisant partie du décanat de Berne (Kôniz). Le droit de patronage avait donc passé à la ville de Berne ; au XVe siècle, il fut cédé à la fabrique de l'église Saint-Vincent à laquelle chaque prêtre devait payer quinze livres. La date 1485 qui se trouve sur la façade sud de la puissante tour de l'église, se rapporte probablement à sa reconstruction, ainsi qu'il ressort d'une décision du 14 décembre 1489. Il y avait aussi dans l'église un autel dédié à Saint-Jacques, et il s'était fondé, en 1520, une confrérie de Saint-Jacques. De 1517 à 1520, des transformations doivent avoir été faites dans la construction ; trois beaux vitraux (Saint-Vincent, de 1519, un vitrail rond et Saint-Jacques le pèlerin) datant de cette époque existent encore. Dans la tour se trouvent trois cloches datant de 1579, 1596 et 1597, dont la plus grosse et la plus ancienne s'est fêlée en 1916. Le droit d'asile de la cure fut confirmé à nouveau le 30 mai 1522, mais supprimé le 26 mars 1621; La cure fut reconstruite en 1577 et Thoune fit don d'un vitrail deux ans après, ainsi qu'en 1763. En 1766, une nouvelle grange et un four banal furent construits. L'introduction de la Réforme rencontra de l'opposition, car les femmes protégèrent les images à main armée, enlevèrent le prédicant de la chaire et le chassèrent de l'église pendant que les hommes pillaient sa maison. La peste enleva, en 1669, dans cette paroisse 313 personnes, dont trois pasteurs. En 1676, la communauté pria le gouvernement de lui permettre d'ouvrir un cabaret à coté de l'auberge « afin que
WLrOTHECA OtUviwosW
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ESCHLIMANN
les malades, les femmi en couches, ainsi que li mu ri peuple pusseni aussi jouii du hou vin à meilleur marché et ne dépendissent pas de l'aubergiste Beul », La démande fui cependant refusée; par contre, I»- village obtint la concession il une forge dont ilavait été privédepuis longtemps. La foire annuelle était au XVH* siècle presque la plus grande de l'Oberland. En \x->8 et 1909 de nouvelles maisons d'école furent construites. .Kschi est connu comme station crimatérique depuis 1870, Le peintre d'alpes, Baud-Bovy, y séjourna souvent. A .Ksrhiried vivait Frédéric von Kânel, qui Be lit connaître par ses traductions littéraires. Les registres paroissiaui datent poui les baptêmes et les mariages de 1556, pour les di 1728. Voir A. Jahn : Chronik des Km, ions Bern. Mûlinen : Heimatkunde, 1879. — Karl Stettler : Dus Frutigland, Bern 1887. (H. M. et 0 1
/ESCHl ((.'.. Soleure, D. Kriegstetten. Y. DGS). Com. et village. Au bord du lac d'. Eschi l'on a trouvé des restes de palaiittcs et vers Gallishof, un établissement romain. Armoiries : de gueules à l'équerre d'or posée en fasce, une ancre de sable brochant, accompagnée en chef de deux étoiles d'or et de deux autres du même posées sur les crochets de l'ancre, et trois coupeaux de sinople en pointe.
Kschi appartint à la paroisse de Herzogenbuchsee jusqu'en 1528, puis à celle de Kriegstetten jusqu'en 1683, époque où il devint paroisse indépendante. Bourgeois d'.Kschi : Urs Misteli, secrétaire d'Etat à Soleure. 1838-1898 : Franz-Josef Misteli, 1841-1903, professeur à Soleure, puis à l'Université de Bàle professeur de philologie indo-germanique. Begistres de paroisses datant de 1744. [F. E.l
/ESCHl ou ESCHE, seigneurs de. Au moyen âge s'élevait sur une colline, au nord-est du lac d". Eschi le château des seigneurs d'Esche. — Cm'NO, miles, dictus de Esche, apparaît le 24 mai 1252. La famille s'éteignit de bonne heure, et ses biens passèrent aux seigneurs de Stein. — Ulrich de Stein (1252-1283) habitait au château d'Esche; son fils Henri (1274-1301) y expédia un document en 1299. Là furent élevés les lils d'Henri, Hartmann (1311-1316), Ulrich (1311-1360) et Ortolf (1311-1372) qui, en qualité de vassaux des Kibourg, eurent beaucoup à souffrir dans la guerre de Gùmmenen. Leur château fut détruit en 1382 par les Soleurois. - Jean (1358-1391), fils d'Ulrich, chanoine de Saint-Ours, prit part à la nuit sanglante à Soleure en 1382. 11 mourut en 1391, curé de Madiswil. La moitié de la seigneurie d'Esche paraît avoir été cédée à Soleure par Ordolf (ancienne forme de Rodolphe), que la ville avait créé, en 1361, avoyer de Bùren ; l'autre moitié fut apportée en dot par Agnès de Stein à noble Reinhard de Malrein, bourgeois de Soleure. Le 15 septembre 1466, cette dernière fut vendue à Soleure avec la seigneurie de Halten par le conseiller Reinhard de Malrein, petit-fils d'Agnès, et sa femme, Cunégonde de Spiegelberg. Les ruines du château furent utilisées vers 1840 comme matériaux de construction, et aujourd'hui les dernières traces en ont disparu. — Voir L.-R. Schmidlin : Gesch. des sol. Amteibez. Kriegstetten, Soleure, 1895. [F. E.j
/ESCHIland, ancienne seigneurie comprenant Mûlinen et .Eschi, dans l'Oberland bernois. Armoiries: D'argent à la patte d'ours de sable issant du flanc dextre. La paroisse d'.E. formait jadis une communauté ayant son droit coutumier et sa bannière et s'appelait seigneurie de Mûlinen et -Eschi, parce que le château des propriétaires était dans la première de ces localités. La paroisse de Reichenbach, dont la chapelle fut jusqu'en 1529 une succursale d'.L , était également comprise dans cette seigneurie. Les premiers propriétaires mentionnés dans des documents étaient les barons de Wàdiswil, dont la seigneurie passa à la maison vom Tnrm (La Tour-Châtillon) dans le Valais. Pierre vom Turm vendit le château et la seigneurie de Mûlinen et Kschi à ses neveux, Jean et Rodolphe de Weissenburg, et ceux-ci à leur beau-frère, Thuring de Brandis ; celui-ci avec son fils vendit à Berne, le l'i
pi 1352, le château de Mûlinen avi el les
propriétés, les villages de Beudlen et Wengi, avec le bailliage et le patronage de l'église, ainsi que I église d'.E. pour la somme de 3723 florins de France h'HH 7. 673- 676). Berne fit administrer la seigneurie par un bailli qui résidait dans le château de Mûlinen ; le premier fui Conrad de Scharnachtal, mentionné le 17 septembre 1355. Quand Prutigen passa aux Bernois, I .K. fut attribué au châtelain de cette localité, l'n différend s étant élevé entre les taillables et les j:''ii- francs de taille au sujet de la redevance annuelle de cenl florins payables à Berne, les ileux parties convinrent, le 30 mars 1406. de faire un payement commun de la façon suivante : chaque automne une délégation de Berne monterait et une commission de taillables el d'exemptés examinerait avec elle la question. Le 1" mars 1575, la communauté racheta des redevances annuelles i|ui s'élevaient alors à 164 livres, 13 s. 4 d. pour 6546 livres 13 s. 4 d. Le pays participa aux troubles de l'Oberland qui aboutirent a la c mauvaise alliance d'.E. d (bosen Bund von JE.), du 2 mai 1445, lors de la première guerre de Zurich. Mais lorsqu'on août 1446, les députés des cantons réunis à Thoune avec les représentants de Berne et des juridictions d'. Eschi, Mûlinen et Wengi, déclarèrent qu. Eschi n'avait pas le droit de conclure à l'insn de Berne une semblable alliance avec les autres Oberlandais, l'.K. qui en mai s'était engagé à suivre la bannière de Berne et à payer les redevances annuelles, sortit alors de l'alliance. Dans la guérie contre Fribourg, en 1448, l'.K. fut de nouveau aux côtés de Berne ; il y avait sept hommes d'.E. dans la garnison de la seigneurie de Grasburg. Par contre, la levée pour l'expédition du Sundgau présenta de nouveau des difficultés. En 1499. la communauté fournit avec Krattigen cinquante hommes pour la guerre de Souabe, Le banneret d'. Kschi était depuis le 9 novembre 1520 administrateur de la confrérie de Saint-Jacques. En 1640 l'.K. fut autorisé à adopter un champ d'or pour sa bannière. Vers 1400, la frontière de la seigneurie du côté de Frutigen ayant disparu sous l'inondation, une nouvelle fut établie, en partie en 1471. et par une sentence du 24 octobre, elle fut déterminée plus exactement de façon à éviter les empiétements réciproques. Le droit coutumier de l'.E., issu du vieux droit de la seigneurie de Mûlinen, renferme de nombreuses dispositions concernant le droit successoral et les biens conjugaux. Il fut en vigueur pour .Kschi jusqu'en 1835, pour Beichenbach jusqu'en 1843. — Voir A. Jahn : Chronik, 1857. — Karl Stettler: Bas Frutigland, Berne 1887. [H. M-l
/ESCHLEN (G. Berne, D.. Thoune, Gom. Sigriswil. V. DGS). Hameau près Sigriswil. En 1303 Eschlon. Sur r.Kschlenallmend se trouve un bloc de calcaire mesurant deux à trois pieds de hauteur, cinq de largeur et dix de longueur. Les dîmes d'.L., fief de l'empire, furent vendues en 1320 par Werner von Hesti au couvent d'Interlaken. Autrefois l'école se trouvait alternativement chaque année à .E. et au village de Tschingel situé plus haut. — Voir Jahn : Chronik, et FRB 4., 153. [E. M.l
/ESCHLEN (C. Berne, D. Konollingen. V. DGS). En 1305 Eschlon. Village et commune aux maisons disséminées dans la paroisse de Diesbach et l'ancienne seigneurie d'Oberdiesbach, dont il partagea la destinée. Al. était compris dans la juridiction inférieure de Konolfingen. Sur son territoire, près de la ferme située dans l'ancien domaine du château, ou Bùrglegut selon Jahn, se trouvent les ruines du château de Diessenberg, détruit par les Bernois en mars 1331. Les Senno et plus tard les Bockes, ainsi que les couvents d'Interlaken et de Fraubrunnen possédaient de nombreuses propriétés à .1'.. — Voir Jahn : Chronik des Kant. Bern. — Begionenbuch, aux Archiv. d'Etat, Berne. — FBB. 4.225 ; 5. 445. [E. M.]
/ESCHLER, famille éteinte de la ville de Berne: Giliam 1446, membre des CC, 1479 du Conseil, 1481 édile, 1485 bailli à Nidau et 1493 de nouveau du Conseil, f 1508. — Marc fut maître es arts et devint 1506 chanoine à Berne. — LL. [H. T.]
/ESCHLIMANN, ancienne famille très répandue dans l'Emmenthal et à Grindelwald, où elle a obtenu la bourgeoisie ; le nom signifie celui qui demeure dans Y.Eschli i hameau près d'Obergoldbach; diminutif de £sc/ieiou qui en est originaire (voir SI IV. 240). — Une branche de la fa-
ESCHLIMAINN
ETTENSCHWIL
mille de Langnau reçut la bourgeoisie à Berthoud en 1599, une autreeu Ï805 à Morat. Parmi les JE. de Berthoud, mentionnons: — 1 . Sami el, souche de la famille, reçut la bourgeoisie le 26 février 1599 pour quarante couronnes et une coupe de quatre couronnes. Tanneur de son métier, il entra au conseil en 1611. fut bourgmestre de I625 à 1628, et mourut en 1637. Deux de ses descendants furent aussi bourgmestres en 1744-1748 et 1786-1790, et plusieurs autres revêtirent des charges dans le conseil. — 2. Samuel, 1745-1809, notaire, membre du conseil et bailli de Grasswil, auteur de la Beschreibung von Erbauwung der Burg u. Stadt Burgdorf, 1779, Mus. — 3. Jean-Rodolpho,
* le 23 mars 1768, (ils d'un fabricant de bas, fut élevé dans la maison des orphelins fondée en 1766, apprit le métier de tonnelier et prit part à l'expédition dans le pays de Vaud en 1791. En automne 1800, il est instituteur a Ersigen où, à cause de sa nomination, un conflit s'éleva entre la commune et l'autorité scolaire bernoise qui avait tenté en vain de lui opposer un autre candidat. En 1804, il est instituteur à Berne, et en 1810 il retourna dans sa ville natale où il est d'abord substitut du chancelier et, en 1816, assesseur au tribunal ; il mourut le 21 septembre 1819 d'une attaque d'apoplexie. Il s'était occupé très tôt d'histoire, notamment de l'histoire de Berthoud ; il copia et augmenta ainsi le Mns de Sam. JE. Son ouvrage principal est: Geschichte von Burgdorf u. Umgebung. Cet ouvrage qui reproduit les principaux documents sur lesquels il se fonde fut remis en 1810 au Conseil, il ne parut qu'après sa mort, en 1850, à Zwickau, en une édition malheureusement fort tronquée et abrégée par Richter, ancien maître de musique à Berthoud. L'histoire manuscrite de Berthoud existe en plusieurs copies, faites par .H. ou d'autres, dans les bibliothèques de Berne et de Berthoud, aux archives de la ville de Berne et. chez des particuliers. Ses autres travaux historiques se trouvent réunis en deux volumes à la bibliothèque de Berne, et en deux autres volumes de Genealog. Ge- Bchlechtsregister der burgerl. Familien Burgdorf s, déposés aux archives de la commune bourgeoise de Berthoud jSBB 4, p. 279. - BBG , 10, p. 285). - 4. Charles-Edouard,
* 7 février 1806 f 1893, second tils du potier Jean-Henri (1777-1828) et de Marie /Eschlimann, se rendit d'abord à Odessa, puis en Crimée et se fixa à Simféropol où, comme architecte, il construisit de nombreux édifices pour le compte de l'Etat, de la cour impériale et de la noblesse; il fut créé chevalier et conseiller impérial.
- SKL, I, p. 13. [R- O.]
ESCHLIMANN, Ulrich, professeur à Winterthour,
* !e 15 avril 18\5 à Gondiswil (Berne), f le 16 octobre 1910 à Milan. Fils de modestes paysans, il étudia les mathématiques à l'Ecole polytechnique de Zurich, obtint son diplôme, puis le doctorat à l'Université de Zurich en 1880 avec sa thèse : Zur Théorie der ebenen Kurven 4. Ordnuttg. 1877, maître de mathématiques, d'arithmétique commerciale et de comptabilité au gymnase et à l'école industrielle, puis dès 1887, également à l'école supérieure des filles à Winterthour. De 1889 à 1906, il est prorecteur de l'école. De 1891 à 1910, membre, puis président de la commission de la bibliothèque. Il fut dès 1891 dans le comité de la société de secours et depuis 1899 membre de la commission des salles de lecture publiques. Il a publié en appendice au programme de Winterthour : Mathemat. Bemerkungen (1888) et Ans dem Mathemat. DnlerricAt (4902); plus tard : Ans dem Algebraischen Vnterricht (dans la Praxis der schweizer Volks-u. Mittelschule, I, 1881) et Die Grundlagen der Versicherungsrechnung (dans le M.-heft des Ver.sclnveiter Gymnasiallehrer 24, 1893). — Voir: Dr Ulr. .Eschlimann, Prof, an den hoh. Stadtsch. Winlerthur. Geienkblâtler (édité par Ulr. Hœpli), Milan. 1911, où se trouve également toute la bibliographie. [H. B.l
«SCHMANN. Voir ESCHMANN.
«CHMANN, P. Daniel (de son nom Gaspard), capucin originaire de Zoug. *le 6 février 1626, il entra dans l'ordre des capucins en 1651 et dirigea, comme gardien, de 1672 à 1675, le couvent de Hagenau (l'Alsace était comprise alors dans la province de Suisse des capucins). Le P. Daniel fonctionna ensuite comme vicaire dans le couvent de Sarnen, puis à Frauenfeld, Dornach, Sursre, liremgarten, Wil et Ollen où il mourut le 6 no-
vembre 1696. — Ce nom signifie (comme Eschmann) celui A\Esch = frêne, voir SI IV 240. — Voir Archives des Capucins, à Lucerne. [W. J. Meyer.]
/ESPERLING. Voir ASPERLING.
/ETIGKOFEN (C. Soleure, D.Bucheggberg. V. DGS). Com. et petit vge. En 1368 Eptikofen; son histoire se confond avec celle de la seigneurie de Buchegg (voir cet art.). — Ce nom, provenant de Epting-hofen, rappelle la même racine qu'Eptingen (voir cet art.) c'est-à-dire le prénom ahd. très rare de Apto (voir Fôrstemann : I*, p. 135; II3, 1, p. 175) ou le mot abbat = abbé ; il signifie donc fermes des Eptinge, c'est-à-dire des gens d'Apto ou de l'abbé. [F. E.]
/ETINGEN (C. Soleure. D. Bucheggberg.V. DGS). Com. et paroisse protestante dans le Limpachtal. Ce nom provient du prénom ahd. Alto. Fôrstemann P, p. 151 s. ; A. Socin, 1903, p. 192, voir aussi l'art. Ettingen. Dans la forêt de sapins au nord du village, sur une éminence, se trouvent des ruines nommées Altschloss ; au nordouest et nord-est on voit encore les traces d'un fossé; les autres côtés descendent en pente rapide. En 1267 le chevalier Walter d'Aarwangen (avoyer de Soleure en 1290) était propriétaire à ,Etingen. La même année il céda des biens apud Etinge à l'abbaye de Fraubrunnen. En 1309 il vendit à Rodolphe Plîster de Berthoud, à titre de fief, le village d'.-E., les serfs et les terres vassales exceptés. En 1345 le domaine d'.E. (Hofstat) et le patronage de l'église furent vendus par le couvent de Saint-Gall aux chevaliers de Saint-Jean de Thunstetten. En 1421 ce domaine fut donné en gase par Guillaume de Grùnenbergà Simon Friburger et à Petermann de Krauchthal ; George FViburger, de Berne, le céda ensuite pour 240 florins à Berne qui l'aliéna à Soleure pour la même somme en 1470. L'église paroissiale, en gothique flamboyant, date de la fin du XVe ou du commencement du XVIe siècle; sur la chaire on lit la date de 1652, et sur les fonts baptismaux 1692. Les registres de paroisse datent de 1776 ('?). [F. E.]
AÉTIUS, général romain * 395 ou 396 ap. J.-C. à Durostorum (Silistrie), fils de Gaudentius et d'une Italienne de haut rang. Il apparaît dans l'histoire en 425. D'abord dans l'opposition, il ne tarde pas à se réconcilier avec le gouvernement et fut fait généralissime. Il est surtout connu pour avoir porté le coup de mort à Attila, en 451, dans les champs catalauniques. Ce qui est particulièrement important pour l'histoire suisse, ce sont les luttes qu'il soutint sur le Rhin moyen, de 435 et 436, contre les Burgondes, et qui faillirent causer la perte de ce peuple aussi noble que richement doué. Aéti us entreprit également avec succès des campagnes contre les Alémanes en Vindélicie, car son ambition n'était rien moins que de restaurer l'ancien rempart romain du Bhin et du Danube. Le fait que les Alémanes ont été battus en Souabe prouve que la Suisse se trouvait alors encore en possession des Bomains. En 443, ayant besoin des Barbares pour le recrutement de l'armée romaine, Aétius obligea entreautres les propriétaires de la Sabaudia (Savoie, avec Genève, jusqu'au Rhône) de s'entendre avec le reste des Burgondes qui y avaient été transportés et de leur céder une partie de leurs terres. Genève paraît être devenue dès l'origine la métropole des chefs burgondes et c'est ainsi que, sans qu'Aétius l'ait voulu, le royaume de Bourgogne prit naissance. Mais son but immédiat était atteint, car il vit les Burgondes prendre en très grand nombre les armes dans l'armée du général romain. Aétius mourut assassiné en 454 à l'instigation de Valentinien. — Winterstein et Dahn : Gesch. der Vôlkerwanderung, 2e édit. (1881) 274. — Gregorivs Turon, II 8. — Jordanes Prosper Tiro, Benatus Frigeridus, Amm. Marc, etc. — W.Oechsli: Die Niederlassung der Burgunder und Alamannen in der Schweiz, JSG 33 (1908) 239. - H. de Claparède, Les Burgondes jusqu'en 443, Genève (1919). [E. Tatarinoff].
£TTENSCHW1L (C. Argovie, D. Mûri, Com. Meienberg. V. DGS). En 1179 et 1189 Agetiswilare, Egtiswill en 1275 ; du prénom très rare ahd. Aga-teus ? donc ferme d'Agateus ? ce même élément se trouve dans le nom suisse Agilinc-hova 796 (UStG n° 141. — Fôrstemann I, 25. II 1, 32). — Les papes Alexandre II I, en 1179, Clément III, en 1189. Innocent IV, 1247, et en 1383 l'évêque de Constance, Henri III, confirmèrent au couvent de Mûri la possession de la chapelle avec ses revenus. Par sentence arbitrale dans
/ETTI-RUED]
/EUSSERER STAND
If différend entre l'abbé Ulrich II. de Mûri, et le curé de Sins etOber-Rûti (1457), la petite église d'JE. obtinl lei dîmes de la ferme de l'ami. Au milieu du XVI1 siècli I avait encore son curé. En 1574, le couvent de Mini construisit une nouvelle chapelle. .E. fait partie de la paroisse de Sins. — Voir P.-M. Eiem: Geaeh. des Kloslers Mûri. A. Nùscheler: Die aarg. Gotteshâuser. [G W.]
/ETTI-RUEDl était, jusqu'au moment ou éclata la guerre mondiale de 1914, un personnage de carnaval connu à Zurzach. On a \oulu y voir un personnage historique; cependant le nom ne doit pas être plus ré< ceux des autres figures de carnaval, telles que G Hosenstoss à rlérisau, Glâreli (Hilarius à l hwiesen, Heini von Huri à Sursee, Kryde-Gladt (Claudius) el Eloi à Zurich, Hamli et Gretli à Wohlen, Frittchi Fridolin), à Lucerne, Gret Sc/iell à Zoug, la lange Gret dans l'Hinterland lucernois. Le mercredi des cendres apparaissait toujours une ligure d'homme fantastiquement accoutrée ; il portait sur le dos un sac rempli de fruits, de quartiers de fruits et de friandises (Gutzli) et tenait à la main un long bâton. Partant du haut du vilage, il parcourait toutes les rues en appelant : Où sont mes gars ? (Wo sy myne Buebe " Au premier appel toute la jeunesse se précipitait à sa rencontre en criant: Ici! Alors 1VK.-R. vidait le contenu de son sac, de préférence dans le ruisseau, la fontaine ou les mares. Aussitôt les enfants se précipitaient sur les friandises en criant et se querellant et l'.E.-R. avec son bâton en forme de fourche les poussait et les houspillait. Quand le sac était vide, l'iE.-R. allait de maison en maison et collectait ses piécettes (Stùckli) et son pourboire. Le soir, les enfants rentraient sales et l'.E.-R. était généralement ivre.
— Voir E. Hoffmann-Krayer : Feste und Branche, p. 130.
— SAV I, p. 192. [F.W.] /EUGST, /EUGSTEN (Rûschegg, C. Berne). Ce nom
est identique à Eugst et à Eisten, Eistli que l'on trouve dans la Suisse centrale et dans le Valais. Il provient, ainsi que le témoignent clairement les anciennes mentions de de Ousta, env. 820, in loco Ousta, 946. UZ I 9 (89), de l'ahd. owist = bergerie, aujourd'hui en patois suisse allemand = étable à chèvres ; voir aussi l'art. Auswil.
— SI 1 154-155. Pour 1 extension du nom en dehors de la Suisse, voir Fôrstemann II3 \\ 303. [K. Stucki]
/EUGST (C. Zurich, D. Aflbltern. V. DGSJ. Paroisse et com. civile, scolaire et politique.
Cette dernière se compose des communes civiles de /Eugst, .Eugsterthal et Wengi. Dépôt de l'âge du bronze ; établissement romain à la Halde et au bord du lac Tiirler, où l'on a trouvé des monnaies et, suivant G. Meyer von Knonau, Gemâlde des Kts. Zurich I, p. 66, une statuette de Vénus (lleierli : Arch. Karte, p. 33, 36, 38-39. - ASGA XIII (1867) p. 18. -- MAGZ III. 4, p. 32). Ousta au début du IX' siècle, cité dans le rôle du Grossmùnster de Zurich : les dîmes d\E. appartiennent au chapitre (UZ I, n° 17); plus tard ordinairement uf Œuisten. En 883, l'abbaye de Zurich possédait des terres à Borsikon (le domaine actuel Kloster du lac Tiirler?). En 1296, Rodolphe Mûlner le jeune, de Zurich, aliéna ses propriétés d'Oesten au couvent de Cappel, qui acquit aussi les biens des von Hùnoberg. La justice criminelle dépendait à l'origine de l'avouerie impériale de Zurich, mais par la vengeance de 1309 contre les barons d'Eschenbach, elle passa à l'Autriche et lit partie de l'office Meienberg. Elle échut en 1415 à la ville de Zurich qui adjugea en 1512. E. et .Eujjsterthal au bailliage de Knonau. La basse justice de AL.- Borsikon-Breitmatt passa des seigneurs von Baldwil. en 1381, aux Ilùnoberg, 1398 à Joh. v. Seon, Ulrich VII v. Landenberg-Greifensee et Jean von Heidegg. Ce dernier la vendit vers 1400 à l'ancien bourgmestre de Zurich Jean Meyer von Knonau et à son frère Rodolphe, en même temps que celle de Knonau. En 1512, Gérold Meyer von Knonau aliéna le tout à Zurich (GHS III, p. 180-182). Le rôle coutumier est de mai 1412. Le seigneur tenait justice uf eisten deux fois par an, au printemps et en automne, et tous ceux qui possédaient sapt pieds de terre dans la seigneurie, en long et en large, devaient y assister. Il y avait à .-E. des paysans libres qui, de leurs persoh-
el de leurs biens, appartenaient au Freiamt. Pour l'élection des trois maires il 0 benne ttmenstetten, de Borsikon et d'.Euest la coutume (Richtung) du Freiamt
I Alloltein dit que la commune est composée des hommes libres et des hommes de la juridiction de Hûnen-
, et de llallwil (Baldwil ?)(« Richtung des FryampU zu Alloltein», art. 24. Arg. 1861, p. 126 s.). — L ordonnance pour la réception dts habitants des communes civiles d'jEugst, /Eugsterthal et Wengi est du 9 mari 1774. - R. Uoppeler : Zûrcher RechttqueUenI, I, p 52 67. — Pendant l'Helvétique /Eugst appartint au district de Mettmenstetten. Avant la réforme, il y avait à .!.. une chapelle dédiée à sainte Catherine et à'saint Georges et située, suivant la tradition, à la place de la maison i zuin Kloster ». En 1503 reconstrution de l'église. Jean I Fûssli fondit pour elle une cloche en 1503 et une autre en 1512. L'église actuelle fut bâtie en 1667, quand .E. et Wengi, qui dépendaient jusqu'alors pour le spirituel de Mettmenstetten, furent érigés i n paroisse et remis à la haute vallée de la Reppisch. La collatureappartint jusqu'en 1831 au gouvernement. Dans le registre des dons de 1666, aux archives de lé^lise, se trouve une courte notice sur la construction de l'église et sur l'histoire de la commune. Sur La voûte de l'église se trouvent les armoiries des Landolt de Zurich avec l'inscription Hans-Caspar Landolt, Amann zuCapel, Baw Herr diser Kirchen 1667. Suivant décision du gouvernement de 1668, la paroisse, en qualité de liliale, devait être pourvue d'un expectant qui habiterait la cure. Il dut exister une école à .E. depuis l'érection de la paroisse, tenue par le pasteur dans sa maison jusqu'en 1816 (AE Zur. E 11). En 1818, aménagement et en 1846, reconstruction d'une maison d'école. En 1804, la commune fut punie pour avoir participé au • Bockenki Trois maisons doubles et cinq granges brûlèrent en 1859. En 1787, on découvrit au Riedthof, près Mùlliberj;. un lilon de charbon de terre, qui fut de nouveau exploité pendant la guerre mondiale (NZZ 1917 Nr 657). Les reg. de baptêmes et de décès datent de 1667, ceux de mariages de 1668; celui des familles de 1810, celui des catéchumènes de 1685. En 1634, 158; 1910, 569 habitants. .1/-wio/ries : d'argent à un écureuil de gueules. La com. a un sceau portant un écureuil assis devant un arbuste. — Voir Mem. Tig. I-IV. — Nûs< heler : Gotteshâuser [Gfr. 29, p. 124). — R. Ochsner : Chronik der (uni. Mus aux archives de l'église de E. — Wirz: Etat. [F. n. et a. M.1
/EUGST, ab, von /£., /EUGSTER. Nom de famille en 1279, à Zurich depuis la seconde moitié du XIVe siècle. Henri, maire d'.Eugst, est en 1296 au service des seigneurs von Hùnoberg. — Voir UZ V-VI, VIII. — Zûrch. S teuer bûcher I. — Stadtbùcher II. [F. H.]
/EUGSTERTHAL (C. Zurich, D. Alloltern, Com. et paroisse .Eugst. V. DGS et l'art. AETJGST), com. civile el scolaire. Dépôt de l'âge du bronze dans la tourbière(F. Keller : Arch. Karte der Oslschweiz, p. 15). L'école fut fondée dans la seconde moitié du XVIIe siècle pour les vallées supérieure et inférieure, Mûlliberg et Slûpfer. Une maison d'école fut construite en 1802-1804, transformée en 1836. .1.. fut relié par une nouvelle route à Hausen en 18-19-1851 (Mem. Tig. I-I V. - AEZur. E II. 187 et 496'. Un petit couvent de béguines, suivant la règle de saint François, s'élevait avant la réforme a l'endroit où fut bâtie la ferme « Kloster ». Celle-ci, dont les ruines étaient encore visibles dans la première moitié du XIXe siècle, fut dès lors remplacée par une maison d'habitation. Jean I Fûssli, de Zurich, fondit pour ce couvent une cloche en 1520 et une autre en 1521. — Nùscheler: Gotteshâuser {Gfr. 39, p. 144). - ZT 1887, p. 257). — Leu. dans son Lexikon, identilie ce « Kloster » avec l'ancien « Borsikon » (voir ce nom). , [K. H.J
/EUSSERER STAND ÉTAT EXTÉRIEUR), association de jeunes bourgeois de Berne avant leur entrée au gouvernement ; ils imitaient aussi fidèlement que possible l'organisation de l'Etat et présentaient ainsi un tableau en miniature du gouvernement qui était le hinerer Stand. Les origines de cette institution sont obscures, et déjà au Wll s. on n'était plus au clair à son sujet. Elle remonte probablement aux guerres de Bourgogne; peut-être même est-elle issue des Compagnons de la folle vie. On est plus renseigné depuis 1556 où furent établis les nombreux actes de "JE. S. qui nous sont par-
/EUSSERER STAND
AFFELTRÀNGER
venus. Un avoyeret son lieutenant étaient à la tête de ce pseudo-état auquel il ne manquait que le peuple à gouverner; l'on voyait aussi le Grand Conseil, le Petit Conseil, le trésorier, le banneret, le Conseil des Seize, le Conseil secret, le secrétaire de ville, le grand sautier, les baillis et les fonctionnaires subalternes. Au renouvellement des autorités I Burgcrbesalzung), à Pâques, toutes ces charges honorifiques étaient repourvues ; elles ne rapportaient rien aux titulaires qui devaient au contraire faire un don à la société lors de leur élection ; à cette occasion, on faisait un cortège solennel. Les bailliages, dont le nombre s'éleva graduellement à cent vingt-six, recevaient les noms de châteaux disparus, tels .Eyerten, Bubenberg, Geristein, etc. Au XVIIe s. parurent aussi des fonctionnaires militaires, entre autres le capitaine et le banneret des piquiers ou des grenadiers, le gouverneur de Morat, qui se rendait à che\al à Morat le jour de la Sainte-André pour y percevoir certaines redevances. Celui qui désirait entrer dans VJE. S. devait jouir d'une bonne réputation ; étaient exclus les étrangers (Schwaben, Waalen, Landskneehte, Gryscheneier et Bryssmâlerj ; les jeunes campagnards domiciliés à Berne ou les ressortissants d'autres villes suisses pouvaient être reçus s'ils avaient une réputation sans tache. Au reste, VJE. S. ne se composait pas seulement de représentants de l'aristocratie, mais aussi de membres de toute la bourgeoisie, et à côté des fils des familles gouvernantes siégeaient de nombreux représentants des métiers. En 1797, le comte de l'empire, Frédéric -Léopold de Stolberg, fut reçu membre honoraire après avoir rectifié un passage de son récit de voyage de 1794 offensant pour l'.E. S. Lors de son admission, de son élection à un poste, de son mariage ou de son entrée au gouvernement (Innerer Stand), chacun devait verser des sommes déterminées dans la caisse de la société, où rentraient également les nombreuses amendes inlligées pour la plus petite infraction aux règlements. L'JE. S. se manifestait au public, principalement de deux façons : par une sortie à cheval et un cortège. La sortie, qui devait représenter le départ du bailli de Habsbourg, et à laquelle participaient quelques représentants du gouvernement et quelques jeunes invités notables de la campagne, se faisait alternativement dans les beaux villages des environs de Berne; un repas solennel en était le clou. Il arrivait parfois « qu'au retour quelques selles ou voitures étaient vides ». Le cortège, pour lequel les foules affluaient à Berne de loin à la ronde, était plutôt un spectacle militaire. En ordre de bataille, et avec les bourgeois de toutes les corporations en armes, l'^E. S. traversait la ville et se rendait au Kirchenfeld où deux corps se formaient, commandés l'un par l'avoyer, c'était le plus fort, l'autre, plus petit, par le bailli de Habsbourg. Et la bataille s'engageait jusqu'au moment où la forteresse de bois ou les remparts étaient pris d'assaut et le petit corps de bataille contraint à la retraite ou à la capitulation. Le gouvernement témoignait son intérêt à ces exercices militaires, non seulement en invitant les corporations à y participer, en levant des troupes et en jetant un pont de bateaux dans le quartier du Marzili, mais encore en prenant une grande partie des frais à sa charge, en fournissant la poudre el donnant le vin pour le banquet qui suivait. Les cortèges du lundi de Pâques étaient sans contredit les fêtes les plus populaires de l'ancienne Berne. Après le corps de musique à l'uniforme vert, jaune et rouge, venait un ours armé ; il était suivi d'un homme, costumé en singe, à cheval sur une écrevisse marchant à reculons, qui symbolisait l'.E. S. (Voir l'illustration de la page 104 et l'art. Affenzunft.) Au XVI IL siècle il fut costumé en femme avec un accoutrement caricaturant la mode régnante et il reçut le nom d'« Urispiegel » ou d'« Eulenspiegel » (espiègle). Après lui venaient' les trois Suisses, Guillaume Tell et son fils, les bannerets des cantons confédérés et des pays alliés, enfin deux à deux, les membres de la société, avec les courriers et les huissiers de l'.E. S.
l'eu à peu l'.E. S. servit d'école préparatoire au gouvernement qui lui accorda certains privilèges pour l'entrée de ses membres dans l'administration. Cette circonstance contribua pour une bonne part à la réorganisation de l'.E. S. au XVIIe s. La nouvelle constitution, du 2 février 1688, fut approuvée par le gouvernement en 1691. Dès
lors, les objets de l'administration de l'Etat furent également traités dans VJE. S. et des procès soutenus; en un mot, les affaires de l'Etat furent suivies avec une attention redoublée. Au milieu du XVIIIe s. l'usage s'introduisit d'ouvrir les réunions de printemps par des discours patriotiques prononcés par les hommes les plus remarquables de l'époque. Lu 1728 la maison située derrière celle de la corporation des tireurs fut achetée et sur son emplacement l'on construisit le bâtiment de VJE. S., qui existe encore à la rue de l'Arsenal sous le nom de Ausserstandsralhaus. En 1773, parut chez Beat Ludwig Walthard une collection de discours prononcés par les membres de VJE. S. de 1757-69. La liquidation de l'association en 1798 laissa un déficit. Les armoiries montrent un singe assis sur une écrevisse et se regardant dans un miroir; les couleurs étaient jaune, vert et rouge (voir la coupe à la page suivante). — Voir Gruner : Deliciae urbis Bernac, 1732. — Hidber : Der ekemalige sog. âussere Stand der Sladl u. Republik Bern, 1858. — R. Steck : Ein Konflikt zwischen dem Bemischen âusseren Stand und dent, Reichsgrafcn Friedr. Lrop. zu Stolberg. 1195 (dans HT II, 1906). — W.-F. von Mùlinen : Vom âusseren Stand und dem Urispiegel (dans BBli 1916). — K.-L. Stettler : Erinnerungen (dans BT II, 1912). pi. M]
AFENTURER ou AVENTURER, signifie fabricant et marchand d'objets en métaux précieux (Zùrch. Sladtbucher III, p 117). L'n A. habitait en 1362-13H9 dans le quarlier auf Dort", à Zurich, et en 1375-1376 dans celui du Rennveg (Zùrch. Steuerbûcher I). La maison A. acquise en 1512 par Hans Adlisehwyler, devait son nom à Pierre Niderlânder l'A. qui l'avait achetée le 29 octobre 1476 lorsqu'il s'établit à Zurich. — AE Zur. , Urk. PropsteilQl. — Niclaus A., de Zurich, participa avec des Zougois à l'expédition des Confédérés contre Milan en 1522. — Egli : Aclensammlung, w 257. [V. il ]
AFFELTRANGEN (C. Thurg-.vie, D. Munchwilen. V. DGS). Corn, et paroisse sur la Lauche et la route de Màrstetten à Wil ; forme avec Zezikon, Marwil et Buch une commune politique ; avec Marwil (et non pas Màrstetten, comme 1 indique faussement le DGS) comme succursale, une paroisse protestante. Les catholiques, constituant un quart de la totalité des habitants, appartiennent à la paroisse voisine de Tobel. Le nom A/jaltrawangas signifie champs plantés de pommiers ou champs près d'un pommier. Voir AlTOLTER. Par donation des comtes Immo (779) et Isambert (798 et 827), l'abbaye de Saint-Gall entra en possession de terres à A., rapportant 66 boisseaux de blé par an. En outre, les comtes de Toggenbourg y avaient des propriétés et des droits de bailliage ; de même la commanderie de Bubikon, laquelle prit en échange le domaine et l'église de Tobel (1228). L'abbé Bumo de Saint-Gall vendit le domaine d'A. à la commanderie des chevaliers de Saint-Jean à Tobel (1280) aux mains desquels il resta jusqu'à la suppression de l'ordre en 1804. En 1405 toute la paroisse d'A., avec le droit de patronage de l'abbaye de Saint-Gall, passa à Tobel. Au commencement du XVIe siècle la commune adhéra à la réforme et resta fidèle à la foi nouvelle. Il en résulta de fréquentes dissensions entre elle et la commanderie qui avait le droit de collature. Elle trouva de l'appui chez les Zuricois. En 1804 le droit de collature passa aux mains du gouvernement thurgovien qui le garda jusqu'au milieu du siècle dernier où la paroisse devint indépendante. En 1850 on construisit un nouveau presbytère, en 1864 un nouveau clocher. En 16S2 I établissement d'une école fut pour la première l'ois pris en considération. En automne 1859 A. obtient une école secondaire. .Registres de paroisse : pour les baptêmes de 1521, les mariages et décès 1612 (lacunes 1712-1821).
— Voir VStG 1 et 2. — G. Sulzberger : Verz. der evang. Geisll im Thurgau (T li 4/5). — G. SuLberger : Gesch. tir* Thurg. Kirchgemeinden (Mns à la bibliothèque cantonale rie Thurgovie, I). — Siéger : Jubilâumsschrift, 1909. - Pupikofer : Gesch. des Thurg. I 2 et II 2. [Sch.]
AFFELTRANGER, famille qui tire son nonr du hameau Afleltrangen delà com. Unlerholz et qui est répandue principalemenl à Hinwil et aussi à Bussenhausen- Pfâffikon, Kempten, Turbenlhal, Winterthour et Zurich.
— Nâf : Gesch. der Gem. Hinweil, p. 130. — l-'elix Meier:
AFFENTRAV.KIi
AFFO
froie
mpes
l'honneur de 1 d'à
Gesch dei Gem. Wetzikon, p. 286. Première mention du nom en 1831 dans VEinsiedler Urbar: Ulbich von Affoltrangen {Gfr. V>. p. 94 et 97). - lirnfcii joi .n|. 1332,
tel fans le couvent de Rûti (VZ XI. n« 1433). —
Jean, demeurant à Zurich 1367-1369 [Zùrch. Steuerbùcher 1 |. Jean, artiste peintre, * 1874. - SKI.. — Die Schwi'iz, 1911. |K. H.] AFFENTRANGER, au
XVI* siècle Affeltranger,
nom de Famille très répandu du XVI' au XIX« Biècle dans le canton de Lucerne, mais plus spécialement dans 1rs contrées de Willisau et
de Hitzkirch. Parmi les hommes marquants ayant porté ce nom, citons seulement Joseph, de Grossdietwil, qui fut président de commune et grand conseiller. fle7avrill913.[PX.W.] AFFENWAGEN. On désignait sous ce terme la maison de la corporation de Lucerne et la corporation des «marchands « (chambre des maîtres) dont le premier signe de vie ren.onle a 1374.
Le terme d'All'enwagen se rencontre dès 1385-1400. En 1451 eut lieu une réunion des membres de la corporation des marchands avec ceux de la Société voisine des tireurs ; la confrérie de
Saint-Sébastien, fondée vers 1480, fusionna également avec les deux corporations réunies (1518). Dans la suite, l'ancienne enseigne de la corporation devint celle des Herren zu Schùtzen, La maison de la corporation occupait, avec d'autres édifices, la place du bâtiment actuel du gouvernement cantonal, et servit jusqu'en 1585. Au cours de cette année eut lieu le déménagement dans la nouvelle maison corporative zu Schùtzen (partie du centre de l'Hôtel de la Balance). La maison actuelle de la société, le « Casino », près du Graben, fut occupée en 1807. Jusqu'au milieu du XIXe siècle, la Kleinstadt portait le nom de « Quartier Affenwagen » en souvenir de l'ancienne maison de la corporation. — Voir : Frz. X. Schwytzer von Buonas: Die Cesellschaftsstube zu Schùtzen in Luzern. — Th. v. Liebenau : Das alte Luzern, p. 90, 244, 278. [v. V/|
AFFENZUNFT (Abbaye di Singe). L'une des 13 corporations bourgeoises de Berne, exista dès 1321 comme association des tailleurs de pierre et sculpteurs, puis des artistes en général, lesquels achetèrent en 1347, dans le Bas Hôpital, une place pour un pauvre et un lit pour un malade, puis acquirent (avant 1389) la maison qui fait l'angle de la Kreuzgasse et de la Kramgasse, là où se trouve actuellement la poste du quartier. La maison fut reconstruite en 1694, puis vendue (1832). On acheta l'immeuble qui sert actuellement de siège à la société et qui se trouve à proximité. En 1469, la société possédait un autel à la collégiale; en 1476, 13 de ses membres participèrent à la bataille de Morat. La corporation entra de bonne heure en relations avec les ateliers d'Allemagne et se fit représenter à la réunion de Begensburg (1459) par trois délégués. L'organisation intérieure correspond à celle des autres corporations. Armes : d'argent à un singe de sable tenant dans la dextre un petit miroir rond et sur l'épaule gauche un pic à deux pointes. Outre son livre de société, en parchemin, rénové en 1710, la société possède tout un trésor de précieuse vaisselle d'apparat, datant de 1567-1702. Les trois coupes en forme de singes, déposées au Musée historique de Berne, sont par-
ticulièrement remarquable» : le singe debout date de 1637: il n'y a pas de marque d'auteur. Le singe en marche porte le signe de l'orfèvre Emmanuel Jenner et douze écus ; on lit ces mots sur l'écu antérieur: « Zu Ehren
Abbaye du Singe (XVII« siècle) au Mu historique de Berne:
près le* Berner Kunsldenkmâler, 1904.
einer ehrenden Meisterschaft bin ich durch beygefûgt alher Geschaft, 1698 » ; les autres écus portent les noms et les marques de onze maîtres orfèvres des années 1689 à 1698. La troisième coupe (singe assis sur une écrevisse) appartenait à l'origine à Y .-Kusserer Stand (Etat extérieur). Elle porte la légende rimée que voici :
Der loblich Ausser Stanil sein Wapeu liât gezierel t ml h n ^ demselbigen dis Trtnkgeschier formierel; Su la-sot es lie ru m aiitf aller Gsundheil geheo Die Ha von Herzen gern des Standes Wolfart selien Sagt grune immerforl durch dich «1er limer stand lunch dich floriere auch d.i- ganze Vatterland.
Puis la date : « In Bern gemacht worden in déni 1678 Jahr». Les initiales E. W. se rapportent probablement à l'orfèvre Emmanuel Wyss. En 189!», la Société refusa une offre delOOOOOfr. pour deux de ces coupes. — Voir Durheim : Bernerchronik 1859, p. 202. - BT I, 1867. - Festschrift zur Grûndungsfeier, 1891. — Berner Kunstdenkmâler, 1904. < i B.]
Au XVI» siècle il existait à Altdorf une corporation s zum Allen », qui semble avoir fusionné, en 1561 au plutard, avec la corporation « zur Gilgen » (du lis). — Voir : Hist. Neujahrsbl. von Uri pro l'.HS, p. 90. [E. W.J
AFFINAGE. Voir IMPÔTS.
AFFO. Famille bourgeoise du XIV siècle de la ville ^^^^ de Zurich, appelée Matzinger.
j^ft i^Ék. — Henri promit avec son fils Ul-
rich, le !4 janvier 1343, d'obéir aux conseil et bourgeois de Zurich et de -e soumettre à la nouvelle constitution confirmée par l'empereur. Le même jour, ils déclarent que la t ille les a fait Millier en grâce. Cependant ils - allièrent, du moins l'un d'eux.
aux conseillers renversés en I336 et qui avaient formé1 une conjuration contre Zurich ; il fut fait prisonnier dans la nuit sanglante de 1350 et roué ou La famille dérive très probablement par voie des barons von Matzingen , peut-être du
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décapité, illégitime bâton Ulrich ou du doyen Pierre de Gossau. tous
AFFOLTER
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deux frères de l'abbesse Elisabeth de Zurich : du moins, de 1319 à 1323 apparaît un Conrad Matzinger dans les documents de l'abbesse, ainsi qu'en 1323 en compagnie >\n doyen : dans la liste des exécutions de 1350, figure Cuoni von Matzingen, droit avant All'o ; il est remarquable qu'Henri All'o soit dit. dans l'exergue de s, m sceau de 1343 : Heinrich genannl Macinger. Il porte l'écu avec bord des barons von Matzingen, mais aussi, dans un écu vide, une rose acaule en signe de bâtardise. Son fils Ulrich, par contre, est nommé, sur un sceau contemporain, seulement Aile et porte l'écu avec le même dessin. De 1357 à 1366 n'apparaît plus dans les livres d'impôt qu'une Metzi Affina. — Voir: UZ IX. — Archives d'Etat de Zurich: Urk. Stadt u. Land, nM5226 et 523. — Dierauer : Ziircher Chronik, p. i9 (QSG XVIII). [F. Hegi.1
AFFOLTER (une forêt à Lulerbach, C. Soleure, colline au sud de Brûtten, ('.. Zurich), partout ailleurs AFFOLTERN, noms de lieux et de lieux-dits, surtout dans les cantons de Berne (où nous trouvons aussi Gross- Affoltern et dans son voisinage, près d'un Moos = marais, Moos-Affoltern), de Thurgovie (dans Affoltertobel, Com. Thundorf) et de Zurich (comme Affolterschùr dans la Com. d'Embrachi ; il remonte à l'ahd. affol- //■a = pommier, une dérivation de aphul= pomme. Cependant, on doit interpréter Affoltern près Zurich comme composé de l'ahd. aha = ruisseau, comme en font preuve les plus anciens documents : de Afaltraha, milieu du IXe siècle ; A/j'altralie 870, mais déjà en 896 : Wolvoltes Afjalterun voir USlG II). Des variantes sont : Apfholter (en) il'.. Argovie, C. Soleure), Im Abfalter (Muttenz, C. Bâle- Campagne), puis Zapfholdern (Reigoldswil, C. Bâle-Campagne), dérivé de z'A. = à Affoltern et Baffholdern (Kaltlirunn. C. St-(iall et C. Thurgovie), BaffhoUern (Schùpfheim, ('.. Luceinel, aussi Rafjolter-See (Oberstammheim, (',. Zurich I, formes dont l'origine est expliquée suffisamment par une mention comme Ûoli zer Afholtren (à Schùpfheim), 1456 if.fr. 10,251). En rapport avec A. estAFFAL- TRANGEN (Com. Hinwil, C. Zurich, aussi village et Com. du C. Thurgovie); on rencontre ce dernier endroit très tôt déjà : .-1 jfaltrawanga s 779, Affaltrawanga 798 (voir VStG I 84. 146), c'est-à-dire plantations de pommiers [voir art. AVancen]. - Le nom de famille Aft-olter, enfin, s'explique le plus simplement comme abréviation de Affolierer (c'est-à-dire celui d'Affoltern), dont des noms de lieux comme A/foUerfeld. — moos, —ned au lieu de A flotter er-feld etc. (C. Zurich, près Affoltern) sont le pendant. — SI I, 106 ; II, 1186-87. — J.-L. Brandstetter : Naine» der Baume und Stràuche in Ortsnamen der dt. Schweiz 1902, p. 6-7. — Fôrstemann II, 1, 172-4 (avec beaucoup d'exemples pris hors de la Suisse). [K. Stucki.1
AFFOLTER. Famille des cantons de Berne et de Soleure. A citer :
A. Canton de Berne. — Ferdinand (ti févr. 1839-9 oct. 1903), originaire d'Œschberg, Com. Koppigen (Berne). Crand conseiller, capitaine de cavalerie, agronome de valeur et philanthrope. Il affecta, par disposition testamentaire, 200000 fr. à des œuvres de bienfaisance. Sa sieur Elise (27 net. 1835-3 oct. 1905), animée des mêmes sentiments, institua la Société économique et d'utilité publique du districl de Berthoud légataire universelle de sa fortune, se montant à 522 473 fr. et devant servir à la fondation d'un foyer des domestiques. Celui-ci, inauguré en 1906 dans la belle maison des donateurs et sous les auspices de la société héritière, porte le nom de Geschwister Affolter-Stiftung. [H. <>.]
H. Canton de Soleure. — 1. Amanz-Caspar, Conseiller d'Etat à Soleure (10 juin 1825-28 sept. 1861). Fils du juge Urs-Joseph A., il étudia à Niedergerlafingen, Steinhof et Hiberist et spécialement à l'école normale d'Oberdorf. Cependant, le pasteur •l.-.J. Cartier, de Kriegstetten, le dirigea vers les humanités. Au printemps 1842, il entra à l'école supérieure de Soleure et passa l'hiver de I8i7-1848à Lausanne où il suivil des cours à l'Académie. De 1848-1850 il fit des éludes de droit à Heidelberg el Munich. Après avoir obtenu le titre d'avocat
à Soleure, il fut élu, en 1851, au Grand Conseil par la circonscription de Kriegstetten, puisa la fonction desuppléant au tribunal cantonal par le Conseil où il venait d'entrer. De 1851 1856 il s'adonna à son métier d'avocat. Pendant l'hiver de 1855-1856 il fut l'un des plus zélés défenseurs de la révision constitutionnelle. Après son élection à la présidence de l'assemblée constituante, il fut appelé au gouvernement par les voix des deux partis alors en présence et, en mai 1861, unanimement maintenu dans sa fonction. Dès juillet 1856 il représenta Soleure au Conseil des Etats. Après la mort de Victor Gisiger (16 avril 1861) il devint président de la société agricole du canton de Soleure. — Voir : Almcmach de Soleure, de 1862, p. 58-61, avec portrait. — Schweiz. Flandelskurier, du 3 oct. 1861. - SZG de 1862, p. 77-86. - [a. Lbghnbb-1 -
2. Ferdinand-Gabriel, mathématicien et officier à Zurich, * 17 mars 1847 à Deitingen (Soleure), étudia de 1866 à 1869 les mathématiques à Genève et à Zurich. Il fut d'abord maître de mathématiques de 1869 à 1872, au Gymnase et à l'école réale de Soleure, puis continua ses études à Berne. Pise et Borne. Fit son doctorat à Zurich en 1875; sa thèse est intitulée Beitrdge zur geomelr. Théorie der ebenen Curvenreihen. Officier d'artillerie, il donna, en 1878-1879, un cours à l'Ecole polytechnique sur l'armement et les fortifications. Le 20 mai 1882, il l'ut élu au Conseil d'Etat de Soleure où il resla jusqu'au 15 août 1884 chef du Département de l'Instruction publique. A. fut alors nommé professeur de sciences militaires à l'Ecole polytechnique de Zurich, puis le 15 janv. 1892, chef de l'artillerie des fortifications du Saint-Gothard et inspecteur-chef de l'artillerie de position. Devenu colonel au début de 1894, il abandonne son commandement deux ans plus tard pour reprendre son enseignement. A. fut aussi membre de la commission des fortifications,et c'est à lui que l'on doit la nouvelle artillerie de campagne. Il a publié, outre sa thèse et une série d'articles militaires : Beitr. zur Géométrie der Vielecke (Soleure, progr. de l'Ecole cant. 1869-1870). — \Jnse>e Positionsartitlerie und ihre Bewaffnung, Frauenfeld, 1883 (trad. en franc. Lausanne, 1883). — [Robert Hoppelkr.] —
3. Jean-Albert, de Niedergerlafingen et Soleure, juge fédéral à Lausanne. * le 11 août 1856 à Soleure, fils aîné du préfet llrs-Joseph, il suivit l'école communale, puis l'école cantonale de celte ville, obtint le diplôme de maturité en 1876 et étudia le droit à Leipzig, Heidelberg, Bâle et Zurich, où il fut reçu docteur en 1881. En 1882 il passa l'examen d'avocat et de notaire à Soleure et devint membre du tribunal cantonal dont il fut le viceprésident pendant l'année 1883. Elu au Conseil d'Etat en 1884, il en sortit en 1892 pour exercer la profession d'avocat à Soleure. En 1904 se place son élection au Tribunal fédéral. Auteur de plusieurs livres, brochures et articles d'ordre juridique. -- 4. Frédéric-Xavier, professeur de droit à Heidelberg, * le 10 févr. 1862 à Soleure, troisième fils d'Urs-.Ioseph A., préfet de Bucheggberg-Kriegstetten, et de Bosalie née Grolimund. Après avoir suivi les cours des écoles communales et cantonales, il se fit immatriculer en oct. 1881 à la faculté de droit de Heidelberg, qu'il ne devait plus quitter. Le 22 nov. 1884 il obtint simultanément le prix de la faculté de droit pour un travail intitulé Die Bechte der Konsuln nach den Gesetzen u. Vertràgen et celui de la faculté de philosophie pour une étude sur Die proportionale u. organisene Volkèvertrelung. En févr. 1885 il fut nommé doetor juris utriusque. En 1884 il ouvrit une école privée de droit et d'économie politique dont les coûts furent suivis par un auditoire international. En outre, il donna des conférences d'ordre économique et juridique aux sociétés commerciales de Heidelberg et de Mannheim ainsi qu'aux sociétés industrielles Hirsch und Duncker de Heidelberg et de Worms. En août 1885, il représenta l'Allemagne au congrès international pour le suffrage proportionnel à Anvers, En 1897 il se lit agréger à la faculté de droit comme professeur de droit romain et de droit civil allemand. En 1901 il fut nommé professeur extraordinaire. — Il a publié les ouvrages suivants : Das rôm. Institutionensyslem, 1897. — Geschichte des iulerlemporalen Privatrechts, 1901. — System des deulschen Uebergangsrechts, 1908. — System des badischen Verwalpu/ngsrechts, 1904, — Das l-'ruchtrecht, 1911, — Die Per-