BONS
mille fixée à Bursins en 1. Jean-Louis, * 9 janvier
Jean-Louis Bonnet.
D'après une photographie.
1688 et qui a donné : — 1805, étudia à Lausanne et à Bâlejoù il se lia avec Vinet. Aumônier des troupes suisses au service de France, à La Rochelle et à Lorient 1829-1830, pasteur de l'Église française de Londres 1830-1835, et de l'Église française de Francfort s. M. 1835-1885, t à Montpellier 15 mais 1892. Il a collaboré à des périodiques français, anglais et allemands, et publié des études sur Calvin et son Introduction à l'Institution chrétienne, puis des livres d'édification. — 2.
Max, * à Francfort s. M.
3 nov. 1841, professeur de littérature latine à l'Académie de Lausanne 1866- 1874, membre correspondant de l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Éditeur de plusieurs pseudépigraphes de la littérature chrétienne primitive (Acta Thomae, etc.) et auteur d'un ouvrage capital sur le latin de Grégoire de Tours, 1890, f à Montpellier 20 février 1917. [E. B.]
D. Canton du Valais. Famille bourgeoise de Saint- Maurice (Valais).
François, peintre, * 1811 à Saint-Marcellin (Isère), t à Fribourg 1894. Après avoir travaillé à Paris, il se fixa à Lausanne comme maître de dessin. De 1843 à 1848 il séjourna à Rome, puis revint à Lausanne. Vers 1862, il fut appelé à Fribourg où il enseigna au collège Saint-Michel jusqu'en 1890. Le musée de Fribourg possède bon nombre de ses toiles, notamment de ses paysages d'Italie qui sont très remarquables. — SKL. [Aug. Sch.]
BONNETON. I. Famille du refuge français établie d'abord à Berlin, puis à Genève au milieu du XVIIIe s.
— Théodore, 1762-1805, habile graveur, nommé graveur de la monnaie de 1794 à 1795, auteur de médailles Rousseau. — II. Famille originaire d'Alais en Languedoc, genevoise depuis 1693. — Philippe, 1824- 1902, député au Grand Conseil 1874, directeur de l'École secondaire et supérieure des jeunes filles de Genève, de 1862 à sa mort, auteur d'une notice sur cet établissement. — SKL. — ■ Arch. d'État Genève. [C. R.]
BONNEVILLE (LA) (C. Neuchâtel, D. Val-de- Ruz,, Com. Engollon. V. DGS). Localité, appelée aussi Neuveville, aujourd'hui disparue. Elle a très probablement été fondée par les seigneurs de Valangin dans le cours du XIIIe s. ; la plus ancienne mention est de 1295. En janvier 1296, les seigneurs de Valangin, Jean et Thierry d'Aarberg, donnèrent à l'évêque de Bâle, en franc-alleu et pour trois ans, le Val-de-Ruz et leur forteresse de la Bonneville. A la suite de ce traité, qui lésait les droits du souverain, le comte de Neuchâtel, ce dernier livra bataille et défit les seigneurs de Valangin le 28 février 1296. Les hostilités reprirent en 1301. La Bonneville fut détruite le 28 avril de cette année-là et ses habitants dispersés. Pendant longtemps l'on a cru, sur la foi d'une tradition du XVIIIe s. que ces derniers avaient passé la montagne de Chaumont et fondé, au pied du Schlossberg, La Neuveville, appelée parfois aussi Bonneville. Une correction de route en 1874 a mis au jour quelques objets de fer provenant de la Bonneville. Des fouilles entreprises en 1883 rapportèrent quelques armes et outils ainsi que des pièces de monnaie du XIIIe s. — Voir Matile : Monuments. — Matile : Hist. de la seigneurie de Valangin. — MN 1865, 1875, 1877, 1883. — Ch. Châtelain : Les sires de Valangin et Vévêque de Bâle, dans MN 1895. [L. M.]
BONNEVILLE. Voir Neuveville (La).
BONN Y. Famille de Chevroux (Vaud) dès le XVIe s.
— Emile, * 1884, violoncelliste, professeur au Conservatoire royal de Munich, puis fixé en Angleterre où il a
acquis une certaine célébrité. Armoiries : de gueules à la herse d'argent. [M. R.]
BONO, BUONO, de BONO. Familles de Bissone, Campione et Carona, qui ont donné de nombreux artistes, architectes et sculpteurs. Des Bono, de Bissone, sont mentionnés à Venise vers 1150 ; en 1264, un Zamrono travaillait dans l'église de Saint-Antoine de Padoue Un Giovanni travaillait comme architecte au dôme de Lucques en 1274, et en 1281 un architecte et sculpteur du même nom sculptait les colonnes portant les deux lions de la porte du milieu du dôme de Parme. On attribue aussi à ce Giovanni l'église de Gemona dans le Frioul. Des Bono, de Campione, travaillèrent de 1387 à 1426 à la construction du dôme de Milan, tandis que d'autres furent chargés d'importants travaux au XVe s. à Venise : Giovanni et son fils Bartolomeo firent en 1430 les sculptures de la façade de la Cà d'Oro. Ces deux artistes, en collaboration avec Pantaleone, reconstruisirent dès 1424 le vieux palais des doges et l'ornèrent de sculptures. Bartolomeo (f vers 1464) est l'auteur de la Porta délia Carta. En 1524, un Bartolomeo était l'architecte du chapitre de Saint-Roch à Venise ; il fut destitué par la rivalité de Santo Lombardo dei Solari, un autre artiste tessinois. — Voir ALBK. — BStor. 1885. — Bianchi : Artisti ticinesi. — Pometta : Corne il Ticino... [C. Trezzini.]
BONOM, BONNOM, BUNOM, BONUM. Ancienne famille de Bevers (Grisons). — Jacor, * 1731, pasteur à Bevers de 1756 à 1808. [J. R. T.]
BONORAND, a BONORAND, a BONORAN, a BONORANDIS. Ancienne famille de Sus (Grisons). — Johann-Conradin, * 1681, pasteur à Igis et à Valzeina, puis aumônier militaire en Hollande, professeur de langues à Hambourg et à Kônigsberg, pasteur à Thusis en 1713, f 1719. Il était capable de prêcher en onze langues. C'est à Kônigsberg qu'il fit son célèbre sermon, qui fut imprimé à plusieurs reprises et dans lequel la consonne R ne se trouve pas. [J. R. T.]
BONS, de.Famille noble originaire de Bons en Savoie, dont plusieurs branches se sont fixées au Valais, à Genève et dans le canton de Vaud. Armoiries :
d'azur au cerf passant d'or. La famille valaisanne compte deux rameaux, l'un de Sion, attesté pour la première fois à Savièse en 1210, l'autre reçu à la bourgeoisie de Saint- Maurice en 1625.
Le premier a donné des chanoines, des curés et des notaires, ainsi que des châtelains de Savièse : Jean, notaire, banneret et capitaine de Savièse 1649-1673. — Pierre, châtelain 1703-1712. — Sérastien, 1738- 1753. Le deuxième a donné des syndics de Saint- Maurice. Armoiries de la branche sédunoise : d'argent au cœur de gueules, fleuré de deux roses du même, tigées et feuillées de sinople et surmontées en chef de trois étoiles à six rais d'or. — ■ La famille de Genève se répandit en Hollande, dans le pays de Gex, à Lausanne et à Cossonay. — 1. Jean, prieur du couvent de Saint-Maire à Lausanne 1324-1343. — 2. Anselme, * vers 1547, f 1614 à Genève. Il embrassa la Réforme, fut pasteur à Bons et vint se fixer à Genève en 1585. — 3. Claude- Hippolyte, châtelain de Cossonay 1590, seigneur de Coudray. f av 1626. — 4. François, fils du n° 2, 1573- 1614, professeur de droit à l'Académie de Genève 1606, de philosophie 1608, bourgeois de Genève 1611. — 5. Amed, fils du n° 2, t 1652, pasteur en France, à Farges 1620-1626, à Châlons-sur-Saône 1635-1640, à Gex 1641- 1647, seigneur de Farges. — 6. Pierre, frère du n° 5, capitaine en Savoie, puis en France ; capitaine-major des troupes que Genève envoya au secours de Berne dans la première guerre de Villmergen, f 1675. — 7. Amed, fils du n° 5, seigneur d'Asserens, se fixa à Lausanne lors de la révocation de l'Édit de Nantes. — 8. Louis, 1638-1719, syndic de Saint-Maurice 1664 et 1702. — 9. Barthélémy, * 1660, acquit la seigneurie de Vernand en 1684. — 10. André, * 1687, bourgmestre de Breda en Hollande. — 11. André, 1720-1800, général au service de Hollande, défendit brillamment en 1794 la ville de Grave contre Pichegru. — 12. François-
BONSCHINDER
BONSTETTEN
Louis, 1723-1797, pasteur à Lausanne, puis à Londres 1751, professeur de théologie à Lausanne 1761, recteur de l'Académie 1780. — 13. Charles-Louis, 1756-1841, lieutenant-colonel du bataillon valaisan au service de France, qu'il organisa sur l'ordre de Napoléon, chevalier de Saint-Louis, président de la ville de Saint-Maurice. — 14. Jean-Louis, * 1762, officier en Hollande, commandant des troupes vaudoises, général en chef le 25 janvier 1798. Après la dissolution de sa troupe, il fut appelé le 20 février au commandement de l'armée du canton du Léman et prit part à l'attaque et à l'occupation de Fribourg. En mars 1799, il commandait la première légion helvétique. — 15. Charles-Louis, 1809-1879, homme de lettres, député au Grand Conseil du Valais, qu'il présida en 1855 et 1871, conseiller d'État, auteur de : Origine et généalogie de la famille de Bons 1864. — 16. Charles-Marie, 1836-1912, officier au service de Naples, député au Grand Conseil valaisan, préfet de Saint-Maurice. — Voir Origine et généalogie de la famille de Bons. — Foras : Armoriai I. — Bec. génèal. vaudoises I. [E. de B. et M. R.]
BONSCHINDER, BOSCHINDLER. Famille éteinte, bourgeoise de Zurich, citée dès 1320. En 1357 Berschi paie des impôts au faubourg de Stadelhofen. — Rudolf, de 1394-1408, prévôt d'une corporation. Le dernier rejeton, Jakob, mourut en 1660 au service de France. Armoiries : d'azur à un craquelin d'or, accompagné en chef de deux étoiles du même (souvent avec marque de maison), et de trois coupeaux en pointe. — Voir UZ X. — Steuerbûcher. — Diirsteler: Geschlechterbuch. — SI VIII. [W. U.]
BONSTETTEN (C. Zurich, D. Affoltern. V. DGS). Com. et paroisse. Armoiries : celles des barons de Bon-
L'église de Bonstetten en 1839.
D'après une aquatinte de Ludwig Schulthess.
stetten : de sable à trois fusées d'argent, à la bordure d'or. On y a trouvé des objets de l'âge du bronze et de l'époque romaine, ainsi que des tombes alémanniques au Bodenfeld et clans le village. En 1155, Bounsteten, qui signifie endroits couverts d'arbres. Parmi les propriétaires fonciers à Bonstetten au moyen âge, mentionnons d'abord les barons de Sellenbùren, Bonstetten et Toggwil ; les couvents d'Engelberg, Saint-Biaise, Einsiedeln et Cappel y reçurent des biens de ces seigneurs. La haute justice passa de l'Autriche à Zurich en 1415. Les droits de bailliage y étaient détenus au XVe s par les Zoller de Zurich, qui les vendirent avant 1507 aux Holzhalb de Zurich, depuis 1538 ils appartinrent à Zurich. Dès lors, Bonstetten forma avec Stallikon et Wettswil un bailliage zuricois.
Bonstetten appartint aux districts de Mettmenstetten 1798-1803, de Horgen 1803-1815, de Knonau dès 1815 et aujourd'hui d'Affoltern. Le château des barons de Bonstetten, qui, selon la tradition, s'élevait dans le pâturage « Burg », à l'Est du village, a disparu sans
laisse-- dn Iraces ; peut-être fut-il détruit par les Zuricois lors des troubles qui suivirent le massacre nocurne de 1350 Rudolf von Bonstetten vendit l'emplacement au couvent de Cappel en 1371. L'église de Bonstetten, qui est mentionnée depuis la seconde moitié du XIVe s. comme filiale de Stallikon, devint église paroissiale en 1484. La collation appartenait au Conseil de Zurich. Le couvent de Saint-Biaise, dont dépendait l'église de Stallikon, y percevait les dîmes. Les registres de paroisse datent de 1662. La première école fut construite en 1648 ; celle d'aujourd'hui en 1856. Au XIXe s. plusieurs tuileries-briqueteries étaient en activité. Population : 1708, 478 ;1836, 843 ; 1920, 643. — Voir Heierli : ArcMol. Karte des Kts Zurich. — UZ. — SS.R. — ■ Zeller-Werdmûller : Zûrcherische Burgen. — Nùscheler : Gotteshâuser. — Stauber : Die ziircherischen Landschulen, dans Nbl. der Hùlfs gesellschaft Zurich 1920. [Edwin Hauser.]
BONSTETTEN, de. Anciens barons du St. Empire originaires de l'Argovie. Sur le plus ancien sceau connu, de 1251, on voit un «arbre de vie», mais déjà en 1258 apparaissent les Armoiries actuelles : de sable à 3 fusées d'argent, à la bordure d'or. En Suisse, les premiers personnages mentionnés par les documents sont : Heinricus de Boumstedin, nobilis vir, qui participe en 1122 à la fondation du couvent d'Engelberg par Konrad von Sellenbùren et dote de bénéfices le jeune monastère, et Conradus de Bounsteten témoin dans une donation faite en 1155 au couvent de Saint- Martin sur le Zurichberg.
I. Branche de Zurich. Elle a pour ancêtre : — 1. Hermann, qui contribua, avec Ulrich de Bonstetten, à régler en 1217 une contestation de frontières entre Schwyz et Einsiedeln. En 1225 il se porte caution pour les barons de Schnabelbourg. Son fils — 2. Hermann, l'ancien, paraît dans une cinquantaine de documents. En 1272, il sert de répondant au comte Rodolphe de Habsbourg pour le mariage de la fille de ce dernier avec le comte Meinrad de Tirol. Vice-landgrave d'Argovie dès 1273, de Thurgovie dès 1275, bailli impérial de Zurich dès 1277, juge de la Cour royale dès 1286, seigneur de Bonstetten et Uster ; f vers 1312. — 3. Hermann, le jeune, fils du n° 2, vice-langrave de Thurgovie 1300, bailli impérial de Zurich et Saint-Gall 1300 ; t 1302. — 4. Hermann, demi-frère du n° 3, abbé de Saint-Gall 1333-1360.— 5. Jean, fils du n° 3, chanoine de la Prévôté de Zurich, t 1315 à Morgarten. — ■ 6. Ulrich, et — 7. Hermann, tous deux petits-fils du n° 3, prirent part au massacre de Zurich. Le premier fut emprisonné, puis relâché en 1353. Pour le second, les Zuricois détruisirent son château de Bonstetten; il quitta le pays et mourut à Paris. — 8. Rodolphe, frère des n°s 6 et 7, seigneur d'Uster et de Bonstetten, vendit en 1371 au couvent de Cappel les ruines et le domaine de Bonstetten. — ■ 9. Jean, frère des précédents, fut dès 1375 bailli du comté de Kibourg, qui lui fut hypothéqué en 1378, ainsi que la ville de Winterthour, par le duc Léopold. Il fut bailli pour le duc en Argovie, Thurgovie et Haute-Alsace 1379-1380. Après sa mort survenue en 1384 le duc racheta l'hypothèque à ses héritiers pour la transmettre aux comtes de Toggenbourg. — 10. Jean, fils du n° 9, seigneur de Uster, Wilberg et Gîindisau, conseiller du duc d'Autriche, acquit en 1407 la bourgeoisie de Zurich. En 1411, la maison d'Autriche lui remit en gage hypothécaire les seigneuries de Hohensax et Frischenberg, avec le droit de collation à Gams. — ■ 11. Gaspard, fils du n° 10 fit ensevelir en terre bénie, dans son cimetière d'Uster, les défenseurs de Greifensee décapités par Ital Reding. Il acquit en 1460 la bourgeoisie de Zurich et mourut peu après. — [W. deB.] — 12. Albert, humaniste, fils du n° 11, * vers 1442, entra en 1465 au couvent d'Einsiedeln, dont l'abbé, Gerold de Hohensax, était son oncle. Il étudia ensuite aux Universités de Fribourg-en-Brisgau, de Bâle et de Pavie, où il entra en relations avec nombre de savants, de lettrés,
BONSTETTEN
BONSTETTEN
Sceau d'Albert de Bonstetten.
de princes et d'hommes d'État, parmi lesquels Niklaus von Wyle, Thiïring Fricker, Johannes Beccaria, le duc Galeas de Milan, Sigismond de Tirol,
les évoques d'Augsbourg, de Metz, de Spire, de Besançon, etc., doyen de son couvent depuis 1470, il fut ordonné prêtre en 1474 et se fixa définitivement à Einsiedeln, d'où il entretint une correspondance universelle et où il écrivit nombre d'ouvrages qui comptent dans le mouvement humaniste, entre autres, la première description de la Suisse (1479), un récit des guerres de Bourgogne, une vie de Nicolas de Flue, une histoire de son monastère, etc. En récompense de ses mérites et de ses services politiques, l'empereur Frédéric III le fit comte palatin et chapelain de la Cour (1482). L'empereur Maximilien le confirma dans ces dignités, y ajouta le droit de délivrer des diplômes d'armoiries, et le fit nommer Dr en droit canon (1498), avec le droit de créer lui-même dix docteurs. Il était en relations avec le roi de France, avec le pape Sixte IV, avec le doge de Venise, et d'autres souverains, f probablement 1504. — Voir A. Bùchi : A. von Bonstetten. — Le même : Briefe und ausgewâhlte Schriften A. v. B's, dans QSG XIII. — Odilo Ringholz :Gesch. des Benediktinerstifts Einsiedein. — [A. Buchi.] — 13. André- Roll, frère du n° 12, seigneur d'Uster et Hohensax, fut reçu le 17 mai 1463, à Berne, dans la corporation des Gentilshommes et créé chevalier en 1476 devant Grandson. f 1493. — 14. Jost, fut membre du Conseil de Zurich 1578, bailli de Stâfa, de Sargans 1588 et de Bonstetten 1594 ; avec lui s'éteignit la branche zuricoise.
II. Branche de Berne. Son fondateur est — 1. Beat- Wilhelm, petit-fils du n° 13, ci-dessus, f 1522 à la Bicoque. — 2. Jean-Jacques, fils du n°l, seigneur d'Urtenen et Mattstetten, débuta comme page à la cour du duc d'Orléans-Longueville. Membre du Grand Conseil de Berne 1542 ; bailli d'Avenches 1546, gouverneur du comté de Neuchâtel pour le duc d'Orléans-Longueville 1552 ; t de la peste 1574. — 3. Beat-Jakob, fils du n° 2,
* 1543, du Grand Conseil 1572, bailli de Morges 1587, de Morat 1590, colonel en France, chargé de missions diplomatiques par l'État de Berne ; f 1595. — 4. Jost, fils du n° 3, * 1579, du Grand Conseil 1610, capitaine en France 1614, f devant Tirano 1620. — 5. Jean- Rodolphe, frère du n° 3, seigneur d'Hindelbank, * 1544, du Grand Conseil 1573, bailli d'Échallens et Orbe 1590, t 1608. — 6. Ulrich, 1548-1608, frère des n<>* 3 et 5, seigneur d'Urtenen, Mattstetten et Jegistorf. Il épousa Anne de Neuchâtel- Vaumarcus et devint par là baron de Vaumarcus et seigneur de Travers en 1599. Ses descendants conservèrent Vaumarcus jusqu'en 1675 et les seigneuries de Travers et Rosières jusqu'en 1760. Membre du Grand Conseil de Berne 1585, du Petit Conseil 1595, commandant de 21 compagnies en France, ambassadeur en Savoie 1593, auprès du roi Henri IV 1594. — 7. Charles, fils du n° 6, baron de Vaumarcus.
— 8. Rodolphe, frère du n° 7, co-seigneur de Travers,
* 1596, du Grand Conseil 1624, bailli de Morat 1630 ; t 1631. — 9. André, frère des n»* 7 et 8, * 1604, capitaine en France, du Grand Conseil 1632, bailli de Morges 1639, de Baden 1649, où il mourut. — 10. Jean-Jacques, fils du n° 9, * 1627, du Grand Conseil 1651, bailli de Thorberg 1661, de Morges 1681 ; f 1682.
— 11. François-Louis, petit-fils du n° 6, seigneur de Rosières, * 1629, officier au Hanovre et dans le Palatinat, gouverneur de Germersheim, envoyé de l'Électeur palatin au couronnement du roi Charles II d'An-
gleterre ; f 1682. Il avait épousé Anne Cary, nièce de la reine Anne d'Angleterre.
12. W'olfgang, chef de la Branche dite de Sinneringen, * 1637, du Grand Conseil 1673, bailli d'Oberhofen 1684, de Gottstadt 1708 ; f 1715. — 13. André, frère du n° 12, * 1638,| du Grand Conseil 1664, avoyer de Berthoud 1676 ; f 1690.
14. Charles, chef de la branche dite de Valeyres, frère des précédents, * 1641, du Grand Conseil 1673, bailli de Thorberg 1679 ; 1 1688. — 15. François-Emmanuel, frère des n^ 12-14, * 1649, du Grand Conseil 1680, du Petit Conseil 1707, intendant de l'arsenal ; f 1726. — 16. Sigismond, fils du n° 12, * 1671, du Grand Conseil 1701, bailli d'Interlaken 1717, de Biberstein 1740 ; f 1747. — 17. Gottlieb, * 1673, fils du n° 10, du Grand Conseil 1710, bailli d'Avenches 1718, de Morat 1730 ; f 1733. — 18. Wolfgang, fils du n° 12, * 1674, du Grand Conseil 1727, châtelain de Wimmis 1729 ; t 1729. — 19. Thuring, frère du n° 17, * 1676, du Grand Conseil 1718, bailli de Nidau 1732 ; f 1733. — 20. Jean-Rodolphe, * 1677, petit-fils du n° 9, du Grand Conseil 1718, bailli de ttstadt 1729, Gointendant des bâtiments de l'État de Berne 1749 ; f 1750. — 21. Jean - Gaspard, fils du n° 14, * 1681, du Grand Conseil 1727, bailli de Bùren 1739 ; f 1761. — 22. Charles - Emmanuel, petit-fils du n° 14, * 1706, du Grand Conseil 1745, bailli de Buchsee 1748, du Petit Conseil 1753, trésorier du Pays de Vaud 1765. — 23. Samuel, fils du n° 17, * 1722, du Grand Conseil 1755, bailli de Morges 1768, du Petit Conseil 1781 ; t 1787. — 24. François-Emmanuel, fils du n» 21, * 1723, colonel, du Grand Conseil 1755. bailli de Thorberg 1769 ; f 1797. — [W.de B.] — 25. Charles- Victor, fils du n° 22, * àBerne 3 sept. 1745, f à Genève 3 février 1832, étudia à Yverdon et Genève, voyagea en Hollande, en Angleterre, en France et Italie. Du Grand Conseil de Berne 1775, bailli de Gessenay, de Nyon, au Tessin, Bonstetten quitte sa patrie après la chute de Berne et se rend au Danemark où il reste trois ans. Son talent d'écrivain s'y épanouit sous l'influence de Friederike Brun, et dès son retour en Suisse et son établissement à Genè ve;( 1 803 >, il écrira en français ses œuvres essentielles : Voyage sur la scène des six derniers livres de l'Enéide, 1805 ; L'homme du Midi et l'homme du Nord, 1825; La Scandinavie et les Alpes, 1826 ; Souvenirs, 1832 ; Recherches sur les lois de la nature et de l'imagination, 1807 : Études de l'Homme, 1821. En allemand, il avait fait paraître : Ueber die Erziehung der Patrizier Familie in Bern, 1785, et Briefe ilber ein schweiz. Hirtenland, 1793. Bonstetten est un des esprits les plus distingués de la fin du XVIIIe siècle. Sa vie offre un grand intérêt tant par les événements auxquels il se trouva mêlé par ses fonctions (contre-coup de la Révolution dans le Pays de Vaud, chute de la République bernoise etc.) que par les personnages avec lesquels il fut lié : Jean de Muller, Matthisson, Stapfer, Zschokke, J.-H. Fùssli, Necker, Mme de Staël, Pictet de Rochemont, Sismondi, etc. — Voir Steinlen : Ch. V. de Bonstetten. — Sainte-Beuve : Causeries du lundi, 1860. — Morell : Ch.-V. de Bonstetten- — M.-L. Herking : Ch.-V. de Bonstetten. — [m.-l. h.1 — ■ 26. Jean-Louis, frère du n° 22, * 1713, capitaine au service de Sardaigne, du Grand Conseil 1745, bailli d'Aigle 1749, de Biberstein 1761. — 27. Gustave- Albert, fils du n° 26, * 1752, officier en Piémont, du Grand Conseil de Berne 1785, bailli d'Interlaken. — 28. Jean-Charles, petit-fils du n° 16, * 1761, offi-
Oharles-Victor de Bonstetten.
D'après un portrait de J. Blancpain (coll. Maillart).