‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 39 sur 213 · VERDA · texte numérisé non relu

VERDA

chée, renfermerait un vitrail de l'évêque Boson de Granges. — Gremaud. — Barth. Rameau. — Archives locales. [Ta.]

VERDA. Famille tessinoise, originaire de Gandria, dont des branches s'établirent à Luga.no, Campione (d'où un rameau s'établit à Bissone vers 1818), Milan et en Autriche. Gofredus de Verda est mentionné en 1292 comme citoyen de Biasca ; il n'est pas impossible qu'il soit originaire de la région de Lugano. A Gandria, la famille est citée dès 1353 ; elle a donné un nombre considérable d'artistes, d'hommes politiques et d'église. La branche autrichienne a été anoblie par l'empereur. Armoiries : I. Verda de Gandria : d'azur à un tilleul arraché d'or (XVIIe s.) ; II. Verda de Lugano : d'azur à un château d'argent ouvert et ajouré du champ, accompagné en chef de trois étoiles d'or rangées en fasce (XVIIIe s.) ; III. Verda de Bissone : d'azur à un arbre de sinople mouvant d'une Champagne du même. — ■ 1. Egidio de la Verda, de Gandria, cité en 1458 comme président du Conseil de Lugano. — ■ 2. et 3. Marchetto et Martinotto, de Gandria ; marbriers avec leurs frères, faisaient le commerce de colonnes de marbres à Gênes. Bourgeois de Milan 1471.

— 4. Egidio, ou Gil, de Gandria, se rendit en 1509 en Espagne, avec quatre autres membres de la famille pour travailler à la construction du château royal de Calahorra, à Grenade. — 5. Pietro, de Gandria, sculpteur à Gênes. En 1509, il alla aussi à Grenade pour travailler au château de Calahorra. — 6. Alessandro, de Gandria, maître-constructeur, cité de 1537 à 1563 ; il fut un des constructeurs du palais de justice de Lugano en 1548. — 7. Giovanni-Antonio, de Gandria, architecte et ingénieur militaire. En 1555-1558, il construisit une des façades du palais de la cour à Graz, travailla aux fortifications de la ville et à la construction de l'université. On ne sait s'il est identique à un ingénieur militaire du même nom et du même village qui travailla pour le roi d'Espagne, probablement en Italie, et était au service du duc de Savoie en 1593. — 8. Alessandro, frère du n° 7, sculpteur, stucateur et architecte. En 1576, il travailla à la décoration de la Stiftskirche de Graz, puis, semble-t-il, à Klagenfurt, et revint à Graz en 1585. Il construisit de 1587 à 1592, par ordre de l'archiduc Charles II, le mausolée de la famille archiducale dans la basilique de Seckau. Après 1596, il rentra, semble-t-il, au village natal. — 9. Marc-Antonio, cousin des nos 7 et 8, cité de 1571 à 1591. Il travailla comme sculpteur au mausolée de Charles II à Seckau et, comme ingénieur militaire, aux fortifications de Graz. — 10 et

— 11. Pietro, ingénieur aux fortifications de Graz 1568 à 1569, et Vincenzo, de 1571 à 1591. — 12. Battista, de Gandria, architecte au service du duc de Savoie, cité de 1585 à 1589. Il construisit le palais ducal de Nice, et peut-être la chapelle Verda de l'église paroissiale de Gandria. — 13. Giovan-Pietro, dit de Lugano, architecte et ingénieur, se rendit en 1578 à la cour de Bavière. Il fut pendant plusieurs années préfet du palais du duc Henri IV de Brunswick. A Lugano, il restaura en 1608 l'église San Gottardo. Suivant Oldelli et d'autres écrivains, il serait le frère du n° 23, de la branche autrichienne. — ■ 14. Giovan-Maria, de Campione, sculpteur, travailla vers 1628, avec ses fils Giovan- Antonio et Pietro-Giacomo, au dôme de Milan. Entre 1625 et 1649, il travailla à la construction du palais Carcano à Milan. — 15. Giovan-Pietro, de Lugano, 1608-1698, architecte et ingénieur ; très probablement identique à Giovan-Pietro, auteur de : Descrittione del lago et valle di Lugano, publiée dans la seconde moitié du XVIIe s. — 16. Giovan-Battista, stucateur, travaillait en 1722, avec d'autres Tessinois, aux stucs du monastère d'Ottobeuron (Bavière). — 17. Giacomo, de Lugano, f 1787, prêtre, Dr theol., professeur de rhétorique, puis de philosophie à Faenza jusqu'en 1756. Vécut ensuite à Lugano. — 18. Bartolomeo, de Lugano, t 1820, prêtre, connu comme naturaliste. Auteur de : Saggio di fîora ticinese. — 19. Francesco, * 1820 à Bissone, f 19 févr. 1888, peintre, travailla notammini à

la décoration d'église dans le Val d'Aoste et à Mendrisio. — 20. Alessandro, frère du n° 19, * 1830 à Bissone, f 9 janv. 1894 à Lugano ; prêtre, curé de Gandria 1855, d'Arzo 1863, réorganisateur et recteur du collège d'Ascona 1878 ; archiprêtre et doyen de Balerna 1886, vicaire général du diocèse de Lugano de 1891 à sa mort. Camérier secret de Léon XIII, collaborateur au Credente cattolico. — ■ 21.

Antonio, neveu des nos 19 et 20, * 3 févr. 1876 à Paris, Dr es - sciences, dès 1911 chimiste cantonal à Lugano, dès 1910 rédacteur français au Journal suisse de chimie et pharmacie. Auteur de plusieurs mémoires scientifiques e1 de Les vins tessinois, 1914 et 1930.

Branche d'Autriche. — 22. Giovanni - Nicassio, de Lugano ou de Gandria, Dr en droit, se fixa à Gorizia. — 23. Giovim-Baltista, fils du n° 22, * vers 1582, f à Vienne 15 sept.

1648. Dr en droit, avocat fiscal du comté de Gorizia, chambellan de l'archiduc Ferdinand, le futur empereur Ferdinand II, qui le fit vice-chancelier de l'empire. En 1623, il fut créé baron, avec son frère Pietro, avec le titre de Verda de Werdenberg, ou simplement de Werdenberg. Il n'a donc rien de commun avec

Alessandro Verda (n° 20).

D'après une photographie.

Mausolée de Giovan-Battista Verda et de sa femme, à Vienne. D'après une photographie.

la famille rhénane du même nom. Comte de Namier 1630, grand baron dans le comté de Gorizia et Gradisca 1632, avec une pension de 100 000 florins. Il acquit des seigneuries en Styrie, Moravie, Carinthie et Carniole. A la mort de Ferdinand II, il prit sa retraite et fut nommé conseiller intime de Ferdinand III. Il fonda de nombreuses institutions de bienfaisance et d'instruction, entre autres le Seminario Verdenbergico de Gorizia. — 24. Giovan-Filippo, f 19 avril 1733 à Bruiin, dernier des

VERDABBIO

VEREIN1GTE SCHWEIZERBAHNEN 99

comtes Yerda de Werdenberg. — AHS 1914, 1919, 1925.

— G. -P. Corti : Famiglie patrizie del C. Ticino. — AS I. ■ — LL. — SKL. — BStor. 1881, 1885, 1888, 1902, 1904- 1906, 1927, 1928. — Alman. ticin. 1929, 1931. — St. Franscini : La Svizzera ital. — G. Bianchi : Artisti ticinesi. — A. Oldelli : Dizionario. — S. Monti : Atti. — P. Vegezzi : Esposizione storica. — L. Brentani : Miscell. siorica. ■ — K. Meyer : Blenio u. Leventina. — P. Schâfer : Das Sottocenere im Mittelalter. — S. Borrani : Ticino sacro. — FI. Bernasconi : Le maeslranze ticinesi. — Riv. archeol. com. 1931. — Popolo e Liberté 1923, n°s 104 et 143. — Die Baume isterfamilie der Verda, dans Milteil. d. histor. Vereins von Steiermark 1889. — J. Wastler : Kunstleben am Hofe zu Graz. — A. -M. Gerber : Die Entwicklung der geographischen Darstellung des Landes Tessin bis 1850. — G. Merzario : I Maeslri comacini.

— F. Segmùller : Das pâpstliche Kollegium- Papio in Ascona. [C. Trezzini.]

VERDABBIO (C. Grisons, D. Moesa, Cercle Roveredo. V. DGS). Com. et Vge qui relevait de la juridiction de Roveredo, laquelle constituait avec Mesocco et Calanca une haute juridiction de la Ligue Grise. En 1524, Verdabbio racheta les dîmes dues à François de Sacco-Norantola à Bellinzo'ne ; en 1561, celles de Giacomo de Sacco à Roveredo. Depuis 1851, la commune fait partie du cercle de Roveredo ; elle appartenait précédemment à la juridiction du même nom. Ordonnances rurales de 1514 et 1516. Registres de paroisse dès 1710. L'église Saint-Pierre est mentionnée en 1219 déjà. Elle fut restaurée en 1683. A l'occasion de l'investiture de quelques alpages à Rheinwald en 1301, on cite un Andricus de Verdabbio, ainsi qu'un Albertus, fils du seigneur Marcoardus de Verdabbio. Il s'agit, semblet-il, de la famille noble, originaire de Verdabbio, qui vécut plus tard dans le Mesocco. — Th. Mohr : Cod. dipl.

— F. v. Sprecher : Chronik. — Th. v. Liebenau : Die Herrenvoa Sax zu Misox, dans JHGG 1889. — P.-C. Planta : Die curràtischen Herrschaften. - — F.-D. Vieli : Storia délia Mesolcina. — J. Simonet : Die Kirchen der Mesolcina im 17. Jahrh., dans BM 1925. — Archives communales. [P. Gillardon.]

VERDAN. Familles qui sont actuellement bourgeoises de Gruyères, de Morlon et du Bas-Vuilly et dont le nom est mentionné à Fribourg dès 1340, à Neirivue dès 1432. Jean Verdan, de La Roche, fut reçu dans la bourgeoisie de Fribourg en 1659. Des membres de ces familles s'établirent dans les cantons de Berne et de Neuchâtel ainsi qu'en Alsace. Arm,oiries : d'argent à un oiseau (verdier ?) de sinople posé sur trois monts du même et surmonté de deux étoiles d'or. — 1. Jean, syndic de Neirivue 1494. — ■ 2. Jean, de Neirivue, sculpteur, travailla pour différentes églises de la Gruyère, f 27 févr. 1697. — 3. Abraham, de Sugiez, industriel, dirigea plusieurs fabriques d'indiennes à Saint-Biaise, à la Borcarderie, etc. En 1785, le gouvernement de Fribourg l'invita à venir fonder une fabrique d'indiennes et de bas à Fribourg et lui avança à cet effet 20 000 écus, remboursables dans vingt ans sans intérêt. Cet établissement qui occupait une centaine d'ouvriers ne réussit pas très bien et fut définitivement supprimé en 1805. — 4. Louis, acquit, en 1797, la fabrique d'indiennes des Deluze et Chaillet, à Portalban. — MDR XXIII, 133. — A. Dellion : Dict. VII, 279 ; IX, 13. — J.-F.-L. Engelhard : Darstellung des Bezirks Murten. — Étr. frib. 1866, p. 72. — ASHFIV, 70. — G. Castella : Hist. du C. de Fribourg, 353. [J. N.]

Une branche de la famille du Bas-Vully devint bourgeoise de Neuchâtel en 1784 avec — 1. Jean-Daniel, * 1716, fabricant d'indiennes à Cressier, puis négociant à Cortaillod. Ses fils, parmi lesquels Abraham (n° 3 ci-dessus), et plusieurs de ses petits-fils, furent fabricants de toiles peintes à Grandchamp, en Argovie, à Colombier, aux Isles (Boudry). — 2. Henri-François- Louis, filsdun°l, * 1747, fabricant d'indiennes à Bienne dès 1784, maire de Delémont. Sa fabrique subsista jusqu'en 1842. — 3. David-FRÉDÉRic, petit- fils du n° 1, lerjanv. 1798 - 14 déc. 1861, négociant aux Isles, puis à Barcelone, député à la constituante 1848, au Grand Conseil 1848-1855, préfet de Boudry 1848-1851, conseiller d'État 1851-1852, député au Conseil des États 1854-

1855. — E. Quartier-la-Tente : Familles bourgeoises de JXeiuiiàtel. — Alice Dreyer : Les toiles peintes en pays neuchàtelois. — F. Schwab : Die industr. Entwicklung der Studt Biel, 38. [L. M.]

VERDAT, Claude-Joseph, bourgeois de Delémont, sculpteur, auteur de mémoires relatant, les événements qui se sont passés dans l'ancien évêché de Bâle de 1789 à 1794. Ces mémoires ont été publiés en 1901. [G. A.]

VERDEIL. Famille vaudoise, originaire du Languedoc, admise en 1768 à la bourgeoisie de Lausanne. — 1. François, 1747-1832, médecin, l'un des patriotes qui assistèrent en 1791 au banquet des Jordils, membre du Conseil de santé et du Conseil académique sous le régime vaudois ; contribua fortement au développement de l'enseignement scientifique. — 2. Auguste, 1795-

1856, fils du n° 1, médecin de l'Hôpital cantonal à Lausanne ; historien, auteur d'une Histoire du canton de Vaud jusqu'en 1803, que Gaullieur continua jusqu'en 1830. — Lime d'Or. [M. R.]

VERDÈNE, Georges, journaliste et écrivain genevois, * 27 octobre 1879 à Plainpalais. Son nom était Sidler, Joseph-Edouard ; il a été autorisé par le Conseil d'État, en mars 1916, à porter celui de Georges Verdène sous lequel il était connu. Il a publié, entre autres, Les symphonies rustiques, 2e éd. 1932. — Archives d'État Genève. [H. G.]

VERDIER. Famille originaire de Vallon (Ardèche), reçue à l'habitation à Genève en 1730 et à la bourgeoisie en 1790. — FRÉDÉRIC-Louis-Ami, 27 mai 1853 - 3 janvier 1932, avocat, maire de Plainpalais 1909-1911. Fut pendant cinquante ans membre du Conseil d'administration de « La Genevoise », Cle d'assurance sur la vie, et président de ce Conseil. — Archives d'État Genève.

— JG 4 et 5 janv. 1932. [H. G.] VERDON. Famille fribourgeoise, originaire de Saint- Aubin (Broyé) où on la rencontre en 1447, et de Dompierre où elle paraît avoir émigré en 1480. Armoiries : de sinople à un croissant d'argent. — ■ Antoine, 1646- 1706, capucin 1666 sous le nom de Yve, gardien. — Archives d'État Fribourg. [R/emy.]

VERDON, de (de Verduno). Cette famille savoyarde se rattache à la famille de Chignin. Elle a donné un vidomne de Genève, Pierre, chevalier, 1342-1344. Armoiries : d'azur au lion d'or. ■ — E. Rivoire et V. van Berchem : Sources du droit du Canton de Genève I. — Galiffe et Gautier : Armoriai genevois. — A. de Foras : Armoriai et nobiliaire de Savoie (art. Chignin). [H. G.J VERDONNET. Famille bourgeoise de Boudry (Neuchâtel) au XVIe s. Armoiries : de sinople à un tronc écoté de sable posé en bande. — 1. Nicolas, conseiller d'État et châtelain de Boudry 1553, procureur des princes de Longueville 1554, châtelain du Val-de-Travers 1559. — 2. Jean, frère du n° 1, châtelain du Val-de- Travers 1569, conseiller d'État 1572. t avant 1597. — ■ 3. Antoine, frère des n03 1 et 2, châtelain de Boudry 1579, conseiller d'État 1596, châtelain de Thielle 1599. — 4. Nicolas, fils du n° 2, notaire, greffier de la justice du Val-de-Travers, receveur général 1597, maire des Verrières 1598.

— 5. Pierre, maire de Colombier 1611, receveur du péage de Thielle 1623. — 6. David-Jonas, * 29 mars 1762 à Boudry, f 1836 à Bordeaux, où il fut négociant. Légua 25 000 fr. à la ville de Boudry. — Biogr. neuch. IL — Archives d'État Neuchâtel. [L. M.]

VEREIIMIGTE SCHWEIZERBAHNEN (V.S.B.) Société par actions fondée le 10 avril 1857 par la fusion de la St. Galler-Appenzeller-Bahn, de la Schweiz. Sùdostbahn et de la Gla,ttalbahn. Son réseau comprenait les lignes Winterthour-Rorschach, Rorschach-Sargans- Coire, Sargans-Rapperswil-Wallisellen et Weesen-Glaris, d'un développement de 268,7 km. Le siège de l'administration était à Saint-Gall. La V. S. B. se chargea, en 1870, d'exploiter la ligne du Toggenbourg, en 1876 la ligne Wald-Rùti, en 1878 celle de Rapperswil-Pfâffikon. L'ouverture de la ligne de l'Arlberg eut une heureuse influence sur les affaires de la V. S. B. Le rachat du réseau par la Confédération eut lieu le 22 nov. 1901 pour

JïSvêriïïàr IWJOTHECA

VERENDARIUS

VERGERIUS

83 052 324 fr. — A. Furrer : Volkswirtschaftslex. ■ — PI. Weissenbach : Das Eisenbahnwesen der Schweiz I, p. 19, 61, 174. — Der Kanton St. Gallen 1803-1903, p. 279. [J. M.]

VERENDARIUS. Nom de deux évêques de Coire. Verendarius I, évêque de Coire vers 633. Sous son épiscopat aurait eu lieu le martyre de saint Placide. — ■ Verendarius II, évêque de Coire 833-844, d'abord coadjuteur de son prédécesseur Victor III. Il prit le parti de Louis-le-Pieux dans le conflit que celui-ci eut avec ses fils, lesquels bannirent l'évêque ; au bout d'un an, il put rentrer dans son évêché. L'empereur Lothaire lui accorda le 21 janv. 843 un bref de protection en faveur des Romanches. Le traité de Verdun de 843 détacha Coire de la province métropolitaine de Milan pour le rattacher à celle de Mayence. Verendarius éleva à Churwalden l'église et le couvent «Seras», et obtint pour celui-ci d'importantes donations de l'empereur Lothaire. ■ — ■ J.-G. Mayer : Bistum Chur I, p. 61, 98. [J. Simonet.]

VERET. Famille vaudoise venue du Gessenay (Wehren), bourgeoise de Nyon dès le XVIIIe s. — ■ 1. Jaques-Emmanuel, 1777-1853, juge d'appel 1825- 1831, préfet de Nyon 1834-1842, membre du gouvernement provisoire de 1845, conseiller d'État 1845-1852.

— 2. Jaques-Élisée, 1805-1871, fils du n° 1, préfet de Nyon 1842-1845 et 1853-1862 ; colonel fédéral 1851.

— 3. Henri, f 1871, cofondateur de la nouvelle fabrique de porcelaine de Nyon. [M. R.]

VEREY. François de Montbel, seigneur de Verel (Verel-Montbel, Savoie), connu sous le nom de « Monsieur de Verey » ou « Vere ». Gentilhomme savoyard, passé au service de France, vint en 1535 à Genève préparer une expédition de secours contre le duc de Savoie. Une première troupe de soldats, recrutés dans le Dauphiné et à Lyon, conduite par lui, fut arrêtée aux Usses près du château de Sallenove en juillet 1535. Verey amena alors au secours de Genève une petite armée, composée de Dauphinois et d'hommes d'armes des ordonnances du roi. Le 14 déc, cette troupe fut battue près de Gex. Verey atteignit cependant Genève et, bien que désavoué par François Ier, se mit au service de la ville. A la tête d'un détachement genevois, le 24 janv. 1536, il remporta sur les troupes savoyardes, entre Chêne et Cologny, un succès marquant qui assura à la ville la possession du mandement de Gaillard. Commandant dans la suite une troupe de chevau-légers faisant campagne pour François Ier en Savoie, il fut fait prisonnier près de Chambéry et conduit, à la fin de juin 1536 en Piémont, où le duc de Savoie Charles III ne tarda pas à le faire exécuter à Coni. — F. De Crue : La délivrance de Genève et la conquête du duché de Savoie en 1536, dans JSG 1916. — Le même : Hist. milit. de la Suisse V. — Paul-E. Martin : Le combat de Cologny, dans BSHG IV, 448. ■ — A. de Foras : Armoriai de Savoie IV, 71, 75. [P.-E. M.]

VERGA, VERGO, VIRGA. Famille de Coldrerio, originaire de Besana (Brianza, Italie), dont des branches s'établirent à Mendrisio, à Côme, en Allemagne et aux États-Unis. Armoiries : au monogramme J H S accompagné en chef d'un ruban noué, en pointe de trois verges pointues et noueuses posées en bande (sculpture du K\I° s. à Rome.) — 1. Giovan-Maria, maître-constructeur, de Coldrerio, travailla à Rome où il construisit l'église Saint-Louis des Français (consacrée en 1589). f à Rome. — 2. Tommaso, maestro da muro, souche de la branche des Vergo de Côme, cité en 1551. — La branche de Côme, éteinte, habitait tantôt cette ville, tantôt Coldrerio ; une descendante de cette branche épousa Giuseppe Volta, qui prit le nom Volta- Vergo, et dont le fils Alessandro est l'inventeur de la pile électrique. ■ — 3. Orlando, sculpteur sur bois, probablement de Coldrerio, cité en 1653. — 4. Giovan-Battista, petit-neveu du n° 1, * à Coldrerio en 1580, f à Mendrisio 2 mars 1655. Il est dit maestro et en 1628 était des députés du bourg pour la construction de la nouvelle église paroissiale. Souche des Verga de Mendrisio. — 5. Giorgio, frère du n° 4, de Coldrerio, f à Rome en 1657. Architecte, travailla à Rome et y acquit le droit de bourgeoisie. Il légua ses biens sis à Rome à la commune de Coldrerio. — 6. Pietro-Francesco-Giuseppe, arrière-petit-fils du

n° 4, stucateur, * à Mendrisio 26 mars 1689, f à Trappstadt (Allemagne) 8 janv. 1767. En 1721, il se chargea, avec Antonio Catenazzi, de faire la nouvelle façade de l'église paroissiale de Mendrisio. — 7. Tommaso, fils du n°6, * à Mendrisio 24 nov. 1731, t Trappstadt 11 mars 1791. Il s'établit en Allemagne en 1753 et fut la souche de la branche allemande, qui transforma son nom en Vergho.

— 8. Johan-Georg-Anton, fils du n° 7, * à Arnstadt (Thuringe) 30 juil. 1755, f à Trappstadt 12 juil. 18.32, cellerarius du comte d'Elz. De lui sont issues les branches d'Allemagne, de Monrce et de Chicago. — ■ BStor. 1885, 1891, 1892. — SKL. — AS I. — E. Torriani : Storia ecclesiastica di Mendrisio. — ■ P. Vegezzi : Esposizione slorica. — Pagine nostre IV. [C. T.]

VERGELETTO (C. Tessin, D. Locarno. V. DGS). Com. et paroisse avec Gresso. Au moyen âge, Vergeletto appartint à la vicinanza d'Onsernone et à la squadra de Russo ; depuis 1803, il comprenait aussi la commune actuelle de Gresso, qui en fut détachée en 1882. Au spirituel, le village releva d'abord de Russo ; il fut constitué en paroisse autonome en 1757. En 1610, Pietro Terribilini fonda l'église de l'Annunciata qui, agrandie, devint plus tard église paroissiale. Population : 1765, 306 hab. ; 1930, 307. — G. Buetti : Note storiche religiose. — BStor. 1885. [C. T.]

VERGENNES, Charles-Gravier, comte de, 1717- 1787, diplomate et homme d'État français, secrétaire d'État des Affaires étrangères de 1774 à sa mort. Pendant son ministère, non seulement il suivit de très près la politique intérieure genevoise, mais il s'y mêla d'une manière active. Soutenant les « constitutionnaires » (le parti gouvernemental ; plus tard ils furent appelés Négatifs) et Cornuaud, agent de la France, et son parti de Natifs. Sa politique tendait à assurer un gouvernement à sa dévotion. Il intervint en particulier dans les événements de 1779-1783 ; il s'éleva contre l'édit du lOfévr. 1781 surnommé l'Édit bienfaisant, déclara qu'il prenait les Genevois sous sa protection spéciale, obtint le transfert des négociations de Genève à Soleure et poussa le Petit Conseil à déclarer illégal l'Édit bienfaisant ; il proclama la renonciation de la France à la Garantie, tout en concentrant des troupes en Franche- Comté et au Pays de Gex, et envoya Jaucourt ; le résultat de l'intervention fut l'édit du 21 nov. 1782, l'Édit noir. — Otto Karmin : Sir Francis D' Ivernois. — Henry Doniol : Le comte de Vergennes et P.-M. Hennin.

— Mémoires d'Isaac Cornuaud. [André Dlckert.] VERGER (autrefois Vergier). Ancienne famille

noble de Porrentruy, aujourd'hui disparue du pays, qui traduisit son nom allemand de Baumgarten et fut anoblie en 1717 par l'empereur Charles YÏ. Plusieurs de ses membres jouèrent un rôle important à la cour épiscopale de Porrentruy. — ■ 1. Perin, maître-bourgeois de Porrentruy au XVe s. — ■ 2. Henri, fils du n° 1, prévôt de Porrentruy. Son fils — 3. Werner et son petit-fils — 4. Henri remplirent les mêmes fonctions. — 5. Henri entra dans l'ordre des jésuites et donna ses biens au collège de Porrentruy. — 6. Jean, fils du n° 1, auquel il succéda dans son emploi. Dr en droit. — 7. Jean- Nicolas, fils du n° 6, Dr en droit, conseiller aulique du prince-évêque et prévôt. Une autre branche de la famille compte divers personnages qui ont rempli des emplois importants : — 8. Melchioh-Josepii. Dr en droit, conseiller aulique et prévôt. — ■ 9. François- Joseph, Dr en droit, conseiller aulique. Il accomplit différentes ambassades pour le compte de son souverain, en particulier aux Diètes fédérales. Il laissa deux fils :

— 10. Henri-Joseph, conseiller aulique et châtelain de la ville et vallée de Delémont et — 11. François- Xavier, qui entra comme major au régiment de Harrach, servit l'empire pendant la guerre de Sept ans et. en 1760, prit du service dans la ville de Dresde comme major. La branche des Verger établie en Bavière a donné encore bien des personnages importants. — LL.

— LLH. [G. A.] VERGERIUS, Pierre-Paul, * 1497 ou 1498 à

Capo d'Istria, nonce des papes Clément VII et Paul 111 en Allemagne, évêque de Modrus 1536, puis, peu après, évêque de Capo d'Istria. Au colloque religieux de Worms en 1540, il eut connaissance de la doctrine protestante ;

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