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CATHOLIQUE-CHRÉTIENNE (ÉGLISE

côté de ceux-ci parut en 1839 celui du doyen Finsler. A Bâle, Œcolompade composa deux catéchismes, l'antistès Grynaùs compléta le petit en 1590 ; le grand, remanié en 1538 par Christoph Weissgerber, fut refait en 1595. Celui de l'antistès Wolleb parut en 1622, il fut augmenté en 1686 par P. Werenfels et remplacé en 1832 par un nouveau manuel. Berne introduisit en 1536 le catéchisme de Kaspar Megander, qui, traduit en français, servit aussi aux églises du pays de Vaud nouvellement conquis. Le petit catéchisme, dû probablement au doyen Fâdminger, introduit en 1581, fut contraint de céder le pas dès environ 1615 à celui de Heidelberg, composé en 1562, et qui resta généralement en usage jusqu'après le milieu du XIXe s. A Genève, Calvin composa en 1537 un catéchisme français ; un autre parut en 1541, et en 1545 son célèbre Catechismus genevensis, en latin, qui en France et en Hongrie prit rang de Confession de foi officielle. A Genève, il fut remplacé au commencement du XVIIIe s. par celui de Frédéric Ostervald, pasteur de Neuchâtel, et qui, paru en 1702, se répandit aussi dans l'Église neuchâteloise. Empreints comme ce dernier d'une orthodoxie moins sévère, ceux du pasteur C. Wildermett de Bienne, en 1735 et du professeur Vernet de Genève en 1714, suivis par les manuels de Vernes, de Bertrand, tenaient compte des besoins religieux de son temps. Dans l'Église protestante actuelle, avec sa complète liberté de doctrine, l'usage d'un manuel d'enseignement religieux est entièrement libre, et le nombre des nouveaux catéchismes est trop grand pour qu'il soit possible de les passer en revue. • — Voir Finsler : Kirchliche Statislik. — Blôsch : Gesch. der schweiz. reformierten Kirchen. [E. B.]

CATELANI. Famille bourgeoise de Saint-Maurice au XVe s., éteinte au XIXe s. — 1. Pierre, syndic de Saint-Maurice 1501. — 2. Antoine, frère du n° 1, curé de Saint-Maurice 1510, officiai de l'évêque dans le Bas- Valais 1523. — 3. Pierre, notaire, syndic de Saint- Maurice 1541, châtelain du dizain 1560. — 4. Maurice, fds du n° 3, chanoine de Saint-Maurice, sacristain 1620, fonda la bourse des Macchabées en faveur des étudiants pauvres de la bourgeoisie qui se destinent à l'état ecclésiastique. — 5. Jean, notaire, syndic 1588, tenait de sa sœur, Marguerite Charpillot, le fief de Semsales. — 6. Barthélémy, notaire, métrai de Liddes, banneret général de Saint-Maurice 1621. — 7. Matthieu, curé de Choëx 1661, senior de l'abbaye 1683, f lors de l'incendie de Saint-Maurice en 1693. — Outre de nombreux magistrats locaux (bannerets, syndics, lieutenants-gouverneurs) cette famille a fourni quelques officiers au service étranger. [Ta.]

C ATELLAN . Famille noble, bourgeoise d'Estavayerle-Lac dès le XIVe s., éteinte au XVIe s. Armoiries : une licorne saillante. — 1. Wuillelme, clerc-juré de la cour de Lausanne, notaire 1388-1390, membre du clergé d'Estavayer 1388-1397. — 2. Jacques, gouverneur 1429. — 3. Nicod, curé de Payerne, membre du clergé d'Estavayer 1466-1474. — 4. François, capitaine de la VIIe compagnie du contingent lors de la prise d'Estavayer par les Suisses 1475. — Voir Dellion : Dictionnaire. — Grangier : Annales d'Estavayer. [H. V.] CATENAZZI. Famille de Morbio Inferiore, que l'on trouve à la fin du XVIe s. aussi à Mendrisio. Armoiries : d'argent à deux verrous de sable contreposés en fasce.

- — 1. Antonio, s'engagea en 1721 à construire, avec Francesco de Vergo, la façade de l'église paroissiale de Mendrisio. — • 2. Francesco, peintre, de Mendrisio, * 12 janv. 1775, f 21 juin 1831. A 22 ans, il se rendit à la cour de Paul Ier de Russie, où il laissa de ses travaux. En 1802, il rentra à Mendeux fresques (1816), avec Bagutti, San Sisinio. De ses oeuvres existent Son fils Augusto se distingua ivoire. --3. Pietro, médecin,

drisio où il fit dans l'église de aussi en Lombardie.

par ses miniatures sur

t après 1824, membre de la Diète cantonale 1802, 1803-1815 député au Grand Conseil, où, en 1811, il vota contre la cession du Sud du Tessin à Napoléon, conseiller d'État 1805, réélu en 1813. — 4. Luigi, profes-

seur, de Morbio Inferiore, * 23 janvier 1783, f 8 octobre 1858 dans ce village. 1805-1857, professeur d'histoire, de philologie et d'éloquence au lycée de Côme, dont il devint vice-recteur en 1826 et recteur de 1851 à 1857. Ami de Ugo Foscolo et de Cesare Cantù, dont il fut un des collaborateurs dans ses travaux historiques. Le tableau politique du canton du Tessin de 1830 à 1855, qui figure dans la Storia délia città e antica diocesi di Como de Cantù, est dû à sa plume. En octobre 1814, il fut, avec l'abbé Fontana, le délégué des habitants du Mendrisiotto auprès de la consulte tessinoise et de la commission des 15 pour l'affaire de la constitution cantonale. Il laissa plusieurs opuscules. — Baroffio : Storia del C. Ticino. — Bianchi : Artisti ticinesi. — Dotta : / Ticinesi. — Periodico d. Societi Stor. comense VII et XIX. — BStor. 1921. — SKL. — ALBK. — AHS 1914. [C. Trezzini.]

CATHARINA, CATRINA, actuel. CATHRY.

Famille d'Urseren (Uri), que l'on dit originaire du Tessin. En 1499 l'indigénat d'Uri fut octroyé à Thoni, en 1568 à Caspar et à Balz. Comme ammanns de la vallée, il faut mentionner — I.Gerung, en 1518. — 2. Jakor, en 1529, t en 1531 au retour de la bataille de Cappel. — 3. Johann, en 1506. — 4. Johann-Joseph, en 1779 et — 5. Joseph-Maria, 1813 et 1825. [E. w.] Pour la famille Catharina d'Obwald voir Kathriner.

CATHÉDRALE. On désigne sous le nom de cathédrale l'église principale d'un diocèse avec chaire de l'évêque, tandis que dans le peuple on donne ce nom aux grandes églises des villes. En Suisse, il y avait donc, avant la Réformation, cinq diocèses avec cathédrales à Bâle, Genève, Lausanne, Sion et Coire. Au XIXe s., par suite d'une nouvelle répartition des évêchés, les églises de Saint-Gall, de Soleure et de Lugano ont été élevées au rang d'églises cathédrales. Après que le chapitre de Bâle se fut établi à Arlesheim, il y construisit la cathédrale qui sert aujourd'hui d'église paroissiale. [L.S.]

CATHIEIMI. Famille de Fellers et de Seth (Oberland grison). — 1. Johann, Dr théol., de Fellers, secrétaire de l'évêque de Coire, curé de Brigels 1668, puis professeur à Vienne. — 2. Johann, Dr théol., de Seth, camérier du chapitre, curé de Seth 1687-1700, de Ladir 1708-1717. — 3. Johann-Georg, de Fellers, curé de Neukirch 1823-1825, de Lumbrein 1825-1860, chanoine, vicaire épiscopal, doyen du chapitre, f 1860. [.J.Simonet.]

CATHOLICISME. Voir Église et État.

CATHOLIQUE-CHRÉTIENNE (ÉGLISE). La tendance à l'autonomie ecclésiastique, qui distinguait depuis le moyen âge la vie religieuse de la Suisse, reçut de Wessenberg, dernier administrateur de l'évêché de Constance, une forte impulsion. Elle trouva son expression la plus nette dans un ouvrage paru en 1860, peu avant la mort de Wessenberg, Papsttum und Nationalkirche, de Walter Munzinger. L'esprit dont s'inspire ce livre créa le mouvement qui, déterminé au dehors par les décrets du Concile du Vatican touchant l'infaillibilité du pape et la puissance pontificale, donna naissance à l'Église catholique-Chrétienne. L'organisation de la résistance aux décrets du Vatican, contre lesquels A.-Ph. von Segesser avait déjà mis en garde en 1869, et qui rencontrèrent un redoutable adversaire dans les Katholische Stimmen aus den Waldstâtten (d'avril à décembre 1870), fut retardée par la guerre franco-allemande. Celle-ci terminée, les événements qui se passèrent dans l'évêché de Bâle accrurent l'intérêt pour la question ecclésiastique. Le prêtre lucernois Egli fut excommunié et réduit à la pauvreté pour son attitude à l'égard du Vatican ; Edouard Herzog, professeur à l'école de théologie de Lucerne, abandonna volontairement ses fonctions pour se faire curé d'une communauté vieille-catholique à Krefeld sur le Bas- Rhin. En revanche, le curé Gschwind, de Starrkirch, trouva protection auprès de ses propres paroissiens et du gouvernement soleurois. C'est alors que surgirent, dans de nombreuses localités, à l'instigation du professeur Munzinger, des associations de catholiques libéraux, lesquelles, le 1er décembre 1872, se donnèrent des statuts communs et proclamèrent dans une grande assemblée le but principal qu'elles se proposaient, à savoir la formation de communautés catholiques indé-

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