CAISSES D'ÉPARGNE
mont de Flumet en Faucigny, éteinte au XIXe s. Plusieurs de ses membres siégèrent dans le Conseil des Deux-Cents et le Petit Conseil. Armes : d'azur à la caille d'argent dans un pré de sinople surmontée d'une étoile d'argent. — André, J1592, du Conseil des Deux-Cents 1592, fut député en 1590 vers les ambassadeurs de France à Soleure au sujet du traité qui se fit cette année et par lequel la France et les cantons de Berne et de Soleure s'engagèrent à défendre Genève. — Isaac, 1589- 1642, docteur en médecine, membre du Conseil des Deux-Cents, puis de celui des Soixante, juge de Saint- Victor et du Chapitre. — François, 1641-1691, docteur en médecine, du Conseil des Deux-Cents. — Voir Galiffe : Not. gen. III, 99. — ■ Gautier : La Médecine à Genève, 430-433. — Gautier et Galiffe : Armoriai genevois. — SKL. [H. Da.J
CAILLER, Charles, 1865-1922. Chargé de cours de mécanique à l'université de Genève 1889, professeur extraordinaire 1891, professeur ordinaire d'analyse, de calcul différentiel et intégral 1895, et de mécanique rationnelle le 3 juillet 1900. Voir la liste de ses publications dans les Catalogues des ouvrages publiés par l'université de Genève. — [C. R.] — Atexnudre- FrançoîS-LouiS, * 9 février 1866. En 1887 il reprit la fabrique de chocolat qu'avait fondée son grand-père en 1819, à Vevey, et qu'avaient exploitée ensuite son père et son oncle, puis sa mère. Il l'exploita seul jusqu'en 1895, puis en société en nom collectif jusqu'en 1898 ; à cette époque, il quitta Vevey pour installer l'usine à Broc et transforma son établissement en société en commandite, en 1900 en société par actions et en 1911 fusionna avec la Société des chocolats Peter et Kohler, à Vevey, dont il devint administrateurdélégué. Cailler fut membre du Conseil communal de Vevey 1887-1893, juge au tribunal de Vevey 1890-1895, conseiller communal à Broc 1908-1916, conseiller national dès 1911. En 1919, il devint Fribourgeois et bourgeois d'honneur de Broc. [R-emy.]
CAILLIATE. Le nom primitif était Quayato, transformé en Caillate, il devint Cailliate. Cette famille, originaire de Chioggia près Venise fut admise à la bourgeoisie genevoise en 1583. Armes : d'azur au chevron d'argent accompagné en chef de deux coquilles et en pointe d'une caille, le tout d'argent (variante). Un rameau fixé en France a donné un pasteur de l'Église réformée de France. D'autres membres de cette famille comptent parmi les artisans d'art genevois. — Recueil généalogique suisse II, 109. — Armoriai genevois. — SKL. [H. Da.]
CAISSES DE FAMILLE. Dans plusieurs cantons, des caisses de famille ont été instituées, à la suite soit d'un héritage, soit d'un legs de la part d'un membre de la famille. L'origine de certaines de ces caisses remonte à plusieurs siècles, sans qu'il soit possible de donner quelque précision à ce sujet. Le but de ces caisses est généralement de venir en aide aux veuves et orphelins de la famille, de payer des études, etc. Dans quelques cas, les intérêts du capital sont répartis entre les membres de la famille présents à telle ou telle assemblée. L'existence des caisses de famille est prévue par l'art. 335 du Code civil suisse.
Dans le canton de Berne, le Petit Conseil édicta en 1740 une ordonnance sur les caisses de famille, qui limitait la fortune de celles-ci à 200 000 lb. bernoises. En 1837, C. Schnell, qui voyait dans l'institution de ces caisses un soutien du régime aristocratique, obtint du Grand Conseil une décision autorisant les membres d'une caisse de famille à réclamer leur part. Nombre d'intéressés profitèrent de cette autorisation, de sorte que la plupart des caisses de famille durent être dissoutes. Quelques-unes se sont maintenues jusqu'à nos jours, grâce au désintéressement de leurs membres. — Voir Tillier : Gesch. Bern V, 359. — BBG 1922. — M. Stettler : Die bernischen Familienkisten dans Zeitschriftd. Bern. Juristenver. 58 (1922), p. 97, 145. [W.-J. Meyer.]
CAISSES D'ÉPARGNE. L'idée de créer des Caisses d'Épargne est due au Français Hugues Delestre et remonte à 1611. Sa réalisation n'eut cependant lieu que dans la seconde moitié du XVIIIe s., en Allemagne d'abord, puis en Suisse. La première en date dans notre
pays a été fondée à Berne en 1786, la Dienstenzinskasse, puis vint celle de Bâle en 1792, la Zinskasse, remplacée en 1809 par la Zinstragende Ersparniskasse (voir Alfred Geigy : Die Zinstragende Esparniskasse in Basel 1809- 1909). A Genève, un édit du 25 janvier 1795 institua la Caisse d'escompte, d'épargne et de dépôt ; à Zurich une caisse d'épargne fut fondée en 1805, à Coire en 1808, à Saint-Gall en 1811, à Aarau, Neuchâtel et Schwyz en 1812, à Vevey 1814, à Genève 1816, à Schaffhouse 1817, Altdorf 1837, Zoug 1840, etc. Tandis que la Dienstenzinskasse de Berne était un établissement d'État, la plupart de ces caisses d'épargne furent fondées par l'initiative privée, dans un but philanthropique : celui d'offrir aux classes peu aisées l'occasion de placer avantageusement leurs petites économies.
Dans les années suivantes et pendant tout le XIXe s., des caisses d'épargne surgirent un peu partout. Elles se présentent soit sous la forme de fondations, soit sous la forme d'établissements cantonaux ou communaux, de sociétés anonymes ou d'associations. Leur but n'est plus le même qu'au début. On chercha à se procurer par elles de l'argent à bon compte plutôt qu'à favoriser l'épargne. C'est ce qu'ont fait bon nombre de banques qui ajoutèrent une nouvelle branche à leur activité, celle du service d'épargne.
En 1908, le nombre des caisses d'épargne suisses était de 385 ; en 1918, 356. A ce chiffre, il faut ajouter celui de 662 sociétés d'épargne, comprenant des caisses d'épargne scolaires et de jeunesse, des caisses de fabriques, caisses d'ouvriers, caisses agricoles, etc., qui toutes favorisent l'épargne, mais ont un caractère plus ou moins privé. Par contre, les caisses d'épargne postales nées en 1861 en Angleterre n'ont pas encore été introduites en Suisse.
Bibliographie. Statist. de la Suisse, livr. 74, 182. — Bull, statist. 1920, 1921. — Statistik d. Spark. im Kt. Zurich 1882, dans Statist. Mitt. Zurich 1882. — W. Jenne : Die Spar- u. Leihkassen d. Schweiz. [L. S.]
Bâle-Campagné. A l'instigation de la Société d'agriculture, la première caisse d'épargne fut fondée en 1822 à Langenbruck. Une autre suivit à Waldenburg en 1825, et en 1827 dans le district inférieur. Les événements de 1833 ayant arrêté ces établissements dans leur développement, la Société d'agriculture fonda en 1837, une caisse d'épargne cantonale, qui, en 1849, fut réunie à la Banque hypothécaire de Bâle-Campagne. — Voir K. Gauss : Gem. Tàtigkeit in Baselland, p. 9. [K. G.J
Berne. En 1820 fut fondée à Berne une Burgerliche Ersparniskasse (Appenzeller und Schmid : Festschrift 1920) et en 1821, la Einwohnerersparniskasse des Amtsbezirks Bern (A. Schmid : Denkschrift 1921, dans rapport pour 1921). En 1880, il y avait 20 caisses d'épargne dans le canton et en 1918, 75. De ce nombre, 67 appartiennent à l'Association cantonale bernoise des caisses d'épargne fondée le 5 décembre 1901. — Publications delà Chambre cantonale du commerce et de l'industrie, n° 13 et 14. [H. T.]
Fribourg. La Caisse d'Épargne de la ville de Fribourg, ouverte le 1er janvier 1829, fut placée sous la surveillance et la garantie du Conseil municipal. Elle était avant tout destinée aux domestiques. En 1836, le Grand Conseil fribourgeois, voulant favoriser la création de caisses d'épargne, rendit un décret par lequel il allouait un subside annuel de 500 fr. pour faciliter leur premier établissement. — Voir Établissement d'une caisse d'épargne à Fribourg. — • Règlement... de la caisse d'épargne, 1828. — Bull, des lois XVII, 34. [FLemy.]
Genève. En 1789, une Caisse d'escompte, d'épargne et de dép"4 fut créée, mais son existence ne dura que quelques années. En 1814, Augustin-Pyrame de Candolle proposa au Conseil représentatif la fondation d'une caisse d'épargne. La proposition fut reprise en 1816 par Richard Tronchin, et le 5 octobre de la même année, l'établissement ouvrait ses portes. Le premier conseil d'administration fut nommé par le Conseil d'État, auquel les comptes étaient soumis. La loi sur les fondations, de 1849, remit au Conseil d'État le soin de nommer désormais les administrateurs de la Caisse d'Épargne du canton de Genève. — J. Cougnard : La Caisse d'Épargne... de Genève 1816-1916. [L. S.]
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