‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 65 sur 329 · AGRIPPA · texte numérisé non relu

AGRIPPA

AGLJSTONE

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Arborici lture. Forêts. — Apiculture. Sériciculture. — Céréales. Pommes de terre. Textiles (Plantes). — défrichement. mark. assolement et jachère. paturages communaux. Ban des récoltes. Vaine pâture. [L. k.1 AGRIPPA, Henri Corneille. * à Cologne en 1486. Son véritable nom de famille semble être Cornelis, celui d'Àgrippa paraît tiré du nom de sa ville natale, Colonia Agrippina ; à la lin de sa vie, il y ajoute le nom de Nettesheim, petit village au nord de Cologne d'où sa famille était peut-être originaire. C'était un cosmopolite vagabond que les uns ont porté aux nues dès le XVIe s., d'autres n'ont vu en qu'un aventurier sans scrupules et un charlatan éhonté. Hâbleur, vaniteux, vindicatif, il possédait des qualités très vastes pour son temps : militaire, médecin, légiste, théologien, diplomate, orateur, philosophe, alchimiste, penseur libre avec un penchant pour la Réforme, il ne laisse pas, quoi qu'on puisse penser de son caractère, d'être une figure singulièrement intéressante.

Il appartient à la Suisse par la bourgeoisie genevoise qui lui fut octroyée gratuitement en 1522. Il est inscrit dans le registre avec les titres de artium et medicinae doctor auxquels, semble-t-il, il n'avait pas droit. Arrivé à Genève en mai ou juin 1521, il y séjourne jusqu'à la fin de décembre 1522 ou aux premiers jours de janvier 1523. Son but en arrivant dans cette ville était d'obtenir, grâce

à l'influence de son ami l'official Eustache Chappuis, la charge de médecin du duc de Savoie. Agrippa fut déçu dans ses espérances.

M. Th. Dufour a retrouvé deux autres traces de son séjour, c'est d'abord un calendrier pour 1523, signé par Agrippa et imprimé par Jacques Vivian, et aussi une enquête contre un fauxmonnayeur, Jean Maillard, avec qui Agrippa semble s'être compromis (Voir BSHG IV, p. 192, 198).

De Genève, Agrippa passa à Fribourg en Suisse où il exerça une année les fonctions de médecin de la ville. Sa correspondance le montre entouré d'un groupe de savants et de bourgeois influents, curieux des sciences occultes et peut-être ouverts aux idées nouvelles dont Agrippa, défenseur de Lefèvre d'Etaples, lecteur de Luther, correspondant d'Erasme et de Capiton, était un propagateur. Malgré la faveur dont il jouissait, il se lassa très vite de son séjour en Suisse, et, n'attendant plus rien du duc de Savoie, il reprit sa vie aventureuse et errante qu'il termina à Grenoble, âgé de 49 ans (15451.

Malgré trois éditions datées de 1510, 1531 et 1535, il ne semble pas que le recueil des œuvres d'Agrippa ait été publié de son vivant. Les deux premières dates indiquées sont évidemment fausses, la troisième au moins douteuse. Quoi qu'il en soit, les œuvres complètes d'Agrippa ont été imprimées plusieurs fois dans le courant du XVIe s. Parmi les plus intéressantes, il faut citer le Petit livre sur l'incertitude et la vanité de toutes les sciences... (très grand nombre d'éditions, traduit à plusieurs reprises en français, entre autres par Louis Turquet, traduit aussi en anglais, en italien, en allemand, en hollandais).— Le Discours sur l'excellence du sexe féminin (trois traductions différentes en français, et versions anglaise, allemande, italienne, polonaise, (cette dernière en 1891). — Libri Ires de occulta philosophia (grand nombre d'éditions : allemande, 1855 ; anglaise, 1898). En 1910, réimpression de l'ancienne traduction française de Le Vasseur (1727). La source principale de l'histoire d'Agrippa est sa corres-

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Henri-Corneille Agrippa.

D'après un dessin de Gosse.

pondance dont un recueil a paru au cours du XVI8 s., 451 lettres dont 253 de lui et 198 de ses amis. On ne saurait accorder une confiance illimitée à tout ce qu'il raconte. Pour sa bibliographie, voir Prost. — Sur A. voir Henri Morley: The lifeof Henry Agrippa de Nellesheim, Londres, 1856. — M.-A. Prost : Corneille Agrippa, sa vie et ses œuvres. Paris, 1881-82, 2 vol. —Joseph Orsier : Henri Cornelis Agrippa, sa vie et ses œuvres, d'après sa correspondance, Paris 1911. — Th. Dufour: Notes manuscrites. — A. Daguet: Agrippa chez les Suisses, 1512-1532, (ASHF IL). - Gautier: Médecine, p. 17-19, 423, 505. — Herminjard : Correspondance des Réformateurs, I ( 1 866 1 , p. 46, n. [H. D.] AGRIMOINE, ail. Agriswil (C. Fribourg, D Lac. V. DGS) (Greivillars, Grévillard, lat. Ager Mmiachorum). Com. et vge sur la rive gauche de la Biberen, à 2 km. ouest de la station Ferenbalm de la Directe Berne- Neuchâtel ; paroisse Ferenbalm. Habitants, 1818, 204 ; 1902, 167 ; 1910, 145. — Armoiries: d'argent à une pie de sable sur une branche du même (voir Wappentafel der Stadt Murten u. der gerichtsunlergebenen Dôrfer au musée de Morat). La pie a été choisie à cause de l'ancien nom du village Agristwyl que l'on faisait dériver à tort de cet oiseau, en patois Agerste ou Agrist. Le prieuré clunisien de Villars-les-Moines (Mùnchenwiler) possédait autrefois des biens à Agrimoine, d'où ce nom. Un chemin qui conduit à Agrimoine au travers de la forêt de Morat s'appelle encore Wilerweg. Agrimoine joua un certain rôle en 1802-1803 au temps de l'occupation française ; des hussards qui revenaient de nuit d'une sortie à Chiètres furent assaillis à coups de pierre à Agrimoine et deux fusils leur furent enlevés. Il fallut l'intervention personnelle du général Ney pour que les deux fusils fussent restitués. Les suites de cette affaire désagréable furent une légère amende et la fermeture de l'auberge du village. Anciennes familles bourgeoises d'Agrimoine : Berner, Gutknecht, Kirchhofer, Màder, Scheurer, Vogel. — Voir H. Gutknecht: General Ney u. Agriswil (tirage à part du Murlenbieler, 1906). — J.-F.-L. Engelhard : Darstellung des Bezirks Murten, Berne, 1840, p. 156. [G. M.J AGRISWIL. Voir Agrimoine.

AGT, aussi AGTEN ou AGTER. Famille que l'on peut suivre du commencement du XVe s. jusque vers 1600 dans le district actuel de Lucerne. — Hans, de Lucerne, mourut en 1476 à la bataille de Grandson. Des paysans du nom d'AoTEN sont aussi mentionnés à Flùelen et Gurtnellen au XIVe siècle. [P. X. W.]

AGTSTEIN ou ACHATES, Léonhard, *à Bâle. Imprimeur du XVe siècle. Un des premiers introducteurs de la typographie en Italie. Sa première impression est un Virgile, Venise 1472, sa dernière une Grammalica grœco-latine de Lascaris, Vicence 1491. — Nouvelle Biographie Universelle.

AGUET. Nom de plusieurs familles vaudoises citées à Boussens en 1480, à Morrens 1548, Sullens 1550, Crissier 1590, Chavanne-le-Veyron 1590, Bremblens 1598, Lutry 1643, Prilly 1694, Combremont-le-Petit (av. 1731), Echagnens (admis bourgeois 1777), Perroy (av. 1804), Savigny 1826. Ont fourni des magistrats et fonctionnaires. Armoiries : à Cossonay en 1848 : D'azur (?) à la bande de (?) chargée d'un croissant et de deux étoiles, accompagnée à dextre et à senestre d'une rose. D'un Aguet, ministre à Begnins en 1701 : de (?) chargé de six fleurs de lys, dont trois au chef et une en pointe. [M. R.j

AGUIMAC, parfois AGUIMAR. Famille genevoise dès la fin du XVIIe s. à laquelle appartiennent entre autres : Antoine, reçu maître orfèvre en 1753, qui pratiqua son art et mourut à l'Ile Saint-Martin (Amérique) ; Etienne, son fils, orfèvre en 1773. — Voir : Genève AÉ. — SKL. [G. R.]

AGUSTONE, de Balerna (C. Tessin). Maître-constructeur du XVIe s. Le 23 février 1590, la confrérie de Saint- Joseph des menuisiers de Rome décida la construction d'une nouvelle église au pied du Capitule et sur les prisons des SS. Pierre et Paul. L'entreprise fut confiée à maître Paolo Agustone. — Francesgo, stucateur, peut-être descendant du précédent, disciple d'Hercule Ferrata. 11

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travailla à la Sauienza de Rome el .1 Malelica, En 1660 on 4e trouve à Ûsimo, travaillant à la cathédrale. — B. Stor. 1885. i> c. 1

AGY (C. Fribourg, D, Sarine. V, DGS). Anciennes toi mei Izie, I je, Aaye, Agié, Agiez len allemand Ebsaclien. Epsachen ri Eppsacnen el non Englisberg comme l'ont cent certains auteurs). Groupe de trois maisons de campagne et de trois domaines;! 2 km. de Fribourg, dans la commune de Granges-Paccot, appelés du nom de leurs propriétaires actuels : Agy Raemy, Agy Reynold, AgJ Montenach. D'après Stadelmann et Jaccard, AgJ était le domaine d'un Abidius, gentilice romain. La plus ancienne mention d'Agy est de l'année 1212: Pierre d A/m est témoin dans une donation faite à l'abbaye d'ilauterive. Il semble, sans qu'on puisse l'affirmer, cpje la famille d'Englisberg a possédé Agy. L'abbaye de Ilautcrêt y avait des possessions vers 1230. Le domaine et le fief d'Agy passèrent au début du XVI'' s. dans la famille Nussbengel où ils restèrent jusqu'en 1649. Le principal des trois Agy était celui appelé aujourd'hui Agy Raemy, que l'on qualifiait de fief et qui avait une tour et une maison forte. Quelques individus se sont appelés d'Agy sans (pion puisse dire qu'une famille ait porté ce nom d'une manière continue. Les Bernois incendièrent Agy le 13 août 1381). Le 21 mars 1448, les volontaires de Fribourg délirent à Agy un corps de Savoyards et de Moratois. C'est dans la plaine d'Agy que la tradition place la revue des troupes tri bourgeoises et gruyériennes le 21 juin 1476, veille de la bataille de Morat. C'est à Agy Montenach qu'eut lieu, en 1790, le mariage d'Etienne de Sénancour, l'auteur d'Obermann, avec Marie de Daguet.

Personnages à citer : Marmet d'Azie, bourgeois de Fribourg en 1345, llensli von Epsachen en 1428; du conseil iIps Deux-Cents en 1450; Clewi Lanter, bourgeois de Fribourg en 1465, dans le conseil des Deux-Cents en 1470 sous le nom de Clewi Dagie, et dont les descendants portent le nom de Lanter. — Voir : ACF Fribourg, fonds Raemy d'Agy. — Kuenlin : Dict. du canl. de Fribourg I, p. 1. — Apollinaire : Dict. des paroisses VI, p. 428, 442.

— Chronique fribourgeoise du XVIIe s., par H. Rœmy, p. 65, 80, 82, 124, 150. — G. Michaut, Sénancour, ses amis et ses ennemis, Paris, 1910, p. 75. 381. 382. — Stadelmann: Etudes de toponijmie romande... 1902, p. 263.

— Jaccard: Essai de toponymie, dans MDR, 2e série, t. VII, p. 3. — T. de Rœmy : Agy, la propriété, les propriétaires, les fermiers (Ms en préparation). [r.kmy.]

AH. Voir A, AA.

AHE, zu der. Voir A ou AA.

AHENARIUS. Voir Kesslkr, Joh.

AHERLISBODEN (Arlis Boden). Petite plaine du Planeberg, commune de Gessenay (Berne). D'après la tradition, les femmes de Gessenay y mirent en fuite, en 1331, les Bernois venus pour soutenir le sire de Krambourg dans ses prétentions sur le château de Vanel. — Voir Mïlen : Sage u. Dichtung des Saanenlandes, Bern 1907, p. 21.

AHORN (IM). Voir I.M Ahorn.

AHORN, Barth. Voir Anhorn.

AHORN, Luc, de Constance. Sculpteur, 1789, s'établit à Lucerne en 1820 et y érigea, du 28 mars 1820 au 7 août 1821, le monument du Lion, modelé par Thorwaldsen. — Liebenau : Karl Pfyff'er u. das Lôwendenkmal, p. 40, avec portrait. [P. X. W.]

AHUSER. Voir Aahuser.

AIDES. L'aide féodale (auxilium, juvamen.subsidium, subsidii indictio, droit de itidicte, parfois taille), était une redevance domaniale que le suzerain, en sa qualité de seigneur prééminent, avait le droit, dans certains cas déterminés, d'imposer à la population de ses domaines. On l'a souvent assimilée, à tort, à la taille domaniale. C'était une contribution exceptionnelle qui n'était levée que dans des circonstances extraordinaires, limitées par les contrats féodaux et la coutume. Elle consistait soit en une somme fixe perçue sur l'ensemble des habitants, soit en une taxe proportionnelle aux biens de chaque contribuable.

L'aide, ainsi définie, n'existait pas en pays germaniques. Elle était spécifique au droit français. En Suisse, nous ne la retrouvons que dans l'ancien Pays de Vaud et le diocèse de Genève, en Valais et dans la contrée de Neu-

chàlel. Elle était exigée notamment par le*, comtes de Neuchâtel, de Gruyère, les seigneurs de Valangin, les dynastes de Cossonay, les sires de La Sarra, les évêqui de Lausanne, de Sion, le prieur de Romaihmôtier.

Lu principe, c'était une prestation pécuniaire due par il au suzerain. Elle retomba rapidement non seulement mu les propres tenanciers du seigneur, mais sur ceux de ses vassaux et. parfois, de ses arrière-vassaux. lié- le XIII1 s., elle ne portait plus, semble-t-il. que sur les bourgeoise! les paysans. Les vassaux étaient tenus de " recouvrer» l'aide de leurs sujets, et d'en t rendre compte à lem supérieur, soit en premier degré ou aultre Quisard, Commentaire, p. 34).

Laide la plus connue, dans nos pays comme en France. était \ aide aux quatre < xu : la rançon du seigneur fait prisonnier, la chevalerie d'un fils du seigneur, le mariage d'une fille ou d'une sœur du seigneur, et depuis les Croisades, les expéditions ou les pèlerinages en Terre- Sainte (Boyve, an. 1454; MDR. XIV. p. XLVI. n. '■'> . XXII, n. 199; XXVIII, p. 384; XXXI, n. 1412 : XXXII, u. 1826). Mais le nombre des casoù l'aide était demandée variait beaucoup, et les cas eux-mêmes étaient très différents. Souvent deux ou trois cas seulement sont prévus : chevalerie du fils et mariage de la fille (MDR XXX, n. 7<)5, 932; XXXI, 1191. 1199) ou, mariage de la tille et changement de seigneur (Valangin 1372 ( ou encore : mariage de la fille, chevalerie du lils, voyage outremer (MDR Y, p. 248-9). Un cas où l'aide est fréquemment requise, est l'achat de terres pour la seigneurie. Tantôt on le substitue à l'un des quatre cas ordinaires, tantôt on l'ajoute comme cinquième cas \MDR XX. n. 74; XXVII. n. 2; lioyve, An. 1454. 1537, 1562).

La contribution consistait généralement en un fouage. Iles sommes fixes semblent avoir été moins souvent perçues. F^n 1323, chacune des aides due par les gens de Cossonay fut taxée lit) lb. Au XVI' s., les bourgeois de Neuchâtel pavaient 500 lb. dans chaque cas.

Dans les domaines ecclésiastiques, la nature des cas fut naturellement modifiée. Le prieur de Bomainmôtier levait l'aide: 1° pour couvrir les frais de procès relatifs à sa juridiction; 2° pour subvenir à ses besoins lorsque ses récoltes avaient été détruites et que celles de ses hommes n'avaient point souffert; 3° pour l'acquisition de nouvelles terres ; 4° pour la réemption d'un bien engagé du consentement commun (MDR III, p. 483-484, 796, 858). Les évoques de Lausanne et de Sion ne faisaient appel à leurs sujets qu'en deux circonstances : achat de propriétés et négociations à Borne ou à la cour impériale pour le bien commun (MDR VII, p. 9, 12, 211 ; XXIX, n.265; XXXII, n. 1720). Ce dernier cas se retrouve dans la charte des franchises de la prévôté de St-Ursanne.

L'aide fut levée pour le rachat du comte R. de Gruyère fait prisonnier (vers 1400) ; pour un pèlerinage de Conrad de Fribourg (1404) ; pour le mariage de Marie de Bourbon (1588); pour l'adoubement d'Henri II de Longueville (1634i etc. Les seigneurs paraissent y avoir attaché un grand prix ; ils la conservèrent même lorsqu'ils affranchirent leurs tenanciers des autres redevances domaniales (MDR XX, n. 74 ; XIV, p. XLVI, n. 3): parfois ils y renoncèrent, moyennant finances (MDR XXX, n. 932 ; XXVIII p. 384, rachats des aides par les hommes des Ormonts-dessus, 1349).

Dans le comté de Neuchâtel, à l'exemple de la Franche- Comté, les habitants étaient, aux termes de leurs chartes de franchises, tenus de payer les aides. Dans le Pays de Vaud, seuls les bourgeois d'Aubonne étaient soumis à l'aide. Les chartes communales vaudoises ne connaissaient pas cette obligation. Au cours des XIVe et XV' siècles, les princes de Savoie confirmèrent cette exemption. Mais cela ne les empêcha point, dans un cas précis où, d'après la coutume, ils pouvaient exiger l'aide de leurs vassaux, de demander à leurs villes des « subsides librement consentis et accordés ». Les villes ne purent refuser ces « dons obligatoires » qui furent très nombreux pendant les XIVe et XV» siècles. En fait, ces subsides ne différaient pas des aides ; mais au point de vue juridique, c'étaient de véritables impôts extraordinaires, levés par application de contrats passés dans chaque cas particulier. Il faut les rapprocher des Haupt- ou Wochenangster imposés par Berne à ses sujets.

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