‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 45 sur 213 · VESIN · texte numérisé non relu

VESIN

VERVINS (Paix de). Traité de paix conclu entre Henri IV, roi de France et Philippe II, roi d'Espagne, le 2 mai 1598. Ce traité mettait fin à la guerre générale qui était née de la guerre de la Ligue ; il concernait non seulement la France et l'Espagne, mais aussi la Savoie, Berne et Genève (alliés de la France par les contrats de Sancy). Dans son ensemble, le traité de Cateau- Cambrésis de 1559 était confirmé. Deux questions restaient en suspens, celle du marquisat de Saluées et celle de Genève. La paix ayant été conclue sous les auspices du pape Clément VIII et de son neveu, le cardinal Aldobrandini, on n'avait pas osé insérer le nom de Genève, la cité hérétique, dans le traité ; mais il était stipulé que la paix concernait les Suisses et leurs alliés ; cela impliquait-il Genève, alliée de Berne et de Zurich ? Henri IV fit une déclaration solennelle affirmative. Charles-Emmanuel I, duc de Savoie, pensa — ou du moins soutint — que Genève, n'étant pas alliée des XIII cantons, n'était pas comprise dans la paix de Vervins.

Des négociations directes s'engagèrent entre Charles- Emmanuel et Henri IV à propos de Saluées et de Genève ; elles échouèrent. Une brève guerre francosavoyarde eut lieu en 1600. Genève n'y prit pas part. La paix de Lyon (janvier 1C01) y mit fin : Charles-Emmanuel céda à la France la Bresse, le Bugey, le Pays de Gex (occupé par Genève depuis 1589), diverses localités du Genevois. Le nom de Genève ne figurait pas plus dans ce traité que dans celui de Vervins. Henri IV fit derechef une déclaration pour dire qu'elle y était comprise comme au traité de Vervins. Charles-Emmanuel commença alors des négociations et des préparatifs qui échouèrent à l'Escalade. ■ — ■ Traités publics conclus par la royale maison de Savoie depuis 1559. — F. De Crue : Henri IV et les députés de Genève, dans MDG XXV. — Documents sur l'Escalade de Genève publiés par la Société d'histoire et d'archéologie de Genève, 1903. [H. G.]

VERZASCA. Famille de réfugiés venue au XVIe s. du Val Verzasca (Tessin) à Bàle par Zurich. L'ancêtre de la famille de Bàle est Bartholom^eus, 1554-1589, expéditeur. Son fils Samuel, f 1610, devint bourgeois de Bàle en 1591. — Bernhard, 1628-1680, Dr med., médecin personnel de l'évèque de Bàle et du margrave de Bade, conseiller 1667, médecin de la ville 1672, député aux églises et écoles 1675. — LL. — LLH. ■ — WB. — Basler Nb). 1897, p. 23. [C. Ro.]

VERZASCA (VAL) (C. Tessin, D. Locarno. V. DGS). Vallée. En 1335, Verzascha ; 1403, Versascha; 1468, Valsascha ; 1475, Varsasca; 1591, Valsasca. Dans AS 1, 1418, Falzask, Faltzassk. Mergoscia, bien qu'appartenant géographiquement à la vallée, ne lui appartint jamais ni politiquement ni religieusement. Le Val Verzasca a dû être habité à l'époque préhistorique ; une hache de bronze a été découverte à Gerra en 1913. Au XIIIe s., les Orelli et Muralto, de môme que l'église San Vittore de Locarno avaient des biens dans la vallée. L'évèque Raimondo délia Torre (1262-1274) inféoda aux capitanei de Locarno une partie de ses droits fonciers dans la vallée. Jusqu'à la République helvétique, le Val Verzasca forma une seule commune ou vicinanza qui est mentionnée déjà en 1234. Son territoire devait commencer au pont de Rovore, qui a probablement changé son nom plus tard en celui de pont, de la Porta, à cause d'un portail qui fermait l'entrée de la vallée. Cette unité n'empêcha cependant pas la formation de circonscriptions administratives intérieures telles que les vicinance et les squadre. Ainsi, en 1235, on mentionne la vicinanza de Vogorno et en 1395 la commune di mezzo du milieu et celle de Brione et Frasco.

Le Val Verzasca fit partie civilement de la pieve de Locarno et en suivit longtemps la destinée. Avec le Valmaggia, il prit part à la révolte contre les nobles de Locarno vers 1398, se sépara de Locarno pour former avec la même vallée et Mergoscia une juridiction à part, fut occupé par lt/s Suisses une première fois vers 1410- 1411, prêta serment de fidélité à Amédée VIII de Savoie in l 'i 1 I . lut réoccupô par les gens de la Léventine et les Confédérés en 1416 (voir art. Valle Maggia) et en 1439 passa sous le gouvernement des Rusca (voir art. Rusca III). Vers 1500, la vallée rentra sous la juridic-

tion de Locarno. Elle garda cependant ses anciennes franchises. Sous la domination suisse, le Verzasca forma une commune avec sa propre administration. Les autorités de la vallée étaient le podestat, le lieutenant, le vice-chancelier, le cojuge et le Conseil. L'assemblée générale, qui se réunissait près de la vieille chapelle de Lavertezzo, était l'organe suprême. Les magistrats étaient nommés suivant une procédure ancienne et fort singulière. Le Conseil était composé d'un représentant de chaque commune, nommé par le consul et confirmé par la vicinanza. Avec le temps, les charges principales de la vallée devinrent des sortes de fiefs tenus par des étrangers. Ainsi les Marcacci, de Locarno, avaient accaparé au XVIIe s., la charge de podestat, et Giovanni- Antonio Marcacci s'était attribué presque toutes les fonctions. C'est peut-être pour réagir contre cet envahissement qu'en 1553 fut signé un pacte d'union des communes de la vallée contre l'extérieur. Dans ce même but, l'assemblée générale donna des statuts à la vallée en 1686. Les héritiers de Giovanni-Antonio Marcacci furent indemnisés pour la renonciation à leurs prétendus droits. Sous la République helvétique, les anciennes franchises disparurent et dès 1803 le Verzasca ne forma plus qu'un cercle de justice de paix. Lors de la révolte d'avril-mai 1799 contre la République unitaire, les gens du Val Verzasca envahirent Locarno et le 3 mai, y arrachèrent l'arbre de liberté ; ils se retirèrent après avoir reçu le paiement des frais de l'occupation militaire occasionnée par les troubles survenus à cause du recrutement. Au spirituel, le Val Verzasca releva d'abord de l'église collégiale San Vittore de Locarno-Muralto. L'église San Bartolomeo de Vogorno, construite vers 1235, fut la première paroissiale de la vallée. De Vogorno se détachèrent, pour former des vice-paroisses autonomes, Brione-Frasco avant 1518, Lavertezzo au XVIe s., Corippo en 1782 ; de Brione se délachèrent Frasco et, vers 1740, Gerra ; de Frasco, Sonogno en 1734. Population : 1596, 2293 hab. ; 1801, 2912 ; 1850, 3169 ; 1930, 1715. De 1850 à 1930, la vallée a perdu le 45% de sa population. — Bibliographie. AS I. — ASHB. — LL. — ZSB 1892. — Archiv. stor. Svizzera ital. 1927- 1929.— BStor. 1885, 1895-1897, 1899, 1901, 1903, 1909, 1928. — Monitore di Lugano 1921, 1922. — Period. d. soc. stor. corn. I. — Nbl. Uri. 1923. — E. PometM : Corne il Ticino. — Le même : Sag§i di storia ticin. — O. Weiss : Tessin. Laiidvogteien. — S. Monti : Atti. — C. Brentani : Codice diplomatico. — B. Hidber : Urkundenregister. — Biv. arch. corn. 1927. — K. Meyer : Die Capitanei von Locarno. — Le même : Politique transalpine, dans Hist. militaire suisse III. — A. Barollio : Dell'invasioiie francese. — G. Simona : Note <li ai te antica. — L. Lavizzari : Escursioni. — Almanacco ticin. 1932. — Giornale d. Popolo, 29 déc. 1928. — G. Buetti : Note stor. reiigiose. — Art. Locarno. [C. Trezzini.]

VESA LE, André, fondateur de l'étude scientifique de l'anatomie humaine, * 31 déc. 1514 à Bruxelles, t 1564 à Zante, professeur de chirurgie et d'anatomie à Padoue, plus tard à Pise et Bologne. Il fit imprimer en 1543, à Bàle chez Johann Oporinus, son chef-d'œuvre d'anatomie : De corporis humant fabrica, dont il surveilla personnellement l'impression. — ADB. — Moritz Roth : .4. \resalius. — V. Sudhoff dans Verhandlungen der Ges. d. Naturforscher und JErzte 1920. [C. Ro.]

VÉSENAZ (C. Genève, Corn. Collonges-Bellenve. V. DGS). Vge. Vysinaz, Visenaz. Près du village on a trouvé des tombeaux à dalles de l'époque barbare et surtout un enfouissement monétaire, de la fin du IIIe s., de 900 pièces, qui montre que la localité était habitée à l'époque romaine. Au moyen âge Vésenaz dépendait principalement de l'abbaye de Bellerive. Un Rodolphe de Visenaz est cité en 1301. Il existe encore une maison forte qui a appartenu dès la fin du XVIe s. aux Favre, bourgeois de Genève, puis aux Vaudenet. L'édifice est principalement du XVIIe s. C'est là que l'historien italien Pietro Giannone fut arrêté, le 24 mars 1736, par les douaniers ou gardes du sel du poste de Vésenaz. — - R. Montandon : Genève des origines aux invasions barbares. ■ — Archives d'État Genève. [L. B.]

VESIN (C. Fribourg, D. Broyé. V. DGS). Corn, et Vge qui fit toujours partie de la paroisse de Cugy.

VESPERLEDER

VETTER

Vesin formait primitivement une seigneurie de la maison d Estavayer avec les villages de Cugy, de Montet et il \umont, seigneurie qui ne fut démembrée qu'au \\llle s. Elle passa des Estavayer successivement aux Fégely, Lanthen - Heid et Reyiï. — ■ F. Kuenlin : Dict. — A. Dellion : Dict. [H. V.]

VESPERLEDER. Famille éteinte d'Altbiirger des villes de Soleure et Baden. Hans, de Lucerne, cordier, devint bourgeois de Soleure en 1525 ; Rudolf, de Baden en 1378. Armoiries : de gueules à un obusier d'or sur trois coupeaux de sinople, accompagné en chef d'une fleur de lys d'or entre deux étoiles du même. — A Soleure il faut citer : — 1. Lorenz, bailli de Flumental 1573, intendant des bâtiments 1576, Altrat 1582. t 1585. — 2. Konrad, avoyer d'Olten 1617. f 1636.

— 3. Wolfgang, 1625-1698, bourgmestre 1669, bailli du Lebern 1671. — 4. Christof, fils du n° 3, 1652- 1699, avoyer d'Olten 1696. — 5. Urs-Josef, fils du n° 4, 1683-1728, bourgmestre 1725, bailli du Lebern 1727. — 6. Franz-Philipp, frère du n° 5, 1691-1762, bailli de Tierstein 1731, Dr med., médecin de la ville. — Dernier : Philipp, conventuel de Saint-Urbain 1789.

— LL. — LLH. — P. Wirz : Bûrgergeschlechter. — A. Schmid : Kirchensàtze. — v. Vivis : Bestallungsbuch.

— Arch. d'État Soleure. — ■ W. Merz : Wappenbuch der Stadt Baden. [t v. V.]

VESPUCC I , Pietro, de Florence, chevalier de l'Éperon d'or, fut capitaine ou gouverneur ducal du Val Lugano de novembre 1480 à 1482. Capitaine de justice à Milan et ensuite commissaire ducal à Tortone, où il fut tué en 1485. — Period. d. Soc. Slor. com. IV. — BStor. 1884, 1895. — P. Schâfer : Das Sottocenere im Mittelalter. [C. T.]

VESSAZ. Famille vaudoise, de Chabrey avant 1536.

— Antoine, 1833-1911, préfet de Lausanne 1868-1873, député au Grand Conseil 1873-1879, au Conseil des États 1875-1878, président en 1878, au Conseil national 1878-1883, président 1881. Receveur du district de Lausanne dès 1879, il donna sa démission en 1892 à la suite de vives polémiques politiques. Il avait été codirecteur de la Compagnie des chemins de fer de la Suisse occidentale - Simplon et avait préconisé la fusion de cette compagnie avec celle du Jura-Berne-Lucerne, qui fut réalisée en 1889. — Revue 1911. — GL 1911. [M. R.]

VEST. Famille bourgeoise de Bâle déjà au XVIe s. ; ses membres furent surtout bouchers et tanneurs jusque dans le XVIIIe s. ; elle compte plusieurs conseillers et ecclésiastiques. — ■ Gottlieb, * 1887, privat-docent 1925, professeur à l'institut dentaire de l'université de Bâle depuis 1931. — Collections Lotz et Merian aux Arch. d'État Bâle. — LL. — LLH. [C. Ro.]

VEST, JOHANNES, maître es arts, Dr en décrets, chanoine de Constance, prieur d'Embrarh 1473-1483. f 27 mars 1483. — R. Hoppeler : Das Kollegiatstift... Embrach, p. 59. — LL. [K. Thomann.]

VÉTROZ (C. Valais, D. Conthey. V. DGS). Com. et Vge où l'on découvrit d'anciens tombeaux, encore dernièrement ; faisait partie de l'ancienne villa galloromaine donnée par le roi burgonde Sigismond à l'abbaye de Saint-Maurice en 515 ; depuis le XIIe s., de la châtellenio savoyarde de Conthey. En 1369, ses habitants obtinrent du comte Vert, la faveur de jouir des privilèges du bourg, à la condition de faire le guet et l'escarguet en temps de guerre. Le chapitre de Sion posséda de bonne heure des propriétés à Vétroz ; l'évêque, la dîme depuis 1168, par échange avec l'abbaye. L'église do Sion était représentée à Vétroz, semblet-il, par une famille d'écuyers qui prit vers 1200 le nom de l'endroit, et s'éteignit, au cours du XIVe s., dans la capitale, où ses membres avaient acquis le droit de bourgeoisie. Au moyen âge, les Collombey, d'Orsières, Monthéolo avaient des biens à Vétroz ; l'abbé de Saint- Maurice, une maison seigneuriale où siégeait la cour de justice. Après la conquête du Bas- Valais en 1475, Vétroz demeura partie intégrante de la châtellenie de Conthey : il constitnaii un quartier de la commune de Conthey. Sous le nouveau régime, Vétroz forma une commune avec celle-ci jusque vers 1870, puis s'en sépara. Au spiriluel, une chapelle existait en 1150, relevant de Plan

Ulrich Vetsch.

D'après une photographie.

Conthey, transformée en église paroissiale en 1178. En 1343, Vétroz constituait un prieuré de l'abbaye desservant, à son tour, Plan-Conthey, où l'on construisit une cure en 1917. Il y eut successivement à Vétroz trois églises : la première servit au culte jusqu'en 1668, la deuxième jusqu'en 1922, où l'on construisit, toujours sur le même emplacement, l'église actuelle. — Gremaud. — A. -M. de Rivaz : Topographie, mns. — Archives de l'abbaye et archives locales. [Ta.]

VETSCH. Famille de Grabs (Saint-Gall). — 1. Mar- KUS, Dr med., 21 déc. 1757 - 19 déc. 1813, d'abord tailleur, juge 1792, étudia la médecine à Zurich 1794 ; chef du mouvement de libération du bailliage de Werdenberg, landammann 1798, du Grand Conseil helvétique 1798, membre de la Diète helvétique de 1801, président de la Chambre d'administration du canlim de la Linth 1802. Liste de ses publications dans Gœdecke : Grundriss, 1929, p. 145.

— N. Senn : Werdenberger Chronik, p. 259. — H. Seifert : Dr. M. Vetsch und seine Zeit. — ■ ASHR.

— 2. Ulrich, Dr med., oculiste, * 29 févr. 1856 à Werdenberg, f 31 juil.

1920 à Saint- Gall, médecin en chef de la section d'ophtalmologie de l'hôpital cantonal 1896, député au Grand Conseil 1898, administrateur du chemin de fer lac de Constance-Toggenbourg 1904, membre du comité du Spliigen, de la société de navigation à vapeur du Rhin -lac de Constance 1908, membre du Conseil d'administration des C.

F. F. ; président durant

la guerre de 1914 du comité de secours du Vorarlberg et du Lichtenstein. Auteur de Die ostschweiz. Alpenbahnfrage. — St. Galler Tagblatt 1920, n°s 181, 182.

— St. Galler Nbl. 1921, p. 57. — 3. Jakob, Dr phil. et jur., pseudonyme Mundus, auteur de travaux philologiques. — DSC. [J. M.]

VETTER. Familles des cantons de Lucerne et de Schaffhouse.

A. Canton de Lucerne. Familles de l'Entlebuch depuis le XIVe s., de Lucerne depuis le XVe s. — 1. Hans, bailli de Wykon 1491, de Weggis 1495, du Petit Conseil 1496, bailli de Habsbourg 1499-1500, de l'Entlebuch 1503, 1507, 1509, 1513 ; capitaine, député à la Diète, f à Marignan 1515. — - 2. Hans, bourgeois de la ville 1493, bailli de Habsbourg 1544. — 3. Laurenz, tailleur, chef dans la guerre des paysans 1653, proscrit par l'empereur comme réfugié, gracié en 1657. —JSGXX. — 4. Josef, d'Entlebuch, * 1860, sculpteur, professeur à l'école d'art de Lucerne depuis 1887. — F. Heinemann : Alt Luzem. — SKL. — Gfr. Reg. — AS III, 2. [P.-X. W.]

B. Canton de Schaffhouse. Famille bourgeoise de Stein a. Rhein, mentionnée pour la première fois en

1388 selon Tschudi, et dont l'existence est documentairement établie depuis 1465 ; elle a essaimé dans les cantons de Zurich, Berne, Vaud et en Saxe. Armoiries : d'azur à une bande d'argent, chargée d'un oiseau d'or, ailé d'azur, accompagnée de deux étoiles d'or. — 1. Leonhard, du Petit Conseil 1548, bailli de Bibern 1549, de Ramsen 1563. — 2. Niklaus, 27 janv. 1628 - 1er juin 1691, graveur sur cuivre, vice-bourgmestre. — 3. Isaak, petit-fils du n° 2, 16 (18 ?) nov. 1692 - 27 nov. 1747, précepteur de l'école allemande des garçons en 1718 ; auteur de Geschichten der Stadt Stein (mns.), de nombreux volumes de documents d'histoire locale, dont un extrait illustré a été publié sous le titre de Geschicht-

VETTER

VETTIGER

Bûchlein der Stadt Stein, par le professeur Ferd. Vetter. Écrivit aussi une histoire de la Société de musique de Stein. — 4. Niklaus, 1706-1752, peintre et son fils

— 5. Hans-Jakob (Josef), travaillèrent à la décoration artistique des maisons de Stein ; Niklaus peignit des poêles de faïence. — Festschrift des Kts. Schaffh. 1901.

— 6. Joh.-Konrad, fds du n° 3, orfèvre, du Conseil 1760, maître des forêts et intendant des bâtiments jusqu'en 1789, bailli de Bibern. — 7. Leonhard, fils du n° 3, précepteur, peignit diverses vues de Stein et des environs, f 1807. — 8. Johann-Konrad, 6 mars 1779 - 24 mars 1840, neveu des nos 6 et 7, pasteur, assistant de Pestalozzi à Stans et maître à la nouvelle École cantonale d'Aarau 1800, pasteur à Osterfingen 1803, à Neunkirch 1806, inspecteur des écoles 1829.

— 9. Johann Jakob, frère du n° 8, 10 janv. 1789-31 déc. 1871, instituteur à Neunkirch 1814, pasteur à Neunkirch 1814, à Osterfingen, Beggingen et Schleitheim jusqu'en 1869, compositeur de nombreuses mélodies du psautier ; fut avec son frère un zélé protecteur de l'école rurale et un des principaux collaborateurs du psautier revisé de l'église de Schaffhouse. — W. Wildberger : Gesch. der Stadt Neunkirch. — C. Màgis : Schaffh. Schriftsleller.

— J. Waldvogel et F. Hurter : Predigt und Rede. — 10. Ferdinand, fils du n° 8, 23 mai 1811 - 16 sept. 1888, pasteur à Osterfingen, Rutschwil-Dâgerlen et Henggart jusqu'en 1875, acheta en 1875 le couvent de Saint-Georges à Stein a. Rhein, préservant ce précieux monument de la ruine. ■ — F. Vetter : Zur Erinnerung an Ferdinand Vetter. — 11. Johann-Jakob, fils du n° 9, 11 juin 1826 - 11 mars 1913, instituteur et botaniste à Payerne, Schleitheim, Aubonne jusqu'en 1879. Il se voua ensuite entièrement à la botanique ; collectionneur, conservateur d'herbiers et collaborateur de William Barbey. Il composa des herbiers de la région de Sehleitheim-Stiihlingen (à l'université de Zurich) et du canton de Vaud. f à Baulmes, près d'Yverdon.

— Milt. der naturf. Ges.

Schaffh. 1922-1923 II. — Bull. Soc. vaud. Se. nat.

1919. — 12. Ferdinand, fils du n° 10, * 3 févr.

1847 à Osterfingen, f 6 août 1924, au couvent de Saint-Georges. Dr phil., maître à l'école cantonale de Goire 1870, d'Aarau 1874, privat-docent à Zurich, maître au gymnase et professeur extraordinaire 1876, professeur ordinaire de philologie germanique et d'histoire de la littérature à l'université de Berne 1885-1921, recteur 1909-1910. Directeur-fondateur de la Schw. Rundschau, se voua avec un grand désintéressement à la remise en état du couvent de Saint - Georges, hérité de son père, et y réunit une collection d'objets intéressant l'église. Auteur d'un grand nombre d'ouvrages d'histoire littéraire : Muspilli ; Kunrats von Ammenhausen Schachzabelbuch ; Lehrhafte Literatur im 14. et 15. Jahrh. ; Niklaus Manuels erste reformatât. Diehtungen; Bemer-Oberlànder Poeten des 17. Jahrh. ; de biographies : St. Othmar, Elsb. Stagel, Joh. Tauler, etc. ; de publications sur l'histoire artistique du moyen âge et de la Réformation dans la ville de Stein et au couvent de Saint-Georges ; on lui doit encore une série de pièces historiques ; éditeur de la Bibliothek altérer Schriftwerke der Schweiz. — DSC. — Wer ist's ? — Hch. Wanner : Die Schaffh. Geschichtsschreiber im 19. Jahrh.

— Schaffh. Intelligenzblatt, 8 août 1924. — Barth III.

— Catalogue de la Bibliothèque de Schaffhouse. — TB 62. — 13. Benjamin, fils du n° 10, * 25 juin 1848 à Osterfingen, t 2 janv. 1893 à Blasewitz près de Dresde ; zoologue, privat-docent 1874, professeur extraordinaire de zoologie à l'École polytechnique de Dresde 1878 et

Ferdinand Vetter.

D'après une photographie.

directeur du cabinet zoologique 1880, un des partisans les plus convaincus de Darwin. Collaborateur à VEncyklopâdie der Naturwissenschaften, rédacteur du Kosmos depuis 1883, traducteur d'ouvrages de philosophie et auteur de publications de zoologie et de philosophie.

— ADB 39. — Mitt. d. nat. Ges. Schaffh. 1922-1923, II.

— Vieiteljahrsschrift der Nat. Ges. Zurich 38. — 14. Theodor, fils du n° 10, * 28 juin 1853 à Dàgerlen, t 23 juil. 1922, Dr phil., précepteur, bibliothécaire et professeur à l'université d'Harward à Cambridge (États- Unis) 1881-1884, maître à l'école cantonale de Frauenfeld, à l'école normale d'institutrices et à l'école des jeunes filles de la ville de Zurich 1888, professeur extraordinaire 1891, professeur ordinaire 1901 de philologie anglaise à l'université de Zurich, recteur 1918- 1920 ; depuis 1895 professeur de langue et de littérature anglaise à l'École polytechnique de Zurich, recteur 1911- 1913. Député au Grand Conseil. Ses publications se rapportent surtout aux relations littéraires entre l'Angleterre et Zurich à l'époque de la Réformation et au XVIIIe s. Il a également consacré des études à Joh.- Rud. Schmid von Schwarzenhorn, Wallenstein, Shakespeare, l'évêque J. Hooper, J.-J. Bodmer, Hch. Breitinger, au diacre Joh.-Heinr. Waser, à Joh.-Jak. Heidegger, Rich.-Hch. Avenarius, Jakob Bàchtold. Éditeur des Discourse der Mahlern, de la Chronik der Gesellschaft der Mahler, auteur de Grundziïge der englischen Litleralur- u. Sprachgesch. etc. — Zûrcher Jahresber. u. Rektoratsrede 1922-1923. — DSC. — Wer ist's ?. — 51. Jahrb. des Ver. Schweiz. Gymn.-Lehrer 1923. — ZWChr. 1918. — Barth III. — Catalogue de la Bibl. de Schaffhouse. — Voir en général US. — LL. — SKL.

— Gg. Winz : Alphabet. Sammlungen. — 11 appenbuch der Musikgcs. Stein. — Arbre généalogique de la famille Vetter, établi par Ferd. Vetter. [Stiefel.]

VETTERLI. Familles à Reichlingen, Wagenhausen et Kaltenbach (Thurgovie). Hans, agriculteur à Reichlingen 15 14. — Friedrich, * 21 août 1822 à Wagenhausen, armurier, travailla en France et en Angleterre, devint directeur de la fabrique d'armes de Neuhausen ; t en ce village le 21 mai 1882. Il travailla depuis 1847 à la construction d'un fusil se chargeant par la culasse et réalisa deux modèles, à répétition et à un coup, du calibre de 10,4 mm. Il introduisit dans sa fabrique, pour la première fois, le principe de l'interchangeabilité des pièces du fusil. Son arme à répétition fut adoptée pour l'armée suisse le 31 déc. 1869 pour l'infanterie ; ce fut durant quelque temps

la meilleure d'Europe ; elle ne fut remplacée qu'en 1891-1892 par le nouveau modèle 1889 (de Schmidt). L'Italie utilisa le modèle à un coup de 1871-1887 sous le nom de fusil Vetterli-Vitali ; il fut d'abord aussi établi à Neuhausen. Le Vetterli est encore utilisé en Finlande et ailleurs comme fusil de chasse.

— Renseignements de la Société industrielle suisse de Neuhausen. — ADB. — R. Schmidt : Entwickluuq der Feuerwaffen. — Le même : Allgemeine Waffenkunde.

— H. Frobenius : Militdrlexikon. — Paul, de Kaltenbach, * 26 mai 1894 à Towne-Line (États-Unis), durant quatre ans pasteur en Suisse, puis écrivain à Amden. Auteur de nouvelles : Wenn der Kranich zieht, 1923 ; Jack, roman d'une corneille, 1924 ; Wolf, roman d'un chien, 1925 ; Der Tod in der Faust, 1925 ; Lockjagd, 1926 ; Wald und H'ild, 1927 ; Draussen bei den Tieren, 1931. — Literar. Jahrbuch 1929. [Leisi.]

VETTIGER. Famille d'Uznach, Goldingen et Gommiswald (éteinte) (Saint-Gall), probablement originaire du Toggenbourg, domaine de Vettringen, dans la coin-

Friedrich Vetterli.

D'après une photographie.

VETTINER

VEVEY

Franz Vettiger.

mune de Mosnang. Cuoni von Vettringen 1490 ; JOS. \ ettringer 1568. — UStG V, p. 99. — Arch. du couvent de Saint-Gall. — Armoiries : d'or au lion de sable tenant une flèche, soutenu de 3 coupeaux de gueules. — 1. VlNZENZ-ANSELM, de Gommiswald, 1718-1775, secrétaire d'État 1755-1757, sous-bailli du comté d'Uznach 1759, 1702. — 2. Johann-Balthasar, juge du pays 1789. — 3. Vinzenz-Anselm, de Gommiswald et Uznach, fils du n° 1, 3 déc. 1772 - 11 août 1840, capitaine et secrétaire d'État du comté d'Uznach 1795, juge auditeur et juge du canton de la Linth, préfet d'Uznach 1802, juge de paix et de district, officier exécutif du district d'Uznach 1803-1815, préfet 1815-1831, député au Grand Conseil, à la constituante 1831, ammann du district du Lac 1831. — 4. Franz, d'Uznach, 15 nov. 1846 - 6 juin 1917, élève de Paul Deschwanden à Stans, s'établit à Uznach 1871. Il fut après Deschwanden le peintre religieux le plus occupé de son temps et a laissé d'excellents tableaux, autels, des peintures murales, des portraits. — AS I, vol.

VII, 2. — LLH. — St.

Galler Jahrbûcher 1835- 1841, p. 601. — Neuer Nekr. (1er Deutschen 18, p. 886. — ASHH. — O.

Henné - Amrhyn : Gesch.

des Kts. St. Gallen I, p.

133. — Monatrosen 29, p. 374, 569. — SKL. — St. Galler Centenarbuch, p. 470.— A. Fâh : F. Vettiger, dans Die chrisll. Kunst 1919. — Le même : F. Vettiger. Das kunstlerische Erbe seiner Valerstadt. — St. Galler Volksblatt 1917, n°s 66, 71, 72. — Chronik Custor, mns. [Alois Blœchliger et J. M.]

VETTINER. Famille d'orfèvres, originaire d'Ulm, reçue à l'habitation de Genève en 1721 et à la bourgeoisie en 1771. — ANTOINE-Charles, 1818-1866, conseiller munn'i|.iul et administratif de Genève 1850-1858. Poursuis i devant les Assises fédérales pour avoir arrêté le Conseil d'État lors de l'affaire du 22 août 1864, il fut acquitté en décembre 1864. — Marc - Louis - Daniel, 1860-1904, rédacteur au Journal de Genève 1884-1899; directeur de l'imprimerie de ce journal 1899-1904. — SKL. [Ch. V.]

VEUILLOT, Louis, journaliste et écrivain français, * 11 oct. 1813 à Boynes (Loiret), f7 avril 1883 à Paris. Il voyagea en Suisse de fin juin à mi-août 1838. Il visita rapidement (ienève, Lausanne, Vevey, séjourna trois semaines dans le canton de Fribourg où il se documenta pour ses Pèlerinages de Suisse ; puis parcourut la Suisse allemande. Comme journaliste, il intervint en faveur des catholiques suisses à l'époque du Sonderbund et du Kulturkampf. Une édition de ses Œuvres complètes, en trois séries, est en cours de publication. [Antonin Crausaz.]

VEVEY (C. Vaud, D. Vevey. V. DGS). Ville. Nom à rapprocher de celui de Vivisci, tribu gauloise des environs de Bordeaux. Armoiries : parti d'or et d'azur à deux V majuscules entrelacés, de l'un à l'autre. Vibisco, Vivisco, dans les itinéraires romains ; en 1011, Vivesci; 1018, Vivesio ; 1087, Viviz ; 1228, Viveis. Cette localité existait déjà au temps des palafittes ; une station lacustre a été découverte sous l'église Sainte-Claire, une autre tout à l'Ouest près du débarcadère du Grand hôtel. Les âges de la pierre et du bronze sont aussi représentés sur terre. Un cimetière helvète, à inhumations, a été retrouvé en 1898 en Creydeles ; des 28 tombes mises au jour, deux étaient celles de guerriers, d'autres des sépultures de femmes. A l'époque romaine, Vevey était un vicus à la jonction des routes de Genève et d'Avenches en Valais. Il fut

rattaché d'abord à la province de Rhétie, puis à celle des Alpes pennines. Le bourg romain comprenait la partie orientale de la ville actuelle, au Nord de la rue d'Italie, entre l'extrémité Est de la rue du Simplon et l'Ognonnaz ; on y a trouvé des monnaies d'Auguste à Valentinien (f 375) et d'assez nombreux objets. Le géographe de Ravenne, qui vivait au VIIe s., mais reflète un état antérieur, dit qu'il n'existait plus de son temps. Il a probablement été détruit lors d'une des invasions. Il renaquit sur la hauteur, et son centre devint l'église Saint-Martin ; tout auprès, au Marterey, on a trouvé en 1860 un cimetière burgonde et les restes d'une église antérieure au VIIIe s. La dédicace à saint Martin et le fait que Vevey était le quatrième doyenné du diocèse de Lausanne permettent de supposer que cette localité a été christianisée au plus tard au VIIe s. Il y avait sous l'église un lieu dit Curt, Cort, mentionné de 1000 à 1337, qui est peut-être le domaine que les Rodolphiens possédèrent à Vevey, où Rodolphe III donna en 1011 le comté de Vaud à l'évêque de Lausanne, en 1012 et 1018 d'autres biens à Romainmôtier et à Saint-Maurice, et où l'empereur Henri IV s'arrêta encore en 1087 dans son voyage en Italie. L'existence de cette demeure royale détermina sans doute la constitution d'une nouvelle agglomération urbaine sur la grande route, à commencer par le bourg du Vieux Mazel. Un censier du chapitre de la cathédrale de Lausanne, de l'an 1000 environ, mentionne une vigne située entre le burgum et la voie publique, et 19 cheseaux ou terrains bâtis, qui relevaient du chapitre. Il signale en outre des terres appartenant à l'évêché de Sion, à l'abbaye de Saint-Maurice et à l'hôpital de Mont-Joux. Quant à l'église de Vevey ellemême, elle dépendait aussi du chapitre.

Ces biens ecclésiastiques sont peut-être dus aux largesses de Rodolphe III. Il apparaît en tout cas que c'est à la donation du comté de Vaud de 1011 qu'il faut faire remonter les droits de l'évêque de Lausanne sur Vevey, et non pas à celle des biens de Rodolphe de Rheinfelden par l'empereur en 1079 ; celle-ci ne mentionne pas Vevey, mais seulement Corsier qui est nettement distinct de ce bourg quinze ans plus tard. A ce moment, l'évêque Lambert de Grandson donna Vevey, la cour de Corsier et beaucoup d'autres biens à son neveu Vaucher de Blonay. C'est ainsi que la famille de Blonay posséda cette localité, le bourg du Vieux- Mazel et en outre le quartier à l'occident de celui-ci qui revint à un cadet des Blonay, devenu seigneur d'Oron ; d'où la désignation du Bourg d'Oron pour lequel les seigneurs devaient hommage aux Blonay leurs aînés. Les bourgs du Vieux-Mazel et d'Oron étaient en 1236 englobés dans une enceinte commune.

La donation de Lambert fut plus tard annulée par le pape Eugène III et l'empereur Henri V. Néanmoins, le domaine utile resta aux seigneurs de Blonay et d'Oron, sous réserve d'hommage à l'évêque. Celui-ci n'en devait d'ailleurs pas jouir longtemps. Il avait pour avoué le comte de Genevois qui prétendit monnayer son droit à Vevey en l'inféodant avant 1231 au comte de Gruyère. Mais il dut en 1250 céder son autorité à Pierre de Savoie, lequel racheta en 1257 les droits acquis par le comte de Gruyère. Ceci fait, Pierre de Savoie confia en 1267 au seigneur Aymon de Blonay, l'avouerie avec sa lieutenance ou vicomte et l'hommage du mayor, oificice judiciaire héréditaire tombés entre les mains des seigneurs d'Oron. Plus tard, en 1379, le comte de Savoie racheta cet office, et l'établissement par lui, avant 1287, d'un châtelain de La Tour et Vevey fit réduire l'avouerie à un simple revenu fiscal que se partagèrent les Blonay. Dès lors, la situation à Vevey fut celle-ci : l'évêque suzerain nominal ; le comte de Savoie suzerain effectif ; les Blonay et les Oron possesseurs des fiefs, réserve de portions médiocres rachetées par le comte ou par l'évêque ; enfin le chapitre ayant ses biens et sa juridiction indépendante.

L'établissement de la domination savoyarde correspond à peu près au mouvement des villes franches. Elles furent encouragées par les divers seigneurs de Vevey et accrurent sensiblement l'importance de la ville. Rodolphe d'Oron fonda en 1236 le Bourg franc, ses descendants les bourgs de la Villeneuve (1290), du Marché

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(avant 1356), du Sauveur (avant 1397), le tout à l'Ouest dans la direction de la Veveyse. Les seigneurs de Blonay en firent de même pour les bourgs de Blonay (avant 1280) et Bottonens (avant 1341) vers l'Est dans la direction de l'Ognonnaz. Au XIVe s., tous ces bourgs, sauf celui du Marché, furent englobés dans une enceinte nouvelle qui demeura à peu près telle jusqu'au XVIIIe s. C'est également au XIVe s. que se constitue l'administration communale de Vevey. En 1356, François de La Sarra, héritier des droits des seigneurs d'Oron, autorisant ses sujets à lever des impôts, précise qu'ils seront levés par cinq syndics assistés de vingt prud'hommes. Le 7 juil. 1370, le comte Amédée VI de Savoie promulgua une lettre de franchises générales pour la ville de Vevey, portant sur le droit criminel et sur le droit civil. A ce moment, l'autorité communale est concentrée entre les mains d'un Conseil de 12 membres ayant à sa tête un commandeur ou précepteur (terme imité de

i-iers, Jean et Dominique Robin, bourgeois d'Yverdon, qui la vendirent à leur tour en 1563 à François Seigneux, seigneur de Vufflens. Les Bernois intervinrent auprès de ce dernier et lui rachetèrent en bonne et due forme, le 5 mai 1565, ladite seigneurie. Le fief de Belles- Truches, qui était l'ancien bourg de Blonay, avait passé aux barons du Châtelard, dont la ville de Vevey racheta les biens en 1571.

Sous le régime bernois, l'assemblée générale des communiers fut supprimée et remplacée par un Conseil de cent vingt membres. Le banneret, de simple chef de police et de milices, passa au premier rang, parce qu'il devait être noble et qu'il était élu à vie, ce qui n'alla pas sans protestation des bourgeois qui finirent, en 1676, par faire supprimer toute distinction de caste. En revanche la bourgeoisie devint plus fermée, et l'on créa pour les moins fortunés une classe spéciale de bourgeois électeurs, mais non éligibles. La ville de Vevey fut un

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