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BOURDILLON

Il mars 1793 par des membres de l'association des Marseillais qui avaient envahi son logement. — Covelle : LB. — Sordet : Dict. des familles genevoises. — Arch. de Genève. [H. Da. et E.-L. B.]

BOURDILLON. Famille genevoise originaire de France. Origine : — 1. Jean Bourdillon, fils de Jean, de Beaulne en Gatinois (aujourd'hui Beaune-La Rolande, Loiret), signalé à Genève dès le 19 octobre 1563, y épouse le 25 juin 1564 Claude Plantan, est reçu habitant le 31 octobre 1586, et meurt en 1590 ou 1591. Selon une tradition de la famille qui apparaît déjà auXVIIIes. et se réclame d'un document du cabinet des titres à la Bibliothèque nationale de Paris, ce Jean Bourdillon devrait être identifié avec Jean de la Platière dit Bordillon, fils de Gilbert de la Platière, seigneur des Bordes et de Bordillon et cousin germain d'Imbert de la Platière, seigneur de Bourdillon, mort maréchal de France en 1567. Combattant à Bourges dans les rangs des protestants en 1562, Jean Bourdillon se serait réfugié à Genève après la prise de la ville. Armoiries. L'armoriai genevois de Naville indique : d'or au croissant de gueules, accompagné de quatre étoiles de sable, trois en chef et une en pointe, armoiries qui semblent issues d'un chef des armes de la Platière-de Bordes. Toutes les branches de la famille portent actuellement les armes que Léonard Bourdillon adopta pour la médaille qu'il fit frapper en 1781 : d'argent au chevron de gueules, accompagné de trois anilles de sable, soit les armes des La Platière. Pour d'autres variantes, voir Galiffe et Gautier : Armoriai genevois, p. 6. — 2. ABRAHAM, fils du n° 1, 1570-1647 ; il combattit dans les troupes genevoises au combat de Bonne sur Menoge (17 septembre 1590) où il eut la jambe fracassée, fut récompensé pour sa conduite dans la nuit de l'Escalade (11-12 décembre 1602) et reçu bourgeois de Genève avec ses deux fils Jaques et Jean, le 10 décembre 1613. La lettre de bourgeoisie l'indique comme étant de Bourges en Berry. — Voir MDG, t. XXVIII (1902-1908), p. 91. — Galiffe : Notices gén., t. VI, p. 149. — 3. Bernard, petit-fils du n° 2, 1637-1704, régent de la 8e classe du Collège de Genève, dès 1678. — 4. Ami, fils de Bernard, 1670-1753, régent de la 8e classe du Collège de Genève, dès 1704. — Voir BIG, t. IX, p. 99. — 5. Jacob, fils du n° 4, 1704- 1786, ministre 1729, pasteur à Plymouth 1731, puis à Londres. — Voir Heyer : Église de Genève, p. 430. ■ — Heyer : Catalogue des thèses de théologie, p. 89. — France protestante, 2e éd. t. II, 1096. — 6. Pierre-Daniel, neveu du n° 5, 1756-1796, ministre 1780, pasteur à Dardagny 1789, suspendu par le second Tribunal révolutionnaire 1794, pasteur à Saint-Gall 1795 et à Charlestown (États- Unis) 1796. — Voir Heyer : Église, p. 430, et Catalogue, p. 113. — [P.-E. M.] ■ — 7. Léonard, arrière-petitfils du n° 3, 1725-1802, du CC de 1770 à 1792, auditeur 1780, de l'Assemblée nationale en 1793, nommé magistrat de police, juge de paix en 1796. C'était un Représentant convaincu qui avait fait partie du Conseil d'État illégal pendant la révolution de 1782. La part qu'il avait prise à ce mouvement lui fit enlever la place de directeur des coches et messageries de France à Genève, qui fut donnée à Cornuaud. Les papiers de Léonard Bourdillon ont été remis à la Bibliothèque publique de Genève où ils ne forment pas moins de 41 volumes. A signaler d'abondants mémoires biographiques et généalogiques sur sa famille et des journaux historiques allant de 1783-1798, qu'il faut consulter avec une certaine précaution. — 8. Isaac, allié Diedey, 1758-1820, fils du n° 7. Ancien Beprésentant comme son père, mais d'idées beaucoup plus avancées que lui, il a joué un rôle important dans la révolution genevoise. Il fit partie en décembre 1792 du Comité des 40 qui dirigeait les Égaliseurs en lutte avec le gouvernement aristocratique. Il sortit de l'Assemblée nationale après deux mois seulement d'exercice et lorsqu'on rétablit un gouvernement régulier au commencement de 1794, il ne voulut accepter aucune charge. Pendant l'insurrection de 1794, il fit partie successivement du premier Tribunal révolutionnaire, de la Commission révolutionnaire, du second Tribunal, de la Commission nationale et de la Commission liquidatrice. On l'a accusé d'avoir préparé l'insurrection, mais il s'en est toujours dé-

fendu. En tout cas, il en devint un des chefs les plus actifs. Il semble avoir eu une grande part aux mesures financières. A lire de Bourdillon : Mémoire sur une contribution extraordinaire et sur l'établissement d'un mont-de-piété, présenté au club fraternel des Révolutionnaires de la Montagne de Genève, janvier 1794 ; Défense apologétique du citoyen Isaac Bourdillon-Diedey.

— [E.-L. Burnet.] — 9.

Antoine - Jean - Louis, arrière-petit-fils du n° 4, 1782-1856, commerçant à Paris, collectionneur de livres et d'objets d'art ; il consacra une partie de sa vie à l'étude des manuscrits de la Chanson de Roland et publia en 1840 une traduction et cm 1841 le texte d'un manuscrit du XIIIe s.

du Roman de Roncevaux. Il publia en 1852 une traduction des Nibelungen. Converti au catholicisme, Bourdillon exposa ses Maximes et Pensées, 1844.

Isaac Bourdillon en 1796.

D'après un portrait de Constan-

tinVaucher(coll. Maillart),

ses conceptions dans Par son testament du 20 juillet 1855, il institua pour son héritière universelle la ville de Chateauroux (Indre, France), qu'il croyait être le berceau de sa famille, et où ses collections font l'ornement de la Bibliothèque et du Musée. — Voir France protestante, 2e éd., t. II, 1097-1101 (bibliog. de ses œuvres) ; Musée municipal de Chateauroux, Bull, trimestriel, l«juillet 1890, p. 11-12; 1" avril 1891, p. 50-55. - 10. Philippe, neveu du n° 7, 1809-1864 ministre 1834, pasteur à Saconnex (dessous, Pâquis) dès 1843, auteur de Recherches historiques sur l'Ordre des chevaliers du Temple (thèse 1834). — Voir Heyer : Eglise de Genève, p. 430. — Semaine religieuse, 20 février 1864. — 11. André-Marcel, fils du n° 10, 1835-1912, architecte, élève de l'École des Beaux-Arts de Paris ; auteur de plusieurs projets primés, il construisit à Genève l'ancienne Caisse d'Épargne et le Collège de la Prairie et professa de 1882 à 1908 le cours d'histoire de l'art et des styles à l'École municipale des Beaux-Arts ; conseiller administratif de la ville de Genève de 1874 à 1879 et de 1889 à 1898, député au Grand Conseil de 1880 à 1886, 1888 à 1890, 1892 à 1895, il siégea au Conseil d'État en 1879- 1880. — Voir SKL I et Suppl. JG 16 avril 1912. Son frère — 12. Auguste-Louis, 1837-1909, fut aussi député au Grand Conseil de 1874 à 1876 et de 1890 à 1892, conseiller municipal de la ville de Genève 1868-1872, et de la commune de Plainpalais 1878-1882, et membre du Tribunal de Commerce de 1880 à 1884. — 13. Philippe- Charles-Louis, fils du précédent, * 1875, docteur en médecne 1900, privât docent à l'Université de Genève 1903. — Voir Juillard et Aubert : Catalogue, p. 363.

Branches anglaises. Elles comptent actuellement de nombreux représentants et ont pour souche deux fils du n° 4. — 14. Gédéon, * 1708, établi à Londres en 1737, t 1778, et — 15. Bénédict, * 1710, passé à Londres en 1734, pasteur à Annapolis (Maryland), f en Amérique vers 1745. Parmi les nombreux descendants de ces deux émigrés établis en Angleterre et dans les colonies, et qui servirent dans l'armée ou dans l'administration britanniques, on peut citer : — 16. Sir James-Austin Bourdillon, 1848-1913, qui fut vice-gouverneur du Bengale en 1902 et 1903.

Branches françaises. Une première branche représentée de nos jours à Marseille et à Paris a comme auteur — 17. Ami-Jean, cousin germain du n° 8, * 1783, établi à la Martinique. Une autre branche établie également en France est issue d'un frère du n° 6. — 18. Louis-Marc-Gédéon, 1765-1810. Son petit-fils fut — 19. Ernest-Auguste-Louis, 1850-1920, avocat à la Cour d'Appel de Paris, bâtonnier de l'Ordre des avocats en 1903. — ■ Voir Covelle, dans Galiffe : Notices gén.,

BOURDONETTE

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