CAROLI
Durazzo, etc. A Venise, il subit l'influence de Veronèse ; à Perouse, il jouit de la protection du comte Orazio Feretti et y fonda une école d'art. A Rome, où il travailla aux palais Farnese et Altieri, ainsi qu'au Panthéon, il fut reçu de l'Académie de Saint-Luc en 1675. Pendant quelque temps, il fut le chef de la Congrégation des Virtuosi au Panthéon. Le Tessin possède quelques fresques de lui dans l'église de Morcote. — 9. Nicola, peintre, fils du n° 5, * à Gênes 1644, f 1714. Il eut pour maître son frère aîné Giovan-Andrea et travailla longtemps avec lui. Plusieurs églises de Gênes possèdent de ses tableaux.
Troisième branche. — 1. Giovan-Battista, sculpteur, t 9 octobre 1615. En 1596, il travaillait pour le palais de Girolamo-Emanuele Greco à Marsa ; en 1602 à Portovenere. Son fils, GiACOMO, était aussi sculpteur. — 2. Andréa, frère du n° 1, sculpteur, travaillait avec le n° 1 en 1602 à Portovenere. — 3. Gian-Battista, petit-fils du n° 1, sculpteur, f à Rovio en 1695.
Branches incertaines. — 4. Marco, peintre et graveur,
* à Rome 1742, f 1796. On a de lui 60 gravures des tableaux de Smugliewicz, ainsi que d'autres gravures et des tableaux — 5. LuCA, * à Milan, architecte, restaura la cathédrale de Sarzana, dont les travaux commencèrent en 1663. — AHS 1914 — SKL. — ALBK. — Oldelli : Dizionario. — Bollettino Storico 1885, 1886, 1893 et 1907. [C. Trezzini.]
CARMAGNOLA, Francesco, de son vrai nom Francesco Bussone, condottiere italien, * à Carmagnola (Piémont^, f 1432. Il était au service du duc de Milan lorsqu'avec Angelo délia Pergola il battit les Suisses à Arbedo le 30 juin 1422. — Voir art. Arbedo, bataille D'. — Ganetta : II conte di Carmagnola, dans Archivio storico Lombardo 1881. — Porro : L'arresto d. conte di Carmagnola. [C. T.]
CARMINE, Michèle, peintre, * 12 février 1854, t 30 octobre 1894 à Bellinzone. Il étudia à l'académie de Brera à Milan, exposa à Zurich 1883, et à Liverpool 1884 ; professeur de dessin à Bellinzone 1883-1884. Il fit des tableaux d'église et des portraits. En 1889, il se rendit à la Plata, décora l'église d'Uribelarea, prépara les cartons pour la décoration du théâtre Colon à Buenos-Ayres (non exécutés) et laissa dans cette ville plusieurs tableaux. Il revint à Bellinzone en 1894. — ALBK. — SKL. — BStor. 1879. — Bianchi : Artisti ticinesi. [C. T.]
CARMINTRAN, TOBIE-Grégoire, de Corsalettes,
* 1753, t à Fribourg le 21 avril 1842 ; notaire 1776, avocat 1781. Membre du gouvernement provisoire de Fribourg 1798, député de Fribourg au Grand Conseil helvétique 1798-1800 ; membre de la Chambre administrative du canton de Fribourg 1802-1803 : viceprésident du Tribunal français et membre du Tribunal criminel 1804 ; juge de paix et président du Tribunal de Fribourg 1806-1815. Bourgeois de Fribourg en 1778. — ■ Arch. de Fribourg : généalogie Carmintran. — ASHB. [R^smy.]
CARNAGLIO. Ce nom a été francisé en Carneille, puis Corneille. Il était porté par deux familles de Gênes venues s'établir à Genève au XVIe s. La première fut reçue à la bourgeoisie en 1575. — Lambert, 1620-1689, régent au collège de 1661 à 1674, fut père de Joseph, nommé ministre en 1673, f pasteur à La Haye 1719. — La seconde famille reçue en 1608, n'eut qu'une durée éphémère. — Voir Galiffe : Not. gen. VI, 187. — Heyer : L'église de Genève. [H. Da.]
CARNAVAL. Les coutumes du carnaval tirent leur origine d'éléments les plus divers : restes de vieux usages païens, germaniques et romains, célébrant le retour du printemps, rites cultuels chrétiens ayant pour but la protection et l'amélioration du bétail et des ' terres, mœurs populaires anciennes ou modernes (fêtes corporatives et ouvrières). Le carnaval s'étend du jour des Rois, 6 janvier, jusque bien avant dans le Carême. La fête principale a cependant lieu en général dans la semaine précédant le mercredi des Cendres, surtout le dimanche, le lundi, et particulièrement le mardi gras. Le peuple se livre à une gaîté exubérante qui se manifeste par des jeux et la danse. D'anciens cortèges de carnaval se sont conservés jusqu'à nos jours, ainsi celui des
Ehrenzeichen à Petit-Bâle, le 13, 20 ou 27 janvier, le Fritschiumzug du jeudi avant Estomihi à Lucerne, le cortège des pêcheurs à Ermatingen ; les mannequins que l'on promène : Narr, Bôôgg, Butz, Chrungel, etc., en rhéto-romanche Bagordas, sont presque partout accompagnés d'un cortège plus ou moins ordonné ou improvisé. Les mannequins sont parfois encore extraordinairement primitifs ; dans le Lôtschental, les Roistschàggeta .avec leurs gigantesques masques de bois, leurs peaux de mouton et leurs grelottières, ont un aspect sauvage et démoniaque ; d'autres de ces mannequins sont le Hutz-Gur de Bâle-Campagne, la Gure-Schell à Zoug. le Hegel à Klingnau, Y Aetli-Ruedi de Zurzach ; parfois on les présentait par paire, ainsi le Chryden-Gladi et l'Elsi à Zurich ; Hansli et Gretli à Wohlen ; le vieux et la vieille dans l'Oberland grison. — Dans certaines contrées, la circuition d'une charrue, d'une herse ou d'un Trottbaum joua autrefois un grand rôle, de même que la Tannenfuhr, le Blockfest, le Moosfahren, etc. Ces usages devaient être des cérémonies religieuses pour obtenir la fécondité de la terre : de même origine doivent être les charivaris, Grasauslàuten, Todaustragen, la destruction par le feu ou l'enterrement d'un mannequin représentant quelque démon (Sechselàuten de Zurich), les jeux de combat entre le printemps et l'hiver, les feux sur les hauteurs, etc. — Voir E. Hoffmann-Krayer : Feste und Branche, p. 124, avec bibliographie. — SA V I, 47, 126, 257. [H. B.-St.]
CARNEVALI et CARNOVARI. Ancienne famille gibeline de Lugano, mentionnée au XVe s. — Antonio Carnovari de Castorei favorisa les Rusca et en 1466 il était un des chefs de la révolte qui voulait redonner Lugano aux Rusca. D'après la chronique de Laghi, il paraît que cette famille était une branche de la famille Castorea ou Castorei. — Jacobus Carnevalis, dit de Giubiasco, travaillait en 1516 à la construction de la collégiale de Bellinzone. — Pometta : Corne il Ticino... [C. T.]
CARNOT, (anciennement KARNATSCH, KAR- NUTSCH, KARNOTSCH). Famille des Grisons. — P. Maurus, O. S. B., * 26 janv. 1865 à Samnaun, doyen du chapitre de Disentis depuis 1894 ; membre de la Commission fédérale de la Fondation Schiller, écrivain, auteur de drames, de recueils de nouvelles (Wo die Biindnertannen rauschen, Geschichten aus dem Bùndnerland, etc.), de poésies, ainsi que d'ouvrages en langue romanche (Armas e larmas en la Cadi, Clau Maissen Monas e Minas, etc.), éditeur de la revue romanche Il Pelegrin. Le Père Maurus C. exerce une influence prépondérante sur la littérature romanche contemporaine. [K. F.]
CARO, Georg, historien, * 28 novembre 1867 à Glogau (Silésie), privat-docent à l'Université de Zurich 1896, chercheur remarquable dans le domaine du moyen âge au point de vue économique et de l'histoire des constitutions. Ses travaux sur l'histoire suisse sont réunis en partie dans ses Beitrâge zur deutschen Wirtschafts- und Verfassungsgeschichte. f 16 janvier 1912. — Voir G. C, Ein Gedenkblatt. — ASG XIII, 67. [C.B.] CAROLI, Pierre, * vers 1480 à Rosay en Brie (France), chanoine de la cathédrale de Sens, Dr. de la Sorbonne, théologien français de la tendance dite fabriste, c'est-à-dire du parti qui se groupait en France autour de l'humaniste chrétien Faber Stapulensis (Lefebvre d'Étaples) et qui préconisait une réforme religieuse dans les cadres de l'Église catholique. En 1535 il est obligé de quitter la France. Il prend part à Genève au colloque théologique de juin 1535, séjourne à Bâle depuis le mois d'août et devient en mars 1536 pasteur à Neuchâtel. Nommé par les Bernois en octobre de la même année premier pasteur de Lausanne, il commence à prendre position contre Viret, Farel et Calvin, qu'il accuse d'erreurs antitrinitaires et qu'il compromet ainsi gravement. Révoqué en juin 1537, il se retire en France, se réconcilie avec l'Église catholique et reprend à Metz son activité de prédicateur-controversiste. En 1543 il provoqua Calvin à une dispute publique, qui n'eut pas lieu. Un écrit polémique qu'il publia en 1545 contre Calvin donna lieu à une réplique violente de ce dernier. Selon Théodore de Bèze, Caroli serait mort à Rome