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BOREL

BORELLA

secondaire de Boudry 1876-1881. Il est un des inventeurs du système de câbles électriques souterrains (1879), et membre fondateur de la Société internationale des électriciens. — 9. Gustave, * 1845, fils du n° 7, pasteur à La Chaux-de-Fonds 1868-1913, auteur de plusieurs volumes de poésies. Fondateur et président de la Soc. d'histoire ecclésiastique de Neuchâtel. — Voir Livre d'or de Belles-Lettres de Neuchâtel. — 10. Virgile, médecin, frère du n° 8, 1846-1895, acquit en 1881 les bains d'Henniez, dont il rétablit la réputation. — 11. Jules, * 8 novembre 1859 à Trévise, ingénieur et directeur de chemins de fer en Italie et à Madrid, directeur des tramways du Caire 1896, de Naples 1900, de Bucarest 1901. — 12. Georges, de Boudry, * 5 avril 1860, oculiste à Neuchâtel, auteur de nombreuses publications médicales (voir Livre d'or de Belles- Lettres de N Buchcttcl}

13. Eugène, * 17 juin 1835 à Neuchâtel, f 14 juin 1892 à Berne. Avocat à Neuchâtel, il se lança très tôt dans la politique radicale. Conseiller général de Neuchâtel 1857, conseiller municipal 1864, député au Grand Conseil 1862. En 1865, il entra au Conseil d'État et au Conseil des États (président

de ce corps 1869), et en 1872 au Conseil fédéral. Il prit la direction des postes et télégraphes et travailla à la création de l'Union postale universelle (1874). En 1875, il quittait le Conseil fédéral, dont il était viceprésident, pour assumer la charge de Directeur du Bureau international de l'Union postale universelle récemment créé.

Borel appartint au Tribunal fédéral en 1870 et fut chargé l'année suivante, comme procureur-général de la Confédération, d'instruire l'affaire de la Tonhalle de Zurich. En 1889, il était commissaire fédéral au Tessin. Colonel à l'état-major judiciaire et auditeur en chef de l'armée. On lui doit la traduction du Droit public suisse d'Ullmer. — 14. Enqène, fils du n° 13. * à Neuchâtel le 20 juin 1862, étudia à Berne, Strasbourg et Genève. Procureur-général du Canton de Neuchâtel 1890-1893, avocat à Neuchâtel 1893-1906, membre du Conseil général de cette ville 1891-1906, président 1897-1898, député au Grand Conseil 1892-1906, président 1898, avocat à Genève et professeur de droit public général et fédéral, puis de droit international public et privé à l'université de cette ville dès 1906. Colonel d'état-major général, après avoir été chef de l'État-major du troisième corps et commandé une brigade d'infanterie. Juge au tribunal militaire de cassation. E. Borel a été, en outre, délégué suisse à la deuxième Conférence de la Paix à La Haye, 1907, rapporteur sur la Convention concernant les droits et les devoirs des neutres dans la guerre sur terre ; délégué suisse au Congrès pénitentiaire international de Washington 1910. Depuis 1921, il préside à Londres les Tribunaux arbitraux mixtes anglo-allemand et germano-japonais. A été président de la Société suisse de droit international ; associé de l'Institut de droit international 1921. A publié : Étude sur la souveraineté et l'État fédératif; Le droit fédéral suisse; La nationalité de la Suisse au sein de la Société des Nations, dans Revue de droit international public.

15. Alfred, 1833-1908, banquier en Californie, revint au pays en 1866, conseiller communal de Neuchâtel 1880-1888, conseiller général 1888-1906 (président 1903), député au Grand Conseil 1871-1898, administrateur des compagnies de la Suisse-Occidentale 1883-1889 et du Jura-Simplon 1893-1903. Ses héritiers donnèrent un million à des établissements d'uti-

Eugène Borel 1835-1892.

D'après une photographie.

lité publique, dont 350 000 fr. à l'Université de Neuchâtel. — 16. Antoine, frère du n° 7, 1840-1915, banquier à San-Francisco, consul général de Suisse dans cette ville dès 1885, a fait don de 250 000 fr. à l'Université de Neuchâtel. — 17. Maurice, demifrère des n"s 15-16, * 1860, cartographe à Neuchâtel, un des directeurs du Dict. géographique de la Suisse.

lin rameau établi à Neuchâtel au XVIIe s. a donné toute une lignée d'industriels à Serrières du nom d'Erhard. Ils s'occupèrent d'industrie métallurgique, fonderie, frappe de monnaie, etc., et de fabrication de papier. A cette famille appartiennent:— 18.Erhard V, 1793-1861, industriel à Serrières, député au Corps législatif 1841-1848, membre du gouvernement provisoire 1848, préfet de Neuchâtel la même année, conseiller d'État 1849-1853, député au Grand Conseil et à la Constituante de 1848. Il fournit les premiers fonds nécessaires au gouvernement provisoire de 1848, qui avait trouvé les caisses d'État vides, et publia à ses frais le Patriote Neuchâtelois, 1848-1849, et en partie le Républicain Neuchâtelois, 1849-1856. Il manifesta bien avant 1848 des opinions républicaines et en 1831 les insurgés lui avaient offert une place au gouvernement provisoire qu'il crut devoir décliner, le mouvement lui paraissant prématuré. — 19. Erhard VI. 1843-1905, industriel à Serrières, député au Grand Conseil 1889- 1892, membre du Conseil général de Neuchâtel. Il a laissé sa fortune, 400 000 fr., à la ville de Neuchâtel après avoir fait des legs importants à des institutions philanthropiques. — 20. Antoine-Erhard, en littérature Tony, * 1853, fils du n° 18, auteur de : Une ambassade suisse à Paris en 1863 ; L'Abbé deWatleville et sa mission en Suisse. Fondateur et directeur avec Jules Simon de la Revue de Famille, correspondant spécial de la NZZ à Paris et à Londres pendant la guerre. Dernier représentant masculin de cette branche. — Voir Les Borel de Bitche originaires du Val-de-Travers .

— Biogr. neuch. ■ — Livre d'or de Belles- Lettres de Neuchâtel. — DSC. — W. Habicht : Les industries de Serrières, dans Bull. Soc. neuch. de géographie, 1922. [L. M.}

BORELLA. Famille du Gambarogno et de Mendrisio. — 1. Francesco. En 1798, il était reggente de Mendrisio et au congrès du bailliage, les 12 et 24 avril, il joua un rôle prépondérant dans la décision de celui-ci de rester suisse.

Sous-préfet de Mendrisio du 19 juillet 1798 à mars 1799 et du 25 juillet 1799 à l'Acte de Médiation.

Lors du soulèvement contre le régime helvétique, il fut chef du gouvernement provisoire de l'ancien bailliage. Par son influence, il fit accepter la Constitution helvétique.

Commissaire le 23 mars 1803 pour instaurer le régime politique de l'Acte de Médiation. Député au Grand Conseil 1813-1815.

— 2. Achille, 1845-1922, étudia à Lugano et Pavie, avocat, prit part au procès de Stabio, mais resta en dehors de la révolution du 11 septembre 1890 qu'il blâma. Député au Grand Conseil 1877-1905 et 1917 à sa mort (président à plusieurs reprises), conseiller d'État 1905-1917, conseiller national 1893 à sa mort, syndic de Mendrisio 1877-1905. Il fut un des chefs du parti radical où il appartenait à l'élément modéré — 3. Elvezio, fils du n° 2. avocat, * 1870. Syndic de Mendrisio dès 1905, député au Grand Conseil 1908-1921, 1916 lieutenant-colonel, 1921 grand juge, grand juge du trihunal militaire de la Ve division. — 4. Francesco, neveu du n° 2, avocat. Un des chefs socialistes du Tessin, député au Grand Conseil et dès 1922 au Conseil national. — Voir ASHR. — Baroffio : Dell'invasione franc. — Dotta : 7 Ticinesi. [C. T.l

Achille Borella.

D'après une photographie.

BOREX

BORGONUOVO

BOREX (C. Vaud, D. Nyon. V. DGS). En 1228 Boirai, 1265 Borraxj ; l'orthographe Borex est toute récente. Commune détachée de la seigneurie de Crassier (1(542) et qui constitua une seigneurie particulière entre les mains des membres de la famille Quisard de Crans, puis fut acquise en 1738 par le général Louis de Portes. On a trouvé à Borex les restes de la canalisation romaine qui amenait à Nyon les eaux de Divonne —DHV. [M. R.]

BORGA. Famille éteinte de Rasa (Tessin). Armoiries : d'azur à un lion d'or, au chef d'or chargé d'une aigle de sable. — 1. Giovanni, prêtre, * 22 mars 1657, t 3 janvier 1716 à Mosogno, entouré d'une grande vénération. Il fut d'abord chapelain, puis, 1685, premier curé de Mosogno où il resta jusqu'à sa mort ; protonotaire apostolique 1691. — 2. Antonio-Maria, * 22 mars 1722, étudia à Bergame et Milan, curé de Leprenno, puis de Cavernago (Bergame) 1741, docteur en théologie. Poèto bizarre et apprécié de son temps, membre de l'Arcadie de Rome et de l'Académie des Ricoverati de Padoue. — AHS 1914. — BStor. 1883, 1888, 1897, 1903, 1909. — Borrani : Ticino sacro. [C. Trezzim.] BORGEAUD. Nom de plusieurs familles vaudoises, celle de Morrens, citée en 1456, a donné : — Louis, 1849-1910, lieutenant-colonel d'infanterie, directeur de l'arsenal de Morges 1878, puis de l'hôpital cantonal 1894, conseiller communal à Lausanne, puis préfet de Lausanne 1909. — Celle de Penthalaz, citée dès 1474, a produit : — Constant, 1820-1905, député au Grand Conseil, bibliothécaire cantonal, colonel fédéral, instructeur en chef des milices vaudoises- Il prit part en 1845 à la campagne du Sonderbund, puis en 1848 leva à Lausanne deux compagnies qu'il mena dans le Milanais combattre les

Autrichiens ; en souvenir de ce fait, il fut nommé en 1901 commandeur de l'ordre royal de la couronne d'Italie. Auteur de Souvenirs du Sonderbund.

— Emile Bonjour : Le colonel C. Borgeaud. — Armoiries des Borgeaud de Pully : d'azur à une arbalète d'argent accostée en pointe de deux étoiles à six rais du même. A cette famille (XVIe s.) appartiennent : — 1. Jean-Samuel-Abram, 1766-1829, agent national, syndic de Pully, député. — 2 Jean- François - Louis, 1800- 1880, fils du n° 1, député en 1831 et 1853, juge de paix de Pully. — 3. Louis- Charles-Marc Auguste, 1831-1878, fils du n° 2, colonel fédéral. — [M. R.l — 4. Charles, fils du n° 3, *au Sentier le 15 août 1861, étudia à Genève, Jéna et Paris, directeur d'études à l'École libre des sciences politiques de Paris 1891, professeur extraordinaire d'histoire des institutions politiques de la Suisse à l'Université de Genève 1896, professeur ordinaire de droit constitutionnel et d'histoire nationale 1898, docteur h. c. des universités de Yale (U. S. A.) et d'Aberdeen, membre fondateur de la Société académique de Genève 1888 ; vice-président de l'Association du monument international de la Réformation, il assura la direction historique de l'œuvre. Il prit une part active au mouvement en faveur de l'entrée de la Suisse dans la Société des Nations. Nommé en 1918 par le Conseil fédéral membre de la Commission consultative pour l'étude du problème de la Société des Nations, il collabora à la rédaction du Mémorandum sur la neutralité adressé le 8 février 1919 à la conférence de la paix. A publié entre autres : Histoire de l'Université de Genève, 2 vol. — Voir Who's who 1918. — DSC. —

Constant Borgeaud.

D'après une photographie.

La Soc. académique de Genève pendant les 25 premières années. — Bull, de l'Association du mon. de la Réformation. — Julliard et Aubert : Catalogue de l'Université de Genève. [P.-E. M.]

BORGNONE (C. Tessin, D.Locarno. V.DGS). Com. et paroisse. Anciennes formes : Brugnono, 1364 ; Bor- (j no no. 11 appartint primitivement à la Com. dite des Centovalli, mais au XVe s., il formait sinon une vicinanza, du moins une decania. Il fut érigé en commune avec Lionza, Costa et Camedo en 1838. L'église remonte à 1364-1365 ; elle fut transformée à plusieurs reprises. La chapelle de Saint-Laurent à Camedo est du commencement du XVIIe s. ; celle de Sainte-Anne à Costa, est un agrandissement fait en 1668 d'une chapelle antérieure ; celle de Saint-Antoine de Lionza est du XVIIe s. Borgnone fit partie de la paroisse de Palagnedra jusque vers 1630, époque où il fut érigé en vice-paroisse autonome avec Verdasio. Ce village s'en détacha en 1640. Population : 1591, 13 ménages ; 1845, 391 hab. ; 1900, 393 ; 1910, 327. Registres de naissances dès 1622, de mariages dès 1667, de décès dès 1631. — Meyer : Die Capitanei von Locarno. — Buetti : Note storiche. — Monti : Alti. [C. Trezzini.]

BORGO ou BORCO, architecte du Luganais du XIIe s., travailla à la construction l'église de de San Michèle di Porcile à Vérone avec un compatriote dit Malfato. L'église était terminée en 1143. Borgo travailla ensuite à d'autres constructions de Vérone. — BStor. 1897. — SKL. [C. T.]

BORGO, de BORGHI, de BURGO. Ancienne famille éteinte de Bellinzone. Armoiries : écartelé, aux 1 et 4 de sable à la tour d'argent ouverte du champ ; aux 2 et 3 d'or à l'arbre de sinople accollé d'un serpent d'azur, à la Champagne fuselée en bande d'argent et de gueules. Suivant Corti : d'argent au lion de gueules couronné d'or. — 1. Gian-Giacomo, capitaine au service de France, fit la campagne de Naples et fut en relations avec Gian-Giacomo Medici, dit le Medeghino, auquel il sauva la vie. Il passa ensuite au service de Venise et mourut empoisonné à Bergame en 1532. — 2. Nicola, fils du n° 1, capitaine au service de Venise, f à Bellinzona 1562. — 3. Giovan-Battista, capitaine au service de France sous François I, pour lequel il fit la campagne du Milanais, f à Bellinzone 1537. — 4. CaMillo, capitaine au service de France dans le Piémont et les Flandres, puis du duc de Ferrare, prit part à la bataille de Paliano (1557). En 1558-1559, il fit partie de l'ambassade des cantons auprès du Pape pour régler la question de la solde des soldats suisses. 1573 fermier de la douane suisse de Bellinzone. — 5. Tiberio, capitaine au service de Venise, f à. Bellinzone 1580. — 6. Ettore, chevalier de l'Éperon d'or. | 1588. — 7. Carlo, prêtre, * 1711, chapelain de l'infant d'Espagne, Don Philippe, duc de Parme, 1734. — AHS 1914. — Corti : Famiglie patrizie ticinesi. — BStor. 1879, 1904. - LL. — ZSK 1913. — AS 1. [C. Trezzini.]

BORGOGNON. I. Famille de la ville d'Estavayer. — 1. Nicod, notaire 1411-1417. — 2. François, gouverneur d'Estavayer 1466. — 3. Guillaume, prêtre, membre du clergé d'Estavayer 1466-1484, curé d'Estavayer 1479. — 4. François, gouverneur d'Estavayer 1548. — 5. Pierre, gouverneur d'Estavayer 1571. — 6. Nicolas, notaire et commissaire 1802-1837. — ■ Dellion : Dictionnaire. — Grangier : Annales. [H. V.]

II. Famille vaudoise de Riex, dès le XVe s., qui a donné plusieurs magistrats. [M. R.l

BORGONUOVO (C. Grisons, D. Maloja, Cercle Bregaglia, Com. Stampa. V. DGS). Com. et Vge. Dans le dialecte du val Bregaglia Bornôv ; première mention en 1391. Il s'y trouvait une chapelle consacrée à saint Georges, dépendant de Sainte-Marie di Castromuro. Lorsqu'en 1491, quelques paysans se réunirent pour avoir leur propre clergé, le curé de l'église-mère leur interdit la célébration du culte. L'évêque de Coire trancha le différend en 1492, en prononçant qu'ils pourraient faire dire une messe, mais dépendraient néanmoins de l'église de Sainte-Marie. — Voir T. Semadeni : Die Stiftung einer eigenen Messe in Borgonuovo. [T. Semadeni.]

BORISRIED

BORNHAUSER

BORISRIED (BORNISRIED). Famille bourgeoise de Berne et de Thoune, tirant son nom du hameau du même nom, situé dans la Gom. d'Oberbalm ; éteinte au milieu du XVe s. Armoiries inconnues. Plusieurs de ses membres furent conseillers de la ville de Berne. — Ulrich, chanoine à Interlaken 1306, prieur des Dominicains à Berne 1318. — NlKOLAUS, curé de l'église de Blumcnstein 1350 ; en 1368, il fit des dotalions au couvent d'Amsoldingen. — Voir LL. — v. Mûlinen : Généalogie... des Gesclilechtes von B. — v. Mùlinen : llcilr. II, 40. [P. de Steiger.]

BORLOZ. Familles vaudoises dont la plus ancienne est citée à Ormont-Dessous dès le XVe s. — Jules, * 1868, imprimeur à Aigle, éditeur de la Feuille d'Avis d'Aigle, député au Grand Conseil, ancien président de l'Association de la presse vaudoise. — Livre d'Or. [M. H.]

BORMIO (en allemand Worms). Petite ville dans la limite Valteline, qui constituait, avec les vallées voisines, l'ancienne seigneurie de Bormio. Avec le reste de la Valteline et Chiavenna, elle passa en 1512 aux (Irisons. La seigneurie de Bormio, à la tête de laquelle les Grisons placèrent un podestà dont les fonctions étaient bisannuelles, avait une organisation intéressante en matière ecclésiastique, législative et administrative (F. Pieth : Erinnerungen des Landammann Joh. Salzgeber, dans le Programme de l'École cantonale 1909). Bormio jouissait de plus de libertés que la Valteline inférieure et souffrit aussi moins sous l'administration grisonne. Ses bains sulfureux (déjà mentionnés par Pline et Cassiodore), ainsi que les pèlerinages balnéaires de printemps à Bormio, jouirent d'une grande réputation en Suisse aux XVIe et XVIIe s. Bormio souffrit beaucoup des opérations militaires lors des troubles dans les Grisons (campagne des Bernois et Zuricois 1620, campagne de Bormio 1621, conquête de la Valteline par Bohan 1635). — Voir Fort. Sprecher : Gesch. der Bundner Kriege und Unruhen. — F. Pieth : Die Feldzuge des Herzogs Bohan. — E. Bassi : La Valtellina. — Brûgger : Ostrât. Studien zur Gesch. des Badelebens besonders in Bormio und St. Moritz. [L. J.]

BORMIO, François de. Voir Sermondi, François. BORN, Stephan, * à Lissa (Silésie) 28 déc. 1824, t 4 mai 1898 à Bâle. Il vint en Suisse après les événements de 1848, fut rédacteur au National Suisse 1857- 1858, professeur de littérature allemande au Gymnase, puis à l'Académie de Neuchâtel 1860-1878, et dès 1878 à sa mort rédacteur des Basler Nachrichten. Professeur de littérature allemande à l'université. Président de la Presse suisse 1885. Il a laissé entre autres des Erinnerungen eines Achtundvierzigers, 1898. — Voir quotidiens bâlois et neuchâtelois, mai 1898. [C. Ro.]

BORN. Familles bernoises de Niederbipp, Wiedlisbach, Biitzberg et Bannwil, citées dès le XVe s. Dès la fin du XIXe s. elle se trouve aussi à Genève. Armoiries de celle de Bannwil : parti d'or à l'aigle de sable armée et couronnée de gueules et de gueules à une pompe d'or. - Alrert-Friedrich, * 1829, fabricant à Herzogenbuchsee, conseiller national 1871-1879. — Karl-Ludwig, de Niederbipp, * 28 novembre 1864, maître de dessin à Berne, artiste-peintre (tableaux aux musées de Berne et d'Aarau), composa avec A. Weesë : Pro Arte et patria, plaquette jubilaire de la Société bernoise des Arts 1913. t 13 mars 1914. — Voir Berner Woche 1914. -- BJ3G 1914. — Schweizerisches evangeiisches Schulblatt 1914. (K.-R. et R. M.-W.] BORNÀND. Famille vaudoise originaire de Sainte- Croix, d'où elle a essaimé en de nombreux rameaux. Armoiries : d'azur à un globe d'or, cerclé de gueules, posé sur deux flèches d'argent passées en sautoir. — ' 1. Perronet, cité en 1397, amodiateur en 1401 de la dîme de Sainte-Croix. — 2. Guillaume de Visancier, alias Bornand, châtelain de Sainte-Croix 1409-1418. — - 3. Isaac, député 1817-1829, juge de paix, juge au tribunal d'appel 1829-1830. — 4. Marius, * 1810-1861, syndic, juge de paix, député. — 5. Jules, 1813-1869, pasteur en France et aux États-Unis, fondateur et directeur de l'École supérieure des jeunes filles à Sainte-Croix, pasteur de l'église libre à Moudon 1864-1869. — 6. Justin,

t 1865, député 1849, du Conseil national 1852, préfet de Sainte-Croix 1854-1861. — 7. Ami, * 2 juin 1826, t 22 novembre 1888, notaire, juge au tribunal cantonal 1852-1866, député à la Constituante 1861, 1884, conseiller d'État 1866-1874, directeur de la Caisse hypothécaire 1874-1888. — 8. Louis-Henri, * 25 août 1862, fils du n° 7, président rentrai de Belles- Lettres 1882-1883, notaire 1888-1892, député au Grand Conseil 1886-1892, juge informateur du cercle de Lausanne 1892-1914, juge d'instruction fédéral pour la Suisse romande 1901-1919, colonel, commandant de la Ire division 1908, puis du 1er corps d'armée dès 1918. — 9. Boger, * 21 août 1871, pasteur en Belgique, puis, dès 1910, à Moudon, directeur du collège, rédacteur du Semeur vaudois. [M. R.]

BORNE, Célestin, * à Buix 1838, f à Damphreux 1890, étudia à Porrentruy, Coire et Soleure, prêtre 1863. Professeur au progymnase de Delémont. Signataire de la protestation contre le gouvernement bernois pendant la période du Kulturkampf, il s'exila et occupa pendant de nombreuses années les fonctions de précepteur à l'étranger. Bentré au pays, il devint curé de Damphreux où il mourut. [G. A]

BORNER. Familles du district de Willisau, citées dès 1450, bourgeoises de Lucerne vers 1638. — 1 . Sébastian, de Lucerne, 1639-1704, chanoine à Zurzach, créateur de la fondation Borner. — 2. Johann-Martin, 1645-1716, curé à Eschenbach, doyen. — [P.-x. W.] — 3. Martin, * 3 mars 1680 à Lucerne, entra dans l'ordre des Capucins en 1699, fut à plusieurs reprises prédicateur, lecteur et gardien, f à Soleure 23 novembre 1731. Il traduisit du français en latin un pamphlet contre le jansénisme : Jansenius exarmatus in epistolis instructivis, etc. — [J. K.] — 4. JOHANN- Baptist, * 1649 à Lucerne, médailleur, maître de la Monnaie du pape. — 5. Peter-Paul, * 1656, frère du n° 4, médailleur, maître de la monnaie à Lucerne, puis de celle du pape Innocent XII. — Voir SKL. [1>. H.]

BORNET, Louis, écrivain et professeur fribourgeois * à La Tour de Trème le 13 mai 1818, f à La Chaux-de- Fonds le 2 mars 1880. Au collège déjà, il composa un poème patois Les Tsêvreis (Les chevriers) qui parut dans l'Émulation en 1842 et souleva dans cette revue une polémique entre le conseiller d'État H. Charles et A. Daguet. Il partit comme précepteur en Silésie, puis à Cracovie, rentra à Fribourg en 1846 et y fit son droit. Professeur à l'École cantonale 1848, directeur du collège du Locle 1856, du collège industriel de La Chauxde-Fonds 1863 où il resta jusqu'à sa mort. Bornet a laissé des fables en patois, des pièces de vers en français (parues dans VÉmulation), Intyamon et Le Crêt Vaillant. On lui doit aussi le texte de plusieurs chansons, notamment le mois de mai, et une comédie gruérienne, représentée à Fribourg en 1852, La fùle d'Isidore. — Jean-Vincent, fils du précédent * 1851, chanoine de Saint - Nicolas de Fribourg 1880, curé de cette ville 1911.

— Voir J. Beichlen : La Gruyère illustrée, III et VI fasc. — Étr. frib 1881. — T. Brùlhart :

Élude hist. sur la litt.

fribourgeoise. [Aug. Seh.] BORNHAUSER ,

TJiomm-

Weinfelden, pasteur à Matzingen dès 1824. Par la. parole et par la plume, il déploya une grande activité en faveur de la revision constitutionnelle du canton de Thurgovie, et lorsque celle-ci fut obtenue (1830), il fut nom-

Thunias Bornhauser.

D après une photographie.

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