CANADA
CANDIK
fondation de la Società di mutuo soccorso Franchi Libérait délia Collina d'Oro, dont il fut toujours le chef ; il prit une part importante à la révolution tessinoise du 11 septembre 1890. 1892, membre de la Constituante tessinoise ; 1893-1895, député au Grand Conseil ; de 1895 à sa mort, commissaire du gouvernement pour le district de Lugano ; 1893-1899, membre du Conseil national. Comme architecte, on lui doit la villa Turini à Calprino. — SKL. — ALBK. — Educatore 1899. — Dotta : I Ticinesi. — Vegezzi : Esposizione Storica. — Borrani : Ticino Sacro. — Oldelli : Dizionario. ■ — Bianchi : Artisti ticinesi ; Periodico d. Soc. Stor. Gomense VIII. — Benois-Simona : Lugano e dintorni, un semenzaio di artisti. — BStor. 1881, 1884, 1889, 1890, 1901, 1903, 1905. [C. Trezzini.]
CANADA. Les Suisses entrent dans l'histoire du Canada sous l'administration du gouverneur français Marquis de Tracy qui accorda en 1668 à un certain nombre de Fribourgeois une concession territoriale à Sainte-Anne de la Pocatière sur le Saint-Laurent, à l'Est de Québec. La contrée est appelée encore aujourd'hui le canton des Suisses fribourgeois. On y rencontre encore des Déchène, descendants des premiers immigrés.
Au commencement du régime anglais, les Suisses jouèrent un rôle important. Les gouverneurs ne possédaient que peu ou pas le français et les Canadiens français, catholiques, n'étaient pas admis dans l'administration, de sorte qu 'on engageait de préférence comme fonctionnaires des protestants de la Suisse romande. Le plus notable fut Frédéric Haldimand, bourgeois d'Yverdon, 1718-1791, colonel dans l'armée du général Amherst lors de la prise de possession du Canada par l'Angleterre, puis gouverneur général du pays en 1778 ; devenu chevalier de l'Ordre du Bain 1788, il mourut en 1791 à Yverdon. — Voir D. Brymner : Report of Canadian Archives 1885-1889 (correspondance Haldimand) .
Durant la guerre anglo-américaine de 1812-1815, l'Angleterre envoya deux régiments suisses au Canada, commandés par les colonels Abraham-Louis-Charles de Wattenwyl et Henri de Meuron-Bayard, sous les ordres du gouverneur général canadien, Sir George Prévost, fils du Genevois Augustin Prévost. Le gouvernement anglais promit en 1814 des terres dans l'Ouest aux hommes de ces deux régiments, afin d'encourager la colonisation. Des descendants de ces soldats existent encore aujourd'hui.
Sous la conduite du colonel May, anciennement au régiment de Meuron, environ 200 Neuchâtelois, Vaudois, Genevois, Soleurois et Bernois quittèrent Bâle en mai 1821 pour s'embarquer à Rotterdam à destination de la Red River Colony au confluent du fleuve Rouge et de l'Assiniboine, le Winnipeg actuel, dans le Manitoba. Lord Selkirk avait acheté là de grandes terres de la Compagnie de la Baie d'Hudson et voulait y installer des colons protestants, après avoir échoué avec des Écossais. Après bien des aventures et un voyage de quatre mois par le détroit et la baie d'Hudson, les émigrants atteignirent Fort York dans cette baie, remontèrent le Nelson, trouvèrent en automne Fort Garry au confluent de l'Assinibione et du fleuve Rouge. Vu l'insuffisance des approvisionnements d'hiver, les plus jeunes passèrent cette saison sur les monts Pembina, où se trouve aujourd'hui l'établissement franco-suisse Notre- Dame de Lourdes. Les mauvaises récoltes et les inondations découragèrent les colons qui se rendirent en 1823 dans la vallée du Mississipi, quelques-uns jusqu'à Saint-Louis, où ils s'établirent définitivement. Les déceptions rencontrées par cette première colonisation firent qu'aucune autre tentative importante n'eut lieu avant les années 1860. Il y a actuellement environ 13 000 Suisses au Canada (recensement de 1921). Les principales colonies sont à Montréal, Toronto, Winnipeg, et les fermiers sont surtout établis dans les provinces Alberta, Saskatchewan, Manitoba, et dans la Colombie britannique. Des lieux tels que Stettler, Agassiz, Zurich, Geneva, Lucerne, Fribourg, Haldimand, Neuchâtel, furent fondés par des colons suisses. Le premier consulat fut créé à Montréal en 1875, il devint consulat général en 1912 ; d'autres furent ou-
verts à Toronto 190(5, à Vancouver 1913, à Winnipeg 1913. [Carl-r. Hubschkr.]
CANAL. Famille originaire de Turin, aujourd'hui éteinte. Armes: d'azur, au canard d'argent nageant sur une rivière du même. ■ — 1. Matthieu, 1496-1558, apothicaire, admis à la bourgeoisie genevoise en 1514. Avec 80 bourgeois et citoyens, il alla protester contre un conseil tenu sous la pression du duc de Savoie le 10 décembre 1525 et nommé pour cette raison le Conseil des Hallebardes. Membre du Conseil des Deux-Cents 1529 et du Conseil des Soixante 1535. — 2. Jean, 1542- 1602, fils du n° 1, apothicaire ; du Conseil des Deux- Cents 1565, des Soixante, de 1573 à sa mort ; syndic 1580-1600. D'un caractère autoritaire, actif et entreprenant, il eut souvent des démêlés avec la seigneurie, mais ses qualités d'administrateur faisaient passer sur ses impatiences et son peu de soumission. En 1593, il fut nommé juge de la judicature de Gex pendant l'occupation genevoise ; accusé d'excès, le Conseil dut intervenir. Il fut tué dans la nuit de l'Escalade en 1602. — 3. Pierre, 1564-1610, fils du n° 2, du Conseil des Deux- Cents 1589, médecin de l'Hôpital 1593, auditeur 1601, sautier 1608. Ses affaires personnelles étant fort embarrassées, il paraît avoir transmis pour de l'argent, aux autorités savoyardes, des délibérations secrètes qu'il connaissait par sa charge. Arrêté en janvier 1610, soumis à la torture, il avoua ses crimes et fut rompu, puis brûlé vif au Molard. Avec lui s'éteignit cette famille. — Voir Galiffe : Not. gen. I, 229. — Louis Dufour- Vernes : Les défenseurs de Genève à l'Escalade, dans MDG VIII. — Gautier : La médecine à Genève. — Armoriaux genevois. — Galiffe : Le Refuge italien à Genève.
— Senebier : Hist. litt. [H. Da.] CANALIS, de. Famille mentionnée à Sierre, Sion
et Ayent. — Antoine, député de Mage en 1392 dans le traité de paix entre Anne de Bourbon, comtesse de Savoie, et les patriotes du Valais. — Georges-François, grand châtelain de Sierre 1548. — Voir Gremaud.
— Furrer : Statistique. [J.-B. B.] CANARIS (BATAILLON DES). On a donné ce
nom au bataillon levé par le prince Berthier dans sa principauté de Neuchâtel, à cause de la couleur de l'uniforme. En France, les Canaris furent appelés serins, et amarillos ou jonquillos en Espagne. La création de ce bataillon fut ordonnée par Napoléon le 11 mai 1807. Il se composa d'abord de six compagnies de 160 h. auxquelles on adjoignit une compagnie d'artillerie et du génie en 1808. Incorporé à la grande armée en 1809, le bataillon assistait la même année aux batailles d'Essling et de Wagram, et faisait les campagnes d'Espagne et de Portugal, 1810-1811, et en 1812 celle de Russie. Après la bataille de Leipzig, à laquelle il prit part, les débris du bataillon des Canaris furent assiégés dans Toul le 20 janvier 1814. Le 25 mai suivant, les 16 hommes survivants du bataillon étaient licenciés par la France. — Les Canaris portaient une veste de drap chamois, avec revers, parements, collet et retroussis rouge écarlate ; les pantalons blancs. — Voir F.-G. Borel : Neuchâtel sous le prince Berthier. — Bachelin : Le prince Berthier.
— H. de Schaller : Hist. des troupes suisses au service de France. [L. M.]
CANAVESI. Famille de Lugano. — 1. Gerolamo, sculpteur et architecte. Il travaillait vers 1517 et est très probablement la souche des artistes suivants. — 2. Hieronymus, sculpteur, dit de Milan. De 1562 à 1574, il travailla à Cracovie, où il sculpta le monument Orlik dans l'église des dominicains (détruit en 1850 par un incendie). En 1567, il entreprenait le monument de Gabriel Tarlo, grand maréchal de la reine de Pologne. Les statues des apôtres qui ornent la façade de l'église de Saint-Pierre à Cracovie sont de lui. Il fit aussi d'autres monuments dans la cathédrale de Posen. f 11 novembre 1582 à Cracovie. La famille Canavesi de Cracovie s'éteignit dans le courant du XVIIe s. — 3. Pietro, sculpteur sur bois, * à Plaisance 1785, f à Parme. Il laissa des travaux dans plusieurs églises et palais de ces deux villes. — BStor. 1909. — Vegezzi : Esposizione Storica. — SKL. — ALBK. [C. Trezzini.]
CANDIE, François de. Vidomme de Genève en 1377. Appartenait à la famille noble savoyarde