‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 2)Chapitre 97 sur 329 · ALL1KS · texte numérisé non relu

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Confédération des treize cantons avec leurs pays sujets et leurs alliés. Lors du retour de Napoléon de l'île d'Elbe, la Grande-Bretagne, la Russie, l'Autriche et la Prusse renouvelèrent, le 25 mars 1815, leur alliance contre «l'ennemi et le perturbateur de la paix du monde » mis hors la loi, et exigèrent que la Suisse prît une part active à la guerre, malgré la neutralité perpétuelle qui avait été reconnue par le Congrès. Par la convention du 20 mai, elle se rattacha au « système » des Alliés et s'engagea à mettre sur pied une armée suffisante pour la protection de ses frontières et à empêcher toute opération entreprise de ce côté au détriment des Alliés. Par contre, les Alliés promirent de prendre en main les intérêts de la Suisse lors de la conclusion de la paix et de demander l'autorisation de la Diète en cas de passages de troupes à travers la Suisse. En effet, 54 000 Autrichiens de l'armée placée en Italie sous les ordres de Frimont traversèrent, a partir de la mi-juin, le Simplon, et 6000 le Grand Saint-

Bachmann et Castella décidèrent, le 20 juillet, de prendre le chemin du retour. Seule la brigade Lichtenhahn et Hess qui se trouvait à Râle eut à remplir une tâche plus importante : forte de 5000 hommes elle prit part, avec l'artillerie lourde zuricoise, au siège de Huningue entrepris le 20 juin, par l'archiduc Jean, et contribua à la reddition de la forteresse, le 28 août.

En récompense de sa participation à la guérie pendant les Cent Jours la Suisse obtint dans le second traité de Paix de Paris le démantèlement de la forteresse de Huningue avec la promesse de la France de ne pas établir de nouvelles fortifications à trois heures de marche de Bâle ; la cession de Versoix à Genève, ce qui mit cette ville en contact territorial direct avec le reste de la Suisse; l'abandon des villages de Savoie nécessaires au « désenclavement » du canton de Genève (zone libre près de Genève) et l'attribution de 3 millions sur les 700 millions d'indemnité de guerre, imposés à la France par les Alliés.

Entrée mémorable à Bàle et passage <lu Rhin par les trois monarques alliés. D'après une gravure de Heiz publiée probablement peu après l'événement dans un almanacb. imprimé par Benno Sehwahe. (Archives d'Etat, Bàle).

Bernard ; ils rencontrèrent le 21 juin, près de Saint-Gingolph et Meillerie, sur la rive sud du lac de Genève, les Français commandés par Dessain, qui se retira lentement devant des forces supérieures en évitant soigneusement toute violation du territoire genevois. Au nord, l'aile gauche de l'armée principale autrichienne traversa sous les ordres de Schwarzenberg, forte de 110000 hommes, dans la nuit du 25 au 26 juin, le pont du Rhin à Bâle et s'avança, sans s'arrêter à ISâle, sur territoire français.

Le bombardement de Bâle que le commandant de Huningue, Barbanègre, s'était permis le 28 juin, motiva de la part du général Bachmann, commandant de l'armée confédérée forte de 40000 hommes, l'envoi en France de 22000 hommes, au commencement de juillet. Mais tandis que Bachmann et son chef d'état-major Castella désiraient pousser les opérations, la commission diplomatique de la Diète, qui fonctionnait comme une sorte de Conseil fédéral, adopta le point de vue que l'armée ne devait pas s'avancer plus loin en France que ne l'exigeait absolument l'intérêt de la Suisse ; elle résista également au désir des généraux en chef autrichiens qui voulaient disposer di s Suisses pour le siège des forteresses de Belfort et de Besançon. L'armée suisse dut s'arrêter à la frontière de la Franche-Comté, où sa situation devint bientôt critique par suite des difficultés du ravitaillement, de sorte que

Enfin l'acte concernant la reconnaissance de la neutralité perpétuelle de la Suisse, rédigé par le Genevois l'ictet de Rochemont sur un ordre secret de Castlereagh et de Capo d'Istria et que ce dernier lit passer pour son œuvre, fut signé par- les cinq grandes puissances et reçut la date de la seconde Paix de Paris, le 20 novembre 1815.

Au retour les empereurs de Russie et d'Autriche visitèrent de nouveau l'un après l'autre la Suisse. Le tsar- Alexandre arriva à Râle le 8 octobre, le 9 à Zurich, le 10 à Constance. L'empereur François atteignit Râle le 9, visita Huningue le 10, fit une excursion à pied de Schinznach au berceau de la famille des Habsbourg et arriva le 12 à Zurich, d'où il se rendit le lendemain à Saint-Gall et à Bregenz. — Voir Burckhardt-Finsler : Der Durchmarsch der Alliierten durch Baset (dans JSG, 23. 1898). — Houssaye: 1814, Paris 1888. — Houssaye : 1815, Paris 1893.— v. Janson : Gesch. des Feldzuges 1814 in Frankreich, 2 vol. Berlin 1903-1905. — v. Lettow-Vorbeck : Napoléons Unterqang 1815, Berlin 1904. — W. Œchsli: Gesch. der Schweiz im 19. Jahrh.Voï. 2, Leipzig 1913. — W. Œchsli : Die Verbûndeten und die schweiz. heutralit&t im Jahre 1813, Zurich 1898. - W. Œchsli: Der Durchzug der Alliierten durch die Schweiz im Jahre 1813-14. (Nbl. des WaisenhausesJ, Zurich 1907 et 1908, trad. par le capitaine Borrey : Le passage des Alliés en Suisse 1813-

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