VERNA
VERNEAU
Pietro-Martyrc Vermigli.
D'après une gravure sur cuivre
de C. Desrochers.
Testament surtout. — H. Bullinger : Diariuni. — Josua Simmler : Oralio de vita et obitu... Pétri M. Vermilii. — Nbl. d. Hûlfsges. Zurich 1845. — K. Schmidt : P. -M. Vermigli. — Revue religieuse de la Suisse romande III. ■ — F. Gardy : Les livres de P.- M. Vermigli conservés à la Bibl. de Genève. — AS G 1919. — Zw. 1930. [C. B.] VERNA (Vernaz). Plusieurs personnages de ce nom, originaires de Chavanex, mandement de Ballaison (Chablais), furent reçus bourgeois de Genève en 1483, 1490 et 1568. — 1. Pierre, le Vieux, hôtelier et marchand, un des iconoclastes de 1535. Du Conseil des Soixante 1537, auditeur 1540, conseiller 1544. Déclina, vu son impotence, la charge de châtelain 1553. Renversé du Petit Conseil par les libertins 1553. | "' oct. 1554.
— 2. Pierre, fds du n° 1, hôtelier, du parti perriniste, il fut un des initiateurs de la sédition du 16 mai 1555. Le Conseil décréta son arrestation le 23 mai ; le 3 juin, il fut condamné à mort par contumace. Fugitif, il intrigua à Berne. Il fut décapité en avril 1558 à Céligny, où il s'était laissé prendre. — 3. Besançon, frère du n° 2, compromis le 16 mai 1555, il fut accusé avec les autres libertins. Un deuxième procès lui fut fait (30 août - 5 sept. 1555) pour avoir rejoint à plusieurs reprises les fugitifs condamnés ; libéré avec remontrance, il quitta sans doute Genève, puisqu'il est mentionné dans le complot des fugitifs en 1563. — Arch. d'État Genève. — RC. — Galiffe : Not. gén. mns. — L. Sordet : Dict. mns. — A. Froment : Actes et gestes merveilleux, p. 147. — J.-A. Gautier : Hist. de Genève III. — E. Doumergue : Jean Calvin VII. — Ed. Favre : Gaspard Favre et sa donation aux fugitifs, dans MDG XXXI. — L. Gautier : La médecine à Genève, dans MDG XXX, p. 70. — F. De Crue : Le complot des fugitifs, dans MDG XX. — Naville : Armoriai genevois, mns, dit que le sceau — peu distinct — de Jaques Vernaz en 1549 représentait un homme tenant une boule élevée de la main droite, ayant la jambe droite ployée et posée sur une autre boule. — Voir aussi : Galiffe et Gautier : Armoriai genevois. [H. G.]
VERNAMIÈGE (V'ERNES DU MILIEU) (C. Valais, D. Hérens. Y. DGS). Com. et Vge, connu dès le XIIe s., il formait une majorie avec Nax. Des vassaux de la Savoie y possédaient des droits : les Conthey, qui les cédèrent au chapitre de Sion en 1217, et les de la Tour- Châtillon, qui remirent les leurs à l'évêché en 1324. L'évêque faisait administrer ce territoire par un major ; le chapitre, par un métrai ; ces deux offices étaient souvent remplis par un seul titulaire. Peu à peu, la mense épiscopale racheta les droits du chapitre, à partir de 1381. Depuis, Vernamiège se développa. Ses députés siégèrent à la diète des dizains haut-valaisans. Il forma avec Nax, Mage et Bramois, le quartier des quatre villes, présentant, puis nommant le major, et les officiers militaires ; le banneret et le capitaine relevant de la grande bannière de Sion. Au nouveau régime de 1798, Vernamiège devint une commune incorporée au dizain de Sion ; depuis 1802, à celui d'Hérémence (Hérens). Au spirituel, il se détacha en 1910 de Nax, pour constituer paroisse. — Gremaud. — Archives du chapitre et Archives locales. [Ta-]
VERNATE (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Com. et paroisse. En 1192, Vernalis. Le chapitre de la collégiale d'Agno y acquit en 1192 une partie des droits fonciers de l'évêque de Côme ; le reste de ces droits fut racheté en 1824. Le village faisait partie au moyen âge du concilium Sanctse Mariée de Juvenia (Iseo, Cimo, Aranno et Vernate), mais en 1335, il est cité comme
commune et devait avoir pour le moins une certaine autonomie administrative. L'ancienne union subsista par contre au point de vue ecclésiastique. Dans la première moitié du XVe s., la commune devait fournir au duc de Milan 9 soldats et du matériel de guerre. Une chapellenie fut fondée à Vernate en 1692 ; le village fut détaché au spirituel de Santa Maria d'Iseo en 1788. La chapelle Saint Roch, bâtie à la fin du XVIe s., fit place en 1750 à l'église paroissiale actuelle. Population : 1801, 120 hab. ; 1930, 173. — P. Schàfer : Das Sottocenere im Millelalter. — L. Brentani : Codice diplomalico. — J3S(or. 1890. — E. Maspoli : La Pieve d'Agno. — S. Monti : Atti. — B. Hidber : Diplomata. — E. Motta : Effemeridi. [C. T.]
VERNAY (de Verneto, de Cervens dit du Vernay). Famille noble du Chablais, connue dès 1138, dont plusieurs membres sont devenus Genevois. Cette famille n'est généralement connue que sous le nom de du Vernay. Armoiries : d'argent au cerf effrayé de gueules sommé d'argent et brisé en l'épaule d'un croissant du même, au chef d'azur (Foras). Galiffe et Gautier donnent le cerf brochant sur le tout, et le croissant d'or. —
1. Jean, seigneur de la Rochette et du Chesne, bailli de Bresse, puis lieutenant général, gouverneur de la Bresse et du Bugey, vidomne de Genève 1379-1400, grand-maréchal de Savoie, f 22 févr. 1410. — 2. Pierre, frère (?) du n° 1, citoyen de Genève (?), lieutenant du vidomne à Genève 1411. — 3. Amédée, fils du n° 1 (?), chevalier, seigneur de la Rochette et de Savy, syndic de Genève 1425, vidomne de Genève 1430, vivait encore en 1438. Les du Vernay possédaient une maison forte au Bourg-de-Four (Genève), qui passa par alliance aux d'Allinges-Coudrée ; elle s'appela dès lors le château de Coudrée. — A. de Foras : Armoriai et nobiliaire de Savoie I, art. de Cervens. — Galiffe et Gautier : Armoriai genevois. — Galiffe : Matériaux I. — Rivoire et van Berchem : Sources du droit du canton de Genève I. — MDG XVIII, 334. — L. Blondel : Le Bourg-de-Four. [H. G.]
VERNAYAZ (C. Valais, D. Saint-Maurice. V. DGS). Com. et Vge qui s'élève sur l'emplacement de l'ancien Autanelle appartenant à l'abbaye de Saint-Maurice. Une inondation du Rhône le détruisit vers 1635. Construit sur un terrain composé d'îles couvertes de vernes
— d'où son nom — Yernayaz se développa dans le cours du XIXe s. Il forma d'abord commune et paroisse avec Salvan, puis s'en sépara politiquement en 1912. Il constitue aujourd'hui une agglomération prospère avec des usines. Une voie de chemin de fer et une route mettent Yernayaz en communication avec la vallée de Salvan et Chamonix. Au pont du Trient, la Vieille Suisse infligea à la Jeune Suisse, le 21 mai 1844, une défaite qui mit fin aux troubles de cette époque bouleversée. Les actes signalent déjà au XIIe s. la chapelle d'Autanelle, relevant du monastère d'Agaune. Rebâtie après l'inondation de 1635, elle obtint un desservant dans la seconde moitié du XIXe s. Depuis 1893. Yernavaz possède une église. — Archives de l'abbaye. — deRivaz. [Ta.]
VERNAZ (Yerna). Ancien nom de familles fribourgeoises mentionné déjà à Yillarsel-le-Gibloux en 1338. D'autres familles, encore existantes, apparaissent dans la bourgeoisie de La Tour-de-Trème dès 1434 et de Bulle dès 1535. A celle de La Tour appartiennent :
— 1. Pierre, syndic de La Tour de Trème 1434. —
2. Pierre-Josef, f 2 juil. 1737, curé de Morlon dès 1711, maître d'école. Il fit une importante fondation pour la création d'un poste d'instituteur à Morlon et d'autres legs en faveur des pauvres et des paroissien-; de Morlon.
— J. Gumy : Regeste de Hauterivc. — A. Dellion : Dict. VII, 191, 205 ; VIII, 528, 532. 540. — ASHF IV, 67. — AF 1918, 48. — Archives d'État Fribourg. [G. Cx.]
VERNEAU, Hugues de Rougemont, seigneur de, vidomne, soit lieutenant du vidomne à Genève de 1524 à 1526. Lorsqu'il prit possession de sa charge, le duc Charles III de Savoie fit savoir qu'il voulait que toutes les causes civiles jugées par le vidomne vinssent en appel devant son propre tribunal, et non pas devant le Conseil épiscopal. C'est alors qu'eurent lieu les procès de Lévrier et de Boulet. Yerneau conseilla aux Genevois de reconnaître la souveraineté du duc (10 oct. 1525). Il