CANDOLLE
GANEVALI
de ce nom. - Armoriaux genevois. Foras: Armoriai. [C. H.] CANDOLLE, de, CANDOLE. Famille originaire
de Peynier en Provence XII* s., dont une branche fixée à Naples adopta pour son nom la l'orme italienne Cal- DORA, et s'éteignit en 1552; une autre branche devint genevoise. Armoiries : écartelé d'or et d'azur. — 1. Bernardin, | 1585, réfugié à Genève dès 1552, reçu bourgeois en 1555, membre du Consul des Deux-Cents 1562. — 2. Cosme, frère du n° 1, docteur en droit, habitant de Genève 1574, souche de tous les sousnommés. — 3. Pyramus, 1560-1626, fils du n° 2, bourgeois de Genève 1594, gratis à cause des services rendus dans la guerre contre le duc de Savoie, remplit certaines charges et missions publiques, fonda l'imprimerie dite : Imprimerie Caldorienne qui, à Genève, Lyon, Yverdon eut, à l'époque, une certaine célébrité. — 4. Augustin, * 6 nov. 1736, t 31 mai 1820, du Conseil des Deux-Cents 1770, syndic de la garde
1783, premier syndic 1785 et 1789, participa à l'œuvre de la Restauration 1814, et fut membre du Conseil représentatif. — 5. Jean- Augustin - Pyramus, * 7 juin 1756, | 5 janvier 1817, membre du Conseil des Deux-Cents et du Conseil représentatif. Publia plusieurs écrits sur des sujets de finances et d'économie publique ; fonda la Caisse d'Épar gne de Genève. — 6. Augustin - Pyramus, * 4 février 1778, f 9 septembre 1841. Célèbre botaniste, professeur à Montpellier, puis à Genève, député au Grand Conseil, associé étranger de l'Institut de France, membre de la Société royale de plusieurs Académies, che- Parmi ses très nombreux élémentaire de la botanique
Augustin-Pyrainus de Candolle.
D'aprèsun portrait à la gouache
de la coll. Maillard (copie d'un
dessin de A. Bouvier).
Londres, correspondant de valier de plusieurs ordres, ouvrages, à citer : Théorie
1813 ; Traités sur la physiologie et l' or gano graphie végétales 1827-1832, et le Prodromus systematisregni vegetalis. — 7. Alphonse- Louis - Pierre - Pyva mus, * à Paris 27 octobre 1806, f à Genève 6 avril 1893 ; continua les travaux de son père (n° 6). A citer en outre : Géographie botanique raisonnée 1855; Lois de la nomenclature botanique 1867; Origine des plantes cultivées 1883 ; Histoire des sciences et des savants depuis deux siècles 1873.
Associé étranger de l'Institut de France 1874, membre des Sociétés royales de Londres, Edimbourg et Dublin et de l'Académie de Berlin, chevalier de l'Ordre Pour le Mérite en Prusse. Joua aussi un rôle important dans les affaires politiques genevoises (Grand Conseil, Constituante). — 8. Anne- Casimir-Pyramus, fils du précédent, * 20 févr. 1836, 1 1918. A publié les monographies de plusieurs familles de plantes et continué après son père la publication du Prodromus. Docteur honoris causa des universités de Genève 1899, Rostock 1877, Aberdeen 1906, Upsal 1907 membre étranger de la Société linnéenne à Londres et de la Société d'Histoire naturelle de Bâle. — 9. Charles-
Alphonse-Louis-Pierre-Pyramus de Candolle.
D'après une lithographie.
RAYMOND-PYHAMUS, * en Angleterre 24 août 1864.
Sert par engagement volontaire dans l'armée anglaise avec le grade de brigadier-général. A reçu le titre de « Compagnon de l'Ordre du Bain •> et celui de « Grand officier de l'Ordre de la Couronne de Roumanie ». — 10. Richard-Emile-Augustin, * 29 mars 1868, f 1920, consul de Grande-Bretagne à Genève. 11 continua les travaux scientifiques de ses prédécesseurs. Ses héritiers ont fait don à la ville de Genève de l'important herbier qu'ils avaient créé. — 11. Henri-Frnnçois- Lucien, * 24 avril 1838, fils du n° 7. Membre du Grand Conseil 1901-1907. Président de la Société des Arts 1900-1915. Président en 1896 de la Fédération des Sociétés d'agriculture de la Suisse romande et du groupe de l'agriculture à l'Exposition nationale (1896) 1889-1901, de la Commission de la Station viticole de Buth, chargé par les autorités fédérales et cantonales de diriger la reconstitution du vignoble genevois. — Voir Galiffe : Not. gen. II. 567-599 (avec bibliographie). — Alphonse de Candolle: Recherches sur les Candolle et Caldora. [L.deC]
CANDRIAN (CANDRION). Familles qui se rencontrent à Duvin, Sagens, Bonaduz, Obervaz et Flims (Grisons). De la branche d'Obervaz descendent les landammann : — 1-3. Bernhard 1699, J. -Peter 1725 et Bernhard 1838 et plusieurs ecclésiastiques, tels : — 4. Florin, Dr jur., curé à Salux 1682-1726, doyen du chapitre 1707, promoteur du pèlerinage de Ziteil, t novembre 1725. — Gesch. der Gem. Obervaz. — [J. Simonet.] — 5. Luzius, de Duvin, * 9 avril 1828, pasteur à Peist. Pitasch, Duvin, Zillis-Donat et Flims, examinateur, questeur synodal, traducteur de la biographie de Phil. Gallicius de G. Leonhardi, en romanche de l'Oberland, t 29 juin 1888. — 6. Johann-Paul, Dr phil. fils du n° 5, * 5 novembre 1871, maître secondaire à Glaris, puis président du cercle de Flims, membre du Grand Conseil. — Voir LL. [J. R. Truog.]
CANEGGIO (C. Tessin, D. Mendrisio. V. DGS). Com. et paroisse qui appartint d'abord à la paroisse de Balerna, puis en forma une avec Bruzella, dont elle se sépara au commencement du XIXe s. pour former une paroisse autonome. Ancienne forme du nom Canezio (1270). Caneggio comprend aussi le gros hameau de Campora mentionné en 1270. Population : 1643, 31-2 hab. ; 1801, 227 ; 1900, 419 ; 1910, 465 ; 1920, 401. Registres de baptêmes et de mariages dès 1579, de décès dès 1627. — BStor. 1885, 1904. — Monti : Atti. — Monitore di Lugano 1921. [C. T.]
CANEPA, Giov.-Battista, stucateur de Mezzovico; t dans ce village en 1768 à 60 ans environ. Il étudia et passa la plus grande partie de sa vie à Bologne, où ses meilleures œuvres existent dans les églises de Saint- Jean Baptiste, de la Charité et de N. D. délie Lamme. Un peintre Canepa, de Lugano, f 24 juin 1869, a laissé une sainte famille dans cette ville et décoré différents théâtres. — SKL. — ALBK. — Bianchi : Artisti ticinesi. — Vegezzi : Esposizione storica. [C. T.]
CANESA ou CANESSA. Surnom du réformateur Giovanni Beccaria. Voir Beccaria, Giovanni.
CANEVALI ou CAIMEVALLI. Ancienne famille aristocratique de Lugano, aujourd'hui éteinte. Armoiries d'après un sceau de 1708 : écartelé aux 1 et 3, à un lion, aux 2 et 3, à un cyprès. — 1. Domenico, notaire de Lugano dès le début du XVIe s. et encore mentionné en 1532. Syndic apostolique du couvent de Santa- Maria degli Angeli. Il reçut plusieurs privilèges du pape Léon X, pour lui et sa famille. — 2. Gian-Francesco, magistrat. Avocat fiscal à Novare, podestat de Crémone et de Lodi, juge del Gallo, charge très importante à Milan. Il occupa ces charges de 1542 à 1558. — 3. Lodovico, fils du n° 2, podestat de Luino 1590. — 4. Domenico, * 1696, chanoine de San Vittore de Locarno en 1744 et vicaire pour la Capriasca. — 5. Carlo, capitaine au service de Philippe V d'Espagne, pendant 38 ans. Il se distingua dans les campagnes de 1742 et de 1744- 1746. — 6. Gian-Paolo, chanoine d Saint-Laurent de Lugano et doyen. Il publia des poésies latines au commencement du XIXe s. — AHS 1914 et 1918. — LL. — Oldelli : Dizionario. — BStor. 1879. — ALBK. — Corti : Famiglie patrizie ticinesi. [C. Trezzini.]
CANEVASCINI
CANOMCA
CANEVASCINI, GuGLlELMO, * 2 mai I S86 à Te-
oero, secrétaire de la Chambre socialiste du travail, député au Grand Conseil depuis 1913. La même année, il fonda l'organe de son parti Libéra Stampa, qu'il dirigea jusqu'au mois d'avril 1922. Conseiller national 1919- 1922, élu membre du Conseil d'État du Tessin le 23 avril 1922. Réélu député au Conseil national le 29 octobre 1922, il démissionna en décembre pour cause de l'incompatibilité avec la charge de conseiller d'État établie par la réforme constitutionnelle du 19 novembre de la même année. — DSC. [G. T.]
CANICUL. Voir Ferrera.
CANISIUS, Pierre. 1521-1597, jésuite * à Nimègue, prêtre 1546. Il fit une carrière de prédicateur et de professeur en Allemagne et en Autriche. On lui doit aussi la fondation des collèges de Messine, Prague, Ingoltstadt, Fribourg-en-Brisgau, Munich. Il fut appelé en 1580 à Fribourg où il fonda le collège Saint-Michel. Dans cette ville, il prêcha contre la légèreté des mœurs et l'alcoolisme ; il se dépensa à ranimer le catholicisme soit par la parole, soit par ses écrits, dont les principaux sont : la Somme de la doctrine chrétienne, le petit et moyen Catéchisme et un Manuel des catholiques. Il mourut le 21 décembre 1597 à Fribourg et fut béatifié en 1864. — B. P. Canisii Epistulae et Acta. — O. Braunsberger : Petrus Canisius. — Nuntiaturbcrichte aus der Schweiz, I (Introduction). — Quatrième centenaire de la naissance de P. Canisius, Fribourg 1921. — J. Michel : Vie du bienheureux P. C, apôtre de l'Allemagne et de Fribourg. — J. Genoud : Le bienheureux
PC FT g 1
CANITIES. Voir TSCHANUFF.
CANNAC. Famille originaire de La Canne, diocèse de Castres, établie d'abord à Vevey, puis à Genève, où elle obtint la bourgeoisie en 1706, éteinte. Armes : anciennes, d'azur au canard d'argent nageant sur une onde de même ; récentes, écartelé aux 1 et 4 de sinople au canard d'argent nageant sur une onde de même ; aux 2 et 3 de gueules à la corne d'abondance d'or d'où sortent des fleurs d'azur et d'argent (augmentation et modification des armes anciennes, conférées par l'empereur Joseph II en 1768). — Pierre-Philippe, 1705-1785, acquit en 1760 la baronnie de Saint-Légier et Chiesaz et la seigneurie d'Hauteville au Pays de Vaud, créé baron du Saint-Empire 1768. — Jean-Louis, 1740-1815, son fils, colonel du régiment Royal-Allemand, puis maréchal de camp en France ; commandeur de l'Ordre du Mérite militaire 1815. Cette distinction fut la récompense de sa fidélité à la cause des Bourbons ; elle lui avait acquis la faveur de Louis XVIII. — Voir Rec. gen. suisse II, p. 136. ■ — De Montet : Dictionnaire. — Armoriaux genevois et vaudois. — Livre d'or des familles vaudoises. [H. Da.]
CANNING, Slratt'ord, diplomate anglais, 1786- 1880, fut accrédité le 28 juin 1814 auprès de la Confédération comme envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire du prince régent Georges. Il était chargé avec les autres représentants des puissances alliées de soutenir et de surveiller la reconstitution de la Suisse et des cantons (voir l'art. Capo d'Istria). Le 21 oct. 1814, il annonça son départ pour le Congrès de Vienne où il devint conseiller du Comité chargé des affaires de Suisse et rédigea avec Dalberg la déclaration du 20 mars 1815 qu'il dut immédiatement porter à Zurich II engagea la Diète à l'accepter et à se joindre activement à la guerre contre Napoléon. Il aida finalement à la conclusion de la convention du 20 mai. Le 16 janvier 1816, il présenta un mémoire sur la nécessité de soutenir la défense militaire par la constitution d'un fonds de guerre, d'une école militaire et d'une autorité militaire centrale. Son attitude sage, modérée et désintéressée lui donna une grande influence. Il fut rappelé le 12 juin 1820, mais avait quitté la Suisse presque un an avant. Revenu le 26 novembre 1847 en mission extraordinaire, il se mit à la traverse des projets des puissances réactionnaires continentales, mais par son mémoire du 8 janvier 1848, il recommanda la modération et la réconciliation à la Diète, ainsi que l'octroi d'une amnistie. Sa mission prit fin le 19 janvier 1848. — Voir Archives fédérales, Grande-Bretagne, 1814-1820 (vol.
i 2(187), 1845-1848 (vol. 2090), ainsi que les copies de la correspondance de Caiming avec le Foreign Oilice. • — Stanley Lane-Pool : The life of S. C. — Correspondance relative to the affairs of Switzerland, 1844-1848. — Correspondance of Castlereagh. — L. Cramer : Correspondance diplomatique de Pictet de Bochernont. — Tillier : Gesch. der Eidgen. wàhrend der Bestaurationszeit I. — Schweizer : Gesch. der schweiz. Neutralitat. — Œchsli II.
— Dierauer V. [A. R.] CANOBBIO (C. Tessin, D. Lugano. N.DGS). Corn.
et paroisse du décanat de Sonvico. Anciennes formes du nom : Canubio, Canobio. En 1908, on y découvrit un tombeau romain. Canobbio est mentionné en 857 ; à cette époque, le monastère de Saint-Ambroise de Milan y possédait des biens. En 726 Luitprand, roi des Longobards, aurait donné entre autres à l'abbaye de San Pietro in cielo d'oro de Pavie, des possessions situées à Canobbio, d'après un document généralement considéré comme faux. Cependant, en 1110, l'empereur Henri V confirmait ces possessions de la célèbre abbaye. Un conflit de juridiction entre le monastère de Sainl- Ambroise et l'évêque de Côme fut tranché par Grégoirf VIII en faveur du monastère en 1187. Sous les ducs df Milan, dans la première moitié du XVe s., Canobbio devait leur fournir 9 soldats et du matériel de guerre. En 1484, le village fut ravagé par la peste. Ecclésiastiquement, Canobbio dépendit jusqu'à 1472 de la paroisse de Lugano. Dès cette date, il fit partie de celle de Comano. En 1643, il en était déjà détaché et formait une paroisse autonome. L'église de San Siro existait déjà en 1591. Population : 1591, 40 ménages ; 1643, 164 hab. ; 1801, 153 ; 1900, 362 ; 1910, 488 ; 1920, 527. Registres de baptêmes dès 1671, de mariages dès 1680, de décès dès 1672. — Hidber : Urkundenregister . — BStor. 1881, 1884, 1904, 1908. — Baroffio : Memorie storiche. — Monti : Atti. [C. Trezzini.]
CANOBBIO, Antonio di Giovanni de. Architecte du XVe s. En 1471, le pape Sixte IV le chargeait de la direction des travaux de transformation de la citadelle de Tolfanella. — SKL. [C. T.]
CANONICA. Très ancienne famille tessinoise. En 1395 Léon, régisseur du monastère de San Carpoforo de Côme, habitait Lugano et possédait des biens à Adassone, Insone, Cimadera, Corticiasca, Sonvico, Lopagno, Lugaggia et Camano (1642). Plus tard, on trouve les Canonica à Bidogno. Armoiries des Canonica de Bidogno : de gueules à une cathédrale flanquée de deux tours, la maçonnerie d'argent, la toiture d'or, et accostée de deux lionceaux d'argent (variante). — 1. Francesco, 1719-1795, capucin, gardien du couvent de Bigorio, prédicateur très estimé.
— 2. LiUigi, de Roveredo, architecte, * 9 mars 1764 à Roveredo, f à Milan 7 février 1844, étudia à l'académie de Brera à Milan, où il fut élève de Piermarini. A 19 ans, il obtenait le prix du gouverneur de Milan, en 1803 celui de l'académie de Brera. Depuis 1795, architecte du dôme ; architecte d'État ; professeur d'architecture au collège impérial de la noblesse, surintendant des constructions nationales. Sous la domination française, il dirigea en 1805 les travaux de décoration du dôme et des édifices publics de Milan pour le couronnement de Napoléon comme roi d'Italie. Il fut alors nommé architecte de la maison royale et inspecteur des travaux publics. On a de lui : le Foro et la villa Bonaparte, la porte Vercellina et Marengo, l'amphithéâtre ou Arena (contenant 30 000 personnes), à Milan, et de nombreux théâtres et palais dans cette ville et à Brescia, Mantoue, Gênes, etc. Le 1er juillet 1810, Napoléon le créa chevalier de la couronne de fer. Luigi laissa une grande partie de sa fortune pour des œuvres de bienfaisance. Une rue de Milan porte son nom et des monuments lui ont été élevés à Brera, au Famedio de Milan, et au palais municipal de Lugano. — BStor. 1884 et 1886. — AHS 1918. — ■ Monit. di Lugano 1921. — Periodico d. Società Stor. Com. IV. — SKL. — ALBK. — Merzario : J maestri comacïni. — Borrani : Ticino Sacro. — Vegezzi : Espcsizione Storica. — Curti : Racconti Ticinesi. — Bianc.hi : Arlisti ticinesi. — Baroffio : Storia d. C. Ticino. — Archivio stor. lomb. XII. [C. Trezzini.]
CANOVA (NEU-SÙNS, NEU-ZEUSENBERG)
GANTKLMI