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ÉCOLES

ZOUG

situation du catholicisme. Réunis encore au camp de Baar, les Zougois firent vœu de ne rien tolérer de contraire à l'ancienne loi et à ses institutions. La direction des affaires ecclésiastiques passa un certain temps aux communes : nomination des prêtres, institution et célébration des jours de fêtes religieuses, organisation de processions, réception des saints Sacrements, maintien de la pureté de la doctrine et de la vie morale. Le Grosser Rat a beaucoup contribué à maintenir la foi catholique et les bonnes mœurs ; il infligeait diverses peines pour infractions à la vie religieuse et à la vie morale. Charles Borromée visita les églises zougoises le 23 août 1570, les nonces Bonhomini et Paravicini en 1579 ; des visitations épiscopales eurent lieu en 1587. L'ordre des capucins fut introduit en 1595. Avec le curé Jakob Hauser se clôt à Zoug la période de la Contreréformation.

Au cours des temps des nouvelles paroisses furent fondées : Menzingen 1479, Steinhausen 1611, Unteriigeri 1714 ; Walchwil, qui avait obtenu en 1479 la concession de tous les droits d'une paroisse, ne fut définitivement détaché de Zoug qu'en 1804. La représentation des pièces religieuses contribua dans une grande mesure à relever la vie religieuse aux XVIIe et XVIIIe siècles, ainsi St. Oswald, 1485 ; Die Auffindung und Erhôhung des Kreuzes, 1598; St. Stanislaus, 1620; Der àgyptische Josef, 1655 ; Bruder Klaus, 1662 ; Der hl. Antonius von Padtia, 1719 ; Siegeslorbeer gôttlicher Gnade, 1724 ; St. Silvanus, à Baar 10117.

En vertu de la constitution de 1873, le droit de collation passa des communes bourgeoises aux paroisses, qui furent autorisées à racheter les droits de collation privés. Les protestants du canton sont constitués en une seule paroisse. L'administration des biens d'église est placée sous le contrôle du gouvernement. Les couvents du canton sont : Frauental, fondé en 1231 ; un couvent de religieuses à ^îgeri, mentionné en 1278 ; Mariœ Opferung à Zoug, incorporé en 1570 à l'ordre des franciscains ; les couvents de capucins de Zoug, 1595, du Gubel, 1843 ; les maisons des sœurs enseignantes de Menzingen, 1844, et de Heiligkreuz près Lindencham, 1849.

Après avoir été détaché de l'évèché de Constance en 1814, le canton de Zoug fut, avec d'autres cantons, dans une situation provisoire jusqu'en 1819, puis administré par l'évêque de Coire. En 1828, il fut rattaché à l'évèché de Bâle. Le traité du 26 mars 1828 lui attribua un chanoine non résident et un commissaire épiscopal. Zoug forme avec le Freiamt et Zurich un chapitre de l'archidiaconat d'Argovie ; depuis la Réformation il est appelé chapitre de Bremgarten-Zoug, du fait de la résidence du doyen.

Bibliographie. F.-X. LUtinger : Die Pfarrei Zug. — A. Nûscheler : Gotteshàuser, dans Gfr. 40. — R. Henggeler : Die Palrozinien. — Max Kuhn : Die Kirchenrechtl. Verhâltnisse von St. Wolfgang. — W.-J. Meyer : Der Chronist Werner Steiner, dans Gfr. 65. — A. Mùller: lias Kiniini imliiiinilsi n hl im l\t . Zug. dans Gfr. 67.- — Le même : Hundert Jahre Bistum Basel, dans Zuger Kalender 1929. [A. Muller.J

C. Écoles. Lorsqu'en 1798-1799, Stapfer, ministre de la République helvétique, fit son enquête sur la situai ion des écoles, toutes les communes du canton de Zoug furent en état de le documenter sur l'effectif des écoles du pays. La ville de Zoug avait quatre écoles, dont deux de garçons en ville, une de filles au couvent de femmes Mariœ Opferung et une école mixte à Oberwil ; Menzingen disposait d'une école dans la localité même et d'une seconde à Neuheim. Outre l'école du village, Baar en entretenait une à Allenwinden, Cham une dans le village et une autre à Niederwil, Hùnenberg, une sur la Wart et une à Rumentikon. Plusieurs de ces écoles remontaient à un passé lointain. L'école allemande de Zoug existait déjà au XIVe s. La liste des maîtres de l'école allemande de Zoug, publiée par Aschwanden, remonte à 1460 ; toutefois l'école est de date plus ancienne encore. L'école des filles du couvent de Mariœ Opferung a vu le jour en 1657. Certaines écoles de la campagne furent créées d'assez bonne heure. La fondation d'une prébende scolaire à Menzingen date du début

du XVIIe s. La ville de Zoug possédait un gymnase depuis le milieu du XVIIe s., Baar et Menzingen avaient au XVIIIe s. déjà leurs écoles latines. Les maîtres étaient en général des ecclésiastiques. En 1799, le canton comptait 16 maîtres ecclésiastiques et 7 maîtres laïques, plus 3 institutrices religieuses de Mariœ Opferung. Les écoles de Zoug, d'Oberàgeri, de Menzingen, de Neuheim, de Baar, de Risch et de Walchwil étaient ouvertes toute l'année, toutefois avec une assez longue interruption en automne. Les branches enseignées partout étaient la lecture et l'écriture, et dans certaines écoles, le calcul. L'école était facultative et cependant l'école d'v4îgeri comptait en 1799, 106 élèves, celle de Menzingen, 100, celle de Cham, 109. Les moyens d'instruction étaient rudimentaires. L'instruction publique était exclusivement assurée par les communes. Les démarches entreprises par la République helvétique pour développer l'instruction publique firent rapidement monter, dans le canton de Zoug comme ailleurs, le niveau intellectuel. La constitution de 1803 créa une autorité cantonale de surveillance : le Conseil d'éducation, qui réalisa des progrès réjouissants dans le domaine du matériel scolaire, du programme d'instruction, des méthodes d'enseignement, de la formation des maîtres et des locaux scolaires. En 1803, le Conseil d'éducation élabora un plan général des études (rédigé par le doyen Bossard) ; il introduisit pour les maîtres des examens cantonaux sans lesquels personne n'était admis à enseigner et soumit toutes les écoles au contrôle et à l'inspection du Conseil d'éducation. De nombreuses circulaires adressées par celui-ci aux commissions scolaires des communes et aux curés, dans les premières années du XIXe s. témoignent du zèle et du sentiment des responsabilités avec lesquels l'autorité scolaire cantonale accomplissait sa tâche. Le 8 oct. 1806, tous les maîtres du canton furent convoqués, pour la première fois, à une conférence cantonale.

La constitution de 1814 supprima le Conseil d'éducation et rendit aux communes, dans une mesure plus ou moins grande, leur ancienne autonomie. Cependant certaines communes vouèrent aux questions scolaires une réjouissante attention. L'instruction publique doit beaucoup à l'initiative dont fit preuve à cette époque un maître de Baar, Leodegar Zumbach (1784-1856). Il fonda, en 1804, à Baar une école privée et enseigna ensuite de 1805 à 1853 à l'école publique de la commune. La constitution de 1848 introduisit à nouveau un Conseil d'éducation cantonal et jeta les bases d'une nouvelle politique scolaire cantonale. En 1850 fut promulguée la première loi scolaire cantonale qui institua la scolarité obligatoire et. érigea le principe de la gratuité de l'instruction. En 1859 le canton possédait 45 écoles primaires comportant 48 maîtres et 1958 élèves. Dans les années 1860 à 1870, cinq communes furent dotées d'écoles secondaires. En 1879, on introduisit les cours de répétition pour les futures recrues (école civique). La loi scolaire actuellement en vigueur date de l'année 1898. L'école est obligatoire dès la 7e année révolue ; elle comprend sept années de 42 semaines scolaires. La fréquentation des deux classes de l'école civique est obligatoire pour les jeunes gens de 17 à 19 ans. La nomination des maîtres appartient aux communes ; ce sont elles qui les rétribuent. Toutefois le canton contribue pour un tiers au traitement des maîtres de l'école primaire, pour la moitié à celui des maîtres secondaires. A la tête de l'instruction publique cantonale se trouve le Conseil d'éducation. Le canton fournit gratuitement tout le matériel scolaire. La ville de Zoug a institué une classe spéciale pour les enfants retardés ou anormaux. En 1930, le canton comptait 107 écoles primaires et dix écoles secondaires. Depuis 1911 tous les apprentis des deux sexes sont tenus de fréquenter une école complémentaire de métiers ou de commerce. Des écoles professionnelles ont été instituées dans cinq communes ; celle de Zoug existe depuis plus de cent ans.

En 1861 fut fondée à Zoug l'école industrielle cantonale (école moyenne) qui absorba en 1917 le gymnase supérieur de la ville pour devenir l'école cantonale actuelle. Celle-ci comprend une école supérieure réale, une division de commerce et un gymnase qui prépare les

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