CATECHISME
1775, de Habsbourg 1779, commandant des troupes envoyées à Fribourg 1781, bailli de Mendrisio 1783. — Voir LLH. — Biirgerbuch, Besatzungsbuch. [v. V.] CASTRES, Edouard, 1838-1902. Peintre genevois de scènes militaires, élève des écoles d'art de Genève et Paris, puis de Michel Zamacoïs. Il exécuta en panorama YEntrèe des Français aux Verrières (actuellement à Lucerne), de grands panneaux décoratifs pour la Mairie de Plainpalais et la grande salle des Exercices de l'Arquebuse et de la Navigation. — Voir Arch. de Genève. — SKL. [C. R.]
CASTRISCH. Voir K^STRIS.
CASTRO (G. Tessin, D. Blenio. V. DGS). Com. et paroisse, mentionnée déjà à la fin du XIIe s. Ancienne forme Castrum. On y a trouvé des objets romains et la tradition indique encore aujourd'hui l'emplacement d'un camp romain, d'où la localité tira son nom. Un château ou tour fortifiée y est mentionné en 1214 et 1253. Castro faisait partie au moyen âge de la vicinanza et de la rodaria de Consiglio, qui embrassaient les communes actuelles de Ponto-Valentino, Castro et Marolta. La vicinanza commune fut partagée en 1897. Au spirituel, la paroisse de Castro est déjà mentionnée, avec l'église de S. Giorgio, en 1205. Elle embrassait aussi une partie de la commune de Marolta, qui forme une paroisse autonome depuis 1909. L'ancienne église fut démolie en 1867 et à sa place on bâtit l'église actuelle. Population : 1567, 18 ménages ; 1870, 146 hab. ; 1910, 107 ; 1920, 95. — Meyer : Blenio und Leventina. — Simona : Note di arte antica. — D'Alessandri : Atti. — BStor. 1906. [C. Trezzini.]
CASURA. Ancienne famille bourgeoise de Fellers (Grisons). Elle s'appelait aussi de Casura. Armoiries : d'azur à une maison d'argent au toit de gueules sur trois monts de sinople. Le nom rappelle la ferme de Casura (maison du haut) près de Brigels, mais il peut aussi avoir une autre origine. — 1. Disch, avocat de la vallée de Lugnez contre le comte Henri de Sax 1446. — 2. Jakob, landammann de la Gruob 1727 et durant trente ans membre des autorités de cette juridiction. Député aux diètes grisonnes. — 3. Sébastian, fils du n° 2, landammann de la Gruob, député aux diètes grisonnes. — 4. Sébastian-Anton, petit-fils du n° 3, à plusieurs reprises landammann de la Gruob et membre du Grand Conseil, f 1870. — Gasetta Hamontscha 1870, n° 15. — 5. Jakob, fils du n° 4, se fixa à Ilanz où cette branche est prospère ; personnalité extraordinairement populaire, f 1877. — Freier Bâtier 1878, n° 43. — Bundner Taqblatt 1877, n° 298. — 6. Anton, fils du n° 5, 1870-1918, président de cercle 1901- 1903, député au Grand Conseil 1901-1905. — Voir Bundner Tagblatt 1918, nos 235 et 236. — Benseignements de G. Casura. [L. J.]
CASUS SAIMCTI GALLI. Chroniques du couvent de Saint-Gall, embrassant la période des origines de l'abbaye à 1329. La partie écrite en latin a été publiée par J. von Arx dans les Monumenta Germaniae historica ; toutefois cette édition, de même que d'autres, a été remplacée par celle de G. Meyer von Knonau dans MVG, 1. 13 et 15-18. Les Casus sancti Galli comprennent neuf parties : 1. Celle de Batpert, publiée dans MVG 13, p. 1-64, d'après le codex 614 de la bibliothèque du couvent de Saint-Gall. Le récit de Batpert commence à l'époque de saint Gall et se poursuit jusqu'en 883, soit jusqu'au moment où vivait le narrateur ; celui-ci s'attache surtout à raconter les conflits du couvent avec les évêques de Constance, mais néglige la vie scientifique et ne mérite pas grande confiance. — 2. Celle d'Ekkehard, publiée d'après le codex 615, dans MVG, t. 15 et 16, p. 1-450. Ekkehard (IV) rédigea sa chronique vers 1050 ; il reprit la suite de la narration de Batpert et la continua jusqu'à l'abbé Notker (971-975). Il ne fait pas de l'histoire proprement dite, mais raconte des histoires sur les frères du couvent les plus connus ; sa composition n'est pas soignée, mais ses descriptions sont remplies de faits intéressants. L'auteur a une tendance à louer «les anciens temps » par opposition avec « la triste époque
actuelle » (réforme du couvent suivant la règle de Cluny). On trouve une traduction allemande de cette narration et des spécimens tirés d'autres chroniques du couvent de Saint-Gall par Meyer von Knonau dans Geschichtsschreiber der deutschen Vorzeit. — 3-7. Les cinq Continuationes casuum sancti Galli, publiées d'après le codex 615 dans MVG, t. 17, p. 1-119, embrassent la période de 975 à 1203; la plus importante est la troisième suite, relatant l'histoire de l'abbé Ulrich von Eppenstein (1077-1121). — 8. La suite par Conrad de Fabaria, comprend les années 1204 à 1232; le style en est ampoulé, mais l'ouvrage est assez digne de confiance ; publié d'après le codex 610 dans MVG, t. 17, p. 137-252. — ■ 9. Les Nûwe Casus Monasterii sancti Galli, écrits en allemand par un bourgeois de la ville, Christian Kuchimeister, d'une manière fort judicieuse et inspirant de la confiance. Kuchimeister ajoute à l'histoire de l'abbé Conrad von Bussnang (1226-1239), que Conrad de Fabaria termine trop tôt, quelques anecdotes significatives et continue sa narration jusqu'en 1329, soit jusqu'à son époque. Publiés dans MVG, t. 18, p. 1-346, d'après un manuscrit de Zurich du XVe s. et un autre un peu plus récent de la bibliothèque de la ville de Saint-Gall. [Bt.]
CASUTT.de ou von CASUTT. Famille de l'Oberland grison, dont la branche anoblie habitait Valendas et Sagens, et s'éteignit au commencement du XIXe s. (étym. maison du bas). — 1. Jakob-Joder, président du tribunal criminel de Thusis 1618, fut arrêté à Coire en 1619 ; il était un des complices de Jenatsch dans la conjuration de Grùsch pour l'assassinat de Pompée Planta. Juge de la Ligue grise; chef des gens de l'Oberland dans l'expédition de Bormio en 1621, il s'enfuit ensuite à Glaris par le col du Kreuzli. — 2. Christoph, * 1678, curé à Prâz, à Waltensbourg, puis à Ilanz, doyen de la Ligue grise, collabora à la traduction de la Bible en dialecte de l'Oberland. t 1er mai 1726 à Ilanz. — 3. Jakob, podestat de Teglio 1733. — Voir Synod. Matr. [J.-R. T.]
CASVEGNO. Voir Mendrisio.
CATANI. Voir Cattani.
CATEAU CAMBRÉSIS (PAIX DE). Conclue le 3 avril 1559 entre Henri II de France et Philippe II d'Espagne et ses alliés. Cette paix concerna les Suisses en ce que le roi de France y comprit les XIII cantons et leurs alliés (les III Ligues, le Valais, Saint-Gall, Toggenbourg et Mulhouse). Elle les touchait indirectement par le fait qu'en vertu des stipulations des traités la France rétrocédait la Savoie et le Piémont au duc Emmanuel- Philibert, ce qui mettait à nouveau en péril Genève et les conquêtes faites par Berne en 1536 ; le duc exigea la restitution de ces dernières déjà avant la rédaction formelle du traité de paix. — ■ Voir AS I, IV, 2. — Dierauer. [C. B.]
CATÉCHISME. I. Église catholique. Le catéchisme, les leçons de religion de la Suisse protestante, soit l'instruction chrétienne des commençants et des illettrés, étaient remplacés au moyen âge par les représentations dramatiques religieuses, les cycles d'images dans les églises et sur les parois des cimetières, etc. Peu après l'invention de l'imprimerie déjà, parurent des catéchismes imprimés, enseignant la matière par demandes et réponses, tel celui de Dietrich Kôlde avant 1475. Par opposition aux catéchismes protestants et afin d'exposer de façon claire et vivante la doctrine catholique, parut en 1566 le Catechismtis Bornanus dû à quatre théologiens, sous l'autorité de Pie V. Les catéchismes du jésuite Pierre Canisius étaient encore plus répandus, surtout celui de 1564, qui prit droit de cité en Suisse à tel point que pour le peuple catéchisme et Canisius étaient synonymes.
II. Église protestante. A Zurich parurent en 1534 le grand et en 1541 le petit catéchisme de Léo Jud, qui trouvèrent également accès dans les contrées se rattachant à l'Église zuricoise, de même qu'aux Grisons et à Schaffhouse, où le doyen Ulmer les compléta en 1568. Ils étaient employés aussi à Saint-Gall à côté d'un autre rédigé par les serviteurs de l'Église en 1528. En 1609, le catéchisme de Marcus Bàumler remplaça celui de Jud et le manuel composé en 1583 par Burkart Leemann ; à
C Al EL A NI