AFFRANCHISSEMENT
jusqu'en 1798, au haut bailliage île Regensdorf ; sous la République Helvétique, il fui incorporé au district île Regensdorf. Les habitants étaient paroissiens de lloiii^ jusqu'en 1683, où A. lui érigé en paroisse dont le gouvernement avait le droit de collation. En 1703, l'annexe Ssebach en fut détachée ; A. fut assez fortement affecté par les combats durant la République Helvétique; on s'y battit le 3 juin 1798: l'été 1799. 3000 Autrichiens y campèrent 14 semaines et s'y comportèrent brutalement, et le '2.") sept, de la même année, lors de la seconde bataille de Zurich, les Russes, poursuivis par les Français, traversèrent A. De 1S03 à I814, Alîoltern l'ut rattaché au district de Biilach, puis à celui de Regensberg, nommé plus tard Dielsdorf, En 1833, l'Etat vendit des biens et les prébendes qu il y possédait encore. Kn 1836. il conclut un accord avec la commune, d'après lequel l'entretien de l'église était à la charge tir la commune, et l'entretien de la cure à celle de l'Etat. Les registres de baptêmes, de mariages et de décès datent de 1683, ceux des familles de 181 1. — Voir Hoppeler : SSR Zurich 1.1, p. 91-107 et p. 541. — Memorabilia Tigurina [-IV. — Nuscheler: Gotteshauserlll, p. 581. — M. bchinz : Die Geni. Affoltern in Vergangeitheit und Gegenwart | XZZ 1914 Nr 1 130, 1133, 1 141 1. 1895. [C. Brun.]
AFFOLTERN, von. Famille de ministériaux nobles des barons de Schnabelbpurg et Eschenbach. Armoiries: parti d'or à nue branche de pommier l'?)desinople, etéchiqueté de sable et d'argent. Cimier, des cornes de huftle chargées chacune des meubles correspondant de l'écu ; lambrequins.
d'argent à droite et d'or à gauche. Stumpf déjà ne connut de la famille que les armoiries. Zeller-Werdmùller suppose, dans les Zùrcher. Burgen. et certainement à tort, qu'elle était composée de paysans libres du district (Freiamt) et habitait non dans un château mais dans une ferme. Dans les documents suspects du chanoine Hunfred de Strassbourg, de 1044. apparaît un Cunu de Afialtra, auquel se rapporte UZ n" 233. — 1-3. Cu.nkad (1249-1255) ainsi que son frère Wernek (1252- 1268), officiâtes et servientes du baron Berchtold de Schnabelbourg ; le second porte, ainsi qu'un troisième frère Jean (1249-1268), le titre de domicellus, c'est-àdire gentilhomme. Conrad, appelé de Affollre, lit don en 1255 au couvent de Saint-Biaise, à titre de réparation, de la moitié du domaine d'Affoltern et la reçut en fief. — 4. Jean reçoit le 13 mai 1303, en récompense de ses services et de sa fidélité et de celle de ses devanciers envers les nobles Walther et Mangold von Eschenbach, le domaine de Hausen, à titre de fief mâle. Il ne laissa que deux filles Verena et Elisabeth. — UZ I-IX. — Habsburger Drbar II, p 120, où se trouvent de fausses indications. Le Necrologium de la prévôté de Zurich donne, ainsi que les Zûrcher Steuerbucher I, une série de personnes portant ce nom d'origine ou de famille. — 5. Heini est, en 1435, bourgeois île Zoug et y est domicilié. — 6. Un autre Heini est, à la même époque, bourgeois externe au Freiamt (G/V. 23, p. 295). D'après les Mem. Tigurina de Bluntschli 1742, p. 3, le château était situé près de l'église. Les nobles d'A. sont désignés, dans la description de Cappel par Bullinger, comme bienfaiteurs du couvent. — J.-J. Simler : Sammlung von Urkanden zar Kirchen-Geschiclite V, p. 431. - Stumpf: Clironik I, p. 183 b. [F. Hegi.]
AFFOLTERSCHEUER, autrefois AFFOLTERN (C. Zurich, D. Bùlach, Com. Oberembrach), ancienne ferme dans la Com. civile Hofe. En 1281, le comte Hartmann de Habsbourg remit à titre de lief mâle le bailliage A'Aff'holtern, dépendance du château de Wagenbourg, â Hartmann v. Heidegg, lils d'Adélaïde v. Wagenberg. A. faisait partie d'un groupe d'établissements alémaniques, dont les noms se répètent d'une façon identique dans le district zuricois d'Affoltern. — UZ V, n» 1810. — ASG 5 (1886), p. 2 s. — Mever : Ortsnamen, n»* 84 et 450. [F. H.) AFFRANCHISSEMENT (en allemand BEFREI- UNG). L'affranchissement consiste dans la suppression de certains droits et la limitation d'autres, la plupart arbitraires, du seigneur sur ses sujets. Il a pour but de libérer les populations de leur condition servile et de la mainmorte. Cette liberté, relative, fragmentaire, a différé îtlou les régions, suivant les seigneurs et les circonstan-
ces. Dans notre pays, les affranchissements eurent lieu depuis |i' \|I' siècle jusqu'au spuil de l'époque actuelle, et furent accordés suit a des collectivités (communes!, soit â des particuliers, Les causes générales de l'affranchissement sont, d'une part: le mouvement d'émancipation communale qui se développa en Europe du Xe au
XIIIe siècle, et d'autre part: la nécessité ' pour les seigneurs, laïques et ecclésiastiques, d'attirer des colons dans des contrées à défricher ou des villes à peupler, ou encore, les besoins d'argent. Ils affranchissaient pour battre monnaie. Communes. La plupart de nos villes
suisses ont revu leurs lettres de franchises dans les XIII*
et XIV« siècles, l'ai- celles-ci, les habitants obtenaient non seulement une amélioration de condition en tant que particuliers, mais aussi des droits politiques dans l'agglomération urbaine : droit de s'assembler, droit d'élection, etc. Ces faveurs furent très souvent accordées aussi aux étrangers qui y séjournaient un an et un jour sans être réclamés par leurs seigneurs. Particuliers. L'affranchissement individuel s'obtenait de <\cux façons: 1. par le séjour dans certaines villes, comme ci-dessus : 2. par le rachat des servitudes. Ce rachat si' faisait par le paiement d'une indemnité unique ou d'un cens annuel. Les conditions, très variables suivant les contrées ou les époques, étaient stipulées dans un acte, dressé par ordre du seigneur, et dans lequel l'intéressé n'intervenait souvent pas. Les effets les plus généraux de l'affranchissement sont: la suppression de la taille ; la suppression de l'arbitraire dans les corvées à la volonté du seigneur et son remplacement par une redevance fixe ; la suppression du formariage et du droit de poursuite; la liberté île domicile et celle de disposer de ses biens par vente, échange, ou dispositions testamentaires ; le droit de justice.
1. Bâle. A Bâle, la suppression de la main morte date de 1785. Jusqu'alors la servitude ne consistait en réalité que dans le lien avec la gîèbe (c'est-à-dire dans la défense du libre établissement) et dans certaines corvées. Les XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles furent plus sévères à cet égard que les temps précédents, où les manumissions n'étaient pas du tout rares. Les sujets établis dans les villes ne pouvaient exercer aucun métier pointeur propre compte, ni devenir maîtres indépendants ; ils devaient rester compagnons ou emplovés. Les bourgeois qui quittaient la ville pour s'établir à la campagne perdaient leur droit de bourgeoisie et étaient assimilés à des sujets. Les mariages entre fils de bourgeois et filles de sujets ne sont pas rares, surtout aux XVe et XVIe siècles ; cependant, il fallait parfois que la femme fût rachetée de la servitude avant la célébration du mariage. [a. H.l
2. Berne. Quelques cas d'affranchissement apparaissent au XIV° siècle, mais ce n'est qu'au XV qu'ils deviennent plus nombreux, quand la ville de Berne favorisa la suppression du servage. Par rachat, les' serfs de la seigneurie d'Oltigen obtinrent leur liberté en 1413; ceux d'Aarwangen en 1439: ceux de Brandis, de 1447 à 1454; ceux de la seigneurie de Cerlier, en 1478 et 1491 ; ceux de Nidau et Schenkenberg, en 1484; ceux de Douanne, en 1494, etc. L'affranchissement était complet à la lin du XVD siècle dans la partie allemande du territoire bernois. — Voir J. Leuenberger, Studien z. bern. Rechtsgeschichte, p. 187-192. [H. T.]
3. Genève. Jusqu'en 1794, il y eut matière à affranchissement, sur les personnes (individus, communautés), sur les biens (tailles, dîmes, servis, etc.).
l'ourles individus, on peut dire: 1. avant 1533: a' En ville et dans les franchises, la règle d'un an et un jour d'habitation affranchissait. L'affranchi devenait sujet du prince-évêque et pouvait aspirer à la bourgeoisie, bj A la campagne, l'affranchissement concernait les seigneurs auxquels la république de Genève s'est susbtituée (Evêque, Chapitre de Saint-Pierre, Saint-Victor, seigneurs particuliers, etc.). 2. après 1536 : aj En ville et dans les anciennes franchises, le séjour, quel qu'en fut la durée, n'affranchissait plus, il fallait une décision des conseils. Les affranchis, leurs lils et petils-lils ne pouvaient être admis au Conseil des- CC (arrêt du Petit Conseil du 24 mars 1671). bj Dans la campagne alors genevoise, il devint impossible de s'affranchir complètement en y restant établi, le Conseil général restait fermé même aux lils de bourgeois nés â la campagne (voir R. C. 16 novembre 1562). A la fin du