‹ Dictionnaire historique & biographique de la Suisse (volume 3)Chapitre 62 sur 213 · VILLENEUVE · texte numérisé non relu

VILLENEUVE

restait plus en 1065 qu'une grande tour que la commune racheta eu 18(11' pour 155 IV.. cl où elle logea ses pauvres. Les évêqùes avaient confié la mayorie du lieu à une famille, mentionnée des 1254, qui prit le nom même de Villarzel. L'église est déjà mentionnée en 1 258. Elle devint plus tard filiale de celle de Granges, puis paroissiale en 1622 et fut restaurée en 1909-1912. — Voir DHV. [M. R.]

VILLARZEL. Famille noble vaudoise, qui tire son nom du bourg de ce nom. Armoiries : de gueules au chef d'argent, chargé d'un lambel à cinq pendants d'azur. — 1. Rodolphe. 1254, chevalier, châtelain de Villarzel. — 2. Guillaume, fds du n° 1, seigneur de Villarzel et de Middes, mayor de Lucens 1277, se révolta contre Guillaume de Champvent. — 3. Conon, cité en 1307-1347, fils du n° 2, prieur de Saint-Maire en 1301- 1314, prit le parti de la commune de Lausanne contre le chapitre cathedra), s'empara du château de Villarzel et devint plus lard frère prêcheur du couvent de Lausanne. — 'i. < i i ILLAUME, 1451, chevalier en 1431,écuyer de l'évèque de Lausanne, épousa Peronet de Wabern, devint avant 1444 bourgeois de Berne et fut chargé par le Conseil de cette ville de missions importantes auprès de l'évèque de Lausanne, du duc de Savoie, du pape Félix V. Le duc le fit châtelain de Grandcour en 1444. Propriétaire du château de Bochat sur Lutry. — E. Cornaz : Un diplomate au XVe s. — 5. Guillaume, coseigneur de Marnand, Middes et Prez, comayor de Lueens en 1480, dont les biens (lassèrent aux Loys de Lausanne. — 8. Jean-François, 1668, seigneur de Delly, coseigneurdu Sépey et de Bressonnaz. mayor et châtelain de Lucens, dernier de sa famille. — Martignier : Vevey et environs. — E. Cornaz, dans la RHV 1921. — M. Reymond : Dignitaires. — Anne-Marie, dame de Sépey, épouse de Jacques-Etienne Clavel de Ropraz, à qui elle apporta sa seigneurie, se laissa enlever dans son château, le 24 mai 1691, par une troupe de Fribourg

.innés. Elle fut conduite, avec ses trois enfants, à Romont, puis à Fribourg. L'affaire fut portée en Diète par Berne. Finalement, Mme de Sépey revint au foyer conjugal le Kl septembre. — A. Burnand : L'enlèvement de A/""' de Sépey, dans HHV 1914. [M. R.]

VILLAZ-SAINT-PIERRE (C. Fribourg, D. Glane. V. ItGS). Com. et Vge. Armoiries : de gueules au sauloir d'argent. La localité s'appelait au moyen âge. Villa : l'adjonction du nom du patron de la paroisse est relativement moderne. On a découvert dans ce village des objets romains il burgondes, entre autres, des plaques de ceinturon à damasquinages d'argent. La localité est mentionnée dès le XIIe s., ainsi qu'une famille noble qui y habitait et qui portait le nom de Villa. Les Villa. Billéns, d'Illens, Gruyère, Savoie, Faber de Romont. les couvents de ta Fille- Dieu, de Payerne et de Hauterive ont eu des droits seigneuriaux ou des propriétés à Villaz- Saint-Pierre. La commune fit partie du bailliage de Romont de 1536 à 1798, du district de Romont de 1798 à 1848, puis du district de la i.làne. Le coutumier de Vaud y était en vigueur. Statuts communaux de 1741, 1793. 1805, 1816, 1825, 1843. Population : 1920, 'r <)'.) hab. La paroisse est très étendue et comprend quatre communes : Villaz-Saint-Pierre, Fuyens, Les Glanes et Lussy. Elle est mentionnée dès 1228 et faisait alors partie du décanat d'Ogoz. Mais il est certain qu'elle est plus ancienne encore et Mgr Kirsch admet que sa fondation peut remonter au Xe ou au \l' s. On a prétendu que Romont. qui n'a bâti son église que vers 1244, relevait auparavant de Villaz- Saint-Pierre, mais on n'a pas prouvé cette dépendance. \u X\ '•■ s. l'évèque de Lausanne possédait le droit de collation à Villaz-Saint-Pierre. Le gouvernement de fribourg se l'attribua en 1536. En 1549, le bénéfice de Villaz-Saint-Pierre fut incorporé au clergé de Romont qui ml ainsi le droit d'en percevoir les revenus et de présenter un de ses chapelains à chaque vacance du bénéfice; en 1869, le clergé de Romonl renonça à ce droit. L'églis,. fut rebâtie de 1839 à 1843.— A. Dellion :

Dict. XII. — F. Kuenlin : Dict. IL — - ASHF IV, 144 ; IX, 262. — FG MIL 173. — Étr. frib. 1808. - Fuchs- Raemy : Chronique frib. — J.-P. Kirsch : Die âltesten l 'larrl.ii (h ni ihs Kaiilans Frciliarg clans FG XXIV. — M. Benzerath : Die Kirchenpatrone, dans i-t; \\. [j. \.] VILLENCUS (Gillengus), évêque de Sion 1107- 1116, connu par une donation à Alfa Petra. Il assista. au concile de Tournus. [Ta ]

VILLENEUVE (C. fribourg, D. Broyé. V. DGS). Com. et Vge qui fit partie de la paroisse de Granges, puis dès la Réforme de celle de Surpierre. En 1594, la Broyé inonda toute la région, détruisant les digues ; I, gouvernement de Fribourg accorda alors à la commune des secours en bois, niais réquisitionna tous les sujets de la seigneurie pour le rétablissement de ces digues. En 1595, Fribourg participa à l'achat d'une cloche pour la chapelle de Villeneuve. — Kuenlin : Dict. — A. Dellion : Dict. [H. v.]

VILLENEUVE (C. Vaud, D. Aigle. V. DGS). Ville et Com. Armoiries : d'or à l'aigle éployée d'azur. Le territoire de Villeneuve au débouché du Rhône sur le lac Léman, a été habité de toute antiquité. La grotte du Scé au Châtelard a été fouillée à plusieurs reprises et l'on y a trouvé des débris d'animaux de l'époque magdalénienne, des ossements humains de la période néolithique. Le rêne de la Tinière recèle des pilotis qu'on rapporte aux palafitteurs. Dans le massif des Rochers de Naye, aux Dentaux, on a mis au jour des restes de l'ours des cavernes, une pointe de javelot en os. Des vestiges de l'âge du bronze ont aussi été constatés en divers endroits. A l'époque romaine, les documents abondent : monnaies, constructions, inscriptions. Le tout, retrouvé essentiellement dans le cône de la Tinière et aux abords du Châtelard el de Grandchamp, du côté de Chillon. La table de Peutinger indique en cet endroit une localité appelée Pennelocus à 9000 pas de Vevey et 14 000 de Massongex. admirablement située à l'entrée de la route de Vevey. Un milliaire incomplet rappelle la mémoire de Constantin (vers 310). Cette localité fut probablement détruite lors d'une invasion. On en perd le souvenir pour ne conserver que celui d'un des domaines du territoire, le fon lus Compendiacum. Le 24 sept. 1005, l'évèque Hugues de Sion céda à son cousin, l'évèque Hugues de Genève, quatre champs in villa Compendiaco, une vigne et une terre à Grandchamp avec le castellare voisin qui est le Châtelard ou bien Chillon. Ces deux prélats étaient pioches parents d'Humbert aux Blanches-Mains, peutêtre ses oncles, et l'on peut expliquer de la sorte pourquoi les comtes de Savoie tenaient de l'évèque de Sion la région de l'Eau froide à la cluse de Chillon, sauf la maréchalerie (droits sur les attelages passants) de Compengie, que l'évèque se réservait. Compengie fut une paroisse avec une église qu'en 1166 l'évèque de Lausanne donna au couvent de Hautcrêt, mis quinze ans auparavant par le Comte de Savoie au bénéfice du vallon de la Tinière. Ce domaine s'accrut en 1 195 de la terre de Grandchamp et de l'alpe de Chaude. Il est encore question du chapelain ou du curé de Compengie en 1207 dans un partage de revenus paroissiaux avec Hautcrêt. A ce moment la localité de Compengie se transforme. Le comte de Savoie a besoin d'hommes pour la garde du château de Chillon. Il y attire les gens de la région par l'attrait du commerce à un passage très important, par des franchises très libérales et leur assure à euxmêmes la sécurité en entourant l'agglomération de remparts. Les franchises de la Villeneuve de Chillon sont de 1214, le premier métrai ou officier du comte à Villeneuve est cité en 1220.

Cette fondation fut complétée en 1236 par celle de l'hôpital Notre-Dame poui les pèlerins el les passants, fondation qui est due à la libéralité d'Aymon de Savoie, seigneur du Chai dais, lequel lia lut ail C lu lion et donna de grands biens à cet le maison. On conserve encore la tour

de cet hôpital, laquelle esl ilu \l\' 5., el date s;ius doute d'une reconstruction faite à la même époque que celle de l'église paroissiale.

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