ÉGLISE
ZOUG
de la route. Les pèlerinages d'Einsiedeln très florissants depuis la fin du moyen âge donnaient lieu aussi à un certain trafic. Comme les transports par voitures se substituaient toujours davantage aux transports par eau et que, dans l'intervalle, le chemin du Gothard avait été aménagé en une route importante, la ville de Zoug construisit en 1830 une route carrossable allant jusqu'à la frontière schvvyzoise à St. Adrian. D'autres routes vinrent compléter celle-ci, de sorte que vers 1870, le canton disposait d'un réseau routier fort bien aménagé. La première ligne de chemin de fer fut celle de Zurich- Atîoltern- Zoug- Cham - Rotkreuz, construite en 1864, suivie en 1882 de la ligne du Sud de l'Argovie jusqu'à Hntkreuz- Immensee et en 1897 de la ligne Zoug- Goldau et de celle de l'Albis. Toutes ces lignes ont été
Magne les introducteurs du christianisme dans le pays de Zoug. Une chapelle à Zoug est consacrée à saint Béat. On peut admettre avec certitude que le territoire zougois fut christianisé vers le VIIIe s. du fait que le diplôme de 853, par lequel Louis-le-Germanique donna le domaine de Cham au Fraumûnster de Zurich, mentionne aussi l'église comprise dans la donation. Des églises sont mentionnées à Baar (1045), Risch (1159), Neuheim (1179). Au début du XIIIe s. existait une série de paroisses dotées de curés ou Redores ecclesiee. Les vieilles paroisses sont Zoug, Baar, Cham, Risch, ^Egeri, Neuheim et Wipprechtswil (jusqu'en 1383). Le droit de patronat de Zoug et de Baar appartenait à la maison de Habsbourg-Autriche, qui donna celui de Baar en 1243 au couvent de Cappel, celui de Cham au Frau-
Zoug au commencement du XIX0 s. D'après une aquatinte de J.-B. Isenring (Bibliothèque Nationale, Berne)
électrifiées en 1920-1932. Les efforts entrepris pour améliorer les communications des communes de montagne avec la vallée furent couronnés par la construction d'un pont sur le Lorzentobel achevé en 1910 et complétés par la construction de la ligne de tramway d'Oberàgeri et de Menzingen (ouverte en 1913). Le trafic par eau sur le lac de Zoug existait déjà au moyen âge et contribuait à relier le Nord au Sud. Les bateaux à vapeur commencèrent à circuler en 1852. L'ouverture de la ligne d'Arth au Righi (1875), donna à ce territoire un essor considérable qui prit fin à l'ouverture de la ligne du Gothard. Un service de bateau organisé sur le lac d'.'Egeri n'a duré que de 1891 à 1928.
Bibliographie. A. Weber : Sihl und Horgenerstrasse, dans Zuger Nbl. 1886. — R. Weiss : Be.ilr. zur Verkehrsgesch. des Kts Zug, dans Jahresb. der Kantonsschule 1912-1913.— Zuger Kalender 1897 et 1907.— E. Steimer : Schiffahrtsrechte im Kl. Zug. — E. Zumbach : Dampfschiffahrt... dans Heimatklânge VIII. — R. Weiss : Fûhrer durch den Kt. Zug. — A. Weber: Kuranstalten, dans Zuger Kalender 1902-1907. [E. Zumbach.]
5. Population. Le premier recensement proprement dit de la population fut entrepris par le chroniqueur Jacob Billeter à yEgeri, qui y constata la présence de 1416 personnes en 1660. En 1817 le canton comptait 13 738 habitants ; 1850, 17 461 ; 1900, 25 093 : l!K!n. 34 395. [W.-.T. Meyer.]
B. ÉGLISE. Une tradition fait de saint Béat et de saint
munster de Zurich, de qui il passa pour peu de temps à l'évèque de Constance, puis parvint au chapitre des chanoines de Zurich ; celui d'/Egeri au couvent d'Einsiedeln ; celui de Neuheim à Einsiedeln, puis à Cappel ; celui de Wipprechtswil à la famille des Meier de Cham, ensuite à Cappel ; celui de Risch aux seigneurs de Hertenstein. A la fin du moyen âge, ces droits de patronat passèrent aux communes. Dans les bailliages de Walchwil, Cham, Steinhausen et Hunenberg, la ville de Zoug acquit le patronage et l'exerça jusqu'au temps récent. Pendant tout le moyen âge, le droit de présentation fut exercé suivant le droit ecclésiastique ; les communes présentaient les ecclésiastiques à l'évèque qui faisait la nomination. Dans la paroisse de Saint-Martin, l'assemblée générale élisait un Kirchmeier pour administrer les biens de l'église. La vie religieuse fut très intense durant le moyen âge et l'époque moderne. Il y eut un grand nombre de fondations de prébendes et d'anniversaires. On trouvait en général dans les paroisses les confréries de Saint-Sébastien et du rosaire. Le 9 janv. 1512, le pape Jules II, pour récompenser les Zougois de leur fidélité envers l'église, leur accorda de pouvoir nommer et présenter des ecclésiastiques à tous les bénéfices du canton.
La Réformation trouva peu d'appui à Zoug. Il y eut bien dans la ville une petite paroisse protestante qui fut tolérée un certain temps. Mais l'issue de la seconde guerre de Cappel en faveur des V cantons fortifia la
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