BR1ENZ
fut instituée en 1624 par Henri II de Longueville. Les affaires criminelles se jugeaient à Môtiers. En 1820, on réunit à la juridiction de la Brévine, le Cerneux- Péquignot, et l'année suivante la Chaux-du-Milieu. La mairie prit fin en 1848; en 1831, le village fut détruit par un incendie. L'église a été construite en 1604 ; la paroisse date de 1622. Population : 1860, 1556 hab. ; 1910, 1299 ; 1920, 1107. Registres de naissances dès 1741, de mariages dès 1742, de décès dès 1824. — Voir D.-G. Huguenin : Description de la juridiction de la Brévine. — MN 1875, 41, 68 ; 1917, 193. [L. M.]
BRIATTE, Georges-François, 1805-1877, d'Échichens (Vaud). Avocat, député au Grand Conseil, l'un des principaux artisans de la Révolution de 1845, conseiller d'État 1845-1861 ; député à la Diète avec Druey en 1836, puis en 1844-1845 et 1848 ; président du Conseil des États en 1849 et en 1853. [M. R.]
BRIDEL. Famille bourgeoise de Moudon dès le XVe s. ■ — • 1. Antoine, notaire, de Combremont-le- Petit, s'établit à Moudon vers 1453. — 2. Boniface, fils du n° 1, * vers 1475, t vers 1553, un des notables de Moudon, député aux États de Vaud sous le régime savoyard. Avec son fils cadet, Antoine, il fut du nombre des délégués de Moudon auprès de l'armée bernoise en janvier 1536. Dès le début du XVIIIe s. la famille se divisa en deux branches.
Branche aînée. — 3. Philippe, 1680-1771, pasteur pendant plus de 50 ans dans la vallée de Joux, où il
introduisit la culture de la pomme de terre. — 4 PIiilii>]>c-Siriee, 1757- 1845, dit le Doyen Bridel, petit-fils du n° 3, pasteur de l'église française de Bâle 1786, pasteur à Château-d'Œx 1796, et à Montreux dès 1805. Il s'occupa de littérature, d'histoire nationale, de sciences naturelles, de questions linguistiques. Auteur de Poésies helvétiennes 1782, d'un Glossaire du patois de la Suisse Romande (posthume) et surtout des Étrennes helvétiennes et du Conservateur suisse, vaste recueil de récits historiques et légendaires, d'anecdotes, de descriptions pittoresques, entremêlés de poèmes nationaux et de chansons patoises. Par ses écrits et ses relations, B.a contribué plus que n'importe qui à éveiller en Suisse romande l'amour du passé et à y populariser le sentiment de la solidarité helvétique dans le domaine scientifique et littéraire aussi bien que politique. Un buste lui a été élevé à Montreux. — 5. Samuel- Elisée, frère du n°4, 1761-1828, secrétaire des duc de Saxe-Gotha, chargé de missions diplomatiques. Auteur d'un ouvrage sur les mousses et de recueils de vers. • —
6. Pierre-Jean, 1764-1853, frère du n° 4, bourgeois de Genève 1791, membre de l'Assemblée nationale, du Conseil législatif, puis du Conseil représentatif ; pendant 30 ans juge au Tribunal civil et à la Cour de justice. —
7. Georges-Victor, petit-fils du n° 6, * à Vevey le 26 septembre 1818 ; f à Lausanne le 25 juin 1889. Après un apprentissage de librairie à Lausanne et Paris, il reprit en 1844 le commerce de libraire-éditeur de Marc Ducloux à Lausanne, et ajouta en 1857 une imprimerie à son bureau d'édition. On lui doit la fondation en 1839 des Lectures pour les enfants et en 1860, de La Famille, journal illustré. C'est sur les presses de G. Bridel que s'imprimèrent le Chrétien évangélique, la Bévue de théologie, dès 1866 la Bibliothèque universelle, dès 1877 les Arrêts du Tribunal fédéral et bien d'autres périodiques. Éditeur d'ouvrages religieux et historiques, notamment des Mémoires et documents de la Société d'histoire de la Suisse romande. — 8. Louis-Adolphe, 1852-1913, professeur de droit comparé à Genève,
Le doyen Bridel.
D'après un portrait à la gouache
(propriété du général Philippe
Theremin à Cassel.)
Georges Bridel.
D'après une photographie.
puis à Tokio, docteur h. c. de Lausanne. — 9. Philippe, * 1852, fils du n° 7, pasteur à Paris, puis à Lausanne ; professeur de philosophie dès 1894 à la Faculté de théologie de l'Église libre à Lausanne.
— 10. Auguste, 1856- 1917, fils du n° 7, éditeur.
Branche cadette, bourgeoise aussi de Vevey et dès 1828 de Bienne. — 10. Gustave, 1827-1885, ingénieur. On lui doit la correction des eaux du Jura et l'achèvement du chemin de fer du Gothard. — 11. Gustave, fils du n° 10, * 1872, colonel d'artillerie, chef d'arme de l'artillerie depuis 1919. — Voir Louis Vulliemin : Le doyen Bridel. — G. de Reynold :
Le doyen Bridel. — Notice sur la famille Bridel, dans Rec. gén. vaudoises, 5e fasc. [G.-A.B.]
BRIDLER. Famille de Mullheim, établie à Bischofszell avant 1587 et bourgeoise en 1614 avec Heinrich, verrier, f 1635. Armoiries : d'or à trois monts portant un cep à cinq grappes et deux feuilles. — 1. Kaspar, 1609 chanoine à Bischofszell, créa le fonds d'études de la famille. — 2. P. Placidus, 1613-1679, conventuel de l'abbaye de Saint-Gall, prêtre 1638, étudia à Ingolstadt et à Rome, enseigna le droit canon à Rosach et Salzbourg, vicaire spirituel à Saint-Gall et de 1656 à 1661 économe à Saint-Gall, puis de 1661 àl679à\Vil où il mourut. Auteur de divers opuscules théologiques. — ADB. — 3. P. Adalbert, abbé de Disentis 1643-1655.
— Voir sous Adalbert I, DHBS I, p. 68. — 4. Hippolyt, 1642-1730, chanoine de Zurzach. — Voir Diethelm: Memorabilia (Arch. Bischofszell). ■ — 5. Otto, originaire de Mullheim, architecte, * 9 mai 1864, constructeur de la gare de Winterthour, officier de carrière, commandant de la VIe division. — SKL. —
DSC. [A. SCHEIWILER.]
BRIDY. Famille de Savièse (Valais), qui a donné un châtelain de Savièse en 1798. — 1. François-Joseph, * 1807, curé de Bramois, Saint-Martin, f curé de Saint- Maurice 1870. — 2. Germain, * 1859, curé de Vissoie 1890, de Laques, doyen de Sierre 1915. — BWG I. — Grenat : Hist. du Valais. [Ta]
BRIEFER. Ancienne famille de Bâle. — Nicolaus, maître es arts 1504 ; lecteur en droit à l'université de Bâle ; chanoine et doyen de Saint-Pierre à Bâle ; recteur de l'université 1511, 1520, 1523 et 1539 ; auteur d'une généalogie des Habsbourg (mns.). — Athenae Bauricae. — LL. — Bas. C. VI, 94. [C. Ro.]
BRIENZ (C. Berne, D. Interlaken. V. DGS). Village, commune politique et paroisse. 1146 Briens. Le village appartenait originairement aux barons de Brienz, plus tard de Ringgenberg ; il passa avec la seigneurie de Ringgenberg en 1411 au couvent d'Interlaken, lequel le céda déjà en 1445 à la ville de Berne. L'église était consacrée aux saints Pierre et Paul, fondée probablement par les barons de Brienz ; elle fut donnée en 1219 par Kuno de Brienz à l'abbaye d'Engelberg. Celle-ci nomma le desservant de Brienz jusqu'en 1528, où Berne, avec la Réforme, reprit le droit de collation. La paroisse actuelle comprend aussi les villages de Brienzwiler, Oberried et Ebligen. L'église a été restaurée en 1680. Brienz est la patrie de Christian Fischer, qui créa la sculpture sur bois dans l'Oberland bernois, et le centre actuel de cette industrie. Registres de naissances dès 1559, de mariages dès 1553, de décès dès 1579 (avec lacunes).
— Voir Mulinen : Beitràge I (avec bibliographie). — Jahn : Chronik. [K.-B. et L. S.]
BRIENZ (en romanche Brinzauls) (C. Grisons, D. Albula, Cercle Belfort.V. DGS). Vge etCom.Le nom vient de primum solum, de même que tertium solum a donné