‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 43 sur 213 · VERNES · texte numérisé non relu

VERNES

VEROSSAZ

Jacob Vernes.

D'après une gravure sur cuivre

(Coll. Maillart).

quitta la ville après la conclusion de la combourgeoisie de 1526. En mars 1527, il fut accusé d'avoir fait tuer Jean Gentil près d'Hermance. — RC. — J.-A. Galiffe : Matériaux II. — J.-A. Gautier : Hist. de Genève II. — Galiffe et Gautier : Armoriai genevois. [H. G.]

VERNES. Famille française originaire de Saint- Fortunal en Yivarais, réfugiée à Lausanne après la révocation de l'Édit de Nantes. Bourgeoise de Genève en 1722 avec Jean-Georges. — 1. Jacob, fils du précédent, 1728-23 oct.

1791 à Genève. Pasteur à Genève 1755, à Céligny 1761, à Saint - Gervais 1770. Exilé en 1782, avec les chefs représentants, en raison de ses opinions politiques, il se fixa à Constance où il fut pasteur d'une colonie de représentants genevois. Après l'amnistie de 1790, il rentra à Genève. Lié avec J.-J. Rousseau et Voltaire. A publié un périodique : Le choix littéraire ; un roman : Confidence philosophique ; Lettres sur le christianisme de J.-J.

Rousseau ; a composé un Abrégé de l'histoire de Genève, en collaboration avec Antoine-J. Roustan (mns. à la Bibl. publique de Genève). — Galiffe : Not. gén. IV. — J. Senebier : Hist. lia. III. — Ed. Dufour : Jacob Vernes. — G. Yallette : J.-J. Rousseau Genevois. — Marg. Maire : Le discours sur l'hist. de Genève de J. Vernes, dans RHS 1931. — Archives d'État Genève. — 2. François, fils du n° 1, 1765-1834, homme de lettres. [Marg. Maire.]

VERNET. Familles des cantons de Genève et de Vaud.

A. Canton de Genève. Famille originaire de Seyne en Provence, reçue à la bourgeoisie en 1659. Armoiries : d'argent au verne de sinople flanqué de 2 étoiles de gueules. Isaac Yernet-Labhard (1700-1773) avait adopté un autre blason qui a été porté un certain temps dans la famille : d'azur au croissant d'argent chargé d'un trèfle de sinople et. surmonté de deux étoiles d'argent (ou d'or). — Galiffe : Not. gén. III, 487. —AGS III 623. — Galiffe et Gautier : Armoriai genevois. — Notice historique sur la famille Vernet, 1639-1909. — 1. André, 1685-1735, négociant à Lyon, chargé d'affaires du Valais. — 2. Isaac, petit-fils du n° 1, 1770-1850, du gouvernement provisoire 1814, conseiller d'État, lieutenant-civil, syndic.

— Société des Arts, 1851.

■ — Rilliet de Candolle : Le dernier magistrat de 1814.

— 3. Charles, fils du n» 2, 1801-1874, juge. — 4. Jacob, frère du n° 1, 1698-1789, pasteur, professeur à l'académie de belles-lettres, d'histoire et de théologie, recteur. Défendit la religion contre les attaques de Voltaire.

A écrit de nombreux ouvrages de théologie. — de Montet : Dict. — H.

Heyer : L'Église de Genève. — ■ Ch. Borgeaud :

L'Académie de Calvin. — Mémoire historique sur la

Jacob Vernet.

D'après un portrait de J. Juel

à la Bibl. de l'univ. de Genève

(Coll. Maillart).

vie et les ouvrages de J. Vernet. — N.-C. Falletti : Jacob Vernet. — Eugène de Budé : Vie de Jacob Vernet.

B. Canton de Vaud. Nom de deux familles, l'une autochtone, vivant à Aigle dès le XVe s., l'autre re-

montant à Jacques, de Dieulefit en Dauphiné, réfugiée après la révocation de l'Édit de Nantes à Berne, puis à Neuchâtel. Cette famille acquit enfin la bourgeoisie de Prilly (Vaud) 1730 et de Genève 1770 ; bourgeoisie d'honneur de Duillier (Vaud) 1913. Armoiries : coupé, au 1 d'argent au château de deux tours de sable, ajourées chacune d'une fenêtre ; au 2 de gueules à une étoile d'argent, à la fasce d'or chargée de deux barres d'azur brochant sur le tout. — 1. Henri, 1847-1912, Dr phil., naturaliste, auteur, avec Fatio et Studer, du Catalogue des oiseaux de la Suisse et de Souvenirs et observations cynégétiques. — 2. Albert, fils du n° 1, * 1875, Dr med., colonel des troupes sanitaires, député au Grand Conseil vaudois. [f H. L.]

VERNIER (C.Genève, Rive droite. V. DGS). Corn, et Vge réuni à la Suisse en 1816. Anciennes formes : Verneye, Verneyer, Vernicum, Verny.

Armoiries : coupé de sinople à une roue dentée d'or, et de gueules à une truite d'argent, posée en fasce, une fasce ondée d'argent brochant sur le trait du coupé. Au XIVe s., Vernier formait une seigneurie que possédait une famille Bourgeois. Durant la guerre de Charles-Emmanuel I contre Genève en 1589-1590, le château de Louis Bourgeois, seigneur de Vernier, fut démoli par les Genevois ; il n'a été reconstruit que vers 1680. Après 1600, le seigneur de Vernier était Claude-François de Saconnex ; il mourut en 1624 et son successeur fut Guillaume de Sauvage, gendre de Louis Bourgeois. En 1781, Jacques- Philibert de Sauvage vendit sa terre de Vernier et son titre à Jean-Louis de Gallatin, de Genève. Une maison haute, mentionnée au XIVe s., a été démolie en 1762. La tour Lévrier ou tour Balexert fut construite à la fin du XVe s. En 1153, l'église de Vernier dépendait du prieuré Saint-Jean de Genève, et en 1481 de l'abbaye de Saint- Claude. Elle était dédiée à saint Jacques. Depuis la Réforme, elle servit au culte réformé jusque vers 1612. La paroisse catholique fut rétablie en 1687. L'église fut démolie en 1844 après la construction de la nouvelle. La paroisse protestante fut créée en 1538 par les Bernois ; on lui réunit les hameaux de Châtelaine et d'Aire. Elle fut d'abord desservie par le pasteur de Meyrin, dont elle était paroisse annexe, puis ensuite réunie a celle du Grand-Saconnex. Après la démolition du temple, en 1662, elle fut rattachée à celle de Fernex, jusqu'à la révocation de l'Édit de Nantes. Le culte protestant fut réintroduit en 1819, dans le pensionnat du pasteur Naville. En 1837, un nouveau temple a été construit. Vernier et Meyrin furent réunis en une paroisse annexe de celle de Satigny, dont ils ont été détachés en 1909. Registres de baptêmes, mariages et décès dès 1687. — ■ Regeste genevois. — Archives d'État Genève. — H. Golay : Recherches hist. sur Vernier et le Pays de Gex. [f Henri Golay.]

VERNIER, Peter, 1851 -24 juil. 1914, propriétaire et directeur des bains de la Lenk (Berne), député au Grand Conseil. Il s'est acquis des mérites à travailler au relèvement de la station de cure de la Lenk et à la construction de la ligne de chemin de fer Zweisimmen- Lenk. — RT II, 1915. [H. Tr.]

VERONESE, Paolo, de son vrai nom Caliari, peintre célèbre, * à Vérone en 1528, f 1588. Suivant P. Caliari et sur la base de documents de l'église San Paolo de Vérone, Paolo était fils du lapicida Gabriele (* 1497) et ce dernier fils du lapicida Pietro (* 1474) de Bissone ; Veronese serait donc d'origine tessinoise, suivant Caliari et d'autres écrivains. — P. Caliari : Paolo Veronese. — Pagine noslre III. — Popolo e Libéria 1928, n° 214. [C. T.]

VEROSSAZ (C. Valais, D. Saint-Maurice. V. DGS). Vge et Com. Le plateau de Vérossaz servit de retraite au roi des Burgondes Sigismond en 522. Il fit partie, au moyen âge, de la chàtellenie de Saint-Maurice, constituant, en 1239, la dot de Marguerite de Savoie, comtesse de Kibourg. Vérossaz comprenait les agglomérations de Haussex, Bassex et Deladoey, ce dernier relevant de la Savoie. L'abbaye de Saint-Maurice y avait

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