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CADI

CADUSGIl

En 1910, il existait, dans L5 cantons, .r)8 ror|>N réunissant 7500 cadets ; les cantons de Berne et d'Argovie étaient en tête, le premier avec 10, le second avec 21 corps. Ils étaient partout rattachés aux écoles secondaires. Dès lors, la formation de groupements parmi la jeunesse, comme les éclaireurs, les Wandervôgel, les gymnastes, etc., et aussi la diffusion des idées antimilitaristes, ont fait beaucoup de tort aux cadets ; ils passent par une période de crise qui a conduit en bien des endroits à leur suppression, et dont, la fin ne paraît pas proche. — Voir Zschokke : Schweizer Jugend und Wehrkraft, dans Hist. militaire suisse II. — Le même : Gesch. des Kadettenkorps an der aarg. Kantonsschule. — H. Merz : Der Kadettenunterricht einst und heute, dans Monatsschrift fur Oflîziere aller Waffen, 1919. [H. Tr.]

CADI. Durant la période de désagrégation du comté de Rhétie, plusieurs seigneuries se formèrent sur son sol. Le couvent de Disentis étendit son pouvoir sur un territoire immunisé, généralement appelé Gadi (Casa Dei). Ce territoire, assez vaste au commencement du XIIIe s., avait des habitants qui apparurent bientôt dans les actes importants aux côtés de l'abbé (gens de la Cadei). Le 10 mars 1401, quand ils se rachetèrent avec lui du protectorat des Werdenberg, ils s'assurèrent en particulier le droit de participer aux pourparlers et la moitié des amendes. En fait, la Cadi naquit le 16 mars 1424, date du serment de Truns. Elle prit dès lors conscience de son pouvoir et le fit sentir au couvent. Celui-ci dut lui accorder entre autres en 1472 l'élection du métrai, le lundi de Pentecôte, sur triple présentation de l'abbé. Elle se mêla en 1477 à la question de la réception des novices et ruina un important revenu du chapitre. Quand vers le milieu du XVIe s., elle s'adjugea enfin l'élection de l'abbé, les rôles furent renversés, le couvent livré à la communauté qui ne le laissa subsister que dans son propre intérêt. La contre-réformation rendit au couvent la libre désignation de l'abbé, en la personne d'Augustin Stôcklin en 1634. Géographiquement, la Cadi comprenait ainsi le bassin du Rhin antérieur ; historiquement, le territoire immunisé de l'abbaye de Disentis moins Urseren ; elle fut de tout temps divisée en Sur- et Sutsassialla. La première était peu colonisée à la fondation du couvent, c'est pourquoi les hommes libres, si nombreux à Brigels et dans toute la partie inférieure, y étaient rares. Au commencement du XVIe s. seulement, quand le titre d'homme libre fut vain et qu'il fut impossible de poursuivre son droit au tribunal de Laax, quand il n'y eut à l'assemblée de communauté à Disentis que des gens du couvent, alors seulement les libres de Brigels se joignirent collectivement à eux. L'ancienne Cadi comprenait quatre cercles : Disentis, Tavetsch, Somvix et Truns, Brigels et Medels, un Grand Conseil de 40 membres, un Petit de 15 membres plus le métrai, le premier pour les affaires criminelles, le second pour les instances civiles. La Cadi était l'une des trois seigneuries aptes à donner un chef à la Ligue grise ; elle envoyait deux députés aux Diètes des III Ligues et autant à celles de la Ligue grise. Tous les trois ans, l'abbé présentait aux députés réunis de cette dernière trois hommes de la Cadi pour l'élection du président (Landrichter). La communauté avait sa bannière et son sceau à l'effigie de saint Martin et du mendiant. Dans la tourmente française de 1799, les archives furent détruites. Aux landsgemeinde seules, la Cadi a conservé quelque chose de son ancienne splendeur ; sa délégation est plus solennelle que celle des autres communautés' grisonnes. — Voir R. Hoppeler : Studien zur Gesch. des Stiftes Disentis im Mittelalter. — F. Purtscher : Studien zur Gesch. des Vorderrheintales im Mittelalter, dans JHGG 41. — Il dretg de brugheis el cumin délia Cadi. — LL. — P. Tuor : Die Freien von Laax. — J. Cahannes : Das Kloster Disentis vom Ausgang des Mittelalters bis zum Tode des Abtes Christian von Castelberg. — von Mohr : Regesten des Stiftes Disentis. — F. von Sprecher : Rhetische Chronica. — Muoth : Die Talgemeinde Tavetsch, dans BM 1898. - - Muoth : Das Bûndner Oberland. [P. N. C]

CADÎSCH. Famille très répandue dans les Grisons, établie à Uanz, Luvis, Schnaus, Furth, Celerina ; éteinte à Somvix. — Joos, * 22 nov. 1855 à Dalin, professeur au collège cantonal de Coire 1879-1889, au gymnase

di^ Berne 1889-1914, en dernier lieu aussi professeur extraordinaire de sciences commerciales à l'université de Berne, f 22 janv. 1914. — Voir BM 1914. (F. P.]

CADOD. Famille du Pays de Gex, dont plusieurs membres vinrent se fixer à Genève dès le XVe s. et y donnèrent des magistrats. Elle fut tristement illustrée par Michel, propagateur de peste qui, avec ses complices, accomplissait sa besogne dans le but de profiter des dépouilles des morts. Michel Cadod et deux de ses affidés furent, suppliciés, puis décapités et écartelés au Molard par jugement du 30 avril 1530. — Voir Gautier.

— Arch.de Genève: RC. 1530; P. C. IIe s., n» 221. [C.R.] CADONAU (CADENAU). Famillede Waltensbourg

et d'autres localités des Grisons. — 1. Johann-Peter, d'Alvaschein, curé à Ruschein 1692-1704, Obersaxen 1704-1709, Brigels 1709-1714, abbé titulaire de Santa-Lucia à Rome. — 2. Joseph-Anton, d'Alvaschein, curé à Schmitten 1784-1785, Mons 1785-1790, puis pendant peu de temps chapelain à Tinzen. Devenu aveugle, il se retira à Alvaschein et fonda en 1820 le Stipendium Cadonau en faveur de sa famille ; f 1820. — 3. Johann-Jakor, capitaine, landammann de la juridiction de Waltensbourg 1759, 1767 et 1776, vice-landammann delà Ligue grise 1799. [J.R.TRUooet J.Simonet.]

CADONICO (C. Tessin, D. Léventine). Alpage, dont on possède encore les statuts de 1287, qui réglaient la jouissance par la corporation des ayants droit. — Meyer : Blenio u. Leventina. [C. T.]

CADRO (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Corn, et paroisse du décanat de Sonvico. Anciennes formes : Cadelo, 735 ; Chadro. Le monastère de Sant'Abbondio de Côme y possédait des biens. Cadro fut ravagé par la peste en 1524-1525. Jusqu'à 1599, il fit partie de la paroisse de Sonvico à l'exception de cinq ménages qui dépendaient de celle de Pazzalino, puis fut érigé en paroisse et comprit jusqu'à 1801 Davesco-Soragno. Les registres de la paroisse remontent à 1570. L'ancienne église, dont quelques parties existent encore, remonte au XIIIe s. et possède des fresques du XIVe s. L'église paroissiale date de 1603 et possède des stucs de grande valeur artistique de Michèle et Sebastiano Reali (première moitié du XVIIIe s.). Inscription étrusque. Population : 1591, 40 ménages ; 1643, 272 hab. ; 1845, 300 ; 1900, 478 ; 1910, 545 ; 1920, 516. Registres de baptêmes dès 1651, de mariages dès 1763, de décès dès 1844. — Voir Motta : Effemeridi. — Baroffio : Memorie storiche. — Monti : Atti. — Monitore ecclesiaslico di Lugano 1921. — Bolletino Storico 1890 et 1912. — Hidber : Schweizerisches Urkunden-Register . — Stuckelberg : Cicérone im Tessin. — Brentani : Lugano e il Ceresio. [C. Trezzini.]

CADUFF. Nom de famille très répandu dans l'Oberland grison, surtout dans le Lugnez et dans le Gruob ; elle a donné des ammans au XVIIIe s. dans le Lugnez, à Schleuis et Waltensbourg, plus tard de nombreux ecclésiastiques. — 1. Johann-Christian, de Cumbels, curé à Seth 1700-1707, publia le livre de prières souvent réédité : Testament dell'olma. — 2. Ulrich, nommé de Marmels et de Villa, curé à Taufers 1670, Dardin 1676, Cazis 1676-1678, Pleiv 1684-1694, devint chanoine 1686, sizain de la cathédrale 1694, puis doyen 1699-1722, f 17 juillet 1722. — 3. Peter, de Schlans dont il devint curé 1695, fut doyen du chapitre de l'Oberland 1730. — 4. Martin-Rudolf, de Villa, fut curé à Igels 1741-1749, Pleiv 1749-1780, chanoine de Coire 1776, doyen du chapitre de l'Oberland, f 1780. — 5. Julius, de Schleuis, 1826-11 mars 1871, avocat à Coire, publia des vers sous le pseudonyme de Jôrgenberg : Aus der Schweiz, 1866. — Voir Bûndner Tagblatt, 16 mars 1871. — 6. Johann-Fidel, de Cumbels, curé à Ruschein de 1880 à 1906, y édifia l'église actuelle, f 1906. [J. Simonet et C. Camenisch.]

CADUSCH (de Ca = maison et Dusch = Théodose). Ancienne famille éteinte de chevaliers à Obervaz (Grisons). Ses membres ont occupé aux XVIe et XVIIe s. la présidence du Tribunal suprême et se sont distingués au service de l'étranger. — 1. Dusch, capitaine des troupes grisonnes en Valteline 1585, podestat de Morbegno 1591.

— 2. Ambrosius, landammann d'Obervaz lors de l'affaire du tribunal de Thusis 1618 ; il fut alors puni. —

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