CARLO
CARLONE
Gaston Carlin.
campagne pour doter le Jura de chemins de fer. Juge fédéral 1866, président du Tribunal fédéral 1869, professeur de droit à l'Université de Berne K69. — 2. Gaston, fils du n° 1, * 1859 à Delémont, étudia le droit
à Berne, Leipzig et Paris.
Il entra dans la diplomatie en 1883 comme attaché de Légation à Rome. Secrétaire 1884, puis conseiller de Légation à Vienne 1887, secrétaire au Département des Affaires étrangères à Berne 1891, ministre plénipotentiaire à Rome 1895.
Transféré en cette qualité à Londres en 1902, il y déploya une activité considérable, en particulier pendant la guerre européenne. Chargé de représenter les intérêts de l'Allemagne et d'autres nations belligérantes, il s'acquit l'estime générale. En 1920, il fut transféré à la Légation nouvellement créée de La Haye, où il était accrédité depuis 1904, et succéda le 8 avril 1922 à Alfred de Planta comme ministre à Berlin. Il y mourut subitement le 13 juin de la même année. A publié : Edouard Carlin, esquisse biographique, 1890. [A. Sch.]
CARLO, de Carona, sculpteur du XVe s. connu sous le nom de Maestro Carlo, père des artistes Antonio et Andréa, de Carona. Il travailla probablement à Rome et à Gênes vers 1488. Ses deux fils se distinguèrent à Gênes de 1490 à 1514. Il est peut-être identique à Carlo, de Carona, qui sculpta le bénitier de l'église d'Aquileia en 1529. [V. T.]
Un Carlo, de Carona, fils de Francesco, que Y ALBK considère comme probablement identique au précédent (à tort, selon nous), travailla de 1509 à 1545 à Udine et dans les environs, où il a laissé des travaux de plastique — BStor. 1885, 1908. — SKL. — ALBK.
Carlo, de Bissone, sculpteur et architecte, fils de maestro Tommaso, probablement l'architecte. Avec ses deux frères Giacomo et Filippo, il acheva le célèbre sanctuaire de la Madonna de Macerata. Les travaux de Carlo et de ses frères, commencés en 1558, sont considérés comme des chefs-d'œuvre. — Caffi : Di alcuni architetti e scultori d. Svizzera italiana. — SKL. — ALBK. [C. T.]
CARLONE, CARLONI, DE CARLONIS. Famille d'artistes de Rovio (Tessin), et de Scaria (Italie), descendant probablement de la même souche de Rovio. Les artistes de Scaria émigrèrent de préférence vers le Nord, en Autriche, Suisse, Allemagne, tandis que ceux de Rovio se rendirent en Italie, surtout à Gênes dont ils reçurent la bourgeoisie d'honneur. Armoiries des Carlone de Rovio un lion couronné tenant une plante de rarlone (émaux inconnus). La famille de Rovio peut se subdiviser en trois branches :
Première branche. — 1. Battista, sculpteur, travailla à Gênes dans la seconde moitié du XVe s. Sous la direction d'Elia Gaggini, il fit dans cette ville la décoration d'une chapelle de S. Maria di Castello. En 1475,il fit une statue pour le palais San Giorgio. — 2. Antonio, fils du n° 1, sculpteur et architecte mentionné de 1468 à 1515 Il travailla entre autre à la reconstruction de la cathédrale d'Alba et, avec son frère Michèle, à celle de trois chapelles de la cathédrale de Gênes. Les deux frères décorèrent aussi quatre chapelles du même édifice, parmi lesquelles celle de Saint-Jean-Baptiste est particulièrement remarquable (1489). — 3. Michèle, fils du n° 1, sculpteur à Gênes, mentionné de 1489 à 1519. En 1503, il travaillait avec son frère Antonio au portail du palais Pallacivini. Il aurait, dit-on, dirigé les artistes occupés à la construction du château de Calahorra, près de Grenade, pour le marquis de Mendoza. En 1519, il travaillait à la cathédrale de Savone. — 4. Bernardo, fils du n° 1, sculpteur à Gênes vers 1500, avec son père et son frère
Taddeo Carloni.
D'après une gravure sur cuivre
de J.-G. Fûsslin :
Gesch. der besten Kùnsller
der Schvoeiz.
Michèle. — 5. Pietro, probablement fils du n° 1, maître constructeur et ingénieur militaire, mentionné de 1514 à 1523.
Deuxième branche. — - 1. Giovanni, sculpteur sur marbre et sur bois, originaire de Scaria, il s'établit à Rovio et se rendit ensuite à Gênes vers 1560. — 2. Taddeo, fils du n° 1, architecte, sculpteur et peintre, * à Rovio 1543, t„ à Gênes 25 mars 1613.
Élève de son père, il se rendit avec lui à Gênes, pais passa à Rome pour y continuer ses études. Ses œuvres principales sont à Gênes et aux environs :
mausolée de Ceba Doria à S. Maria délia Cella à Sanpierdarena (1574, en collaboration) ; l'église de San Pietro sur la place des Banchi (1577, 1583) ; le palais Doria et la fontaine monumentale, qui est son chef-d'œuvre (1599) ; travaux de décoration dans l'église de l'Annunziata del Guastato, dans les palais Spinola, Doria, Deferrari ; les statues des doges Giovanni et Matteo Senarego dans l'église Saint - Laurent, la statue colossale du
doge Andréa Doria sur la place du château royal, etc. Plusieurs églises de Gênes conservent des tableaux de lui. — 3. Giuseppe, fils du n° 1, * à Rovio vers le milieu du XVIe s., sculpteur, élève de son père et de son frère Taddeo. Il travailla avec ce dernier surtout à la façade de N. D. de la Miséricorde à Savone, puis à Gênes où il fut occupé pour les cours de France, Angleterre, Espagne et Mantoue. Il rentra à Rovio où il mourut en 1617. — 4. Giovan-Andrea, ou Giovanni, appelé il Genovese, peintre, fils du n° 2, * 1590 à Gênes, f 1630 à Milan. Il étudia avec son père, puis à Gênes, à Rome et à Florence. Revenu à Gênes, il peignit des tableaux et des fresques pour les églises de l'Annunziata, de S. Siro, de l'Annunziata del Guastato, etc. Il commença à Milan la décoration de l'église des Théatins qui fut achevée après sa mort par son frère cadet. — 5. Giovan-Battista, peintre, fils du n° 2, * à Gênes 1592, f 1677 à Turin. Il étudia avec son père, puis à Florence et à Rome, et se distingua dans la peinture à la fresque. Il travailla d'abord à Gênes, avec son frère Giovan-Andrea, où il laissa de nombreux tableaux et fresques dans plusieurs églises et palais, entre autres dans les églises de S. Siro, de l'Annunziata del Guastato,
5. Benigno, Santo Spirito, S. Nicola, S. Caterina, etc. Il passa ensuite à Nice, à Cagno, à Albaro ; entra pour quelque temps au service du duc de Savoie. A Milan, il acheva les travaux de son frère chez les Théatins. —
6. Bernardo, fils et disciple du n° 3, sculpteur. Il travailla à Gênes vers 1670, où il laissa plusieurs statues dans l'église de Gesù, et fut appelé ensuite à la cour de Vienne où il mourut. Il est très probablement le même qui, de 1651 à 1656, travaillait pour le duc François Ier de Modène. — 7. Tomaso, peintre, sculpteur et architecte, fils du n° 3, * à Gênes, f 1er avril 1667 à Turin. On a de lui des statues dans les églises del Gesù, S. Siro, S. Francesco del Paola à Gênes. D'après Bertolotti, il travaillait, au commencement du XVIIe s., au palais Pallavicini à Rome. Appelé à Turin par le duc de Savoie, il y jouit d'une grande estime et laissa des œuvres en architecture et sculpture. De ses enfants, Giovanni fut peintre, Giuseppe-Maria et Giuseppe-Domenico, sculpteurs. — 8. Giovan- Andréa, peintre, fils du n°5, * le 22 mai 1639, f le 4 avril 1697, à Gênes. Il étudia avec son père et à Rome. Son œuvre est considérable : à Gênes, il a laissé des tableaux, des fresques et des décorations dans les églises de S. Maria délie Vigne, S. Teodoro, S. Brigida, S. Bartolomeo dell'Olivella, délie Grazie, etc., les palais Spinola, Saluzzo, Brignole, Doria,