BARTHÉLÉMY
diateurs cuire Zurich e1 les Confédérés, 1450 député à Munich pour régler les différends entre les villes SOUabes et le (\ur Alberl d'Aul riche ; en 1455
il représenta deux fois Schaffhouse devant le Conseil d'Ueberlingen dans l'a lia ire des quatre nobles qui voulaient renoncer à leur droit de bourgeoisie. Avec Ilans am Slad, il scella, au nom de la ville de Schaffhouse, le traité de paix conclu en 1461 entre les Confédérés et l'Autriche, acquit en 1463, d'Eberhard et Caspar von Clingenborg, le village et, bailliage de Bùsingen. — 3. H \\s. 1 'i.">r>- 1 47^, fils du n° 2, reçut en fief, en 1465, du duc Sigismond, le village et bailliage de Bùsingen ; 1470 membre du Conseil et administrateur de l'église de St. Johann. — 4. Mans, I 472-1520, fils du n° 3, détenteur avec ses frères Conrad et Batt du fief de Busingen. — 5. Conrad, 1472, fils du n° 3. 1492 membre du Conseil et architecte, en 1 193 président du tribunal du bailli, prévôt de corporation, dix fois bourgmestre de 1500 à 1518, souvent membre du Conseil des « Cinq », administrateur des cordeliers 1518. f avant 1529. — 6. Hans, 1535, pasteur à Beringen, doit être le dernier de la famille. - - Voir LL. — Riieger : Chronik. — Harder : Gesellschaft zur Kaufleuten. — Kirchhofer : Neujahrsgeschenke. — Festschrift von Stadt und Kt. Schaffhausen. I Waisner-Keller.]
BARTH. Familles des cantons de Bâle. Berne, Lucerne et Schaffhouse.
A. Canton de Bâle. I. Famille originaire de Colmar, bourgeoise dès 1610. — 1. Valentin, juré au tribunal de Colmar, dut s'enfuir à Bâle pour cause de religion ; il y mourut en 1632 peu après son arrivée. — 2. Hans, cousin du n° 1, membre de la corporation des jardiniers, acquit la bourgeoisie de Bâle en 1610. — - 3. Jakob, 1619-1687, fils du n° 2, pasteur à Einigen et Amsoldingen (Berne) ; sa descendance est en partie restée dans le canton de Berne. — 4. Johann-Friedrich, petit-fils du n° 3, 1712-1763, pasteur à l'Hôpital bourgeois de Berne, puis à Wattenwil. — 5. Daniel, charpentier, frère du n° 4, renouvela en 1743 la bourgeoisie de Bâle ; il est l'ancêtre de la famille existant dans cette ville. — 6. Sigmund, frère des nos 4 et 5, 1723-1772, portraitiste, élève de Johann-Rudolf Huber, membre du Conseil de Bâle. — Voir Basler Wappenbuch I, 4. [C. R.]
II. Famille originaire de Mùlligen (Argovie), bourgeoise de Bâle dès 1816, issue de Samuel, négociant. — 1. Theodor, 1846-1915, pasteur à Bâle, expert réputé en fait d'orgues et de cloches, collaborateur au
recueil de cantiques bâlois. — 2. Paul, médecin, * 24 août 1848, t 5 mars 1921, étudia à Bâle, Tubingue, Gôttingue et Prague. Médecin à Bâle dès 1878, fonda dans cette ville l'œuvre des samaritains en 1886; connaisseur du vieux Bâle et auteur de travaux d'histoire locale. — 3. Fritz, professeur de théologie, * 25 oct. 1856 à Bâle, f 23 fév.
1913, étudia à Bâle et Tubingue. Pasteur à Reitnau (Argovie) 1879-1886, enseigna l'histoire de l'église et le Nouveau Testament au séminaire théologique de Bâle 1886-1889, privat-docent à la faculté de théologie de Berne 1889; professeur extraordinaire 1891, puis professeur ordinaire d'histoire de l'église. Principales publications : Hauptprobleme des Lebens Jesn (5e éd. 1918) ; Einleitung in das Neue Testament (3e éd. 1914). Après sa mort parut un recueil de discours et conférences des années 1894-1911 sous le titre : Christus unsere Hoffnung, avec une bibliographie de ses publications. Barth fit partie pendant de nombreuses années des autorités ecclésiastiques supérieures du canton de Berne. — 4. Hans, * 8 juillet 1871, étudia à Bâle,
Fritz Barth.
D'après une photographie.
Berlin et Gôttingue, 1896-1902 assistant à la Bibliothèque universitaire de Bâle, bibliothécaire à Winterthour 1902-1909, dès 1909 bibliothécaire à la Bibliothèque de la ville puis à la Bibliothèque centrale de Zurich. On lui doit la continuation du Repertorium de Brandstetter jusqu'en 1900 et une Bibliographie der Schweizer Geschichte — Voir Dict. suisse des contemporains. — 5. Albert, * 20 février 1874, étudia à Bâle, Berlin et Gôttingue, professeur au gymnase de Bâle 1904-1909, au séminaire de Schaffhouse 1909-1915, recteur de l'école des filles de Bâle dès 1915. Rédigea sur l'ordre du Département fédéral de l'Intérieur : Die Reform der hôhern Schulen in der Schiveiz, 1919. — 6. PAUL-BASILIUS, peintre, * 1881, à l'Académie des Beaux-Arts de Munich 1902-1904, en Italie 1904-1906, à Paris 1906-1914, dès 1914 à Bâle. — Voir H. Graber : Jûngere Schweizer Kiinstler. — 7. Karl, * 10 mai 1886, pasteur à Genève, puis à Safenwil (Argovie) : il est l'auteur d'un commentaire de l'Epître aux Romains qui lui valut en 1921 un appel de la faculté de théologie de Gôttingue. [C. R.]
B. Canton de Berne. — Heinrich, bourgeois de Bienne, du Petit-Conseil 1549-1568, recteur de la léproserie 1550, banneret 1554. |\\". B.]
C. Canton de Lucerne. Famille de Willisau, mentionnée depuis le XVIe s. — 1 . Thoman, menuisier 1613, juge 1627, du Conseil 1648-1655. Plusieurs membres de sa famille lui succédèrent au Conseil. — 2. Beat-Jakob fut alternativement avoyer avec d'autres de 1738 à 1752. — 3. Johann-Thomas, maître d'école 1712, curé d'Oberkirch 1742-1748, curé et sextar à Luthern de 1748 à 1750. — • 4. P. Donatian, père gardien des capucins à Schiipfheim en 1793, f 1813. — 5. Franz-Josef, 1799-1851, curé d'Entlebuch de 1829 à 1850. — 6. Justin, chirurgien officiel 1809, médecin de district 1819, médecin officiel 1842. [P.-x. W.]
D. Canton de Schaffhouse. Famille de Stein s /Rhin.
— Albert, * 6 décembre 1840, négociant à Rio de Janeiro, f 25 octobre 1906 à Zurich. Il a constitué par testament le fonds de l'Asile Barth à Schaffhouse, du montant de 200 000 fr., et fait plusieurs legs importants : 200 000 fr. à sa commune d'origine ; 400 000 fr. à l'École polytechnique fédérale et autant à l'Université de Zurich. Son portrait est à l'hôtel de ville de Stein. — Voir Schaffh. Tagblatt, 31 octobre 1906.
— Sleiner Grenzbote, 1er nov. 1906. — NZZ, octobre 1906. r [Waisner-Keller.]
BARTHÉLÉMY, François, marquis de, * à Aubagne (Bouches-du-Rhône) ie 20 octobre 1747, f à Paris le 3 avril 1830. Secrétaire d'ambassade et chargé d'affaires en Suède, 1768, à la cour de Vienne, 1775, en Angleterre, 1784, ministre plénipotentiaire à Londres, 16 septembre 1787. Le 1er janvier 1792, le Comité de salut public l'envoie comme ambassadeur auprès des cantons suisses. L'hôtel de l'ambassade de France était à Soleure, mais devant le mauvais vouloir de MM. de Soleure où il arriva le 30 janvier, Barthélémy s'installa à Baden (Argovie). Les suites de la mutinerie du régiment suisse de Châteauvieux, à la solde du roi de France, en garnison à Nancy, de graves injures subies par le régiment d'Ernst, à Aix, le massacre, enfin, le 10 août 1792, des gardes suisses du roi, nécessitèrent de nombreuses interventions de Barthélémy. Son talent de diplomate libéral et constamment équitable ne put empêcher que le 15 septembre la Diète helvétique ne rompît ses relations avec la France. Avec l'assentiment des hommes d'État suisses, dont il était vivement apprécié, Barthélémy demeura cependant à Baden en qualité d'agent indirect auprès du Corps helvétique Dès 1793, il put revêtir le titre d'ambassadeur de la République. Le 17 novembre, un décret de la Convention rendu à l'instigation de Barthélémy, reconnaissait d'une façon définitive la neutralité helvétique. En 1794, c'est sur ses instances que Berne et Zurich agréèrent la constitution démocratique que la République de Genève venait de se donner ; il retarda ainsi, par d'intelligents efforts, l'annexion de Genève par la France qui ne devait survenir, contre son avis, qu'en 1798. Barthélémy négocia en 1795 avec succès la paix avec la Prusse, l'Espagne et le landgrave de Hesse-Cassel, à Bâle. Élu le