VERGY
VERMIGL1
Pierre-Paul Vergerius.
D'après une ancienne gravure.
son ouvrage : De unitate et pace ecclesiae témoigne de s\ mpathies pour la Réformation. Mis en accusation par Le pape, il s'enfuit à Mantoue ; en 1546, il tenta de se pistifier devant le concile de Trente, qui ne voulut pas l'entendre. Deux ans plus tard, Vergerius rompit, ouvertement avec Rome et se réfugia dans les Grisons ; le 5 juil.
1549, il fut dépouillé de sa dignité épiscopale et excommunié. Depuis lors, Vergerius habita les Grisons. Il fut pasteur de Vicosoprano 1550-1553, fit des tournées d'évangélisation en Haute-Engadine et en Valteline, noua des relations à Bàle, Strasbourg, Genève, Lausanne, Berne et Zurich, travaillant par ses nombreux écrits à répandre les doctrines protestantes. Bien que très ambitieux, il résista à de nombreuses tentatives de la Curie romaine pour le ramener au catholicisme par l'offre de hautes dignités et même celle du chapeau cardinalice.
Il avait longtemps cherché à constituer les paroisses italiennes des Grisons en une communauté séparée du synode protestant de la Rhétie, existant depuis 1537, et désirait devenir le visiteur de cette église nouvelle. En 1553, Vergerius s'établit à Tubingueoù il déploya une grande activité jusqu'à sa mort, survenue le 4 oct. 1565, travaillant à la propagation de la Réformation par ses écrits et ses traductions d'ouvrages allemands, ainsi qu'en accomplissant de nombreuses et importantes missions pour le duc de Wurtemberg. Il revint souvent dans les Grisons, d'où il espérait pouvoir contribuer le mieux à l'extension du protestantisme en Italie. — C.-H. Sixt : Pelrus Paulus Vergerius. — T. Schiess : Bullingers Briefwechsel, dans QSG XXIII- XXV. — Ferd. Meyer : Die evang. Gem. in Locarno u. ihre Auswanderung, 1836. [J.-R. T.]
VERGY, de. Famille noble de Bourgogne qui acquit en 1377 la seigneurie de Champvent (Vaud), par Marguerite de Duin-Vufflens, laquelle, veuve en 1351 d'Aimon de La Sarra, en 1373 de Louis de Neuchâtel, épousa en 1377 Jacques de Vergy. Elle avait obtenu Champvent de Louis de Neuchâtel. Son arrière-petit-fils — 1. Guillaume IV, t 1520, prit part à la bataille de Morat sous les ordres de Charles-le-Téméraire. Ses fils : Claude et Guillaume prêtèrent serment pour Champvent aux Bernois en 1536. A leur mort, la seigneurie passa en d'autres mains. — DHV. — [m. r.] — 2. Guillemette, sœur du n° 1, épousa en 1474 Claude d'Aarberg, seigneur de Valangin. Devenue veuve en 1518, elle perdit l'année suivante sa fille Louise, veuve de Philibert de Challant, et administra jusqu'à sa mort, le 13 juillet 1543, la seigneurie de Valangin pour son petit-fils René de Challant. Armoiries : de gueules à 3 molettes d'éperon d'or. — A une autre branche de la famille appartenait — ■ 3. Marie, f 1407, qui épousa en 1390 Conrad de Fribourg, qui fut comte de Neuchâtel de 1395 à 1424. — G. -A. Matile : Hist. de la seigneurie de Valangin. — Odette Girardin : Le livre, de comptes de Guillemette de Vergy, dans^MA7 1917. [L. M.]
VERIDIQUE (LE). Journal d'opposition au régime libéral de 1830 qui parut à Fribourg de 1831 à 1833, trois fois, puis deux fois par semaine. Il succéda au Courrier Fribourgeois. — J. Niquille : Les débuts de la presse politique, dans . I /•' 1930. [J. N.]
VERINGEN, von. Famille comtale de l'Allemagne du Sud, issui' de Wolfrat von Altshausen, f 1010, que Hermannus Contractus, cité de 1013 à 1054, chroniqueur de Reichenau, rendil rélèbre. Ayant repris l'héritage des Nellenburg, elle devint importante pour Schaffhouse en particulier. Armoiries : d'or à trois ramures de cerf posées l'une sur l'autre. — 1. Man- GOLD I, f vers 1186, lils du premier comte de Veringen
Markwabt cité depuis 1134 environ, épousa la fille d'Adalbert von Morsburg, par laquelle il hérita, à l'extinction de la seconde lignée des Nellenburg, en 1170 environ, des biens de celle-ci ainsi que l'avouerie du couvent d'Allerheiligen ; il en mésusa toutefois, de sorte que l'empereur Frédéric I, qui le soupçonnait aussi de connivence avec ses ennemis, dut prendre le couvent sous sa protection. Ses petits-fils firent souche de deux branches. — ■ 2. Mangold II, cité de 1216 à 1228, reput l'héritage des Nellenburg et devint l'ancêtre de la troisième maison comtale de ce nom, qui survécut de quelques années à l'extinction des von Veringen survenue en 1415. — 3. Wolfram, cité de 1319 à 1362, grandmaitre des chevaliers teutoniques. ■ — 4. Mangold IV, cité de 1318 à 1342, frère du n° 3, commandeur des chevaliers de Saint-Jean à Ueberlingen et Beuggen. — 5. Friedrich, 1363-1401, chanoine de Strasbourg, évêque de Constance du 16 au 26 oct. 1398, puis établi à Nellenburg. Cette branche s'éteignit avec ses frères :
— 6. Eberhard, landgrave du Hegau, conseiller impérial, aurait proposé de réunir le concile à Constance ; il aurait dirigé l'exécution de Jérôme de Prague, et —