‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 100 sur 213 · WANG EN · texte numérisé non relu

WANG EN

WANGEN AN DER AARE

Geschichten... — J. Blumer : Staats- und Rechtsgesch. — AI. Kothing : Rechtsquellen. — M. si yger : Gesch. der Hôfe (suppl. au Bote der March und der Hôfe). — Kalin : Dos Fahr su II iden, dans MHVS 1888. [M. Styger.]

WANGEN (C. Soléure, 1>. Olten. V. DGS). Gom. el Vge paroissial. Vestiges romains : tombes alémannes. On place près de Wangas, soil près «le Wangen, une grande bataille livrée entre Alémannes et Burgondes vers 609-610. La localité faisail partie de la seigneurie de Fridau : elle passa avec elle à Soleure en 1463. Jusqu'en 1544, on n'est pas renseigné avec précision sur la nu nation ecclésiastique de Wangen. De 1544 à 1610, l,i localité ri, ut réunie à Hàgendorf pour le spirituel : elle devint alors une paroisse autonome. La collation passa à l'État. L'église paroissiale date du commencement du XVIIe s. A Kleinwangen se trouve la chapelle dédiée à saint Fridolin en 1526 ou 1560. — MHVSol. II, p. 85 ; VIII, p. 133. — Alex. Schmid : Kirchensdtze. — J.-R. Rahn : Kunstdenkmâler des Kant. Solothurn. — W. Œchsli dans JSG 33, p. 223. — J. Amiet dans AS G 3, p. 197. — JSG U 18, p. 31. [H. Tr.]

WANGEN (C. Zurich, D. Uster. V. DGS). Corn, et Vge paroissial. Armoiries : d'argent à une tige <le chan-

Wangen (Zurich). D'après un dessin à la plume colorié, à la Bibliotl

centrale de Zurich.

vie de sinople fleurie d'or. Trouvailles d'objets de l'âge du bronze ; le Wieslistein est un tumulus de l'époque de Hallstatt ; objets de celle époque et de l'époque romaine près de Brùttisellen. La basse juridiction, la dîme et la collation de l'église passèrent probablement déjà avant 1326 à la maison des chevaliers de Saint-Jean à Bubikon. Les droits souverains appartenaient aux comtes de Kibourg, de qui Zurich les acquit en 1424 ; il acheta aussi en 1618 la basse juridiction et la collation. Wangen avait son propre tribunal formé du bailli et de sept juges. Goutumier d'une date inconnue. Le chapitre des chanoines de Zurich possédait en 1257 déjà des terres à Wangen, que les lazaristes de Gfenn possédaient à titre de fief héréditaire et acquirent plus tard. En 1311, les barons de Freienstein vendirent aux chevaliers de Saint-Jean, de Bubikon, un domaine à Wangen. Selon le Habsb. Urbar, le couvent de Saint-Martin sur le Ziirichberg y avait aussi des terres en 1158. Jusqu'en 1798, Wangen se rattacha au bailliage de Kibourg, sous la République helvétique au district de Bassersdorf, sous l'Acte de médiation à celui de Biilach, plus tard à celui de Greifensee. Dans l'immeuble d'une ancienne filature de cotonnades, on installa en 1857 un institut de jeunes filles, remplacé en 1930 par un autre pour les sourds-muets et arriérés au travail. L'église fui transformée en 1874. Un établissement piscicole cantonal fut créé en 1895. Population : 1930, 1437 hab. Registres de paroisse dès 1549. — J. Heierli : Arihâolog. Karte. — I Z. — Nbl. d. Hûlfsges. 1903. — SZG 1918. [K.-G.M.]

WANGEN AN DER AARE (C. Berne, D. Wangen. V. DGS). Petite ville, paroisse, chef-lieu de district, ancien bailliage. Armoiries : d'argent à deux clefs d'azur posées en sautoir, le panneton en chef. La ville et son château formaient probablement déjà au moyen âge une tête de ponl (traces de rouille provenant d'objets

en fer découvertes lors du creusement du canal de l'usine électrique) ; ils firent partie des possessions des Zàhringen, puis des Kibourg en Haute-Argovie. Le 1er août 1313, les comtes Hartmann et Eberhard de Kibourg donnèrent Wangen avec les seigneuries de Herzogenbuchsee e1 Huttwil aux durs d'Autriche à la journée de Willisau, puis les reprirenl ensuite à titre de fief autrichien. Les chevaliers de Saint-Jean de Thunstetten se firent recevoir combourgeois de Wangen en 1320.

En mal lère de justice criminelle.

Wangen relevait d'Herzogenbuchsee. Les Kibourg hypothéquèrent souvent Wangen dans la seconde moitié du XIVe s. : en 1356 et 1367, pour 2000 et 1000 florins, au comte Rodolphe de Neuchâtel - Nidau : en 1372. pour 900 florins, à Marg. von Kien, née von Griinenberg. II revint aux Kibourg par testament du dernier des Neuchâtel- Nidau tombé en 1375 dans la guerre des Gugler. Après l'issue malheureuse de leur guerre contre Berne et fa perle de Berthoud, les Kibourg y transférèrent leur résidence en 1384, ainsi que leur atelier

monétaire. Ils l'hypothéquèrent encore

en 1385 à Hemmann von Griinenberg, puis le comte Berchtold le vendit, avec le I «^ droit de monnaie, à l'Autriche, le 28 oct. A 1387 ; cette cession ne semble toutefois

t^m .-'*, pas s'être entièrement accomplie, en par- LTm. -ï lie parce que l'Autriche, vaincue à Sempach, avait dû renoncer à sa politique d'expansion en Suisse occidentale. Pendant les hostilités, le comte Berchtold de Kibourg paraît avoir adopté une attitude équivoque à l'égard de l'Autriche et il dut se justifier au sujet de Wangen. Avec le bailli Richli de Wangen, Wôlfli et Ulli von Banmos, il signa en 1391 un acte de revers en faveur de l'Autriche, aux termes duquel ils s'engageaient à lui restituer Wangen à première réquisition. Le 28 août 1406, Berchtold et Egon, derniers comtes de Kibourg, cédaient le reste de leurs biens, y compris Wangen et le domaine de Buchsee à la ville de Berne. Cette dernière paya en 1407 les dettes des Griinenberg. et elle se fit céder par l'Autriche les droits acquis de 1385 à 1387. A sa demande, l'empereur Sigismond confirma en 1414 son acquisition en ce qui concernail le château et le domaine de Wangen. Le premier bailli. Heinrich Gruber, charpentier, fut chargé, aux termes d'un intéressant acte d'installation du 30 mars 1408, de pourvoir la ville, certainement bien endommagée par la guerre de Sempach, de murailles, fossés, tours, portes, ainsi que d'un nouveau pont sur l'Aar, moyennant quoi, durant les quinze années de ses fonctions, il jouirait de la majeure partie des revenus de Wangen. En 1480. les bateaux ramenanl les Suisses rentrant du service en France heurtèrenl les piles du pont et 80 hommes, venant suri oui de Baden, se noyèrent. En 1528, lors de l'introduction de la Réforme, on sécularisa le prieuré de bénédictins de Wangen, dépendant du couvent de Trub, et cité la première fois en 1257 (avec tous ses biens), et une partie de la basse juridiction de Deitingen. L'eau emporta le grand pont de bois en 1575, de nouveau partiellement en 1632. Le général Sigmund von Erlach établit son camp et son quartier général à Wangen en 1653 ; de là il réprima fa révnli c des paysans dans le bailliage de Bipp et à Herzogenbuchsee. La petite ville de Wangen. dont la population compta jusqu'à la fin de l'ancien régime nombre de fond ionnaires baillivaux de la Haute-Argovie (secrétariat des trois bailliages de Wangen, Aarwangen et Bipp), resta seule fiel Me au gouvernement durant la guerre des Paysans.

Sous l'ancien régime bernois, le bailli de Wangen exerçait tous les droits seigneuriaux nouvellement acquis en Haute-Argovie. L'acquisition ultérieure des seigneu ries d'Aarwangen en 1432, de Griinenberg en 1444 ef 1480, puis surtout la sécularisation de 1528 provoqué-

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