BULLINGER
BULLOT
plusieurs médecins. A la même famille appartenait Guillaume, coseigneur de Grancy en 1634, pasteur à Chavornay 1619-1641. [M. R.]
BULLINGER. Famille bourgeoise de Bremgarten (Argovie), fixée à Zurich avec l'antistès Heinrich. Éteinte en 1916. — NZZ 1916, n°s 1270, 1275, 1285. Armoiries : d'or à une anille de sable.
— 1. Heinrich, l'aîné, * le 2 février 1469 à Bremgarten, f le 8 avril 1533 à Zurich, prêtre 1493, curé de Bremgarten avant le 24 juin 1506, administrateur, puis doyen du chapitre de Zoug-Bremgarten 1514-1529. Le 28 févr. 1519, il eut une violente dispute avec le prédicateur d'indulgences Samson, auquel il interdit de prêcher. Samson le fit excommunier et menaça de porter plainte à la Diète. Avec l'aide de ses amis de Zurich, et surtout de Zwingli, Bullinger remporta la victoire sur son adversaire, qui fut contraint de le libérer de l'excommunication. Au commencement de février 1529, Bullinger embrassa publiquement la Réforme et fut obligé de quitter sa cure ; le 31 décembre son mariage eut lieu à Zurich et il devint pasteur à Hermetschwil en 1530. Le 11 octobre 1531, il prit part comme volontaire à la seconde guerre de Cappel et fut exclu avec son fils Heinrich, le 16 novembre 1531, du traité de paix ; le 21 novembre il s'enfuit à Zurich, où il
fut reçu bourgeois.— Voir
Bullinger Balthasar I, p. 92.- XIII, XIV H. B. u. seine
Réf. Gesch. —
Helvetia sacra
Arg.VI,VIU,
- Christoffel :
Gattin. —
Heinrich Bullinger.
D'après une gravure sur cuivre
de Theod. Meyer, 1602.
Durrer : Bruder Klaus I, p. 58. — Egli : Analecta II, p. 161. — Hess : Heinrich Bullinger. — K.Kunz :
Heinrich Bullinger (mns.) — [K. Kunz.] — 2. Heinrich, fils du n° 1, *18 juillet 1504 à Bremgarten, fut l'ancêtre de la première branche zuricoise, éteinte en 1611.
Maître d'école au couvent de Cappel 1523, pasteur de Hausen 1528, il se rendit avec Zwingli au colloque de Berne, devint pasteur de Bremgarten 1529.
Il dut abandonner son poste après la bataille de Cappel 1531, se rendit à Zurich où il succéda à Zwingli le 9 décembre. Malgré sa jeunesse, il sut continuer et affermir l'œuvre du réformateur. Écrivain et correspondant, il lutta contre les anabaptistes et les catholiques, publia des travaux historiques, dont la Reformations gesch., seconde partie de son histoire de la Suisse, est un document contemporain de grande valeur. Ses lettres aux églises étrangères et à leurs chefs témoignent de la considération dont il jouissait. Ses coreligionnaires persécutés trouvèrent en lui un secours puissant. Il fut l'auteur de l'ordonnance des pasteurs et du synode zuricois de 1532 et de la 2e confession helvétique ; il conclut avec Calvin en 1549 le Consensus Tigurinus. t 17 septembre 1575. — Voir Egli : Heinrich Bullingers Diarium, dans QSRG II. — H. Bullinger: Reformationsgesch., publ. par Hottinger et Vôgeli 1838. — T. Schiess : Bullingers Korrespondenz mit den Graubundnern, dans QSG 23. — C. Pestalozzi : Heinrich Bullinger. — G. von Schulthess-Rechberg : Heinrich Bullinger, dans Schriften des Vereins fur Reformations- Gesch. 22. — Zw. I, 419 ; II, 97 ; IV, 96. — Bockel : Die Bekenntnisschriften der evangelisch-reformicrten Kirchen, p. 281. — • Th. Vetter : Johs. Hooper und seine Beziehungen zu Bullinger dans Turicensia. — J. Konig: Heinrich Bullingers Alamannische Geschichte dans Freib. Diôzesanarchiv XII. — A. Waldburger: Bullinger Schriften dans STZ 1904. — [W.-L.w.] — 3.CHRiSTOPH,fils du n° 2, * 1537, boulanger, reçut un fief noble en 1568 du
landgrave de Hesse, Philippe le magnanime, f décembre 1569 durant l'expédition de Guillaume d'Orange en France. — [c. b.] — 4. Johannes, frère du n° 2, * 14 février 1496 à Arbon, fut l'ancêtre de la seconde branche, éteinte en 1916. Chapelain à Bremgarten 1520, prêtre dans le canton d'Uri, il accompagna plusieurs expéditions uranaises sur Milan. Ayan*, adopté la Réforme, il devint pasteur à Birmensdorf (Zurich) 1529, à Rordorf après la bataille de Cappel à laquelle il prit part, à Ottenbach, à Cappel 1557 ; bourgeois de Zurich 1550. t 15 août 1570. — Voir E. Egli : Johannes Bullinger und seine Bibel, dans Analecta reformatoria II, 161. — [w.-l. w.] — 5. Johann-Balthasar, 1690-1764, fut professeur d'histoire nationale à Zurich 1720, du Grand Conseil 1723, préfet d'Embrach 1730, membre du Petit Conseil 1748, préfet de Ruti 1753: Il fit paraître avec E. Dùrsteler la 3e édition de Bluntschli : Memorabilia Tigurina. — 6. Johann-Balthasar, 1713-1793, peintre et graveur, professeur à l'école d'art de Zurich 1773, publia 100 vues suisses gravées sur cuivre. — Voir SKL.
— La famille a en outre donné quatre orfèvres du nom de Hans-Jakob, de 1578 à 1723. — SKL. [C. B.]
BULLION, Henri de, nommé le capitaine Bullion, fut. envoyé par Richelieu dans les Grisons, de septembre 1633 à juin 1635, avec le titre de commissaire royal des finances. En réalité, il avait mission de surveiller Rohan, dont il devint le chaud défenseur, et qu'il accompagna dans son expédition dans la Valteline. En mars 1637, il fut nommé ambassadeur auprès des III Ligues, mais n'entra pas en fonctions. — Voir Rott : Représ, diplom. IVetV. [A. R.]
BULLO, BULLI, BULLUS. Famille d'Osco établie depuis 1600 à Faido. — 1. Pietro, banneret de la Léventine 1602, fut député à Altdorf pour défendre les franchises de sa vallée. — 2. Gian-Giacomo, chevalier, lieutenant de la Léventine, écrivit en 1627, sur l'ordre du Conseil de la Léventine, une relation de la bataille de Giornico. — 3. Martino, capucin, gardien du couvent des capucins de Faido 1667-1670. f à Sondrio en odeur de sainteté. — 4. Baldassare, de Faido, chevalier, a laissé dans le livre des franchises de la Léventine, après 1647, de courtes notices historiques sur la participation des Léventinois aux campagnes suisses de 1422 (Arbedo), 1442, 1445 et 1478 et sur les traités d'Uri avec Milan de 1442, 1451-1455, et 1484. Il est probablement identique à Baldassare dit de Giornico, qui vécut vers 1660 et rédigea, après 1641, l'acte d'une prétendue alliance perpétuelle entre Uri et la Léventine en 1405. C'était un faux destiné à servir de base aux revendications de la Léventine contre le gouvernement d'Uri. La même alliance, que l'on fit ensuite remonter à 1380, fut invoquée dans les revendications de 1712 àl713.
— 5. Giuseppe, chancelier de la vallée ; en 1755, il fut député à Altdorf pour détourner les rigueurs du gouvernement d'Uri lors de la révolte de la Léventine.—
6. Gioachino, de Faido, f 1903, capitaine lors du Sonderbund, premier entrepreneur des postes fédérales Faido-Biasca, député au Grand Conseil 1897-1901. —
7. Gustavo, fils du n° 6, * 5 septembre 1863, ingénieurconseil pour l'industrie frigorifique à Milan et à Gênes ; auteur de diverses publications techniques. — En 1798, un Bullo était chancelier de la Léventine, et l'année suivante un des chefs du soulèvement de la vallée contre les Français, président du Conseil de guerre de la Léventine 1799. — Voir BStor. 1879. — ASHR. — Borrani : Ticino Sacro. — Dotta : I Ticinesi. — Pometta : Corne il Ticino. — P. Angelico Cattaneo : / Leponti dans Festgabe auf die Erôffnung des hist. Muséums v. Uri. [C. Trezzini.]
BULLOT. Famille originaire de Montbéliard, reçue à la bourgeoisie de Neuchâtel en 1593, anoblie en 1709. Éteinte. Armoiries : d'azur au chevron d'argent accompagné de deux aigles d'or lampassées de gueules en chef et d'une fleur de lys de même en pointe. — 1. Daniel, orfèvre, essayeur de la monnaie 1589, f vers 1610. — 2. David, maître bourgeois de Neuchâtel 1699, 1706, conseiller d'État et anobli 1709. f 1729. — 3. Jean- Henri, maire de Rochefort 1773, maire de Neuchâtel et
conseiller d'État 1781. f 1782.
Tente : Familles bourgeoises de Neuchâtel.
Voir Quartier-la-
BULOT
BUMPLIZ
BULOT. Famille de la Com. d'Elgg (Zurich), connue depuis le milieu du XVIe s., éteinte au XIXe. Armoiries : d'azur au croissant d'or en pal surmonté d'une pointe de flèche d'argent, accompagné de trois étoiles d'or. — 1. Hans-Ulrich, pasteur, * 1624 à Elgg, pasteur de Cappel 1650, doyen du chapitre du Freiamt 1656 ; en 1662, il reçut gratuitement la bourgeoisie de Zurich ; diacre 1668 et archidiacre 1672 du Grossmunster, f 1687. Lorsqu'il était pasteur de Cappel, il rendit service aux familles d'Arth protestantes, qui s'enfuirent à Zurich en septembre 1655. Il fut un des plus violents adversaires du pasteur Michael Zingg, et, lors du procès qui lui fut intenté, il n'hésita pas à jouer le rôle de pamphlétaire anonyme. — Voir LL. — Wirz : Etat. — 0. A. Werdmiiller : Der Glaubenszwang der zûrch. Kirche im XVII. Jahrhundert. — [Frieda Gallati.] — 2. Hans-Heinrich, fils du n° 1, V. D. M. en 1679, professeur d'hébreu au Collegium alumnorum 1692-1696. t le 24 mars 1705, le dernier de la branche citadine. Un catalogue de ses écrits se trouve dans LL. — Voir Dûrsteler : Geschlechterbuch. — Meyer von Knonau : Kt. Zurich II. [W. u.]
BÙLOW, Alfred von, 1851-1916, secrétaire à la Légation impériale allemande à Berne 1886-1888, puis ministre plénipotentiaire près la Confédération 1898- 1912. Il s'occupa en particulier de l'affaire Silvestrelli, durant laquelle il défendit les intérêts italiens en Suisse, ainsi que de la conclusion de la convention du Gothard 1912. [P. de St.]
BUMAN, BAUMANIM, de. Vieille famille de Fribourg, bourgeoise déjà en 1396. Armoiries : I. Parti d'azur au soc de charrue d'argent, et d'argent au sapin arraché de sinople. II. Écartelé, au 1 et 4 des armes ci-dessus, au 2 et 3 d'or à la fasce de sable chargée de trois losanges d'argent, qui sont de Gurnel. — 1. Adam, grand sautier 1573-1576, bourgmestre 1582-1585. — 2. Jacques, 1580-1643, banneret, trésorier, assista à presque toutes les Diètes de son temps, fut chargé de complimenter les cantons catholiques lors du renouvellement de l'alliance d'or à Fribourg, donna aux capucins une partie du terrain sur lequel est bâti leur couvent. — 3. Dominique, élu abbé d'Hauterive le 21 novembre 1659, f le 2 avril 1670. — 4. Udalric,. capitaine aux Gardes suisses, tué au siège de Dunkerque 1658. — 5. Jacques, capitaine d'une compagnie dans le régiment de Mollondin 1648, se distingua au siège de Montmédy 1657. — 6. Jean-Philippe, major aux Gardes suisses 1623, tué avec trois autres Buman au siège de Montmédy. — 7. Béat-Simon, 1639-1709, créé capitaine aux Gardes sur le champ de bataille devant Dunkerque 1658, leva une compagnie de 200 hommes dans le régiment de Mayer (service d'Espagne), major, lieutenant-colonel, bailli de Bulle 1677-1682. — 8. François-Ignace, 1743-1781, entra au service de France dans le régiment de Beding, fit la guerre de Sept-Ans, assista au siège de Wesel 1757, du Grand Conseil 1763, administrateur des biens du Collège 1778, major du régiment dit Landesobrist soit « Colonel du Pays ». — 9. Tobie, 1745-1824, du Grand Conseil 1765, du Conseil des Soixante 1789, du CoDseil 1795, lieutenant d'avoyer 1816, commissaire général 1778- 1787, bailli de Bulle 1787-1792, député à la Diète de Frauenfeld 1796, représentant de la Suisse en Italie, commanda les Suisses à la victoire de Lugano 1798, rentré à Fribourg, fut pris comme otage par les Français. — 10. Emmanuel-Nicolas-Baphael, 1750-1813, officier au régiment de Walter et de Sonnenberg, bailli de Mendrisio et d'Attalens.— 11. Joseph, 1782-1834, fit les campagnes de 1807 en Portugal, de 1808 en Andalousie, prisonnier de guerre à Baylen, s'échappa des r pontons de Cadix, rejoignit son régiment, campagnes de 1809, 1810, 1811, 1812 et 1813 en Espagne, de 1814 à l'armée des Pyrénées, rentra en Suisse à la Bestauration, reprit du service en 1815 dans les Gardes à pied du roi, licencié 1830 avec le rang de colonel, décoré de l'Ordre royal d'Espagne, officier de la Légion d'honneur, chevalier de Saint-Louis et de l'Ordre du Lys. — 12. Tobie, 1786-1827, campagnes de Portugal 1809, d'Andalousie 1808 et d'Espagne 1809 et 1810, prisonnier à Lérida, rentra au 8e régiment suisse de la Garde
royale 1815, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'honneur. — 13. Louis, 1789-1877, fit les campagnes de Portugal, d'Espagne et de Bussie, chevalier de la Légion d'honneur, revint au pays à la Bestauration, rentra en 1816 au 7e régiment de la Garde royale, fit la campagne d'Espagne de 1823, passa au 8e régiment comme chef de bataillon, licencié en 1830. — 14. Nicolas, 1790-1871, fit les campagnes d'Espagne 1808, de Portugal 1809, de Bussie 1812, de France 1813 et 1814, passa avec le grade de major en 1825 au 2e régiment suisse au service de Naples où il devint successivement lieutenant-colonel, colonel, général de brigade, maréchal de camp et gouverneur de Capoue (1832-1855), lieutenant-général 1859, chevalier de Saint Louis, de la Légion d'honneur et de Saint-Georges, commandeur de Sainte-Anne de Bussie et de Saint-Grégoire-le-Grand. — 15. Max (Maximilien-Joseph), * à Montfort-l'Amaury 2 mars 1830, | à Fribourg 28 août 1907, docteur en médecine. Son dévouement aux malades des hôpitaux de Paris lui valut une médaille de bronze en 1851 ; rentré à Fribourg, il fut nommé médecin de l'hôpital bourgeoisial de cette ville, membre de la Commission de santé, président de la Société économique et d'utilité publique de Fribourg 1880-1900, membre du Conseil général de Fribourg. — 16. Eugène-Laurent, frère du n° 15, * à Belfaux 1er janvier 1831, f à Fribourg le 19 août 1890, entra dans les régiments suisses au service du roi des Deux-Siciles en 1850, licencié en 1859, géomètrearpenteur 1862-1871, commandant de la gendarmerie fribourgeoise 1871-1884. Il occupa ses loisirs à faire des plans en relief, fit don d'un plan du Valais central au gouvernement du Valais qui lui offrit en reconnaissance une coupe d'argent ; chargé par le gouvernement du commandement des troupes françaises internées dans le canton de Fribourg en 1871, colonel 1881. — 17. Charles-Louis, frère des deux précédents, * à Belfaux 24 octobre 1832, f à Belfaux 4 avril 1919, professeur de physique et de chimie au collège Saint-Michel à Fribourg 1858-1883, député au Grand Conseil 1863-1901, juge, puis vice-président près le Tribunal de la Sarine, juge de paix du 3e cercle de la Sarine, membre de la Commission des études pendant vingt ans, président de la Société économique et d'utilité publique de Fribourg. — Voir LL. — LLH. — Étrennes frib. — A GS. — Quotidiens fribourgeois 1907 et 1919. — Généalogies mns. aux Arch. d'État de Fribourg. [R^my.]
BUMANN. Voir Baumann.
BUMBEL. Famille de Lucerne que l'on trouve à Lucerne et dans les environs entre 1330 et 1456 ; elle s'appelait primitivement Bonbel, Bonbelli et était originaire de Pommatt dans l'Eschental. — Walter, probablement père et fils, conseillers de 1380 à 1423, Sentimeister de 1421 à 1432. — Voir Gfr. (Index). — Batsbùcher. [P.-X. W.]
BU M BELER. Famille éteinte de chevaliers zuricois (1240-1332), originaires du pays de Gaster, ministériaux des comtes de Bapperswil. Armoiries : un bouquetin. \I1 est probable que Bumbeler était à l'origine un surnom. — 1. Ulrich, 1255(?)-1276, chevalier, membre du Conseil de Carême 1268, avoyer 1272 et 1276. — 2. Konrad, 1253-1265, chevalier 1263. — Voir UZ. — UG. [F. H.]
BUMPLIZ (C, D. et Com. Berne. V. DGS). Vge et paroisse. 1019, Pimpeningis ; 1025, Pinprinza ; 1228, Pipinnat ; 1235, Bùnplitz. On y a trouvé quelques haches de pierre et des tombeaux de l'époque de la Tène. Une villa romaine exista sur la colline de l'église ; d'autres constructions découvertes dans le voisinage devaient en être des dépendances ; on a reconnu également les vestiges d'une route romaine. En 1916, un cimetière burgonde fut mis au jour vers la sablière de Neuhaus ; il comptait 293 tombes, dont un certain nombre de La Tène II, et 4 trous de pilastres provenant sans doute d'une maison de bois du voisinage. — Voir Jahresberichte des Hist. Muséums Bern. — JSGU. [O. T.]
Bùmpliz dut être à l'origine une « villa », curtis imperii, au temps de Pépin ou de Charlemagne. Il passa en 1345 avec la haute et basse juridiction aux chevaliers teutoniques de Kôniz. La juridiction appartenait en 1390 au futur avoyer Petermann von Krauchtal qui la
BUMPLIZ
BUNTI
céda en 1401 aux d'Erlach. Jakob Tillier acheta toute la seigneurie en 1675 ; elle passa en 1738 à Daniel Tschiffeli qui fit bâtir le nouveau château en 1742, puis à son beau-fils Karl von Stiïrler. Le dernier possesseur fut le colonel Johann-Rudolf von Graffenried en 1798. En 1921, le vieux château fut aménagé pour servir de maison communale. La paroisse dépendait en 1228 du décanat de Kôniz dont l'église était filiale ; elle passa à Berne avec la Réforme et appartint dès lors au chapitre de cette ville. La commune politique fut réunie en 1919 à celle de Berne. En 1920 : 6560 hab. Registres de naissances dès 1736, de mariages dès 1783, de décès dès 1771 (les précédents ont été perdus). — Voir LL. — LLH. — Jahn: Chronik. — von Mulinen : Beitrage II. [P. de Steiger.]
BUMPLIZ, von. Famille noble éteinte; mentionnée de 1258 à 1390. — Thûring et Konrad étaient en 1277 du Conseil de Berne. — Von Mulinen : Beitr. II. [L. S.] BUND (DER), Quotidien de la ville de Berne, organe du parti radical ; il a pour sous-titre : Eidgenôssisches Zentralblatt und Berner Zeitung et paraît depuis 1849. Il publie un supplément du dimanche, le Sonntagsblatl des Bund, qui parut jusqu'en 1916, et depuis 1920 Der kleine Bund. Comme principal organe du parti radical, il a exercé dès le début une grande influence politique. [L. S.]
BUNDI. Vieille famille de l'Oberland grison, mentionnée déjà en 1512. — 1. Peter, landammann de Disentis 1568-1570, juge de la Ligue grise 1569 ou 1570. — 2. Jakob, abbé de Disentis, * vers 1565 à Somvix, curé de Ruis 1584-1586, puis de Somvix, fit le pèlerinage de Jérusalem 1591-1592, élu abbé de Disentis 1593 ; son élection, n'étant pas canonique, ne fut ratifiée par l'évêque qu'en 1594 ; t 1614. Outre une description de son voyage en Palestine, il écrivit une chronique de l'abbaye de Disentis. — VoirC.Decurtins : Die Disentiser Klosterchr. d. Abtes J. B. — Schumacher : Alb. Desertinense. — S.Balthasar, colonel, * 1783 à Ilanz, fit les campagnes d'Espagne et de Russie sous Napoléon, fut fait capitaine après les combats de la retraite de Polotsk et reçut la croix de la Légion d'honneur. Commandant de bataillon sous les Bourbons, il combattit à Paris pour Charles X pendant les journées de juillet 1830, puis fut licencié. Rentré en Suisse, il fut choisi pour faire partie de l'État-major fédéral. Colonel, il commandait la lre brigade de la division Rilliet dans la guerre du Sonderbund et fut commandant de la place de Fribourg après la reddition de cette ville. Durant Inoccupation des frontières de 1848, dirigée contre l'Italie, il commanda les troupes envoyées au Tessin. t 5 mai 1869 à Coire. — Voir Eidgen. Nationalkalender 1871. — Alpenrosen 1869. — 4. Gian, écrivain et journaliste, de Bevers, * 26 octobre 1872 à Berlin, rédacteur du Freie Bàtier 1900, du Bund 1901-1919. A publié en romanche les Pareolas Engiadinaisas, en allemand les Engadiner Màrchen, et écrit les livrets de plusieurs opéras. — Voir Schweiz. Schriftsteller Lexikon. [F. P.]
BÙNDNER TAGBLATT. Journal fondé à Coire 1852, le premier quotidien du canton des Grisons, d'abord libéral, puis conservateur à partir de 1872. [L. J.]
BUNOTELS, BUNTELS (Pontels) (C. Fribourg, D. Singine, Com. Guin. V. DGS). Hameau dont une famille prit le nom aux XIIe et XIIIe s. Une chapelle y existait ; elle passa en 1272 des comtes de Thierstein aux chevaliers de Saint-Jean de Fribourg. Une autre, dédiée à sainte Catherine, est citée en 1455 ; elle fut reconstruite en 1862. — Dellion : Dictionnaire VII, 107. [A. B.]
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