BAUMGARTNER
II. Famille du canton de Berne, venue au Rheintal au XVIIIe s. — 1. Bartholomeus, haut bailli et hôtelier de l'Aigle à Warmberg en 1795, reçu bourgeois de Rheinfelden cette même année. — 2. Emile, petit-fils du n° 1, * 6 février 1834. En 1853 il partit pour l'Amérique du Nord, mais en revint en 1858 et l'onda en 1861, à Rheinfelden, la Volksstimme . Membre du Grand Conseil pendant 30 ans, préfet du district de Rheinfelden 1882 ; c'est lui qui fit arrêter l'inspecteur allemand Wohlgemut en 1889 à Mulhouse, f 1917. [S. B.]
BAUMER (BOUMER), Johannes, chanoine et bénéficier de l'église de Saint-Félix et Régula à Zurich. Il avait d'étroites liaisons avec la coterie des Brun ; en 1370 on l'accusa d'un meurtre et en 1373 il fit avec Zurich une convention expiatoire. — Voir QSG XVIII, p. 83. — Rieder : Rom. Quellen z. Konslanzer Bistumsgeschichte. — UB Basel IV, n° 290. — Arch. d'Etat Zurich : Sonderbare Personen. — ■ Arch. d'Etat Bâle : Urk. Spital, de 1380. [F. h.]
BAUMGART.FamilledeKirchdorf,reçuebourgeoise de Berne en 1852. — Abraham Baumgart, ancien ammann, ancien président du tribunal cantonal et receveur du district de Kirchdorf, se plaint en 1802 d'avoir été empêché par le préfet du district de mobiliser des troupes pour la défense du gouvernement helvétique ; il avait même été arrêté. — Ernst, architecte, * à Berne 1858, étudia à Stuttgart et Paris. Il construisit l'hôtel des postes de Saint-Gall avec l'architecte Hirsbrunner, et celui de Berne avec l'architecte Jost. Il est encore l'auteur du projet du monument de la bataille de Sempach, et de nombreux édifices à Berne, Interlaken, etc. — Voir ASHR IX. [K.-R.]
BAUMGARTEN (C. Soleure, D. Dorneck, Com. Gempen. V. DGS). Ferme nommée aujourd'hui Schartenhof. L'ancien nom Baumgarten est aujourd'hui un lieu-dit au Nord-Est de Dunkelhof. La tradition raconte que les Confédérés campèrent là avant la bataille de Dornach, mais le fait n'a pas tenu devant la critique moderne. Le nom viendrait d'un poirier sous lequel fut tenu le conseil de guerre. En souvenir de ces faits, le bailli Anton Gerber fit ériger un monument en 1797 avec une inscription latine. En 1798, lorsque les Soleurois durent se retirer de Dornach devant les Français, ils passèrent par Baumgarten; dans le combat l'arbre fut abattu. L'inscription fut aussi effacée par le temps. Le canton de Soleure y érigea en 1859 un simple monument en marbre de Soleure avec l'inscription : Gempen 1499. — Voir Carte Siegfried n° 10. — Tatarinoff : Schlacht bei Dornach. — J.-J. Amiet : Denkmale zur Dornacherschlacht. LE. Tatarinoff.]
BAUMGARTEN. Famille fribourgeoise bien connue dans la contrée d'Ependes, dite anciennement du Jordil, aujourd'hui Bongard. [F. J.l
BAUMGARTEN, von (BONGARTER, POME- RIUS, de POMARIO). Famille de Zofingue(Argovie). Sceau : un arbre. — 1. Les deux Heinrich, père et fils, vivaient dans les années 1254-1286 ; l'un d'eux fut avoyer de Zofingue de 1273 à 1274. — 2. Hartmann, avoyer de Zofingue 1346-1347. — Voir Grànicher : Das Kunzenbad. — Merz und Zimmerlin : Die Urkunden des Stadtarchivs Zofingen und Jahrzeitbuch des Stifts Zofingen. — Boos : Urkundenbuch der Stadt Aarau. [Gr.]
BAUMGARTNER. Nom de famille répandu dans la plupart des cantons de la Suisse allemande.
A. Canton de Bàle-Campagne. Les Baumgartner (Bougarter, Boumgarter, Bomgartner, Baumgarter) de Liestal sont une branche de la famille Brodbeck du même lieu, mentionnée depuis le 9 septembre 1476, dont l'aïeul serait. Urs Brodbeck, 1534. La famille actuelle descend d'Ulrich, 1582. Le dernier d'une lignée masculine éteinte fut J. -Heinrich, conseiller de commune et juge cantonal, * 1848. [Gauss.]
B. Canton de Berne. Famille de la ville de Berne (Baumgarter). Armoiries : de gueules à un arbre derrière lequel passe une haie, sur une terrasse de sinople. — 1. Hans, bailli de Trachselwald 1415. — 2. Peter, bailli de Wangen 1457, du Conseil 1465, banneret devant Waldshut 1468, 1478 à Bellinzone ; bailli de Lenzbourg 1487. — 3. Rudolf, du Conseil
Antoine Baumgartner.
D'après un portrait à 1 huile
peiut en 187b par Darier.
1499 et 1505 ; avoyer de Thoune 1500, banneret 1511-1513 et 1519, f 1545. Représenté sous les traits d'un moine dans la danse des morts de Berne. — 4 Urban, bailli d'Aarwangen 1506, de Zwcisimmen 1513, de Thorberg 1528, avoyer de Thoune 1520 ; du Conseil 1505, 1527 et 1530 — 5. Adrian, gouverneurde Payerne 1537, avoyer de Thoune 1544, bailli de Thonon 1551 ; du Conseil 1551, 1554, 1557, seigneur d'Englisberg. t 1570. — 6. Urban, chanoine de Berne 1524- 1528. — Voir Schilling. — Anshelm. — LL. — BT 1905, p. 178. LH. T.]
C. Canton de Genève. Famille originaire de Liestal. — ■ 1. Jean, chirurgien, vint se fixer à Genève en 1722, et fut reçu bourgeois en 1735, chirurgien de l'hôpital, f 1790. De ses deux fils, le cadet — 2. Jacob- Julien, émigra en Angleterre et y fit souche ; — 3. Jean-Louis, l'aîné, d'abord fixé aussi en Angleterre, revint à Genève en 1812. — 4. Antoine, fils de ce dernier, * à Birmingham le 2 juin 1808, reçu docteur en médecine à Paris en 1833, médecin au Petit-Saconnex. En 1839, il se lança dans la politique aux côtés de James Fazy, de vint membre de l'Association du trois mars en 1841 et fut élu à la Constituante la même année.
Le 7 octobre 1846, il prit part à la défense du faubourg Saint-Gervais contre les troupes du gouvernement aristocratique ; mais en mai 1847, il rompit avec le parti radical dont il désapprouvait toujours plus la manière de procéder.
Il soutint dès lors contre son ancien parti et particulièrement contre James Fazy une polémique des plus acerbes en de nombreuses brochures et articles de journaux. Le 12 novembre 1849, lors d'une élection, il fut attaqué et malmené par des adversaires politiques ; l'intervention de J. Fazy et de B. Decrey contribua beaucoup à lui sauver la vie. Cet événement le fit renoncer à la politique militante ; il cessa ses attaques contre James Fazy, avec lequel il finit par se réconcilier. Il mourut au Petit-Saconnex le 14 janvier 1895. Polémiste de talent, il a laissé d'innombrables articles de journaux et une quarantaine de brochures. — Voir A.-J. Baumgartner : Le docteur Baumgartner. Revue médicale XV, et les quotidiens genevois de l'époque. — 5 Antoine-Jean, fils du précédent, * 9 mars 1859 à Genève, hébraïsant, professeur à la Faculté de théologie de Genève depuis 1886, est l'auteur, entre autres, de : Le prophète Hab.akuk, 1885 ; La poésie gnomique juive, 1886 ; Calvin hébraïsant, 1889 ; Etude critique sur Fêtât du texte du Livre des Proverbes, 1890 ; Traditionalisme et critique biblique, 1905. [f O. K.]
D. Canton de Lucerne. Famille connue depuis le XIVe s. — 1. RoCHUS, de Hochdorf, notaire apostolique, curé de Munster 1593, chanoine 1601, intervint en 1604 dans le conllit entre le chapitre et Aarau au sujet de la dîme novale. — Voir Riedweg : Gesch. des Stiftes Munster, 507. — 2. Otto, fils du conseiller d'Etat Baumgartner de Soleure, 6 décembre 1860-26 septembre 1909, médecin à Gerbiswil dès 1888, médecin territorial du IVe arrondissement, initiateur de l'organisation des samaritains. — Voir Luzerner Tagblatt 1909, 228. [P.-X.W.]
E Canton de Saint-Gall. — 1. P. Erasmus, O.M.C , de Bernhardzell, * 19 novembre 1751, t 25 septembre 1827, prêtre 1774, rédigea les Annales de la province suisse des capucins de 1774 à 1827. Il fut provicaire de l'Ordre de 1821 à 1824, refusa l'évêché de Sarsina et se retira en Suisse. — Voir Chronica prov. helv. ord. Capucinorum, 579, 686. — IJ. M.] — 2. Johannes, de Rorschach, * 1774, t 1830, président de commune 1800,
B VUMGARTNER
BAUMGAUTNER
Gallus-Jakob Baumgartner.
Daprès un portrait de Hasler.
ammann 1813-18^7, membre du Grand Conseil, préfet du district de Rorschach 1827. — [Willi.1 — 3. Gallus-
Jakob, * 15 octobre 1797 à Altstâtten, fui précepteur à Fribourg, puis en Hongrie. S'étant fait recevoir d'une Société suisse d'étudiants à Vienne, il fut arrêté, emprisonné pendant neuf mois et demi et expulsé d'Autriche. En 1820, il devint employé aux archives, puis à la chancellerie de son canton, et dut à la bienveillance de Muller- Friedberg d'être initié à la politique de Saint- Gall et de la Confédération. Il fut également secrétaire de la députàtion saint-galloise à la Diète et assista ainsi à plusieurs séances. En 1825, il entra au Grand Conseil, dont il fut bientôt un des membres les plus actifs et, quoique premier secrétaire d'Etat, prit une position indépendante vis-à-vis du Conseil d'Etat. Il obtint du Grand et du Petit Conseil la construction de la route de Wattwil au Rheintal. Devenu le chef de l'opposition, il critiqua le gouvernement dans le Parlement et dans la presse, malgré sa position délicate de secrétaire d'Etat. A la suite de la révolution de juillet en France, 1830, il publia un projet de réforme : Wûnsche und Antràge eines st. gallischen Bùrgers fur Verbesserung der Staatseinrichtungen dièses Kantons in 47 Punkten, qui souleva une polémique et un mouvement d'opinion, dirigé par Baumgartner, pour demander la revision de la Constitution par une Constituante. Baumgartner y représenta Altstâtten et prit une place prépondérante dans l'assemblée. La constitution saint-galloise de 1831 fut en grande partie son œuvre. Nommé le 13 mai 1831, premier conseiller d'Etat, il prit la place qu'avait occupé jusqu'ici Muller- Friedberg, dont il s'était séparé l'année précédente. L'expression « canton de Baumgartner » usitée alors, montre bien le rôle important joué par le jeune chef radical à la tête de son canton. Dans le domaine fédéral, il travailla, avec Casimir Pfyffer, de Lucerne, à la revision du pacte fédéral de 1815 et rédigea un projet de constitution fédérale. Avec Karl Schnell, il fut le fondateur du Concordat des sept cantons, pour la protection des nouvelles constitutions cantonales. Il convoqua, en 1834, avec Ed. Pfyffer, laconférence de Baden pourmettre fin aux conflits de politique ecclésiastique suscités par la suppression de l'évêché de Coire-Saint-Gall. Dans cette conférence furent adoptés les « Articles de Baden ». Il affirma l'indépendance de la Suisse dans l'affaire des réfugiés (1835-1836) et dans l'affaire Napoléon (1838). Il était devenu très populaire en Suisse, et on le considérait comme le chef du parti radical, lorsque surgit l'affaire des couvents d'Argovie. Il blâma le gouvernement de ce canton et entra en lutte avec le parti radical qui l'accusa de trahison. En octobre 1841, il quitta le Conseil d'Etat, mais resta membre du Grand Conseil. Il publia alors Erlebnisse auf dem Felde der Politik et Die Schweiz im Jahre 1842, et édita la Schweiz'er Zeitung, le premier quotidien de la Suisse. En 1843, Baumgartner rentra au Conseil d'Etat ; deux ans après, il était à la tête du parti catholique et travailla à l'érection de l'évêché de Saint-Gall. Il fonda l'Union catholique suisse, dont il présida les réunions de Zoug et de Schwyz. Un revirement politique en 1847 lui valut de n'être pas réélu au Conseil d'Etat. Sa position fut délicate pendant le Sonderbund, ce qui l'engagea, après la victoire des radicaux, à quitter la Suisse pour Vienne. La révolution de mars 1848, dans cette ville, le fit rentrer dans son pays. Il lança Die Neue Schweiz, se fit avocat, puis écrivit le Schweizerspiegel, suivi du St. Gallerspiegel et Die Schweiz in ihren Kâmpfen und Umgestal-
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Wilhelm Baumgartner.
D'après une photographie.
tungen von 1830-1850. En 1853, il fut nommé président de la Compagnie du chemin de fer du Sud-Est. En 1853, il fut élu pour la troisième fois au gouvernement et devint landammann, mais les discussions politiques de 1860 et 1861, au cours desquelles il se prononça en faveur des jésuites, l'écartôrent définitivement de la scène politique. Il publia encore \aGeschichte des Kantons St. Gallen, dont le troisième volume parut par les soins de son fils en 1890, et mourut le 12 juillet 1869. — Voir A. Baumgartner : Gallus Jakob Baumgartner. — J. Gmùr: Landammann Baumgartner. — ADB II. — NZZ 1869, n»> 194, 195, 200, 204. — O. Henne-am Rhyn : Gesch. des Kts St. Gallen. — Dierauer : Politische Gesch. des Kts St. Gallen (dans le livre du Centenaire de 1903). — Nbl. St. Gallen 1902. - G. Tobler : Baumgartner- Briefe. — [L. S.] — 4. Wilhelm, musicien, fils du n° 2, * 15 nov 1820, t 17 mars 1867 à Zurich, fit ses premières études musicales avec Alexandre Muller, les poursuivit à Berlin avec Mendelssohn, s'établit en 1845 à Zurich où il se fit un nom comme pianiste, directeur de chœurs, professeur et compositeur de chants. Son œuvre la plus connue est : O mein Heimatland, sur les paroles de An das Vaterland de son ami Gottfried Relier. — [WlLLI.] — 5. P.
Alexander, S. J., * 27 juin 1841, f 5 septembre 1910, fils du n° 3, critique lit téraire et historien. Il a publié des relations de voyage en Ecosse et en Scandinavie, puis : Lessings religiôser Entwicklungsgang, 1877 ; Longfellows Dichtungen, 1877 ; Gœthe,sein Lebenundseine Werke, 1885-1886. Sesœuvres principales sont : Gesch. der Weltliteratur, 6 vol., 1887- 1910 ; Erinnerungen an DT Karl Johann Greith, Bischof von St. Gallen, 1884 ; Gallus Jakob Baumgartner, 1890 ; Die neuere Staatsentwicklung der Schweiz, 1892. Il fit paraître encore le troisième volume de l'histoire du canton de Saint-Gall par son père. — Voir S. Pfulf : P. A. B., dans Stimmen aus Maria-Laach, 79, 349. — Scheid : P. A. B. — [j. m.] — 6. Gottlieb, Dr. phil., de Wildhaus, * 1873, conseiller d'Etat depuis 1912. fC. B.] F. Canton de Soleure. — I. Ancienne famille bourgeoise de la ville, éteinte en 1729. Armoiries : d'or à un arbre de sinople enclose dans une barrière d'or sur une terrasse du second. — 1. Franz- Wiliielm, 1652-1721, en religion P. Franziskus O. Cist. de Wettingen, profès 1673, prieur 1694, abbé 1703, vicaire-général de l'Ordre pour la Suisse 1708. — 2. Urs-Josef, 1669- 1729, capitaine au 3e régiment suisse au service de la France 1694, grand conseiller 1721, chevalier de St. Louis 1714, dernier de sa famille. — LL. - - P. Wirz : Bùrgergeschlechter. — Bestallungsbuch. [v. V.]
II. Famille d'Œnsingen. — 1. Christian, prêtre en 1660, curé à Sulzmatt 1684. — 2. Johann, f 1818, fut prêtre 1774, vicaire à Rodersdorf 1782, curé à Hochwald 1787, à Harkingen 1809. — 3. Ubs-Josef, f 1844, prêtre et chapelain de Schônenwerd 1812, de Rorschach 1818, Tobel (Thurgovie) 1823, Emmishofen 1829. — Voir P. A. Schmid : Kirchensâtze 1857. — [v. V.] — 4. Bonaventijra, * 19 août 1823 à Œnsingen, alla en Algérie et au Sud de la France comme compagnon menuisier, fut quelque temp prisonnier d'une tribu arabe, dès 1844 instituteur à Rickenb'ach, Biisserach, Laufon, Œnsingen et Soleure, membre du Grand Conseil et président de commune à Balstal 1861, conseiller d'Etat 1861-1873, chef du département de l'Agriculture et, comme tel, président de la Société cantonale
BAUMIIAUEK
BAUK
d'agriculture ; directeur de la Caisse hypothécaire 1873- 187r> ; de nouveau conseiller d'Etat 1875-1884 ; landammann du canton 1872, 1879, 1883 ; conseiller national 1875, président de la Société suisse d'agriculture 1868-1881 ; rédacteur du Landwirtschaftliches Volksblatt 1870-1884, f 4 mars 1884. Voir Solo-
thurner Tagblatt 1884, 55. — Eidgenôssischer National- Kalender 1887, 06. — Schweizerische Turnzeitung 27. — Solothurner Bauernblatt L910, 267, avec portrait. — Staals-Kalendcr des Kls Soluthum 1914,362. [A. L.]
G. Canton de Thurgovie. - 1. Otto-Paul, de Brunnadern, * à Diessenhoi'en 1836, f 1916, curé à Grub (Appenzell) 1866-1875, puis directeur de l'institut de Schiers dans le Pràtigau. — Ses Lebenserinnerungen parurent après sa mort. — 2. Gustav, frère du n° 1, * 1839, f 1908, Dr ptail., curé à Burglen-Andwil 1866, à Diessenhofen 1866, camérierdu chapitre du Lac 1902, doyen, inspecteur des écoles primaires et aumônier de l'asile des vieillards de Sankt Katharinenthal. [F. Sch.] H. Canton de Zoug. Famille bourgeoise de la ville au XVe s. ; une branche existe encore à Cham. — 1. AloïS, médecin, * 1er décembre 1783, f 8 janvier 1842, président de la Société suisse des vétérinaires 1816- 1819, deux fois membre du triple Landrat, publia : Bhapsodische Sdtze ûber verdorbene Sâfte, dans Archiv fur Tierheilkunde II ; Fragmcntarische Bemerkungen meiner Praxis. — 2. Georg, de Hunenberg, * 10 mars 1830, f 1900, curé en divers lieux de Suisse jusqu'en 1882, puis aux Etats-Unis, et enfin à Constance, où il mourut. — 3. Heinrich, directeur du séminaire de Zoug, * 24 mai 1846, f 13 octobre 1904, étudia à Milan, Tubingue et Lucerne, prêtre et chapelain de Stein-
hausen 1870, maître au gymnase de Zoug 1871- 1874, fonda le collège Saint-Michel avec H. -A.
Keiser et A. Meienberg, et en 1879 un séminaire catholique libre, dont il fut. directeur ; membre du Conseil d'instruction publique 1887, inspecteur des écoles du canton et président de la Commission pédagogique. — Voir Meyer : Zuger Biographien 36. — A. Bettelheim : BJN IX (avec la liste de ses œuvres). — Gfr. 60. — 4. Jakob- Franz, juge à Steinhausen, * 20 septembre 1824, t 20 janvier 1893. — 5.
Moritz, * 26 février 1844 à Bumentikon près de Cham, f 16 décembre 1900, membre de la Cour suprême 1870, du tribunal cantonal et du Grand Conseil 1872, du Conseil d'Etat 1885 et 1889-1898, président du Conseil d'église de Cham 1892.
— Voir Meyer : Zuger Biogr., 34-39. [W -J. Meyer.]
I. Canton de Zurich. Ancienne famille de Uetikon, mentionnée en 1380 déjà, actuellement bourgeoise des com. environnantes. — [J. Frick.] — Andréas, de Schwàndi (Glaris), * 1844. prof., auteur de grammaires françaises, anglaises et allemandes. — Voir DSC. [C. B.]
BAUMHAUER, Heinrich, * 26 octobre 1848 à Bonn, professeur à Lùdinghausen, puis professeur de minéralogie à Fribourg dès 1896, recteur de cette université 1900-1901. Il a publié en 1882 un volume de poésies et de nombreux ouvrages et articles relatifs à la chimie, la physique et la minéralogie. Il est membre de la Soc. impériale de minéralogie de Petrograde et membre honoraire de la Soc. de minéralogie de Londres. — Voir Werist's, 7e éd. — Keiter: Kathol. Literaturkalender 191 1.
— Minerva. — Brùmmer : Lexikon der deutschen Dichter. — Discours de recteur de Fribourg 1901. |F D.|
BAUMLI. Famille lucernoise mentionnée au XVe s.
— 1. Heinrich, de Lucerne, membre du Grand Conseil 1449 — 2. Heinrich, de Lucerne, 1519 à 1549 environ, curé de Schwyz et doyen du chapitre. — Voir Gfr. répertoire. [P.-X. W
Heinrich Baumgartner.
D'après une photographie.
BAUP. Famille du Dauphiné réfugiée pour cause de religion cl bourgeoise de Coinsins dès 1753. — 1. SA- MUEL, 1783-1857, médecin à Nyon. — 2. Samuel, 1791- 1862, chimiste à Vevey, attaché aux salines de Bex. — 3. Jean, 1797-1847, pasteur à Château-d'Oex et Yvorne.
— 4. Charles, * à Vevey le 25 juin 1811, f à Lausanne Je 21 mars 1853, étudia à Lausanne et fut reçu pasteur en 1835. Pasteur de l'église française de Londres 1835, revint dans son pays en 1842 comme sufiragant à Vevey. Il prit une part active au mouvement religieux qui aboutit à la fondation de l'Église libre vaudoise. Il quitta l'Église nationale en 1845, et fut chargé en 1849 d'enseigner la théologie à la faculté libre de théologie de Lausanne. Président de la Société des Écoles du dimanche, il a publié entre autres : Coup d'oeil sur la position de l'Eglise nationale du C. de Vaud en 1845. — Précis des faits qui ont amené et suivi la démission de la majorité des pasteurs ... de l'Eglise nationale du C. de Vaud en 1845. — Voir Arch. du Christianisme 1853. — Chrétien évangêlique 1863. [Eug. M. et A. de M.]
Une famille Baup ou Beaup, originaire de Bagnes (Valais) existe à Saint- Maurice et à Marseille. [L. C].
BAUR. Familles des cantons d'Argovie, Bâle, Soleure, Thurgovie et Zurich.
A. Canton d'Argovie. — Johann-Baptisï, de Sarmenstorf, 1783-1851, médecin du couvent de Mûri, chef des conservateurs du Freiamt en 1830-1840, membre du Grand Conseil, de l'Union pour la défense du catholicisme dans le Freiamt, 1833, et du Bûnzer- Komitee. Il allait être arrêté le 10 janvier 1841 comme perturbateur, lorsqu'il s'enfuit à Lucerne. Plus tard, il pratiqua la médecine à Schwyz où il composa divers écrits pour sa défense : Eingabe an das Bezirks gericht Mûri, 1841 ; Bin ich ein landes fluchtiger Hochverrâter ?
— Voir Die Aufhebung der aargauischen Klôster. — Die aargauischen Klôster und ihre Anklager. — S. Abt : Der Aufruhr im Freiamt. [G. Wiederkehr.]
B. Canton de Bâle. Famille encore existante, acquit la bourgeoisie de Bâle en 1557. — [A. B.| — Fritz, * 2 novembre 1859 à Bâle, f dans cette ville le 3 janvier 1921. Il étudia à Bâle et Leipzig ; rédacteur de VAllg. Schweizer Zeitung de Bâle 1883-1902, puis aux Basler Nachrichten. Membre du Grand Conseil de la bourgeoisie et du synode de l'église. Il a rendu de grands services aux cartographes en particulier par sa grande connaissance du Jura. [C. Ro.]
C. Canton de Soleure. Famille de la ville de Soleure, éteinte avant 1681. — Armoiries : de gueules à trois monts de sinople surmontés d'un craquelin d'or percé de deux pelles à four du même. — Hans-Fridli, de Selzach, sous-greffier de Locarno, devint bourgeois en 1652. — Voir Franz Haffner : Geschlechterbuch. [v. V.]
D. Canton de Thurgovie. Baur, Bauer, famille assez répandue dans les districts d'Arbon et de Steckborn. — 1. Johann-Melchior, * 1819, f 1864, de Steckborn, pasteur à Nussbaumen, Sirnach et Neukirch-Egnach. — 2. Julius, * 1850, fils du n° 1, rédacteur de VAllgemeine Schweizerzeilung à Bâle. [F. Sch.]
E. Canton de Zurich. I. Ancienne famille de la commune zuricoise de Wettswil am Albis, connue déjà en 1383 sous le nom de Gebur. — [J. Frick.] — II. Bourgeois de la ville de Zurich ; entre autres Budolf, bailli de Begensberg 1556-1561, membre du Conseil 1564, bailli de Knonau en 1584 où il mourut en 1586. — III. Famille de Gœtzis dans le Vorarlberg, bourgeoise de Bheinau. — 1. Johannes, * 1795, fonda les deux hôtels : Baur en ville (1838) et Baur au Lac (1844), bourgeois d'honneur de Zurich 1859, | le 24 novembre 1865. — 2. Theodor, fils du n° 1, * 1828, succéda à son père à l'hôtel Baur au Lac, membre du Grand Conseil de la ville, f le 21 août 1904. — Voir ZWChr. 1904, 40. — Enderii : Zurich und seine Gasthofe. — fC. Brun.] — IV. Familles d'origines diverses, domiciliées dans plusieurs communes du canton de Zurich. — Jacob, de Berg am Irchel, 1829-1900, instituteur, musicien et compositeur, * à Hirslanden ; il étudia à l'Ecole normale de Kusnacht (Zurich), fut instituteur à Biesbach et à Zurich, publia des recueils de chants, dirigea plusieurs sociétés de chant et composa des chœurs pour voix d'hommes, de femmes et des chœurs mixtes. — Voir
BAURI
BAVIER
NZZ 1900, 13, 16. — ZWChr. 1900, 3. — Schweiz. Lehrerzeitg. 1900, 8. — Schw. Musikzeitg. 1900, 13. — [E. Stauber.] — Heinrich, xylographe et peintre, de Birmenstorf, * le 11 novembre 1862, exerça son art à Stuttgart, à Berlin et à Paris. — Voir SKL. [C. Brun.] BAURI. Nom d'un personnage travesti que l'on rencontre à Grossdietwil, Altbùron, Fischbach, Ebersecken (Lucerne). Selon un antique usage populaire, deux compagnons travestis, l'un en fou et l'autre en sorcière, Glûngel et Bauri, parcouraient la contrée à l'époque du Nouvel-An. Dès qu'ils paraissaient éclatait l'avertissement: Voici GHingel et Bauri. Celui qui n'arrivait pas à fuir ne pouvait se libérer de l'étreinte des deux personnages sans payer au moins un demi-batz ou était marqué, sans qu'il s'en aperçût, d'un trait de couleur qui prêtait à rire. Les deux compagnons étaient tenus de verser une partie de leur collecte dans le tronc des pauvres de la commune. — Voir Luz. Volksblatt, 28 décembre 1899. [P.-X. W.]
BAUTY,/lf/o/7>7ie, d'Aigle, * le 9 juin 1798 à Vennes sur Lausanne, f 1880. Après des études de théologie à Lausanne, il fut pasteur de l'église française de Stockholm. Il rentra dans le canton de Vaud et se fit connaître par ses polémiques avec les dissidents protestants et avec les catholiques. Il s'intéressa activement aux débals qui précédèrent l'abolition de la Confession helvétique dans l'église vaudoise ; lors du conflit de 1845 entre le clergé et le gouvernement, Bauty était pasteur à Moudon. Il fut l'un des fondateurs de l'Eglise libre et pasteur à Yverdon, puis à Lutry. On a, entre autres, de lui : Réponse à la brochure intitulée : L'Eglise et les Eglises, 1833. — Projet de loi ecclésiastique présenté au Conseil d'Etat, 1838. — Fictions et réalités ou les prétentions de Rome mises en regard des faits, 1854. — Voir Chrétien évangélique, 1880. — Annuaire de l'Eglise libre, 1889. — Son fils Charles, 1842-1910, pasteur, fut chapelain du pénitencier et de l'hôpital cantonal à Lausanne. — Son petit-fils, Edouard, * 1874, est journaliste à Genève, ancien directeur de la Tribune de Genève. [Eug. M. et A. de M.]
BAUX. Ancienne famille provençale dont l'histoire gravite autour du château et de la ville des Baux (Bouches-du-Rhône, France). Plusieurs représentants de cette famille intéressent la Suisse par leurs alliances avec les maisons seigneuriales de Genève et de Neuchâtel. — 1. Bertrand IV, t 1314, fils de Raymond I de Baux, prince d'Orange, épousa (1273 ?) Eléonore, fille de Henri, comte de Genève. — 2. Raymond V, f 1393, fils du n° 1, épousa en secondes noces, en 1358, Jeanne, fille d'Amédée, comte de Genève. — 3. Marie, f 1417, fille unique du n° 2, devint, en 1386, la femme de Jean de Chalons-Arlay. — 4. Alix, * entre 1361 et 1367, f 7 oct 1426, dernière comtesse d'Avellino, épousa, en 1380, Odon de Villars, comte de Genève, puis, en secondes noces, entre 1415 et 1418, Conrad de Fribourg, comte de Neuchâtel. Armoiries : de gueules à l'étoile d'argent à 16 rais. — Voir Régeste genevois. — Louis Barthélémy : Invent.... des Chartes delà Maison des Baux. — Noblemaire : Hist. de la Maison des Baux. [L. T.1 BAUZ, P. Hermann, d'Ueberlingen, conventuel de Saint-Gall, * le 12 fév. 1698, f2fév. 1752, archiviste du chapitre 1727, professeur de théologie 1729, curé de Wil 1733, prieur de Neu-St. Johann 1738, sous-prieur à Saint-Gall 1744, officiai 1747. — Voir Verhandl. der st. gall. Gemeinnùtzigen Ges. 1858, p. 64. — Scherrer : Katalog der Stiftsbibliothek. — Arch. du chapitre. [J. M.] BAUZ AN, BAUCANI ou BOLZUIM, Petrus. Licencié en droit ; élu doyen de Valère, selon de Rivaz, le 2 juillet 1366 ; il apparaît comme tel encore en 1393. — Voir archives de Valère. — Gremaud. [D. I.] BAVIER (BAWIER). Famille noble originaire de Bavière, reçue à la bourgeoisie de Coire en 1527 et 1528 avec Michael et Silvester. Elle était établie auparavant à Sayis (près Trimmis, Grisons), où existait encore en 1843 la « Bavierenburg ». Armoiries : de gueules à une licorne d'argent issant de trois monts de sinople. — 1.
Hans, 1537-1609, embrassa la Ré-
forme, prévôt de corporation et membre du Conseil. Juge de la ville 1577, bourgmestre et capitaine de la ville de Coire 1585, président des Ligues grisonnes en sa qualité de chef de la Ligue de la Maison- Dieu ; comme colonel de cette dernière ligue, il marcha en 1585 sur la Valteline et Chiavenna.
Député au renouvellement de l'alliance avec les sept anciens cantons 1595, commissaire-juge dans la Valteline 1591, délégué auprès de l'archiduc Ferdinand et de plusieurs villes 1592- 1593; en 1596 il présida la dispute religieuse de Tirano ; président de la Cour d'appel de la Ligue de la Maison-Dieu, député pour la conclusion d'une alliance avec Berne 1602, président ou membre
du Conseil secret 1603- n, Hans Bayier, 1537-1609. 1607 f le 20 août 1609. DaPres un dessin de Kra»eck. — 2. Andréas, fils du
n° 1, 1571-1619, capitaine au service de Venise, prévôt de corporation, député auprès de la Ligue des Dix-Juridictions pour y recevoir le serment des communes 1602, député auprès de la Ligue Grise pour le serment du pacte d'alliance 1604, délégué de Coire pour la conclusion d'un accord dans les quatre hautes juridictions du val Bregaglia, Domleschg, Haute et Basse-Engadine au sujet de la répartition des charges dans le gouvernement de la Valteline 1604, député des III Ligues auprès de l'empereur Rodolphe II qui lui octroya une lettre de noblesse et des armes 1610, délégué auprès de l'empereur Matthias 1612-1613. — 3. Johann ou Huns, 1591-1661, capitaine au service de France, conseiller de légation et interprète à l'ambassade de France auprès des Grisons 1618 ; la même année il est condamné par le tribunal de Thusis à une amende de cinq mille ducats et à dix ans de bannissement. Il fut ensuite prévôt, puis premier prévôt, de corporation, conseiller et membre du Keltenbund, fondé à Coire le 27 janvier 1637 ; cette année-là, il entra dans la Valteline comme capitaine au régiment Rosenroll ; 1638 bourgmestre et président des Ligues grisonnes qu'il représenta à Milan lors de la signature de la capitulation avec Philippe IV d'Espagne, duc de Milan, dont il reçut une chaîne d'or de chevalier et 600 couronnes ; 1640 député à Innsbruck pour le renouvellement de l'alliance héréditaire de 1518, et en 1642 à Feldkirch pour le même objet. De ses fils Johann-Ulrich, 1627- 1693, Johann, 1629-1688, Ragett, 1635-1691, et Rudolf, 1638-1713, sont issues les branches principales de la famille.
Branche aînée : — 4. Johann, 1653-1744, capitaine au service d'Espagne, prévôt de corporation et trésorier de la ville 1685, 1er prévôt 1696 et 1710, conseiller 1712, ammann de Coire 1720, 1729 juge et 1730 bailli de la ville, puis premier bourgmestre et chef de la Ligue de la Maison-Dieu et président des Ligues grisonnes. — 5. Christian, 1767-1837, aumônier au régiment grison de Schmid en Hollande 1788-1791, prédicateur à Sainte-Régula à Coire 1791-1802. Lors de l'entrée de Masséna à Coire, il se vit contraint d'assumer la charge de président de la municipalité de Coire. Ayant été dénoncé aux Autrichiens, il fut déporté de 1799 à 1801, d'abord à Innsbruck, puis à Graz ; nous le retrouvons de 1802 à 1809 premier pasteur de Saint-Martin, puis antistès de Coire ; s'étant retiré, il se voua aux sciences et à la poésie. Il était lié avec Mathisson, Wessenberg, Frédérika Brun et particulièrement avec Johann-Gaudenz von Salis- Seewis. — 6. Johann-Eduard, 1813-1866, médecin des bains de Saint-Moritz, médecin de la ville et du district de Coire, auteur de: Stammtabelle der adeligenFamilie von
BAVIER
BAV1ER
Bavier, publ. en 1892. — 7. JOHANN-ANTON, neveu du n° 5, 1816-1881, fonda à Zurich la maison de commerce A. Bavier & Cte, consul d'Italie puni' la Suisse orientale. — 8. Carl-Eduard, fils (lu h» 7, * 1842, attaché à la légation de Suisse au Japon en 1X02, fonda en 1805 la maison Bavier & Cle pour l'exportation de la soie à Yokohama, où il devinl en 1868 consul général de Danemark. — 9. JoHANN-ANTON, frère du n° 8, * 1844, obtint à Paris une concession de mine de charbon au Tonkin, directeur général de la Soc. française des charbonnages du Tonkin dès 1888. Il a acquis la nationalité française.
Deuxième Branche: — 10. Johann, 1653-1720, prévôt de corporation, chancelier de la Valteline, premier prévôt — ■ 11. Johann, 1682-1762, officier au service de France et de Hollande. Il se distingua dans les batailles de Malplaquet et Fontenoy. — 12. Gabriel, 1723-1787 ; prévôt 1752, puis premier prévôt de corporation, membre du Conseil, juge de la ville, inspecteur du CoUegium philosophicum (faculté de théologie protestante), président du tribunal criminel des III Ligues. Troisième Branche : — 13. Simeon, 1704-1777, prévôt 1753 et 1er prévôt de corporation 1762, membre du Conseil et juge 1766. — 14. Joh.-Baptist, 1695-1771, fils du n° 13, prévôt de corporation 1718, membre du Conseil 1742, ammann de Coire 1743, juge 1749 et bailli de la ville 1750, premier bourgmestre de Coire 1756 et vice-landammann de la Ligue de la Maison- Dieu. — 15. Joh.-Baptist, petit-fils du n° 14, 1749- 1814, prévôt et premier prévôt de corporation, acheta en 1792 avec le bourgmestre von Tscharner le château et la seigneurie de Reichenau du baron Buol-Schauenstein pour 132 000 fl. Son frère — ■ 16. Johann-Jakob, 1751-1825, prévôt, puis premier prévôt et capitaine de corporation, membre du Conseil 1786, ammann de Coire 1794, juge 1797, puis président du tribunal qui siégea en avril 1798 au sujet des crimes commis contre l'Etat l'année précédente. Le 14 mars 1799, le général français Masséna fit de lui le président du gouvernement provisoire des III Ligues et le 16 juillet 1800, il devinl un des huit membres du gouvernement préfectoral installé par le général Lecourbe. Il a publié : Emigration (1er Reformierten aus den Untertanenlanden, 1791 ; Schreiben eines verfolgten Bundnerpatriolen an das Biindnervolk, 1799. — 17. Johann-Baptist, 1795-1856, revêtit les charges suivantes : 1814-1819 prévôt et capitaine de corporation, 1819-1828 capitaine de la ville, premier prévôt, membre du Conseil 1829, juge 1830-1831, bailli de la ville 1832-1837, vice-landammann de la Ligue de la Maison-Dieu 1829, 1831 et 1837, député au Grand Conseil qu'il présida en 1838, président des III Ligues 1838- 1839. Il fut en outre membre du Petit Conseil, député aux Diètes de 1830 et 1835, plusieurs fois membre de la Commission des Etats et de la Cour d'appel cantonale, président des postes cantonales 1843-1850, conseiller
national 1850-1856. f le 19 sept. 1856 à Zurich. — 18. Simeon, 1801-1865, prévôt 1830 et premier prévôt de corporation 1834, du Conseil 1835, membre de la direction cantonale des postes, juge 1837, premier bourgmestre de Coire 1840-1841 et 1846, vice-landammann de la Ligue de la Maison- Dieu 1844, député au Grand Conseil 1846, juge 1850, président du tribunal du district 1851-1853, fondateur de la maison d'expédition Bavier & Cle, à Coire, et plus tard l'un des trois directeurs de la raison sociale Jenatsch-Bavier & Cle. — Simeon Bavier (n° 19). 19. Simi-Oll, fils du n°
D après une lithographie. 17, conseiller fédéral et
ministre, * le 16 sept. 1825 à Coire, étudia aux écoles polytechniques de Stuttgart etde Karlsruhe, ingénieur de disirici à Splùgen 1850-1851, landammann du cercle de Jénaz, qu'il représenta plusieurs fois, ainsi que la ville de Coire au Grand Conseil, 1853, 1854 et 1856, préfet 1854. Après la fusion des lignes de chemins de fer de la Suisse orientale en compagnie de l'Union suisse, il entra dans le Conseil d'administration de celle-ci. A la suite du rejet du projet du Lukmanier, il poussa à la construction du Splugen, élabora de 1870 à 1871 un projet complet et parcourut, avec Andréas von Planta, l'Allemagne du Sud et l'Italie pour obtenir l'appui financier des cercles intéressés. Toutes ces tentatives échouèrent, ainsi que le projet du chemin de fer Samaden-St. Moritz-Pontresina, élaboré pour le compte d'une banque de Winterthour. Il publia en 1874 Einige Bemerkungen ùber Eisenbahnen im Gebirqe et en 1878 Die Strassen der Schweizj Histor. Entwickelungund gegenwdrt. Bestand). Conseiller national dès 1863, ii fut envoyé au Tessin comme commissaire dans l'affaire de Stabio, où il réussit à pacifier les partis et les amener à l'entente dite Riformino. La considération que Bavier s'acquit dans cette alfaire par son attitude prudente et pleine de tact le fit, nommer le 10 décembre 1878 au Conseil fédéral en remplacement de Heer. Il dirigea d'abord le Département des finances et douanes puis, en 1880, celui des chemins de fer. En 1881, il présida le Congrès des transports internationaux par chemins de fer. Après avoir été président de la Confédération en 1882, il prit en avril 1883 le poste de ministre de Suisse à Rome, qu'il occupa durant douze ans. Il se retira en juin 1895 et mourut le 27 janvier 1896 à Malans. — 20 Joh.-Baptista, frère du n° 19, * 1832, entra en 1850 dans l'armée autrichienne, fit les campagnes de 1859 et 1866 comme major de cavalerie, passa lieutenant-colonel et se retira en 1883. Il devint camérier impérial et fut créé baron en 1895. — ■ 21. Albert, * 12 octobre 1841, directeur de la banque des Grisons à Coire 1877-1912, membre du Grand et du Petit Conseil de la ville de Coire 1866- 1876, député au Grand Conseil des Grisons 1877, à plusieurs reprises membre du Conseil d'administration de l'Union Suisse. — 22. Emile, * 1843, f 12 mars 1920, ingénieur, travailla à la construction des routes des Grisons, ingénieur et chef du bureau tech-. nique de l'exposition nationale de Zurich 1882-1883, directeur des travaux de régularisation du Tibre 1884 et des travaux de construction du port de Gênes 1889, ingénieur à Zurich dès 1898. — NZZ 526, 1920.
Quatrième Branche: — ■ 23. Johann-Ulrich, 1669- 1749, aumônier au régiment grison de Capol en Hollande, puis pasteur à Trimmis et à Malix, de 1707- 1728 à l'église Sainte-Regula à Coire, de 1728-1742 antistès et pasteur à Saint-Martin, 1730 doyen de la Ligue de la Maison-Dieu.
Cinquième Branche: — 24. Johann, 1662-1721, étudia la médecine à Zurich, Paris et Padoue, conseiller impérial et pro-syndic de l'université de patrie, il devint secrétaire de d'Etat 1685, membre du Conseil la ville 1699, bailli de la ville 1703, président du syndicat de la Valteline 1706, bourgmestre 1711, 1713, 1715, 1717, 1719, président des Ligues grisonnes, chef de la Ligue de la Maison- Dieu. Il représenta souvent la ville de Coire aux diètes des Ligues et en 1712 il fat délégué de Coire pour jurer la lettre d'alliance des Ligues. Il publia en 1707 une description de la source et des bains de Fideris. — 25. Georg, * 1773, arrière-petit-fils du n° 24, officier au service de France, puis chancelierdes Ligues à Coire. Il a publié : Des jungen Schweizers Seereise, 1834. Schneeflocken aus Graubiinden, 1835. Die Corsikaner Hâuber und ihr Lehrling Fieschi. — Voir Eduard von Bavier : Stammtabelle der adeligen Familie von Bavier. — BM 1865, p. 13-14 ; 1896, p. 94. — J. Robbi : Standespràsidenten, p. 7-8. — Bûndner Zeitung 1856, n° 114. — Sprecher : Sammlung rat. Geschlechter, p. 10. — Bûnd. Staatskalender. — Bûnd. Kalender 1880 et 1897. NZZ 1896, n° 28. — SB XXVII. — ADB XLVI, p. 273- 274. — Hilty : PJ 1896. — Frète Hâtier 1896, n° 24. — JNGG 1895-1896, p. 294. — Sammlung bûnd. Leichen-
Padoue. Dans sa ville et chancelier 1693, ammann de