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CAILLE

3. Bernhard, frère du n° 2, fut durant 53 ans curé à Gôffls (Vorarlberg), chanoine de Coire 1597, t 20 mars 1650 à Feldkirch. — 4. Dusch, 1615-1685, podestat de Bormio 1640.— 5. Dusch III, podestat de Bormio 1683, f 1693. — Voir Simonet : Geschichte von Obervaz, p. 272. [J. Simonet.]

C/ECINA, Alienns, légat de légions, fut envoyé en 69 ap. J.-C. de Germanie en Italie, avec 30 000 h. par l'empereur Vitellius. A ce moment, la garnison d'un fort helvète, pour se venger de la XXIe légion qui s'était emparée de la solde, se saisit d'une missive envoyée parles légions de Germanie à celles de Pannonie. Caecina, à la tête de ses troupes, s'empara du fort, après avoir pillé Aquae (Baden) au passage, et le détruisit, avec l'aide des auxiliaires rhétiens. Les Helvètes levèrent une armée de secours, sous les ordres de Claudius Severus, qui partit d'Avenches contre Vindonissa. Mais elle fut anéantie par Caecina sur le mont Vocetius (Bœtzberg). Avenches n'échappa à une destruction qu'en capitulant ; l'un de ses principaux citoyens, Julius Alpinus, fut puni de mort. Les autres magistrats obtinrent la clémence de l'empereur grâce à l'éloquence de Claudius Cossus. — Voir Tacite : Histor. I, cap. 67- 69. — Gisi : Quellenbuch. — Lindenmann : Die Helvetier im Kampf um ihre Freiheit. — Viollier : La fuite des Helvètes, dans Revue des études anciennes XV. — Viollier : Csecina et les Helvètes, dans RHS 1922. [L. M.]

C/ESTRIS (C Grisons, D. Glenner, Cercle Ilanz, Com. Kâstris). Ruines d'un château-fort et d'une église consacrée à saint Georges à l'Est du village de Kâstris, sur une colline boisée. Câstris est mentionné déjà en 766 dans le testament de Tello, évêque de Coire. Une famille noble qui résidait dans le château, dont elle portait le nom, paraît dans les documents de la première moitié du XIIe jusqu'au milieu du XIVe s. Lorsqu'elle s'éteignit, sa succession passa aux barons de Belmont. Le château tomba en ruines très tôt, et ses décombres furent utilisés par les habitants du village de Kâstris. — Voir Mohr : Cod. dipl. I. [A. M.]

CAFLISCH. Famille grisonne du Heinzenberg et de Trins. La branche du Heinzenberg paraît la plus ancienne. A Flerden et Urmein, nous trouvons à l'époque de la Réformation Flisch et de ca Flisch. Rudolf est mentionné en 1391. — 1. Bartholome (d'après Sprecher : Balthasar), vicari = premier juge de la Valteline 1603. — 2. Jakob, de Trins, podestat de Morbegno 1703. — 3. Johann-Bartholome, fils d'un lieut.-colonel au service de Sardaigne et de France, député à la Diète 1847, membre du Conseil des États, du Conseil national 1860-1863 et 1869-1872, du Grand Conseil pendant plus de trente ans. — 4. Anton, de Flerden, fervent défenseur des intérêts des paysans, du Grand Conseil 1881, du Conseil d'État 1900, du Conseil national 1902. — Voir LL. — F. Jecklin : Die Amtleute in den bûnd. Untertanenlanden, dans JHGG 1890. — M. Valèr : Graubùndens Anteil am Sonderbundskrieg, dans JHGG 1915. — E. Camenisch : Bundnerische Reformation geschichte, p. 327. [M. Valèr.]

CAGIALLO (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Com. Anciennes formes : Guzallo, XIIIe s. ; Cazalo, XVe s. L'église de Saint-Maurice est déjà mentionnée au XIIIe s.; elle est une des plus artistiques de la Capriasca et possède une fresque du commencement du XVIe s. Elle a été transformée en 1672. Dans la première moitié du XVe s., Cagiallo devait fournir 35 soldats au duc de Milan. En 1501 le village fut brûlé en partie par les Suisses. Cagiallo fait partie de la paroisse de Tesserete, à laquelle il payait au XVIIIe s. une redevance de 51 lires. Population : 1779, 311 hab. ; 1870, 336 ; 1900, 298 ; 1910, 323; 1920, 346. — BStor. 1888 et 1890. — Magistretti : Liber notitiae Sanctorum Ecclesiae Mediolanensis. — Rahn : Monumenti. — Vegezzi : Esposizione. — Pometta : Corne il Ticino... — Stuckelberg : Cicérone im Tessin. [C. Trezzini.]

CAGLIONI. Famille d'Ascona. Armoiries : coupé, au 1er fascé de quatre pièces, d'argent, de gueules, d'argent et d'azur ; au 2, de gueules à trois vergettes d'or accompagnées sur les flancs de deux fers de lance d'argent et intérieurement de deux fleurs de lys d'or, les fers et les fleurs de lys rangés en fasce. — 1. Giulio-Cesare,

* 9 août 1760, t 14 février 1828 à Ascona. Curé de Lodrino, puis prévôt d'Ascona 1785 ; en 1800, il fut le premier à porter le titre d'archiprêtre, et dirigea la paroisse jusqu'à sa mort. Notaire, protonotaire et commissaire apostolique, doyen et député au Grand Conseil 1803- 1808, 1813-1815.— 2. Andréa, frère du n° 1, f 23 octobre 1825, avocat et homme politique en vue. 18 mars 1798, secrétaire du gouvernement provisoire de l'ancien bailliage de Locarno, 31 juillet membre du Sénat helvétique, juge au tribunal suprême helvétique. Membre de nombreuses commissions. De 1803 à sa mort, membre du Grand Conseil qu'il présida comme landammann en 1804, 1813, 1815 et 1818 ; de 1803 à 1809 et de 1811 à sa mort, membre du Petit Conseil ou gouvernement. A de nombreuses reprises, représentant du Tessin à la Diète fédérale, juge au tribunal d'appel. En 1814, il fut délégué avec Rusca et D'Alberti au congrès de Vienne ; la même année, il obtenait que la Léventine ne fût pas réunie à Uri. Délégué en 1816 par son canton pour présenter les hommages du Tessin à l'empereur François Ier d'Autriche à Milan. Il mourut subitement sur le Gothard au retour d'une mission officielle à Altdorf. — 3. Marco- Provino, d'Ascona, 1788-1866, curé de Losone pendant 56 ans, doyen, commissaire apostolique ; député au Grand Conseil 1833-1839, président 1838. — 4. Carlo, fils du n° 2, 1790-1846, avocat, député au Grand Conseil 1825-1830, membre du gouvernement 1830-1835. — AHS 1918. — ASHR. — Dotta : I Ticinesi. — Atti del Gran Consiglio. — P. Ang. Cattaneo : I Leponti. [C. T.]

CAGLIOSTRO, le comte Alexandre de. Célèbre aventurier et génial charlatan, de son vrai nom Joseph Balsamo, né à Palerme le 8 juin 1743. Venant d'Angleterre, il trouva asile à Bâle, dès avril 1787, chez l'ami de Lavater, Jacob Sarasin, où il établit un temple maçonnique de rite égyptien et fonda «la Loge mère des pays helvétiques ». Au mois de juin, il se retira à Bienne, dans la propriété appelée « Rocaille ». Il y eut une querelle avec le peintre Loutherbourg, puis un procès, et partit en juillet 1788. Sarasin l'avait fait assister à deux assemblées de la Société helvétique à Olten. Arrêté à Rome en 1789 et condamné comme franc-maçon par l'Inquisition à la peine de mort, commuée en détention perpétuelle, il mourut au fort Saint-Léon (duché d'Urbin) probablement en 1795. — Voir D'Alméras : Cagliostro. — A. Langmesser : J. Sarasin. — BT II, 1901. — BT II, 1911, p 234. — Arch. de la famille Sarasin aux Arch. d'État de Bâle, Division F. 27. [M. Godet.]

CAHENSLY (CAHENZLI). Famille de Seth (Oberland grison), dont quelques membres revêtirent la charge d'ammann de la juridiction de Hohentrins. — LLH. — Une branche émigra à la fin du XVIIIe s. à Limburg (Allemagne). De celle-ci descend : — Peter- Paul, * 28 octobre 1838, membre du Conseil d'Empire, président du St. Raphaelverein pour la protection des émigrants allemands catholiques, camérier secret du pape, fondateur du .Cahenslismus . — Voir Gisler : Modernismus, p. 98. [J. Simonet.]

CAILLAT. Famille originaire de Tartegnin (Vaud), reçue à l'habitation de Genève en 1783 avec Aimé. Son petit-fils, Jean-Henri dit John, 1807-1883, fut membre de l'Association patriotique du 3 mars 1841, député au Grand Conseil 1842-1846 et de 1847 à 1848. Comme tel, il prit une grande part à l'organisation de la Caisse hypothécaire et de la Banque de Genève. En 1842, il avait fait partie du Conseil administratif de la Ville de Genève. Quitta Genève en 1848 pour s'établir à Paris d'où il ne revint qu'en 1870. Libre échangiste et pacifiste, il publia plusieurs brochures sur des questions économiques et sociales. — Voir Sordet : Dict. des familles genevoises.— JG 27 janvier 1883. — [Th. F.] — Jacques- Marie, de Vernier, * le 27 février 1822, f à Fribourg le 25 février 1895. Prêtre le 8 mars 1845, aumônier des prisons de Genève 1852-1857, rédacteur des Annales catholiques de Genève ; professeur de rhétorique au collège Saint-Michel à Fribourg 1857-1879, chanoine de Notre-Dame à Fribourg 1879-1895, directeur et professeur à l'École secondaire des filles 1881-1889, professeur d'allemand à la Maîtrise de Notre-Dame 1889- 1893. — Étr. frib. 1896. [ILemy.]

CAILLE. Famille originaire de Chauffetin mande-

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