CAROLINE (CONSTITUTIO CRIMINALIS CAROLINA
L'ordonnance criminelle de l'empereur Charles-Quint fut adoptée par le Reichstag de Ratisbonne en 1532 comme loi de procédure pénale et de droit pénal pour le Saint Empire romain. Quoique la Suisse fût séparée en fait de l'Empire depuis 1499, la Caroline entra en vigueur à Bàle, à Schaffhouse, dans les terres du prince-évêque de Bâle et du prince-abbé de Saint-Gall, dans le Valais et le pays de Vaud après 1750 ; à Lucerne, un extrait de la Caroline régla la procédure pénale dès 1606. Les dernières études ont cependant prouvé que la Caroline ne servit pas de base à toute la législation pénale en Suisse. Les peines qu'elle prévoit sont sévères et cruelles, la procédure est généralement inquisitoriale et prévoit l'application de la torture. Elle servit de code pénal militaire au XVIIIe s. pour les régiments capitules, en France en particulier. Trois éditions de la Caroline avec commentaires parurent en Suisse : à La Neuveville en 1742 chez Marolf, à Bienne en 1767 chez Heilmann, ces deux éditions en langue française, et à Zoug 1734 chez Schâll, en français et en allemand. Au XIXe s., ce code fut encore usité : Fribourg l'adopta le 28 juin 1803 en lieu et place du code pénal helvétique ; Schwyz y renvoie par la loi du 14 mars 1834 ; Neuchâtel par contre le supprime le 5 juillet 1848 après la Révolution. — Voir Gùterbock : Die Entstehungsgeschichte der Carolina.
— v. Segesser : Rechtsgesch. der Stadt u. Republik Luzern.
— Bluntschli : Staats- und Rechtsgesch. der Stadt und Landschaft Zurich. — - Albert Meier : Die Geltung der Peinlichen Gerichtsordnung Kaiser Karls V. im Gebiete der heutigen Schweiz dans Abhandlungen zum schweiz. Recht, cahier 42, 1911. [Thormann.]
CARONA (C. Tessin, D. Lugano. V. DGS). Com. et paroisse, et jusqu'en 1853 chef-lieu du cercle du même nom. Anciennes formes : Calauna, 926 ; Charona, 1467 ;
L'église paroissiale de Carona (Saint-Georges). D'après une photographie.
Cherona, 1487. Armoiries concédées en 1414 par Philippe- Marie Visconti : d'azur à une montagne d'argent sommée de l'église et du clocher de Saint-Sauveur, ouvert de gueules ; à ses pieds s'étendent la plage et le lac. Carona, mentionné pour la première fois en 926, formait une petite république qui conserva son autonomie,
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comme commune séparée, sous la domination suisse. L'ancienne dénomination était Carona e Giona (Ciona). Sous les duc* de Milan, Carona formait une castellanza. Pendant les luttes entre Côme et Milan, il resta fidèle à cette dernière ville et eut à souffrir des dévastations et incendies. Avec d'autres villages, il saccagea en 1500 Lugano et la vallée ; en 1501, il eut plusieurs maisons incendiées et dut payer une forte contribution. Sous la domination suisse, Carona garda ses privilèges et les accrut. La commune était gouvernée par deux consuls avec droit de basse juridiction élus pour une année et non rééligibles avant dix ans, et par neuf hommes qui formaient avec les consuls le Conseil de la vicinanza ; il y avait en outre 4 canepari, administrateurs, pour l'église de Saint-Georges et l'assistance des pauvres, deux estimatori, pour l'appréciation des dommages, trois credenziari, pour la surveillance des routes, un caneparo pour la vicinanza. Le contrôle de la gestion communale était exercé par trois syndics. Les statuts communaux de 1470 ne sont que la refonte d'autres très anciens. Au spirituel, Carona fit partie d'abord de la paroisse de Lugano, puis le 21 mai 1427, il en forma une avec Melide, qui s'en sépara en 1525. L'église de Saint-Georges, primitivement de style lombard, fut agrandie entre 1495 et 1505 ; elle est un des plus beaux édifices religieux du Luganais. Elle possède entre autres un jugement dernier de Domenico Pezzi, qui est la reproduction de celui de Michel Ange ; la mise en croix et la décollation de saint Jean-Baptiste, par Andréa Solari, etc. L'église de Santa Marta, du XIVe s., est un des quatre sièges de l'archiconfrérie del gonfalone maggiore de Santa Marta de Rome. Autres églises : l'église d'Ongero, bâtie au XVIIe s., sur l'emplacement d'une ancienne chapelle : celle de Torello, du XIIIe s., a des fresques intérieures et extérieures de la même époque. Carona fut une pépinière d'artistes, les Solari, Aprile Scala, Casella, etc., et d'un grand nombre d'antres dont on ignore le nom de famille. Population : 1591, env. 600 hab. ; 1643, 552 ; 1801, 430 ; 1910, 350 ; 1921, 321. Registres de baptêmes dès 1589, de mariages dès 1840, de décès dès 1769. — Hidber : Urkundenregister. — BStor. 1883, 1890, 1907, 1908. — Heusler : Rechtsquellen des Kts. Tessins. — Codex diplom. longobard. — Weiss : Die tessin. Landvogteien. — Casella : Carona. — Rahn : Mitteilung. — Rahn : I monumenti. [C.Trezzini.] CAROIMI. Famille de Rancate, mentionnée aussi à Mendrisio en 1580. Armoiries : d'azur à un dextrochère de carnation, vêtu de gueules jusqu'au coude, sortant du flanc senestre et tenant une croix tréflée d'or. — Emanuele, sculpteur, * 8 décembre 1826, étudia à Milan et à Florence. En 1848, il prit part à la guerre du risorgimento italien. Son œuvre « l'esclave enchaînée » fut couronnée en 1861 à Florence. Il exposa entre autres à Vienne, Philadelphie et à Paris en 1867, où il obtint une médaille d'or. Le roi d'Italie lui conféra le titre de professeur. Auteur de statues de la foi dans le cimetière de Trespiano près Florence; Léda; l'amour enchaînant la lorce, etc. Quelques-unes de ses statues sont dans les musées de Washington et de San-Francisco. — Tranquillino, prêtre, 1814-1886, curé de Cevio 1838-1842, de Rancate 1842-1852, archiprêtre de Balerna 1852 à sa mort doyen, commissaire apostolique et camérier secret du pape. A publié les biographies de l'avocat G. B. Monti et du pédagogue abbé Fontana, et collaboré à la publication de V Urkundenregister de Hidber. — S KL. — Bollettino Storico. — ALBK.— AHS 1914 et 1916. [C.T.] CAROUGE (C. Genève, Rive Gauche. V. DGS). Com. et ville. Anciennes formes : Carrogio 1255 ; Carrojo 1371 ; Quarrogio 1445 : vient de quadruvium (pour quadrivium) carrefour; en patois Carro. Armoiries: d'or, au léopard au naturel couché sur une terrasse de sinople et appuyé contre le fût d'un caroubier de même, fruitté de gueules ou d'argent, issant de la dite terrasse.
Époque romaine. Carouge est né très anciennement au carrefour des quatre routes importantes
Septembre 1923
CAROUGE
CAROUGE
aboutissant au Celle de Vienne de Chaumont ;
pont d'Arve. Ces routes étaient : Lyon -Genève par Seyssel et le col celle de Vienne à Genève, par Boutae (Annecy) ; enfin les deux voies plus secondaires de Veyrier et la rive gauche de l'Arve, de Lancy-Bernex- Chancy. On a trouvé sur la route de Veyrier trois monuments antiques : un cippe sépulcral érigé aux dieux mânes de Decimus Julius Modestinus ; un fragment important de tombeau élevé à la mémoire de Marcus Carantius Macrinus, centurion de la première cohorte urbaine de la fin du Ier s. ; enfin un autel à Jupiter. Les deux premières inscriptions sont conservées dans l'église catholique de Carouge, la troisième au Musée de Genève. Un pont a dû
seigneurie de la Bâtie Meillé, dont les limites englobant Carouge s'arrêtaient au gibet de ce Gérard de Ternier. En outre, de nombreux fiefs ecclésiastiques se partageaient ce territoire, principalement la cure de Saint- Léger et le chapitre. Au spirituel, ce hameau dépendait de la paroisse de Lancy. Son institution la plus connue au moyen âge était la léproserie ou maladière dite de Saint-Nicolas de Carouge. On ignore l'époque de sa fondation, mais elle doit remonter à la première moitié du XIIIe s. Le curé de Saint-Léger était le recteur de cet hôpital, dirigé par un « quicton ou guidon », nommé par les lépreux vivant comme une communauté religieuse. Cette maladière, réformée par le pape Félix V en 1445 fut occupée par les ladres jusqu'en 1558.
Au cours des siècles, et surtout au XVe s., les bourgeois de Genève construisaient des digues ou tournes dans le but d'éloigner les eaux de l'Arve de leurs ter-
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Plan de Carouge en 1787.
exister à cette époque sur l'Arve à cet endroit, mais les déprédations successives du torrent sur la rive gauche ont peu à peu fait disparaître le sol primitif de la bourgade.
Moyen âge. Carouge est mentionné en 516 lorsque Sigismond, fils de Gondebaud, se fit couronner roi des Burgondes (Villa quadruvio), puis le nom de cette localité ne reparaît plus jusqu'en 1255. A cette date, à la tête du pont s'élevaient plusieurs maisons avec des hôtelleries qui vivaient de? passants soumis aux droits de pontonnage relevant de l'évêque de Genève. Ce pont de bois fut maintes fois détruit, reconstruit et déplacé (voir art. Arve). Le principal seigneur féodal de Carouge était le comte de Genevois et plus spécialement ses vassaux les seigneurs de Lancy. En 1317, cette seigneurie fut concédée à Gérard de Ternier et dénommée
rains de Plainpalais. Ces travaux contribuèrent pour une grande part à réunir l'ancien village de Carouge à la tète du pont.
xvie-xvne siècles. Carouge eut beaucoup à souffrir des guerres qui suivirent la Réforme, et la chapelle de Saint-Nicolas fut démolie en même temps que les faubourgs de Genève. En février 1536, l'armée bernoise occupa la région de Carouge qui fut rattachée au bailliage bernois de Ternier. Déjà auparavant tout ce territoire dépendait de la châtellenie de Ternier. Les Genevois gardèrent la juridiction sur les anciennes terres du chapitre, de Saint- Victor et des églises, qui étaient assez considérables à Carouge. Le régime des baillis bernois dura jusqu'au 29 mai 1567, date à laquelle le bailliage fit retour au duc de Savoie. Ce dernier établit à l'exemple des Bernois, une cour des appellations de Saint-
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Victor et Chapitre, dont le tribunal finit par siéger exclusivement à Carouge, dans une maison près du pont. Par suite de l'entremèlement des droits féodaux, les Genevois étaient constamment en lutte avec le duc de Savoie, possesseur de Carouge, à la limite même du territoire des franchises. En 1589, les Genevois démolirent ce qui restaient de maisons près de l'Arve et commencèrent à établir le fort d'Arve, d'abord simple retranchement en terre, plus tard pont d'appui pourvu de murailles destinées à défendre la tète du pont. A la suite du déplacement du pont d'Arve, le fort d'Arve fut condamné en 1594, puis définitivement rasé en janvier 1596. Des combats sanglants eurent lieu de 1589 à 1593 près de Carouge ; le pays ne retrouva la paix qu'au traité de Saint-Julien en 1603.
XVIIIe siècle. En mars 1700, le curé de Pontverre, de Lancy, pénétra en habits sacerdotaux dans plusieurs maisons de Carouge et ranima ainsi les querelles religieuses. Dès 1544, les protestants allaient entendre le culte au temple de Lancy, mais ils n'obtinrent la concession de l'ancien cimetière des lépreux qu'en 1701. L'importance économique de Carouge n'avait pas échappé à la maison de Savoie, qui après l'échec de l'Escalade chercha par tous les moyens à créer une concurrence à Genève. En 1740, Charles-Emmanuel III fit construire de nouvelles digues sur l'Arve et favorisa l'établissement d'industries, telles que des tanneries. Le traité de Turin, 1754, fixa définitivement les limites entre la république de Genève et la Savoie ; Carouge était plus étroitement rattaché à l'état sarde qu'auparavant. Dès 1764, un détachement de la garnison de La-Roche venait s'y installer. En 1777, Victor-Amédée accorda deux foires annuelles à Carouge ; 42 communes, détachées du Genevois, du Faucigny et du Chablais, lui furent rattachées en 1780. Carouge devint province. Grâce à ces mesures, la population de Carouge passa en douze ans de 600 à 4672. Enfin, en 1786, la bourgade était élevée au rang de ville. Quatre projets de plan de la ville avec rues rectilignes furent présentés, celui de Elia le dernier, en 1782, ne fut exécuté que partiellement, faute d'argent. Mais c'est à lui que Carouge doit sa physionomie caractéristique. C'est de cette époque que date l'église (plans de Piacenza modifiés par Bagutti) achevée en 1780 ; on devait encore construire un grand hôtel de ville, qui ne fut jamais terminé, un hôtel Dieu qui eut le même sort, et un palais royal, commencé en 1780, mais incomplètement achevé. C'est dans cet édifice que fut installé en 1808 une filature qui occupait 600 ouvriers. Afin de faciliter l'accroissement des habitants, on accorda une tolérance religieuse assez large pour l'époque à tous ceux qui viendraient s'établir à Carouge. Une communauté juive eut l'autorisation de pratiquer son culte dès 1787. La paroisse de Carouge se sépara de celle de Lancy en 1780.
Époque révolutionnaire. L'armée française révolutionnaire, sous les ordres de Saint-Gervais, vint occuper Carouge le 30 octobre 1792. La société des Jacobins s'installa dans la ville et s'y maintint jusqu'au 8 octobre 1795. La province de Carouge forma alors le premier bureau de l'Assemblée nationale des Allobroges, qui demanda son annexion à la France ; puis dans le Département du Mont-Blanc, Carouge devint l'un des districts avec son directoire qui comprenait 85 communes. Carouge fut ensuite rattaché au Département du Léman.
De la Restauration a nos jours. Au début de 1814, Carouge fut occupé par les Alliés. Après le 30 mai 18l4, Carouge est rétrocédé au Piémont, mais pendant les Cent jours, le général Joseph-Marie Dessaix reprend la ville ie 16 juin 1815, puis se retire après le désastre de Waterloo. Enfin le traité de Turin du 16 mars 1816 mit fin à ces alternatives en réunissant Carouge à la république de Genève. En 1834, Carouge fut le point de départ d'une troupe de Polonais, d'Italiens et de Savoyards qui tentèrent une expédition en Savoie. Population : 1922, 8352 hab. Registres de paroisse dès 1780. — Voir Gaullieur : Annales de Carouge. — L. Blondel : Les faubourgs de Genève. — Duval : Ternier et Saint- Julien. — Fontaine-Borgel : Hist. de Carouge. — Grillet : Dict. dép. Léman. — Mns. Blavignac à la Bibl. de Genève. — Arch. de la Hte Savoie. [Louis Blondel.]
CARPENTARII, Georgius de Brugg, chroniqueur, appartenait certainement à la famille Zimmermann, de Brugg, encore existante. Après avoir mené la vie d'écolier nomade, il entra en 1509 au couvent des Chartreux du Petit-Bàle. Adepte du mouvement humaniste, il traduisit en allemand quelques écrits d'Erasme. Comme bibliothécaire de son couvent, il rédigea un catalogue, des annales et une continuation de la chronique de Heinrich von Ahlfeld : Continuatio chronicorum Carthusiae in Basilea minori, qu'il fit suivre en 1528 de la Narratio rerum quae reformationis tempore Basileae... gestae siint, où il se montre l'adversaire des doctrines nouvelles, f probablement 6 oct. 1528. — Voir G. von Wyss : Schweiz. Historiographie. — ■ Egli : Die Basler Karthause und Chronist Carpentarii, dans Zw, II, 221. [F. W.]
CARPEIMTARIUS, CARPENTER. Voir Charpentier.
CARPENTER. Branche de la famille Zimmermann, de Wattenwyl (Berne), transplantée en Pensylvanie (U. S. A.) en 1698 par Heinrich Zimmermann (1673- 1750) et naturalisée américaine en 1729 ; elle prit le nom de Carpenter et atteignit un haut degré de considération. — Voir SBB V. [E. B.]
CARRA, CARRATE, CARRATI. Famille que l'on rencontre au XVIe s. à Bissone. — 1. Giovan- Battista, sculpteur, travailla à Plaisance et à Parme, où il était connu sous le nom de il Bissone. Il laissa le carreau en marbre de la Chiesa di campagna à Plaisance (1595) ; le grand portail de la citadelle de Parme (1596) ; en 1607, il travaillait à la façade de San Giovanni Evangelista à Parme ; l'autel de la Vierge dans la cathédrale de Plaisance est considéré comme son dernier ouvrage. Testa le 12 juillet 1623. — 2. Francesco Carrate, architecte, f 1679 à Prague. Vers 1632, il était au service du vice-roi de Bohême. En 1652, il entra au service du prince Lobkowitz à Baudnitz, où il dirigea les travaux de construction du grand château jusqu'en 1665 ; à partir de 1656, il aurait aussi construit, avec Giovanni de Capauli, l'église de Santa Maria Maddalena de Prague. En 1669, il s'engagea à construire le colossal palais des Czernin à Prague. Il y travaillait encore en 1676. — BStor. 1899. — SKL. — ALBK. [C. T.]
CARRARD, au XVIe s. CARRA, CARRAZ. Nom de plusieurs familles vaudoises. L'une, de Fey, a émigré à Orbe, puis à Lausanne, et a donné — 1. Benjamin, 1690-1735, ministre, secrétaire d'ambassade à Vienne. — 2. Benjamin-Samuel-Georges, 1720 f vers 1800, ministre, économiste, auteur d'ouvrages sur la législation, la météorologie, etc. — 3. Jules, 1785-1844, officier au service de France, peintre, auteur d'un panorama de Lausanne. — 4. Louis-Samuel, 1755-1839, pasteur, peintre de paysages français et italiens. — 5. Henri-Vincent, 1766-1820, avocat, député 1798- 1802, professeur de droit naturel à l'Académie de Lausanne 1802, président du tribunal d'appel, puis du tribunal de district de Lausanne. — 6. Charles, 1817- 1861, fils du n° 5, avocat, député, juge au Tribunal d'appel. — 7. Henri, 1824-1889, juriste, professeur de droit à l'Académie de Lausanne, président de la Société d'histoire de la Suisse romande, auteur d'études sur les Statuts de Moudon, le combat de Chillon, Othon de Grandson. — 8. Charles, 1833-1900, banquier à Lausanne, député, colonel d'infanterie.
A une famille de Poliez-Pittet appartient — Alfred, 1860-1923, avocat, député, président du Grand Conseil vaudois en 1895. — Livre d'Or. — de Montet : Dictionnaire. — SKL. [M. R.]
CARRARD (INSURRECTIONS). On donne ce nom dans l'histoire fribourgeoise à trois soulèvements de paysans contre le gouvernement radical de 1848, dirigés par Nicolas Carrard, de Bionnens, ancien instituteur à Mézières. Elles eurent lieu les 4-5 octobre 1850, 22 mars 1851 et 22 avril 1853. Dans la première, les insurgés, ne se sentant pas soutenus, se dispersèrent avant l'attaque ; dans la seconde, ils furent défaits à Fribourg dans un combat par les forces gouvernementales ; Carrard fut banni. Dans la troisième, Carrard, aidé du colonel Ferd. Perrier, ancien commandant de la « garde civique » radicale, fut tué dans un violent combat, livré sur la
CARKAUX
CAliT
place et dans les bâtiments du collège Saint-Michel, à Fribourg. Les prisonniers ayant été traduits devant une cour martiale, tribunal d'exception interdit par la Constitution, le Conseil fédéral cassa la sentence. Un second procès devant les tribunaux ordinaires amena la condamnation de 7 inculpés et la libération de 138 (juillet 1853). — G. Castella : Hist. du C. de Fribourg. — Esseiva : Fribourg, la Suisse et le Sonder bund. — Ducotterd et Fr. Ducrest, dans AF IV. — Le jacobinisme en Suisse pour l'instruction des peuples ou les élections de Bulle en 1853. — Raemy de Bertigny : Mém. pour servir à l'hist. du C. de Fribourg. [G. Castella.]
CARRAUX, CARRAUO. Famille valaisanne, mentionnée dès le XVIe s. à Troistorrents, puis à Colombey, à Vouvry et à Monthey. — Hyacinthe, f 1872, chanoine de Sion, archiviste du chapitre, grand sacristain de la cathédrale. — Alm. suisse catholique. [J.-B. B.]
CARRE (LE) (C. Genève, Rive gauche, Com. Meinier. V. DGS). Deux hameaux portent ce nom : le Carre d'amont et le Carre d'aval. Cette dénomination ne remonte qu'au XIVe s. ; auparavant, ces localités s'appelaient Ursez ou Ursel. Le Carre est un lieu-dit cité dans une reconnaissance du Chapitre de Genève en 1392. Ursel fut le berceau d'une famille noble de ce nom dont descendent peut-être les De Carro qui s'établirent à Genève et y jouèrent un certain rôle jusqu'au XIXe s. Jean de Muller et après lui M. Vuy ont voulu identifier le Carre avec la Villa quadruvium mentionnée en 516 à propos du couronnement de Sigismond ; cette thèse est définitivement abandonnée, il s'agit de Carouge. — Voir Arch. de Genève : T et D. — Galiffe : Not. gén. — Blavignac : Études sur Genève. — Gaudy-Le Fort : Promenades. [L. Blondel.]
CARREL, CARRY, CARELLI. Nom de plusieurs familles fribourgeoises, les unes de Fribourg, les autres de Belfaux, Courtion, Dirlaret, Mézières, Misery, Siviriez ou de Torny-le-Grand. — Jordan fit reconnaître son droit à la bourgeoisie de Fribourg en 1365 ; Antoine,' le lombard, était aussi bourgeois en 1394. La plupart des branches de Fribourg appartenaient au patriciat, mais elles ne jouèrent aucun rôle dans la république. Armoiries : d'argent à une flèche de gueules posée en barre, accompagnée de deux étoiles d'or, l'une posée au canton dextre du chef et l'autre au canton senestre de la pointe. [RiEMY.]
CARRIER dit de LUGRIN. Famille de Confignon, reçue à la bourgeoisie de Genève. Armes : écartelé d'argent et de sable. Plusieurs de ses membres remplirent des charges. — 1. Jean, syndic en 1473. — 2. Mathieu, syndic en 1526, chargé par le Conseil de diverses négociations. Il instruisit le procès des Mammelus en 1527, et fut beau-père de Philibert Berthelier IL — - Voir Galiffe : Not. gén. II, 93. — Armoriai genevois. [C. R.]
CARRO ou QUARRO. Voir De Carro.
CARRON. Famille de Châble (Valais), originaire de Brissaque (Val d'Aoste), établie à Bagnes au XVIe s. et à Fully. — François, cosyndic de Bagnes 1520. — Je.w-Joseph, juge au tribunal, député à la diète 1827- 1828. — Camille, 1852-1910, chanoine du Grand-Saint- Bernard, dont il fut procureur général dès 1885. — Benjamin, f 1909, médecin, député au Grand Conseil dès 1857 ; lança les stations hôtelières de Fionnay et de Mauvoisin. — Voir Ritz : États du Clergé. [J.-B. B.]
CARROUGE (C. Vaud, D. Oron. V. DGS). Com. et Vge dans lequel on a trouvé des monnaies romaines allant d'Auguste à Dioclétien. Il fit partie au moyen âge de la seigneurie de Vulliens, passa ensuite aux Blonay, aux Lenzbourg et aux Meyer de Fribourg, puis aux de Molin, enfin en 1634 aux Graffenried et dès 1771 aux Diesbach de Berne. Bernard de Diesbach reconstruisit en 1776 la maison seigneuriale qui n'était pas à Carrouge même, mais au bourg supérieur de Moudon. En 1796 la seigneurie de Carrouge rapportait net à son possesseur la somme de 10 216 livres. Les Graffenried avaient, en 1709, construit l'église de Carrouge, qui est classée comme monument historique. — Voir DHV. [M. R.]
CARRUPT. Famille de Chamoson (Valais). — Jean- Joseph, 1741-1811, Dr théol., curé d'Ardon, a laissé de
nombreuses notes manuscrites sur l'invasion française de 1798 en Valais, sur la paroisse Ardon-Chamoson, etc. [J.-B. B.|
CARRUZO, autrefois Carrcpt. Famille de Chamoson (Valais) antérieure au XVe s. originaire du Grugnay Une branche s'établit à Ayent vers 1468. — EMMANUEL, notaire, grand châtelain du dixain de Conthey, f vers 1870. — F. Gaillard : La commune de Chamoson. [J.-B.B].
CARRY. Famille genevoise des communes réunies
— 1. Eugène, 1853-1912, * à Croix-de-Bozon (Genève), docteur en théologie 1879, chanoine de Saint-Maurice, secrétaire de Mgr. Mermillod, puis vicaire-général à Genève dès 1907. Esprit ouvert, bienveillant à tous, ardent patriote, il travailla aussi aux œuvres de moralité sociale, lutte contre l'alcoolisme, la prostitution, la littérature immorale, etc. Orateur, conférencier, écrivain de talent, il laissa de bonnes études sur divers cardinaux anglais du mouvement d'Oxford (VViseman, Newman, Manning) qu'il admirait. A publié entre autres : Les années anglicanes du cardinal Newman ; Alban Slolz, dans Revue de la Suisse cath. 1877 ; Le cardinal Wiseman et la renaissance catholique en Anglelei n (ibid. 1901) ; Quelques mots sur la science sociale (ibid. 1898). — Voir J. Gottret : M. l'abbé E. Carry. — Emile Duseiller : M. l'abbé Eugène Carry. — JG 11, 12, 14, 15 mai 1912. — [l. s.] — 2. François, frère du précédent, * dans le cant. de Genève en 1857, débuta à 21 ans dans le journalisme à Fribourg comme rédacteur du Chroniqueur, puis du Bien public. Après deux ans de séjour à Fribourg, il se rendit à Rome, d'abord comme collaborateur du Journal de Borne, puis comme rédacteur en chef du Moniteur de Borne, organe personnel de Léon XIII. En 1887, il accompagna le cardinal Galimberti, qui fut envoyé à Berlin par le pape pour y représenter le Vatican aux fêtes du jubilé de Guillaume Ier et en même temps pour y traiter la paix religieuse avec Bismarck. Après la disparition du Moniteur de Borne, Carry devint le correspondant d'un grand nombre de journaux : l'Écho de Paris, le Corriere délia Sera, la
Gazette de Lausanne, le Journal de Genève. Son activité journalistique s'est exercée à Borne pendant près de quarante ans. Carry a publié un grand nombre d'articles dans la grande revue catholique française Le Correspondant, spécialement sur la littérature italienne et les relations entre le Vatican et le Quirinal. Il est actuellement (1922) rédacteur du Courrier de Genève. [R^emy.] CART. Famille originaire de Mouthe (France) fixée à la Vallée de Joux (Vaud) dès le XVIe s. A donné : — 1. Jean-Jacques, 1748-1813, docteur en droit, émigra aux États-Unis, puis revint à Morges où il fut admis à la bourgeoisie en 1791. Avocat à la cour des appellations romandes, il se fit connaître par son opposition au régime bernois ; publia en 1793 ses Lettres à B. de Murait.
Sous le régime helvétique, il fut sénateur ; publia De la Suisse avant la révolution et après la révolution, 1802, et d'autres récits politiques, d'un ton très mordant. Sous le régime vaudois il fut juge à la cour d'appel. — 2. Jean-Sa- MUEL, 1805-1880, médecin réputé à Morges. — 3. Jacques, 1828-1913, Dr en théologie, pasteur 1857- 1896, écrivain, auteur de l' Histoire du mouvement religieux dans le canton de Vaud.
— 4. William, 1846-1919, fils du n° 2, professeur à l'Académie de Lausanne 1870-1874, puis au Collège Galliard et, dès 1899 à l'École Vinet ; historien et archéologue, l'un des fondateurs de l'Association Pro Aventico et l'un des rédacteurs de son bulletin. Auteur de plusieurs mémoires historiques, entre autres de l'article Avenches dans le DHBS. — Livre d'Or. — Bulletin du Pro Aven-
Jean-Jacques Cart, d'après un
pastel de
Benjamin Bolomey.
CARTATSGHA
GARTIGNY
tico. — RHV 1896.— [M. R.] —5. LÉON, * 3 juillet 1869 à La Chaux-de-Fonds, agrégé à cette commune en 1888, pasteur aux Ponts-de-Martel 1893-1909, professeur à l'académie, puis université de Neuchâtel dès 1900. En 1906, il fit en compagnie d'autres savants un voyage scientifique en Orient, visita l'Egypte, le Sinaï et la Palestine, à la suite duquel il publia Au Sinaï et dans l'Arabie Pélrée, qui parut d'abord dans le Bull, de la Soc. neuch. de Géographie, t. XXIII, 1914. | 2 mai 1916 à Neuchâtel. [L. M.]
CARTATSCHA (CRESTATSCHA) (C. Grisons, D. Vorderrhein, Com. Truns). Hameau avec une chapelle dédiée à saint Valentin, et les ruines d'un château dont la construction massive, en gros blocs taillés, trahit le grand âge et l'origine franque. Comme les autres châteaux situés sur le territoire de la juridiction de Disentis, celui de Cartatscha appartenait à une famille de ministériaux du couvent. — Olricus de Crestazia est mentionné dans un document du 30 mai 1261. Selon une légende, un bailli du château aurait été jadis assommé par un paysan en train de labourer et enterré par lui dans son champ ; et depuis lors on n'aurait plus vu d'habitants dans le château. — Voir Meyer : Blenio inid Leventina, annexe 22. [P. -A. Vincenz.]
CARTELIER. Famille originaire de Bourg-en- Bresse. Armes : un bouquet de trois roses tigées et feuillées issant de |la pointe. — François, reçu bourgeois de Genève en 1502, syndic en 1516 et 1521. Traître à sa patrie, condamné à être décapité, il fut gracié par l'évêque Pierre de La Baume (1527). Les Genevois eurent de ce chef un grand ressentiment contre leur prince. — Galiffe : Notices gén. II, 94. — ■ RC imp. [C. R.]
CARTERET. Famille originaire d'Is-sur-Tille dans la
Côte d'Or, fixée àGenève depuis 1701 et reçue à la bourgeoisie en 1725 avec Piern re. — Antoine-Désiré, 1813-1889 en est le personnage le plus marquant. A Il 21 ans, il se joint à l'expédition des Polonais organisée à Nyon pour fomenter la révolution en Sardaigne.
Membre de l'association du Trois-Mars en 1841, de la Constituante, la même année et en 1847, il est député avec Billiet à la Diète pour apporter la voix de Genève favorable à la dissolution du Sonderbund. Il remplit dès lors presque constamment „ des charges publiques, con-
D'après une lithographie de 5«?«r administratif 1848- Jules Rey (Collect. Maillart). l»ol; du Grand Conseil
1848-1851, 1854-1856, 1865- 1889; conseiller d'État 1851-1855 et 1870-1888 ; conseiller national 1869-1878, 1882-1888 et conseiller aux États 1847-1849.
La note dominante de la carrière politique de Carteret fut la lutte contre l'ultramontanisme. L'établissement de plusieurs congrégations religieuses dans le canton de Genève, les paroles imprudentes de certains prêtres, la promotion de Mgr Gaspard Mermillod comme évêque d'Hébron, la création déguisée d'un évêché séparé pour Genève occasionnèrent une sourde irritation qui devait amener bientôt la chute du gouvernement conservateur et aboutir aux lois de 1873 sur le culte catholique, lois qui sont en grande partie l'œuvre de Carteret et qui furent adoptées à la presque unanimité des votants genevois. Comme chef du Département de l'Instruction publique, c'est à son initiative qu'on doit la création de l'école de médecine, la transformation de l'académie de Genève en université, l'établissement d'une école de chimie, d'une école dentaire. Homme de lettres, il publia quelques fables et un roman. — Voir Covelle LB. — JG, 30-31 janvier 1889. — Le Genevois, 30 janvier 1889. — Arch. de Genève. [Th. Fœx.]
CARTERI. Voir Quartery.
CARTIER. Familles des cantons de Berne, Genève, Neuchâtel et Soleure.
A. Canton de Berne. Germanus, bénédictin du couvent d'Eltenheimmunster en Brisgau 1749, originaire de Porrentruy, publia et commenta la Vulgate Biblia vulgata... 1751) en 4 vol. — Gallus, frère du précédent, également bénédictin au même couvent. A publié plusieurs ouvrages en latin, soit comme introduction à l'étude de la Vulgate, soit pour réfuter la Déclaration de l'église gallicane, de Bossuet, soit pour combattre l'école scholastique et faire triompher le positivisme. Son œuvre principale est une Theologia universalis, en 5 vol. (1757). — ADB 4, 36. [A. Sch.]
B. Canton de Genève. I. Famille originaire de Cru-
seilles (Savoie), reçue à la bourgeoisie de Genève en 1556. Armoiries :
d'argent au cœur de gueules percé de deux flèches d'or en sautoir. A donné entre autres conseillers aux Deux-Cents : — Pierre, 1570, f 1573.
— ■ Bernard, 1595, f 1612. — Pierre, 1583, f 1595. Une branche de cette famille subsiste encore à Gènes. — - II. Famille originaire de Vernier, bourgeoise en 1708. — Joseph, fit partie du Conseil des Deux-Cents en 1790.
ALFRED-François, 1854-1921, archéologue, historien, directeur du Musée Fol de 1902 à 1910 et du Musée d'Art et d'Histoire de 1910 à 1921. — Voir Archives de Genève : Mns. Galiffe. — Armoriai genevois. — Sur Alfred Cartier, voir spéc. BA G, 1922. [C. R.]
C. Canton de Neuchâtel. Famille des Brenets, dont le nom s'écrit aussi Quartier (voir sous Quartier).
— Pierre, f 1759, pasteur à la Chaux-du-Milieu 1740- 1747, puis à Neuchâtel 1747-1759. Géologue, on lui doit plusieurs notices sur l'origine des pétrifications ; il fut en relation avec Haller, Bonnet, Bernoulli, Bourguet, Gagnebin. C'est lui qui dessina les planches du Traité des pétrifications de Bourguet. — Biogr. neuch. I. [L.M.]
D. Canton de Soleure. Joseph, médecin à Olten, envoyé à Paris le 9 mars 1798 par le gouvernement provisoire, pour y obtenir une diminution des troupes d'occupation ; membre du Grand Conseil helvétique 1798-1801, sénateur 1801, il fut l'un des membres les plus actifs des Conseils de la Bépublique helvétique.
— Voir ASHR; [L. S.] CARTIGNY (C. Genève, Rive gauche. V. DGS).
Vge et Com. Anciennes formes : Cartigniacum, Cartignie, Quartignie, etc. ; le nom vient du fundus Quartiniacus. On y a retrouvé, près du lieu dit les Roches, les restes d'un cimetière romain et barbare. Cette localité faisait partie du territoire de la Champagne, dépendant du prieuré de Saint- Victor. En 1228, Guillaume, comte de Genevois, remet en gage au prieur de Saint-Victor les bans de la justice qu'il avait sur les hommes de Saint- Victor, à Cartigny et dans la Champagne. En 1312, le prieuré possédait les autres droits de juridiction, sauf celui du dernier supplice. La souveraineté restait aux comtes de Genevois et plus tard à la maison de Savoie. Les prieurs de Saint-Victor possédaient au Nord de Cartigny une maison-forte mentionnée déjà en 1350 : Le Châtelard. Elle servait d'habitation au châtelain et souvent aux prieurs ; elle tenait lieu de prison. En 1497, le prieur Amé Bonivard fit fondre trois grandes coulevrines pour défendre le Châtelard contre Amé de Viry. Ces pièces furent échangées en 1514 par François Bonivard contre des cloches. Ce dernier, dépossédé de ses bénéfices dès 1519, vit son château de Cartigny tomber entre les mains du duc de Savoie après plusieurs péripéties. En 1536, Genève s'empara de Cartigny. L'exercice courant de la justice était remis au juge de Saint- Victor et Chapitre, l'instance suivante était soit une commission du Petit Conseil, soit le bailli de Ternier et Gaillard ; en dernière instance on en appelait au Sénat de Chambéry. En 1816 Cartigny fut définitivement incorporé au canton de Genève. L'église était dédiée à saint Georges en 1412 ; un pasteur y fut installé en 1544, et jusqu'en 1597 Cartigny et Chancy ne formèrent qu'une paroisse. En 1598, Avully et Onex lui furent annexés ; en 1754
Cartigny et Avully restèrent seuls réunis, et en 1836 enfin, chacune de ces communes forma une paroisse. Le temple, remplaçant l'ancienne église, fut complètement remanié en 1772. Le Châtelard fut réparé en 1555 ; ses derniers vestiges étaient encore visibles en 1726. Registres de baptêmes et de mariages dès 1651, de décès dès 1716. — Voir Gaudy-Le Forl : Promenades historiques. — Bonivard : (Ihroniques. — Galiffe : Genève hist. et arch. — Arch de Genève : B. C. [L. I!.]
CARTOGRAPHIE DE LA SUISSE. Avant déjà