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BOREL

sort du pays. Un siècle et demi plus tard, c'est à la Borcarderie, appartenant alors à Auguste de Montmollin, géologue et philanthrope, que le colonel de Pourtalès-Steiger s'entendit avec le capitaine Constant

La Borcarderie. D'après une aquarelle du commencement" du XIXe s.

Comtesse, intendant de la Borcarderie et royaliste décidé, pour préparer la contre-révolution du 3 septembre 1856 qui eut pour conséquence la rupture définitive du lien qui unissait Neuchâtel à la maison de Prusse. Vers la fin du XVIIIe s., de Montmollinde Luze avait établi à la Borcarderie une fabrique d'indiennes qui subsista jusqu'en 1815. En 1891 un incendie détruisit la tourelle et les combles du château renfermant de précieux souvenirs historiques. — Philippe Godet : Neuchâtel pittoresque. — Souvenirs personnels. [P; de M.]

BORCERIIS ou BOURSEY, Jean de. Évêque in partibus de Sagone, puis évèque cerviccnsis en Épire, administrateur de l'évêché de Lausanne de 1474 à 1470, pendant l'épiscopat de Julien de la Rovère (le futur pape Jules II) et les guerres de Bourgogne. — Reymond : Dignitaires. [M. R.]

BORD 1ER. Nom de plusieurs familles du Refuge français à Genève au XVIe s., une seule fit souche. Elle descend de — Guillaume, * vers 1506 près d'Orléans, f 1588, reçu bourgeois de Londres en 1551, habitant de Genève le 13 août 1554 et bourgeois avec ses fils le 30 avril 1571. Armes : d'azur à deux épées d'argent en sautoir, gardes et poignées d'or accompagnées en chef d'un cœur d'or, en pointe d'une étoile d'or (variantes). Cette famille a donné entre autres dix-huit membres aux Conseils législatifs de la République de Genève, un syndic, un conseiller d'Etat et des artistes de renom. Parmi ces derniers, il faut citer — 1, Jaques, 1616-1684, peintre en émail, collaborateur de son beaufrère Jean Petitot, fils aîné du célèbre émailliste. Il fut aussi agent officieux de la République de Genève auprès du roi de France. — 2. Pierre, cousin du précédent. Horace Walpole a fait l'éloge de ses travaux exécutés en Angleterre dans ses Anecdotes of painting. — Parmi les magistrats : — 3. André-César, 1746-1802, du Conseil des Deux-Cents 1775, auditeur 1777, conseiller 1790, syndic 1791, condamné à mort par contumace ainsi que son frère Simon par le premier tribunal révolutionnaire, 1794. A publié en 1773, un Voyage pittoresque aux glacières de Savoie, traduit en plusieurs langues. — 4. Daniel-Aimé, 1760-1840, membre de l'As-

semblée nationale, du Comité législatif et du Conseil d'administration pendant la Révolution, du Conseil municipal sous le régime français. En 1794, il siégea quelques jours au premier tribunal révolutionnaire, mais les clubs de la Grille et des Marseillais obtinrent sa destitution pour cause de modérantisme. Il a rappelé ses souvenirs du Tribunal dans deux brochures : L'ancien Genevois à ses concitoyens et Un ancien Genevois à ses concitoyens, parues en 1835. — 5. Frédéric- Louis, 1786-1865. Du Conseil Représentatif 1819-1828, 1831-1833, membre de l'Assemblée constituante 1841- 1842, du Grand Conseil 1842-1852, vice-président du Conseil administratif 1842-1843, membre du gouvernement provisoire 1846-1847, conseiller d'État 1847- 1851. Il joua un rôle important pendant la révolution de 1846 et se sépara de James Fazy sur la question confessionnelle. Parmi les membres de cette famille, qui s'occupèrent de science : — 6. Isaac-Ami, 1768-1835, élève et successeur de son parent Ami Argand, s'occupa avec zèle de physique appliquée. — 7. Henri-Léonard, 1817-1888, fils de Léonard, qui se fit réintégrer dans la nationalité française, fut archiviste-paléographe 1841, un des rédacteurs de la Bibliothèque de l'École des Chartes, auteur de nombreux ouvrages historiques. — Voir Galiffe : Not. gen. II, 2e éd. — SKL. — France protestante.— Notes mns. de M. E.-L. Burnet. [C. R.] BOREL. Famille bourgeoise de Neuchâtel, mentionnée dès le milieu du XIVe s. à Couvet. Une autre branche, fixée à Neuchâtel et dans les localités à l'Est de cette ville, est éteinte. Armoiries : d'azur au chevron d'or accompagné de deux roses d'argent en chef et d'une étoile du même en pointe (nombreuses variantes). La famille Bore], très nombreuse, est représentée dans toute la Suisse romande, en particulier à Genève, ainsi qu'en France, à Bruxelles et en Amérique. La branche de Bruxelles a donné plusieurs consuls de Suisse. A Couvet et à Neuchâtel, les Borel ont rempli de nombreuses charges dans les autorités ou revêtu les fonctions de notaires ou de pasteurs. — 1. Jean-Henry, dit de Bitche, 1706-1791, notaire, partit vers 1731 pour la Lorraine et séjourna jusqu'en 1741 à Bitche et à Sarrebruck où il s'intéressa très probablement à l'industrie des toiles peintes. Rentré à Couvet en 1742, il créa en 1750 une manufacture d'indiennes et joua un rôle considérable dans son village. — - 2. François- Béat, 1746-1826, fils du n° 1, diacre de Valangin 1773- 1782, pasteur de Bôle et Rochefort 1783-1792, souche d'une branche fixée au Havre et de celle de Bruxelles. — 3. CHARLES-Louis, 1791-1838, major de milices 1828, chef du Département du Val-de-Ruz, lieutenant-colonel 1832, organisa le camp de Valangin, composé de partisans du roi de Prusse, au moment de l'insurrection d'Alph. Bourquin en septembre 1831. — 4. Jaques- Louis, 1795-1863, s'établit comme médecin à Neuchâtel en 1818, devint médecin de l'hôpital 1821, médecin du roi 1833-1848, médecin-chef cantonal 1849, viceprésident de la Commission de santé 1851. Il appartint au Grand Conseil de la ville de Neuchâtel de 1822^ à 1848, fut un des fondateurs de la Société neuchàteloise des sciences naturelles en 1832 et de la Société médicale de Neuchâtel en 1852. — ■ Voir Dr Cornaz : Le docteur J.-L. Borel. — 5. François, 1797-1869, négociant à Pétrograde, légua sa fortune, plus de six cent mille francs, à l'État de Neuchâtel, avec laquelle fut fondé l'orphelinat de Dombresson. — 6. Frédéric, 1815- 1889, pasteur à Travers 1845-1850, chapelain de Préfargier 1850-1864, député au Corps législatif 1845- 1848, professeur de littérature au Gymnase de Neuchâtel 1857-1866, membre du Conseil administratif de Neuchâtel. — 7. Gustave, 1816-1880, professeur au Locle, puis à Neuchâtel 1840-1866, inspecteur du collège latin 1866-1876, professeur au dit collège 1876-1880: — 8. François, * 17 mai 1842, ingénieur diplômé à Zurich 1863, professeur à La Chaux-de-Fonds 1865- 1866, directeur de la fabrique de câbles électriques de Cortaillod 1867-1876 et 1881-1905, directeur de 1 école

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