‹ Dictionnaire historique & biographique de la SuisseChapitre 19 sur 425 · BAYARDS (LES · texte numérisé non relu

BAYARDS (LES

Pierre de Savoie, et celui-ci à sa belle-sœur, dame de Thoire et Villars. En 1276, Humbert de Thoire-Villars assujettit Bavois, Corcelles et Suchy à l'évèque de Lausanne, dont ces localités ressortaient déjà peutêtre primitivement. Une partie delà seigneurie de Bavois passa en 1310 à Jean de Joux, en 1358 à Estard de Montsaugeon par son mariage avec Beynaulde de Joux, puis à Béatrix de Montsaugeon, en 1404 à son fils Bernard de Gléresse, en 1507, par une petite- fille de ce dernier, à Péterman Asperlin. Le fils de ce dernier acquit des Champion, par son mariage, le château inférieur de Bavois et l'autre partie de la seigneurie. David Morlot, de Berne, en était possesseur en 1620, Daniel en 1669, en 1681 Bavois passa à Isaac Du Plessis- Gouret. Les Saussure, puis des Pillichody possédèrent aussi au XVIIIe s. une partie de la seigneurie. Le château des Pillichody fut incendié parles Bourla-Papey en 1802, et les titres des archives brûlés. — VoirDHV. [M.R.l BAY. Familles des cantons de Berne, de Bâle-Campagne et du Valais.

A. Canton de Berne. Famille mentionnée à Berne vers la fin du XVe s. avec Antoni, reçue à la bourgeoisie au XVIe s. — Armoiries : de gueules à un craquelin d'or accosté de deux étoiles du même sur trois monts de sinople. — 1. Dietricii, * 1590, cordier, membre du Grand Conseil 1632. Au XVIIe s., plusieurs familles de chaudronniers de ce nom appartiennent à la bourgeoisie. — 2. SlGMUND-ISAAK, * 17 15, greffier d'Interlaken 1774-1785. — 3. David -JLudwig, membre du Directoire helvétique, * 1749 à Berne, étudia le droit à Marburg a. Lahn, devint avocat à Berne, membre du Sénat en 1798, puis du Directoire à Aarau. Son

attitude, opposée aux intérêts bernois, le fit haïr des « patriotes », surtout d'Ochs et de la Commission française. Il dut quitter le Directoire en juin 1798 avec Pfyffer de Lucerne, sur l'ordre de Bapinat ; Ochs et Laharpe les remplacèrent. Il rentra au Sénat en janvier

1799, puis au Directoire où il succéda à Legrand de Bâle. Le sort le renvoya au Sénat en juin 1799, où il devint, un des chefs de l'opposition. Après les journées de janvier et août

1800, il fut membre de la nouvelle constituante et se joignit aux fédéralistes.

L'arrivée des unitaires au pouvoir en avril 1802 l'éloigna delà vie publique;

il redevint avocat. Après la revision de la Constitution en 1831, il fut élu au nouveau Grand Conseil bernois, qu'il ouvrit le 14 octobre 1831 comme président d'âge ; f 5 décembre 1832. — 4.Emanuel-Ludwig, 1757-1827, étudia la médecine à Strasbourg, capitaine-médecin dans le régiment de Tscharner au service de la Sardaigne 1780- 1783, médecin militaire à Kronstadt et à la cour de Catherine II. Bentré à Berne, il y fut médecin d'hôpital et professeur de chirurgie. — 5. Gabriel-Budolf, * 1758, prédicateur de l'Ile à Berne, pasteur à Wahlern et Kirchberg, doyen de la Classe à Berthoud, f 1840 à Berne. — 6. David-Budolf, * 1762 à Berne ; il dirigea en 1798 comme président de la Chambre d'administration bernoise, l'organisation de la contribution ; membre du Petit Conseil sous l'Acte de Médiation, il dirigea le département de justice, fut longtemps président de la direction de l'hôpital de l'Ile, en 1816-1818 président du Comité central d'assistance, f à Kien en 1820. — Voir Stammbuch der Burgerkanzlei. — von Werdt : Stammtafeln (bibliothèque de la ville de Berne). — Gruner : Genealogien (bibliothèque de la

David-Ludwig Bay.

D après une gravure sur cuivre

de Heinrich Pfenninger, 1799.

ville de Berne). — von Mulinen : Heimalkunde. — ADIi. — H. Gilomen : Ludwig Bay, Direktur der helvet. Republik. — Erwin Schwarz : Die bern Kriegskontribution von J7!/8. — Le même : David Rudolf liay, dans BBG XVI. — [E. Schwarz.] — 7. Hanny (Frau Dr Hitz), artiste peintre, * 1885 à Belp, étudia à Anvers, Berne, .Munich et Paris. Fit surtout des portraits d'enfants. Elle est l'auteur des fresques de la clinique cantonale des femmes, à Coire — Voir SZGL. [L. S.]

B. Canton de Bâle-Campagne. Famille de Miinchenstein, dont l'ancêtre est Budolf, f avant 1670 et qui, venant probablement de Berne, se fixa vers le milieu du XVIIe s. à Mùnchenstein. Son fils LEONHARD fut en 1707 sous-bailli de Mùnchenstein. Armoiries : les mêmes que celles delà famille bernoise. — 1. Gustav- Adolf,* 30 janvier 1866 à Bâle, étudia la théologie à Bâle, Berlin, Greifswald et Heidelberg, pasteur à Diegten-Eptingen 1891. Entré au Conseil d'Etat de Bâle-Campagne en 1897, il dirigea dès lors le Département de l'Instruction publique et des cultes. C'est sous son impulsion qu'en 1911 fut promulguée la nouvelle loi scolaire qui abrogeait celle de 1835. Il compte parmi les fondateurs de Natura de laquelle devait sortir la Société des sciences naturelles de Bâle-Campagne. — 2. Handschin-Hermann, frère du n° 1, * 1er août 1871 à Liestal. En 1897, il succéda à son frère comme pasteur à Diegten- Eptingen, où il resta quinze ans. C'est pendant cette période que fut fondé l'asile de travail de Dietisberg (1904), œuvre où il joua un rôle de premier plan. En 1912, il fut. nommé pasteur de Suhr (Argovie) où il mourut le 9 mai 1918. Il avait été un des fondateurs de la Société Natura, et rédacteur du Tierfreund, organe des sociétés suisses pour la protection des animaux. [K. G.l

C. Canton du Valais. Famille éteinte de Sion. — 1. François-Xavier-Théodule, * 1750, chanoine de Sion 1791, professeur de rhétorique au collège 1802, doyen de Valère en 1812 ; f 1816. — 2. Félix, neveu du précédent, * 1775, chanoine de Sion 1830, f 1851 senior du chapitre. — Voir WBG. — Bitz. [Ta.l

BAYARD. Nom d'une famille valaisanne, de Varen, qui s'appela Udryon jusqu'au XVe s. Une branche alla habiter Loèche au XVIe s., une autre Eischoll, et au XVIIe s., la famille se répandit à Inden et Loècheles-Bains. — Johann, * 1673 à Varen, f 13 décembre 1757, licencié en théologie, recteur du gymnase de Sion 1702-1707, vicaire de Loèche 1707-1710/curédeLoècheles-Bains 1710-1711, chapelain de Loèche 1712-1713, chanoine titulaire le 12 avril 1712 et chanoine résident de Sion le 7 mars 1713, doyen de Valère le 1er juillet 1749. — Voir BWG. — Archives de Valère. [D. I.]

BAYARD (LA TOUR) . Cettetour,existantautrefois au-dessus du village de Saint-Sulpice (Neuchâtel), servait de poste de péage et défendait l'entrée du Val-de- Travers. Elle est mentionnée au XIVe s. et tomba en ruines en 1517. En 1373, le comte Louis de Neuchâtel dispensa les habitants des Verrières de faire le guet à la Tour Bayard ; en 1386, la comtesse Isabelle leur confirma l'exemption du péage de cette tour. Peu avant les guerres de Bourgogne, en 1474, les forgerons de Saint- Sulpice firent divers travaux de fortification à la Tour Bayard et tendirent une chaîne au travers du défilé qui passe au pied. En février 1476, une avant-garde de Charles-le-Téméraire se présenta devant la Tour Bayard où veillait une garnison de 50 hommes. Voyant le passage bien défendu, elle rebroussa chemin. — Voir ASA I, 101. — Quartier-la-Tente : Le canton de Neuchâtel, IIIe série : Le Val-de- Travers, p. 617. — MN 1920, p. 57. [L. M.]

BAYARDS (LES) (C. Neuchâtel, D. Val-de- Travers. V. DGS). Commune et paroisse comprenant le Grand et le Petit-Bayard.

Armoiries : d'azur à une tour d'argent maçonnée de sable, la porte munie de son pont-levis, le tout reposant sur un massif de rochers de sinople, au chef cousu de gueules chargé d'une foi au naturel, les manches d'hermine, et à la bordure d'or brochante chargée d'une chaîne de sable posée en orle.

Anciennes formes : Bayar 1282 ; Boy-

BAYEH

BAZENHEII)

heart 1344 ; Baiart 1373 ; Beart 1398. Les Bayards sont mentionnés pour la première fois en 1282 ; ils appartenaient à la chatellenie du Val-de- Travers, mais furent incorporés en 1372 dans la seigneurie, plus tard mairie, des Verrières. Son histoire se confond avec celle de cette dernière. Le Grand et le Petit-Bayard formaient chacun un des cinq bourgeaux de la générale communauté des Verrières et avaient leurs administrations propres. En 1848, cellesci furent maintenues, mais en 1860 fut créé, en outre, la municipalité des Bayards. Ces trois organismes furent

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Le passage de la chaîne près de la Tour Bayard, d'après un dessin d'K louard Pingret de 1825.

remplacés par une seule commune en 1888. La fortune indivise de la générale communauté des Verrières fut partagée en 1878. Les Bayards dépendaient de la justice civile des Verrières et pour le criminel du Val-de- Travers. Au spirituel, ils se rattachaient également aux Verrières ; le temple fut construit en 1677 et la paroisse érigée en 1712. Begistres de naissances et de marriages dès 1712, de décès 1787. Population : 1880, 986 hab. ; 1900, 850 ; 1910, 761. — Voir P.-H. Lambelet : Recueil des principales Chartes... des Verrières. — Allamand : Essai statistique sur la mairie des Verrières. — Quartier-la-Tente : Le Canton de Neuchâtel, IIIe série : Le Val-de- Travers. [h. M.]

BAYER, von. Famille de commerçants, bourgeoise de Borschach, où elle est établie depuis longtemps. Elle fut anoblie par l'empereur Charles VI le 7 avril 1717. Armoiries : écartelé, au 1 et 4 d'or à un ours naissant contourné de sable, au 2 d'azur à trois losanges d'or, au 3 d'argent à trois chevrons de gueules, celui du milieu chargé d'une étoile à six rais d'or. L'ancêtre de la famille est — 1 Wendelin, f 1563, qui acquit l'hôtel de ville de Borschach. Avec — 2. Wendelin, arrière-petit-fils du n° 1, la famille se divisa en deux branches, la branche aînée ( obères Haus) et la cadette (unleresHaus) .

I. Branche aînée. — 3. Joh.-Baptist, * 1677, chanoine custode de Saint-Jean à Constance, fonda la bourse Bayer à Constance. — 4. Franz-Joseph, * 1665, t 1724, fut anobli. — 5. Carl-Martin, * 1703, chanoine de Saint-Etienne et Saint-Nicolas à Constance, chanoine et conseiller intime à Coire, conseiller à la Cour épiscopale de Constance. — 6. Georg-Anton-Maria,

* 1715, custode de St. Johann à Constance et chanoine de Coire. — 7. Georg Ludwig, * 1705, major au régiment Jauch, au service d'Espagne et de Naples, puis landeshauptmann de Saint-Gall et membre du Conseil.

— 8. August, peintre, 1803-1875, vécut dès 1840 environ à Baden-Baden. Le grand-duc de Bade le nomma conservateur des monuments historiques du grand-duché et président de la Société des Antiquaires.

II. Branche cadette. — 9. Mathaeus, * 1661, conseiller de Saint-Gall. — 10. Johann, * 1699, chanoine de Coire et curé de Feldkirch. — 11. Diethelm-Constantin,

* 1700, curé de Heilig-Kreuz près Bischofszell. [F.Willi.]

BAYLEN. Ville d'Andalousie (Espagne), où, le 19 juillet 1808, les bataillons d'Affry et Christen des 3e et 4e régiments suisses de l'armée française de Dupont (Suisses rouges) combattirent contre le 1er régiment Alt-Beding (Suisses bleus) au service d'Espagne. La capitulation de Baylen, du 22 juillet, livra aux Espagnols 619 hommes du bataillon Christen et 960 hommes du bataillon d'Affry. La plupart furent embarqués sur des pontons dans le port de Cadix et soumis aux privations et aux mauvais traitements de toutes sortes. La prise de Cadix par les Français en 1810 délivra les survivants de leur captivité. — Voir Alb. Maag : Gesch. der Schweizertruppen im Kriege Napoléons I. in Spanien und Portugal 1807-1814, I. — Franz Zelger : Die Schicksale der sechs Schweizerregimenter in spanischen Diensten

— ASMZ 1899. [A. Mr.] BAYLON. Famille originaire du Dauphiné, qui a

exercé l'art du potier dans les cantons de Vaud et de Genève de la fin du XVIIe jusqu'au XIXe s. 1. Abram, * à Montélimar en 1621, maître faïencier, vint s'établir à Lausanne avec sa famille après la Bévocation de l'Edit de Nantes et exerça son métier à Ouchy. — 2. Son fils, Matthieu, construisit un four, en 1700, sous les murs de Lausanne et fabriqua de la faïence. Après sa mort (1731), sa veuve et son fils — 3. Moyse (1711-1771), puis son petit-fils — 4. Pierre, continuèrent la fabrication jusque vers 1780. Un autre fils de Moyse, appelé aussi — 5. Moyse (1736-1793) s'établit aux Pâquis (Genève) en 1775, puis à Nyon (1778) où il installa une fabrique de faïence en terre de pipe. Celle-ci fut continuée par sa veuve et par son fils — 6. Albert (1774-1803), puis par son gendre, Michel Niedermeyer ; à la mort de ce dernier (1829), la maison fut vendue et la fabrique supprimée. • 7. Jean-Abram (1779-1829), frère d'Albert, fut appelé en 1803 comme directeur de la fabrique de faïence de Carouge (Genève) ; il installa dans la même ville, pour son propre compte, en 1812, une faïencerie qui fut continuée par sa veuve et par son fils — 8. Antoine-Louis (1812-1866), avec la collaboration du peintre-céramiste Pierre Mulhauser, puis, par la veuve d'Antoine jusqu'en 1878, date à laquelle elle passa en d'autres mains. — Voir Nos Anciens, 1906, p. 119-124; 1918, p. 55-112. — 9. Jean-François (1724-1779), * à Lausanne, fils de Matthieu, ministre, fut appelé à la Cour de Suède en 1760 comme lecteur de la reine et chapelain de la Cour ; chargé de missions diplomatiques en France et en Espagne par le roi Gustave III, il se montra diplomate avisé, plein de tact et de droiture. Il jouit d'une grande influence à Stockholm et fut créé chevalier de l'Etoile polaire. — Voir P. Larousse : Grand dictionnaire universel II, 665.

— 10. Jean-Joseph (1821-1883), fils de Jean-Abram, *à Carouge, docteur en médecine. Il a publié un assez grand nombre d'observations dans le Bull, de la Soc. méd. de la Suisse romande. La tendance un peu mystique de son esprit lui inspira un ouvrage intitulé :' Essai de christologie réaliste, biologique et sociale par un libre-penseur.

— Voir Revue méd. de la Suisse romande, 1883, p. 229- 230 (avec liste de ses œuvres). [Fréd. Gahdy.]

BAZENHEID (OBER et UNTER) (C. Saint-

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KKAITORT

Gall, D. Alt-Toggenburg. V DGS). En 77!), un Dommé Hiso céda ses biens à Pacinweide (=pâturage de Batzo ; Batzo, espèce de diminutif de noms formés avec Badu = combat) au couvent de Saint-Gall. Ce dernier agrandit son domaine par échanges e1 y paraît seul comme seigneur foncier jusqu'au XIVe s. Les comtes de Toggenbourg lui succédèrent dans ces droits ; les documents de 1399 à 1405 mentionnent brièvement Bazenheid comme possession comtale, quoiqu'il y existât des biens du couvent. Le château, à Ober- Bazenheid, ne paraît qu'au XVe s., il s'appelle aussi Zu Egge. Un autre château aurait existé à Unter- Bazenheid. Les seigneurs von Egge et von Bazenheid, peut-être identiques, sont mentionnés au XIIIe s. En 1408, Bazenheid passa avec les terres des comtes de Toggenburg à l'abbaye de Saint-Gall. A la même époque, l' Unteramt se constitua en bailliage fermé, comprenant les trois juridictions de Bazenheid, Neckertal et Degersheim. La juridiction de Bazenheid comprenait en tout ou en partie les quatre communes politiques du district actuel d'Alt-Toggenburg, ainsi que l'enclave de Henau dans le district d'Unter-Toggenbur^. Elle fut soumise pendant quelque temps, avec celle de Degersheim, au haut-bailli de Schwarzenbach. En 1803 déjà, Ober et Unter-Bazenheid furent attribués à la commune politique de Kirchberg. Autrefois dépendant de la paroisse de Kirchberg, Bazenheid devint une cure en 1896 et en 1900 une paroisse indépendante. — Voir Wegelin : Gesch. der Landschaft Toggenburg I, 133, 294 ; II, 305. — Gmur : St. Galiische Rechtsquellen II, 257. [Bt.]

BAZIN. — I. Famille vaudoise autochtone, mentionnée à Rossinières dès 1436. — II. Famille noble, originaire de Normandie, qui se fixa à Genève et au pays de Vaud après la révocation de l'Edit de Nantes. — Jaques-Charles, ancien secrétaire du stadhouder de Hollande, acquit par mariage la seigneurie de Duillier dans le dernier quart du XVIIIe s. Son petit-fils, Charles, rentra en France, servit sous Napoléon Ier et ne mourut qu'en 1875. Armoiries: de gueules au lion d'or armé et lampassé d'argent. — Voir France protestante. — C. Dufour: Descendance de la mère royaume. — Livre d'Or. [M. R. et H. D.]

BAZZI. Famille de Brissago, divisée en Bazzi Colonnelli et Bazzi de Porta. Les armoiries des premiers sont écartelées : au 1 à un dextrochère tenant une épée ; au 2 à une aigle ; au 3 à 6 filets mis en barre ; au 4 à une enclume accompagnée en chef de deux B. (émaux inconnus). Les seconds portent : coupé, au 1 d'or à une aigle de sable, couronnée, accostée de deux B de gueules, au 2 parti de gueules à quatre burelles d'argent et de gueules à quatre vergettes d'argent. — ■ 1. Giovanni-Antonio, dit le Sodoma, peintre célèbre qui laissa des chefs-d'œuvre à Sienne (le Christ flagellé) et au Vatican, * à Verceil en 1477, t à Sienne en 1549. Suivant quelques-uns, il serait originaire de Biandrate (Italie) ; le professeur Torello, qui considère Bazzi comme supérieure Gaudenzio Ferrari, le prétend deBrissago. — 2. Domenico, ingénieur, * à Turin en 1806, f 1871. Il étudia à Turin, dut s'enfuir pour ses idées mazzinistes et vint au Tessin où il se lança dans la politique. Député au Grand Conseil 1839-1852, 1863-1865 ; conseiller d'Etat 1852-1863 et 1865-1871. Dans la campagne du Sonderbund, il commanda la première compagnie du bat. 4 (25 fédéral). — Voir AHS 1916. - BStor. 1891. — Archivio Storico Lombardo 1891 . — Bianchi : Artisti ticinesi. — Dotta: / Ticinesi. [C.Trezzini.] BAZZIGHER, Giovanni, de Casaccia (Grisons), * le 17 octobre 1843. Il étudia à Bâle, Heidelberg et Zurich, enseigna à Diessenhofen en 1869, devint en 1871 professeur de langues anciennes, d'histoire et d'italien au gymnase cantonal de Coire, et recteur de cet établissement en 1883. Il publia l'histoire de l'école à l'occasion de son centenaire en 1904, résigna ses fonctions de recteur en 1907 et cessa d'enseigner en 1913. [Manatschal.1

BB (lettres liées BB), marque de l'atelier monétaire

de Strasbourg de 1696 à 1710, se trouve sur les pièces

suisses de 5, 10 et 20 centimes de 1850 et 1851. [E. H.]

BEATENBERG (C. Berne, D. Interlaken. V. DGS

sous S aint-Beatenberg) Com. politique cl paroisse sur la montagne de ce nom, nommée dans les documents les plus anciens su/ter rupibus, sur les rochers, plus tard Sankt Beatenberg. depuis 1902 Beatenberg ; elle appartenait à la seigneurie de Rotenfluh-Eschenbach, passa, en 1275, par échange à l'empire et échut à l'Autriche comme fief impérial. Au spirituel, elle faisait partie de la paroisse de Saint-Beatus, mentionnée déjà en 1230. Le droit de patronage passa en 1263 et en 1334 au couvent d'Interlaken qui obtint cette année-là la souveraineté sur Beatenberg en même temps que la seigneurie de Weissenau. Après la sécularisation du couvent par Berne, l'église située près de la grotte de Saint-Béat fut démolie et l'on construisit en 1534 sur la montagne un édifice en bois pour la paroisse à qui avaient été incorporés en 1534 les hameaux situés à l'Est du Sundgraben. En 1673 l'église actuelle fut construite et ornée de 11 vitraux.' Vers 1650, une école est mentionnée. En 1565 et en 1628, la peste régna à Beatenberg. Parmi les inondations qui ont dévasté la commune il faut citer celles de 1834 et tout spécialement celles de 1856. L'histoire de Beatenberg comme lieu de séjour commence en 1866 avec la construction du premier hôtel. En 1863, il fut relié à Interlaken par une grande route et doté en 1889 d'un funiculaire dont l'électrification eut lieu en 1911. Les registres des baptêmes datent de 1552, ceux des décès de 1562 et les actes du Consistoire de 1575. Les gisements de houille, découverts en 1771 au Gemmenalphorn et vers 1795 au Niederhorn. furent exploités jusqu'en 1856. — Voir G. Buchmùller : St. Beatenberg, Geschichte einer Berggemeinde, 1913. [E. I!.]

BEÀTENSTRASSE (C. Berne, D. Interlaken).

Cette route qui suit la rive droite du lac de Thoune, appelée encore aujourd'hui der alte Oberldnder Weg, est la voie la plus directe de Thoune à l'Oberland bernois. Elle est mentionnée pour la première fois en 1407 ; le tracé actuel a été établi en 1882-1884. Tramway dès 1914. — Voir G. Buchmùller : St. Beatenberg, Gesch. eincr Berggemeinde. [G. B.]

BEATUS RHENANUS, humaniste. Son véritable nom était Bild, mais il se fit appeler du nom de son lieu d'origine, Rheinau dans la Basse-Alsace. Il naquit en 1485 à Schlettstadt, étudia dans cette ville et à la Sorbonne à Paris ; séjourna à Bâle de 1511 . à 1519 ; fut l'ami d'Erasme et travailla dans les imprimeries d'Amerbach et de Froben. De 1519 à 1526 il alterna entre Bâle et Schlettstadt. En 1530 il était à Augsbourg. Il édita entre autres, les œuvres d'Erasme et Rerum Germanicarum libri très, 1531. f 1547 à Strasbourg. — Voir ADB. [C. Ro.]

BEAUCHASTEAU, Etienne de, réfugié français, nommé professeur de philosophie à l'Académie de Lausanne en 1597, puis de grec et de morale, recteur de l'Académie en 1602-1603, ministre à Lutry, puis à Vevey, 1613 ; causa en 1621 un grand scandale par ses exubérances de langage et sa menace d'entrer chez les Jésuites, ce qui le fit interner à Berne. — W. Ileubi : L' Académie de Lausanne. [M. R.J

BEAUFORT, de. Famille probablement issue de la même souche que les de Menthon, originaire du Genevois. Elle tirait son nom du château de Beaufort près de Faverges et s'éteignit au XIIIe s. Une branche se fixa à Genève, une autre dans le pays de Vaud. — Armoiries : de gueules au lion d'argent. — l. A Genève : — 1. Raymond, bailli de l'évêque de Genève, mentionné en 1287, 1288 et 1291. — 2. Aymon, chanoine de Genève 1303. — 3. Aymon, aussi chanoine 1427. — 4. Nicod, seigneur de Salagine, f 1524, conseiller et chambellan du duc Charles III de Savoie, vidomne de Genève 1519. — Voir Foras : Armoriai de Savoie. — Gautier I, II, III. — Gautier et Galiffe : Armoriai genevois. — MDG I, XIV. — Arch. d'Etat Genève : Analyse des notaires, Galiffe mns. — [m.l.g.] — II. Dans le pays de Vaud : — 1. Pierre, coseigneur de Salagine et de Bois, bailli de Vaud 1512-1525. — 2. Jean-Amédée, petit- fils du n° 1, acquit les seigneuries de Rolle, de Mont-le-Vieux et de Coppet, et en prêta hommage au gouvernement bernois en 1543. Ce fut lui qui, en 1546 enleva Marie de la Palud, fille du comte de Varax, ce qui provoqua une intervention de l'empereur et du roi

BEAUHARNA1S

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