‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 55 sur 213 · VIDO · texte numérisé non relu

VIDO

vidamies en France, p. 76), cette transformation s'est faite par la modification des fonctions de l'advocatus episcopi qui, dans certains évêchés, conserva sa dénomination primitive, mais qui, dans d'autres, fusionna avec le vicedominus dont il a emprunté le titre. Le nouveau vicedominus est un seigneur laïque, choisi par l'évêque (à Reims, à Bâle, à Volterra, par exception, ce sont des chanoines). Ses fonctions devinrent viagères, puis héréditaires ; enfin, dès le XIIIe s., la vidamie peut être aliénée. Le vidame doit foi et hommage au seigneur évêque. Il est le lieutenant armé de l'évêque. Il remplit certaines fonctions judiciaires. Il a parfois partiellement le pouvoir de contrainte (police, garde des prisonniers, exécution des condamnés) ; il recouvre certains impôts. Il reste quelquefois gardien du palais et des biens de l'évêque, en cas de vacance du siège épiscopal. Pour remplir ces fonctions, il a certains agents ; à Genève, lé comte de Savoie, vidomne dès 1290, remet la charge à un lieutenant, qui est souvent lui-même appelé le vidomne. Le vidame tient en fief de l'évêque un château ou une maison ; il a des droits et touche des revenus en nature ou en argent, etc. Certains vidâmes tentèrent d'augmenter leurs droits ; les évêques cherchèrent, au contraire, à les restreindre ; ce fut surtout le cas en France lorsque le pouvoir royal devint assez jort pour que la protection du vidame fut superflue. Les papes intervinrent contre les déprédations des vidâmes (Lucius III en 1184 ; Innocent III, le 4e Concile de Latran en 1215, canon 45). Certains vidâmes furent supprimés. La charge, devenue honorifique en France au XVe s., fut abolie en 1790.— F. Senn : L'institution des vidamies en France, Paris, 1907, donne la bibliographie. - Ed. Mallet : Du pouvoir que la maison, de Savoie a exercé dans Genève, dans MDG VIII. [H- <>■]

VIDO. Évêque. Voir Wido.

VIDOMNE. Voir Vidame.

VIDY. Voir Lausanne.

VIÈGE (ail. Visp) (C. Valais, D. Viège. V. DGS). Bourgeoisie, Com. et paroisse. Aux XIIe et XIIIe s.. Vesbia au XIVe s., Vespia ; 1235, Viegi : ail., dès le XIVe s., Vispacli et Visp. Armoiries : parti d'argent et de gueules à deux lions affrontés de l'un en l'autre. On a trouvé, particulièrement dans les environs du Schonbûel, des objets des âges du bronze et du fer. La bourgeoisie de Viège était alirancnie de la dime sur son territoire, mais elle devait, au prix de gros sacrifices, entretenir les digues de la Viè<*e et du Rhône. Les nombreux traités conclus entre l'évêque et Sion favorisèrent un trafic anime par le Mont Moro, dont bénéficiaient les gens de Viège. La preuve en est fournie par les grands marchés qui s'y tenaient, notamment celui de la Saint- Laurent (10 août), pour lequel on prélevait un péage sur les routes durant 14 jours (1314). En 1351. Johann de Platea, de Viège, conclut un accord avec des délègues de la société de commerce de Milan au sujet de la construction et de l'entretien d'une souste. Celle-ci fut un fief épiscopal en mains de la famille Amhengart (de Platea). A partir de 1500, les gens de Viège nommèrent leurs autorités. En 1641, la localité comptait deux magistrats (consules, sindici) et une série de « baillis » qui soignaient les diverses branches de l'administration inférieure. On possède les statuts de la bourgeoisie de 1489 1531, 1543, 1552, 1588, 1631, 1853 et 1884. Elle reçut en fief, en 1443, le droit de pèche dans la \ îege et dans le Rhône, de Rarogne à Naters. A la fin du

VIEGE

XIIe s. Viège possède une église paroissiale et un curé. L'église Notre-Dame est mentionnée pour la première fois en 1220, et à la même époque celle de Saint-Martin.

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Viège au milieu du XVII» s. D'après une gravure sur cuivre de Merian.

Cette dernière devint plus tard l'église du dizain : elle est encore église paroissiale. Des annexes ont été créées à Stalden et Terminen 1265, à Saas 1298. L'église Notre- Dame appelée dans la. suite église de la Trinité et egb.se bourgeoise, fut restaurée après le tremblement de terre de 1855, qui endommagea aussi celle de Saint-Martin. Cette dernière avait été reconstruite en 1651. Sous le portail existait jadis une reclusene dont Itha de Rarogne veuve de Walter Asper eut la jouissance des 1310. ° Viège connut de nombreuses guerres ; ainsi, en 1260, quand Pierre de la Tour dévasta la Hùbschburg et l'église. En 1388, ses habitants, conduits par Pierre de Rarogne. eurent à se défendre contre une armée savoyarde que dirigeait le comte Rodolphe de Gruyère ; l'anniversaire de ce fait d'armes s'appelle encore Manni nmittwoch. En 1476, ils repoussèrent dans la vallée de Nanz une bande de Lombards et les repoussèrent au delà de la montagne. Un combat désespéré eut lieu en 1799, contre les Français, au pont de la Viège. Le village eut à souffrir d'inondations de la Viège et du Rhône, et de tremblements de terre en 1850 et 1855. Population : 1 798, -»1hab • 1930, 2023. Registres de naissances des 16sJZ, ae

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