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CATHOLIQUE-CHRÉTIENNE (ÉGLISE

CATHREIN

pendantes de Rome. Le mouvement, qui était au début de nature plutôt politique, reçut principalement du professeur Reinkens, de Bonn, son caractère religieux propre.

A Berne et à Genève ce furent surtout des considérations de politique ecclésiastique qui amenèrent la création de communautés indépendantes. Dans le canton de Berne, les prêtres du Jura avaient refusé de reconnaître la loi ecclésiastique de 1874, et ils avaient été déposés et expulsés. Aussi est-ce le gouvernement qui organisa l'Église catholique bernoise ; il fit appel à des prêtres étrangers, la plupart français. La population se montra généralement opposée à ces mesures, et quand le pape Léon XIII eut autorisé les fidèles à accepter la loi ecclésiastique, elle rappela, pour les élire, ses anciens prêtres. A Genève, les communautés indépendantes ne se formèrent guère que de recrues isolées. Mais dans les deux cantons, ces organisations indépendantes déclarèrent vouloir se rattacher à l'Église catholique-chrétienne. Entre temps, en effet, le Comité central de l'association des catholiques libéraux avait élaboré un projet de constitution ecclésiastique qui fut accepté par toutes les associations locales déjà constituées. C'est sur la base de ce projet que fut convoqué le 14 juin 1875, à Olten, le premier synode, lequel ratifia la Constitution de l'Église suisse catholique-chrétienne, et prépara la nomination de l'évêque. Celle-ci eut lieu le 7 juin 1876 à Olten ; Edouard Herzog, curé et professeur à la faculté de théologie catholique de Berne, fut élu ; il reçut le 18 septembre, de J.-H. Reinkens, évêque des vieuxcatholiques allemands, la consécration épiscopale. L'organisation extérieure de l'Église se trouvait ainsi achevée.

En repoussant les nouveaux articles de foi proclamés par le Concile du Vatican en 1870, l'Église catholiquechrétienne se plaçait sur le terrain de l'ancienne Église chrétienne non divisée ; aussi demeure-t-elle fidèlement attachée au credo de celle-ci. D'autre part, elle opérait les réformes qu'elle estimait conformes à ce credo et qu'on réclamait depuis de longues années dans le monde catholique, tout en repoussant d'autres innovations en matière ecclésiastique. Voici quelles étaient ces réformes : la langue nationale était adoptée comme langue du culte et on rétablissait dans celui-ci le chant de la communauté ; l'obligation de la confession auriculaire et du jeûne était supprimée ; étaient de même supprimés le célibat des prêtres, les droits perçus pour les messes et l'étole ; on proscrivait les coutumes qui s'attachent au culte de la Vierge et des saints, aux reliques, aux scapulaires et autres objets bénits. L'Église catholique-chrétienne règle elle-même ses affaires intérieures. Sa constitution est démocratique, c'est-à-dire qu'elle a son fondement dans les paroisses. La paroisse possède et administre les biens ecclésiastiques ; elle nomme les autorités, les prêtres et les délégués au synode. L'autorité suprême et législatrice est le Synode national. En font partie l'évêque, les prêtres et les députés des paroisses, ceux-ci nommés dans la proportion de un pour cent électeurs et, au-dessus de cent, dans la proportion de un pour deux cents électeurs. Le Synode s'assemble une fois par an ; il nomme l'évêque à vie et les membres du Conseil synodal, celui-ci élu pour deux ans et composé de l'évêque, de trois autres ecclésiastiques et de cinq laïques. Les pouvoirs administratifs de l'évêque comprennent, outre les droits attribués à l'épiscopat par la tradition catholique, les compétences que lui confèrent la constitution et les règlements. L'institution de l'évêché catholique-chrétien fut approuvée et ratifiée le 28 avril 1876 conformément à l'art. 50 de la Constitution fédérale, et reconnue également par les cantons d'Argovie, Bâle- Ville, Bàle-Campagne, Berne, Genève, Neuchâtel, Schaffhouse, Soleure et Zurich. En tant que membres de l'Église catholique jusqu'alors unie, les communautés catholiques-chrétiennes firent valoir leurs droits à l'usage des édifices religieux et à la jouissance des biens ecclésiastiques, droits qui leur furent reconnus par le Tribunal fédéral conformément aux traditions juridiques suisses. C'est ainsi que les biens ecclésiastiques furent partagés entre les deux confessions au prorata du nombre de leurs adhérents. Les

frais supplémentaires sont couverts par des impôts ecclésiastiques. Les curés catholiques-chrétiens ne reçoivent leur traitement de l'État, comme ceux des autres Églises officiellement reconnues, que dans les cantons de Berne et de Neuchâtel ; ailleurs ils sont entretenus sur la fortune des paroisses, lesquelles, sous la surveillance de l'État, là où elles sont officiellement reconnues, gèrent elles-mêmes cette fortune. Le droit à l'usage commun des édifices religieux fut admis en principe. Mais, en fait, comme le pape interdit à ses fidèles d'admettre cette solution, on en vint dans plusieurs localités à des échanges ou à des rachats, en ce sens que l'un ou l'autre parti renonça finalement à l'usage de l'église en échange d'une indemnité. Dès 1874, le canton de Berne fonda à l'université une faculté de théologie catholique, qui sert uniquement à la formation des ecclésiastiques catholiques-chrétiens.

Il existe des communautés et associations catholiques-chrétiennes dans les cantons d'Argovie (Aarau, Baden, Kaiseraugst, Lenzbourg, Magden, Môhlin, Obermumpf-Wallbach, Olsberg, Rheinfelden, Wegenstetten-Hellikon-Zuzgen), de Bâle-Ville, de Bâle-Campagne (Allschwil et Binningen), de Berne (Berne, Bienne, Berthoud, Laufon, Moutier, Saint-Imier, Thoune), de Genève (Genève, Carouge-Lancy, Chêne-Bourg), de Lucerne, de Neuchâtel (La Chaux-de-Fonds), de Schaffhouse, de Soleure (Granges, Olten, Schônenwerd, Niedergôsgen, Hàgendorf, Soleure, Starrkirch-Dulliken, Trimbach), de Saint-Gall, de Vaud (Lausanne) et de Zurich (Œrlikon, Winterthour, Zurich). Les impôts ecclésiastiques sont payés pour 30 500 âmes. Afin de pourvoir à l'éducation et aux besoins religieux des catholiqueschrétiens disséminés au dehors, il a été fondé en 1905 une Société de la Diaspora (Diasporaverein), qui fournit les moyens nécessaires; elle comptait en 1921 4250 membres, dont les contributions se montaient à 14 200 fr. L'Église catholique-chrétienne a son journal, Der Katholik, fondé en 1878 et paraissant à Berne. En outre, depuis 1906, elle publie chaque automne le Christkatholische Hauskalender. — Voir E. Herzog : Beitràge zur Vorgeschichte der Christkath. Kirche der Schweiz. — Gschwind : Gesch. der Entstehung der Christkath. Kirche.

— Lauchert : Bibliographie cathol. -chrétienne en Suisse.

— Kury : Bilder aus der Kirchengeschichte. — Amrhein : Der Christkatholizismus . [W. Herzog.]

CATHOLIQUE SUISSE (ASSOCIATION PO- PULAIRE). Voir PlUSVEREIN.

CATHOLIQUES-CONSERVATEURS. C'est le nom qu'ont pris 61 membres de l'Assemblée fédérale appartenant au parti conservateur suisse. — Voir art. Conservateur, parti. [l. S.]

CATHOMAS, Johann-Baptist, de Somvix, * en 1864 à Truns, médecin à Saint-Gall, f le 31 décembre 1918. Au moyen de brochures à la fois populaires et scientifiques et d'articles de journaux, il chercha à instruire le peuple et à lui inculquer des notions rationnelles d'hygiène. Un de ses écrits les plus connus est : Hygiène des Magens, 1913. — St. Galler Nbl. 1900, p. 68. IBt.]

CATHOMEN. Ancienne famille qui tire son nom de la ferme de Cathomen (maison de Thomas) près de Brigels (Grisons). — Laurenz, abbé de Disentis, * 11 juillet 1732, entra au couvent d'Einsiedeln en 1757, ordonné prêtre en 1759 ; vicaire à Einsiedeln. Seul Grison de la Congrégation des bénédictins suisses hors de Disentis, il fut élu le 20 juin 1785 successeur de l'abbé de ce couvent, Kolumban Sozzi ; sa bénédiction eut lieu à Coire le 25 juillet. Indécis et irrésolu en affaires, il n'était pas homme à diriger le couvent pendant la tempête révolutionnaire ; il s'enfuit à l'approche des Français. Rien, ainsi, ou à peu près, ne put être sauvé des archives et de la bibliothèque. Le trésor de l'église fut conduit à Coire comme contribution et tout le couvent finalement voué aux flammes, abandonné par son abbé. t 9 février 1801 à Brigels. — Voir P.-A. Schumacher : Album Disertinense. — P. Placid Spescha, édité par F. Pieth et P. Cari Hofer. [P. N. C]

CATHREIN. Famille venue du Tyrol au XVIII* s. et fixée à Niedergestelen, puis à Brigue (Valais). — 1. Victor, * 1845 à Brigue, jésuite, curé en Angleterre, professeur de philosophie dans les établissements de-

;CATHRIN

CATTORI

l'Ordre à Exaten, Blymbeck et Valkenburg, il publia une série d'ouvrages de philosophie et de sociologie. — Voir : Kath. Literaturkalender 1910. — BWG I. — 2. Emil, frère du précédent, 1847-1916, à Brigue, président de commune 1880-1896, député au Grand Conseil, fonda la renommée des hôtels de tourisme d'Eggishorn, Riederalp et Riederfurka ; de 1895 à 1897, il dirigea de grands hôtels à Johannesburg et à Capetown. — Voir Volkskalender fur Freiburg und Wallis 1918. — Walliser Bote 1916. [D. I.]

CATHRIN, P. Maurus, d'une ancienne famille d'Andermatt, probablement originaire du Valais, dont le nom s'écrivait aussi Cathrina. * 1636, il entra au couvent de Disentis en 1651 ou 1652, en devint économe et de longues années doyen ; il était aussi notaire apostolique et impérial, f 22 décembre 1696. [P. N. C]

CATT, Alexandre de, d'une branche de la famille vaudoise Gart, de l'Abbaye, naquit à Morges, où il fut baptisé le 14 juin 1725 (et non 1728). Au cours d'un voyage en Hollande, il connut le roi Frédéric II de Prusse qui le prit en 1758 pour son lecteur et secrétaire de ses commandements. Il devint membre de l'Académie de Berlin, dans les mémoires de laquelle il publia plusieurs ouvrages de philosophie. Après avoir joui pendant vingt ans des faveurs de son maître, il tomba en disgrâce en 1779 et fut pensionné. Il mourut, aveugle, à Magdebourg en 1795, où il avait été pourvu d'un canonicat, et a laissé des Mémoires, conservés aux archives royales de Berlin, ainsi qu'une collection de manuscrits de Frédéric II. — Voir Unterhandlungen mit Friedrich dem Grossen. Tagebuch des Henri de Catt 1758-1760, édité par G. G. Heise, traduit par Clara Hertz. — de Montet : Dictionnaire. [M. R.]

CATTANEO, CATTAN1. Nom de famille issu probablement de Capitaneo, répandu à Faido, Bidogno, Carona, Melano, Bedigliora, etc. Armoiries des Cattani ou Cattaneo de Bidogno : coupé au 1er d'or à une aigle de sable ; au 2e d'argent à trois bandes de gueules (variante). — Cattano Martini, de Bissone, fils de Jacques, dit le Bissone, sculpteur. En 1281, il travaillait au dôme de Parme ; en 1348, il exerçait son art dans l'église de S. Croce de Lucques. — Antonio-Maria Cattani, curé de Tesserete de 1788 à 1820. Le 2 juil. 1799, il était membre du gouvernement provisoire de Lugano ; il fut accusé d'être l'un des chefs de la révolution du mois d'avril de la même année contre laRépublique helvétique. 1808-1813 député au Grand Conseil. — 1. Angelico, capucin, de son nom de baptême Carlo-Giuseppe-Bonaventura, * à Faido 6 avril 1769, f à Locarno 5 octobre 1847. Provincial de la province des Capucins du Tessin, membre delà Société tessinoise d'utilité publique, membre honoraire de la Société suisse du même nom. Il fut en relation avec Vincenzo d'Alberti, Stefano Franscini, Jean- Gaspar Zellweger, Arnold Escher de la Linth, etc. Il employa son influence en faveur des sinistrés de la Léventine lors des inondations de 1834, en leur obtenant des secours d'outre-Gothard. A écrit : I Leponti ossia memorie storiche leventinesi, ouvrage complété et publié par son neveu Rodolfo Cattaneo. — 2. Carlo-Antonio, t entre 1830 et 1840, syndic de Faido ; en 1814 partisan de l'union de la Léventine à Uri. — 3. Giuseppe- Antonio, frère du n° 1, * 7 avril 1777, f 15 janvier 1861 à Faido. En 1799 membre du Conseil de la Léventine, en 1814 partisan de l'union de la Léventine au canton du Tessin ; 1808-1821, 1827-1830 député au Grand Conseil ; en 1815 membre du Tribunal cantonal. Il était président du tribunal en 1855, lors du pronunciamento radical et fut malmené par les révolutionnaires au moment de la destruction de l'imprimerie du Patriota à Faido. — 4. Ferdinando, neveu des n03 1 et 3, f à Faido 23 mars 1872. Avocat, homme influent du parti conservateur, 1852-1855 directeur du Patriota, organe des fusionistes (conservateurs et modérés), qui fut supprimé à la suite de la destruction de son imprimerie par les radicaux en 1855. Député au Grand Conseil 1834- 1859 et 1860-1872, qu'il présida en 1839 et 1871. Il fut élu conseiller national en 1854, mais les élections tessinoises furent annulées par l'Assemblée fédérale. — 5. Rodolfo, médecin, frère du n° 4, * 10 novembre 1812, t à Faido 6 mai 1910, étudia à Pavie. Médecin en 1838,

fut longtemps syndic de Faido. Il publia, en les complétant, les Leponti de son oncle P. Angelico et collabora à la Bibliografîa storica ticinese de Emilio Motta. — 6. Cristoforo, avocat, de Vira-Gambarogno, * 13 mai 1823, conseiller d'État 1871-1877, député au Grand Conseil 1852-1855, 1862-1871, 1881-1885, f 14 mai 1899.

— 7. Carlo, homme politique et professeur, d'origine italienne, * 15 juin 1801, f à Castagnola 5 février 1869. Républicain convaincu, il participa aux cinque giornate de Milan en 1848. En 1860 prit part à l'expédition de Garibaldi contre Naples. En 1849, il vint dans le Tessin où il participa à la réorganisation des études après la suppression des collèges des religieux enseignants. Il fut un des fondateurs du lycée cantonal de Lugano (1852), favorisa l'assainissement de la plaine de Magadino et la construction de la ligne du Gothard contre le projet du Lukmanier. Le 11 mai 1858, il fut reçu citoyen honoraire tessinois. Au lycée de Lugano, il enseigna la philosophie de 1852 à 1865. Il fonda le Politecnico, 1837 et laissa : Notizie naturali e civili sulla Lombardia ; Dell'insurrezione di Milano nel 1848, 1849 ; Preliminari deWinsurrezione di Milano ; Sulla bonifica del piano di Magadino, 1850 ; Prolusione ad un corso di filosofia, etc. Elu à plusieurs reprises député au parlement italien, il n'accepta jamais cette charge.

— AHS 1918. — BStor. 1884, 1889. — ASG 1911.

— Dotta : I Ticinesi. — U Educatore d. Svizz. ital. 1869 et 1870. — Pometta : Corne il Ticino. [C. Trezzini.]

CATTANI, CHIATAUNI, CATANI, CATTA- NEO. Famille de l'Engadine, probablement originaire de la Valteline. — 1. Stefan-Georg (Stevan-Zorsch), de Camogask, y imprima en 1557 un ouvrage de Michael Angélus de Florence, pasteur de Soglio, et en 1560 le Nouveau Testament traduit en romanche par Bifrun.

— 2. Johann-Baptista, de Lavin, * 1743, pasteur à Flâsch 1767-1771, à Schuders 1771 et à St. Antônien 1772-1784, quitta le pays en 1784 pour aller s'établir dans la colonie protestante allemande de la Volga inférieure où il mourut en 1830. Son livre intitulé Reise durch Deutschland und Russland fut publié à Coire en 1787 par Salis-Marschlins. Il fut aussi un membre très actif de la société économique et publia une série de travaux dans le Sammler 1779-1784, entre autres un Versuch einer ôkonomischen Gesch. des Unterengadins. — Voir Syn. Matr. n° 935. — LLH. [J. R. Truog et F. P.]

Une autre famille, de Tavetsch (Grisons), s'établit en 1661 à Erstfeld (Uri), où elle subsista jusqu'en 1820. Il s'en détacha un rameau qui. fixé à Engelberg, porta d'abord le nom de Cathoni. — 1. Christian, chef des convois pour l'exportation en Italie du bétail et des fromages, au service du couvent d'Engelberg, reçu le droit de bourgeoisie vers 1708. — 2. Eduard, 1841- 1908, ammann de la vallée et député au grand Conseil, construisit l'Hôtel du Titlis, l'établissement des bains et le Grand Hôtel ; il fut le fondateur de la grande industrie hôtelière d'Engelberg. — ■ 3. Eduard, fils du n° 2, * 1874, ammann de la vallée 1903-1910, conseiller d'État d'Obwald 1910-1920. — D'une branche établie à Stans en 1803 est issu — 4. Oskar, * 1887, artiste peintre et professeur à Fribourg. [P. Ignaz Hess.]

CATTORI. Famille de Lamone, répandue aujourd'hui à Gordola, Locarno, Bellinzone, etc. — 1. Gabriele, de Lamone, sculpteur et stucateur. Vers 1600, il travailla au dôme de Pise, et laissa de nombreux stucs dans l'église paroissiale de Lamone et dans les églises des alentours. — 2. Carlo, de Lamone, stucateur, probablement élève de Giocondo Albertolli, * à Lamone le 3 sept. 1720, f 1826(?). Il fit les stucs de la villa Melzi à Bellagio, construite par G. Albertolli; il fit aussi les chapiteaux des grandes colonnes de l'arc de la paix à Milan et les stucs de la maison Odescalchi. — 3 et 4. Gabriele et Raffaele, fils du n° 2, étaient aussi stucateurs. Gabriele, * 14 déc. 1810, fit les stucs sous la voûte de l'arc de la paix de Milan. Les deux frères travaillèrent à l'église de San Francesco di Paola à Naples. Raffaele naquit à Lamone le 19 sept. 1807 et mourut à Naples le 19août 1853. — 5. Giuseppe, avocat, publiciste ethomme d'État, * 24 mai 1866 à Sonogno. Membre de la seconde constituante tessinoise 1892, député au Grand Conseil tessinois dès 1893, président en 1908, conseiller d'État

CATZIN

CAVAJONE

1909-1912, 1915-1917 et dès 1921, président en 1922, conseiller national 1912-1915 et 1917-1922. Rééhi député au Conseil national le 29 octobre 1922, il démissionna en novembre pour cause d'incompatibilité avec la charge de conseiller d'État. Membre du Conseil d'administration des C. F. F. et de la délégation internationale pour les affaires du chemin de fer du Simplon. Collaborateur à La Libertà, directeur du journal Popolo e Libertà, où il mena, entre autres, de fortes campagnes contre le parti et le gouvernement radical tessinois. Il est un des chefs les plus influents du parti conservateur tessinois. A publié : Ore a" Jtalia. — SKL. — ALBK. — Bianchi : Arlisti ticinesi. — Dotta : / Ticinesi. — DSC. [C. TnEzziNi.]

CATZIN, CAZIN. Vieille famille noble de Sus, dans l'Engadine inférieure, où elle est encore établie aujourd'hui. Armoiries : écartelé, au 1 et 4 de gueules à la bande chargée d'un serpent couronné d'or ; au 2 et 3 d'argent à un bouquetin de sable issant. — 1. Thomas, ammann de Sus 1587. — 2. Georg, pasteur à Tamins 1570-vers 1625, en même temps pasteur de Felsberg jusqu'à 1607, le principal propagateur de la Réforme en 1584 à Feldis et à Scheid, doyen de la Ligue grise 1577, homme de confiance du synode dans diverses négociations avec les Diètes, f vers 1625. — Voir Syn. Matr. n08 82 et 118a. — 3. Georg, fils du n° 2, landammann 1670, dirigea le rachat des droits de la maison de Schauenstein dans la juridiction de Hohentrins. — 4. Georg, petit-fils du n° 2, podestat de Morbegno 1721, vicari 1737, capitaine général de la Valteline 1743, inspecteur du Collegium philosophicum (école latine protestante) de Coire au nom de la Ligue Grise. — De la famille demeurée à Sus sont sortis plusieurs officiers supérieurs qui servirent dans la seconde moitié du XVIIIe s. dans le régiment Schmid von Grùneck au service de Hollande. — Voir LL. — LLH. — Ardùser : Rat. Geschlechter,p.3l. [J. R. Truog et L. J.]

CAU DE SAX. Il s'agit d'un représentant fictif des anciens comtes de Sax. Les comtes de Sax-Misox avaient constitué, en réunissant d'anciennes possessions et de nouvelles acquisitions, une seigneurie qui formait un tout et s'étendait sur les régions de la Gruob, du Lugnez et de Flims. D'autre part le comte Hans de Sax-Misox fut en 1424 parmi ceux qui fondèrent la Ligue Grise, dont les chefs reconnus étaient l'abbé de Disentis, le baron de Râzuns et le comte de Sax-Misox. Chacun de ces seigneurs alternativement avait tous les trois ans à proposer trois hommes entre lesquels les délégués de la Ligue choisissaient le président. Par la suite, alors que les comtes de Sax-Misox étaient depuis longtemps éteints, les juridictions de la Gruob, Lugnez, Vais et Flims conservèrent ce droit de proposition ; et pour cela elles élisaient chaque fois, selon un ordre déterminé, un homme qui était considéré comme le représentant de l'ancienne seigneurie et portait dès lors le nom de Cau (caput, chef) de Sax. L'élu, qui pouvait être tantôt un noble, tantôt un simple paysan, faisait alors la triple proposition pour l'élection du président. Il jouissait en outre de toutes sortes de privilèges honorifiques. Ce droit de proposition des juridictions susnommées fut supprimé en 1803. — Voir J.-A. Sprecher : Gesch. der Rep.der III Bunde III, 557. — Fort. Sprecher : Râtische Cronica p. 247. — J.-C. Muoth : Zwei sog. Mmterbûcher des Bistums Chur, dans JHGG, 1897. — Le même: Aus alten Besatzungsprotokollen, dans BM 1897. [F. P.]

CAUCO (C. Grisons, D. Moesa, Cercle Calanca. V. DGS). Commune et paroisse formée des deux villages de Cauco et Bodio. La légende veut que le Cauco actuel ne date que du XVIe s. ; il aurait été situé autrefois à An der Halde et se serait appelé Campo Bagino. Un éboulement l'aurait détruit. Au spirituel, Cauco dépendait du chapitre de San Vittore auquel il paya la dîme jusqu'en 1791. Politiquement, il suivit le sort du val Calanca (voir cet art.). [B. Puorger.]

CAUDEL, Etienne, nommé Hérigois, commissaire français des guerres, chargé de 1520 à 1521 par Lautrec d'une mission dans les Grisons, qu'il devait engager à adhérer à l'alliance et à la capitulation qui fut conclue avec les Confédérés en 1521 par le roi François Ier. La Ligue Grise y donna seule son assentiment ; les deux au-

tres n'y adhérèrent que le 5 février 1523. — Rott : Repr. dipl. I. — ■ C. Jecklin : Die ersten Bûndnisse der III Bunde mil Frankreich, dans JHGG 1921, p. 170. [L. J ]

CAUMARTIIM.— 1. Louis Le Fèvre de, 1552-1623, ambassadeur français en Suisse du 9 janvier 1605 à mimars 1607. — 2. Jacques Le Fèvre de, fils du n° 1, ambassadeur français en Suisse du 28 janvier 1641 au 7 janvier 1648. Il succéda à Méliand et s'attira l'inimitié des cantons catholiques surtout à cause de la mauvaise grâce que la France mettait à satisfaire aux payements des pensions, l'emploi abusif des troupes mercenaires, l'accroissement menaçant de l'influence française au Nord du Rhin et l'exaspération causée en Suisse parles ravages accomplis en Franche-Comté par Louis XIII. Les XIII cantons tinrent cependant son fils Félix, * 1643 à Soleure, sur les fonts baptismaux. Ses allures, puis son attitude dans l'affaire de Mellingen, fin juillet 1642, éloignèrent de lui les réformés si bien que les derniers mois de sa mission ne lui rapportèrent que des insuccès. Son successeur, De La Barde, 1648-1660, se heurta à d'autant plus de difficultés que les Caumartinistes de Suisse, ayant Jacob d'Estavayer-Mollondin, gouverneur de Neuchâtel, à leur tête, combattirent son influence, comme le fit aussi le colonel Laurent d'Estavayer-Montet, frère du précédent. Caumartin dirigeait les intrigues depuis Paris, cherchant à rendre la place intenable à son successeur dans l'espoir de rentrer un jour à Soleure et de reprendre sa revanche des échecs subis. — E. Rott : Repr. dipl. V et VI. [L. S. et J. K.]

CAU MONT. Famille originaire de Sedan, venue dans le pays de Neuchâtel au XVIIIe s. et fixée à Boudevilliers. Elle fut naturalisée neuchâteloise, sans commune, en 1815. — Henri, 1813-1867, professeur de français au gymnase de Zurich dès 1839, pasteur français à Zurich 1849-1864. — Voir Ph. Godet : Autobiographie de Frédéric Caumont (* 1807) dans MN 1893. — Livre d'or de Belles- Lettres. [L. M.]

CAUVATE. Voir Cœuvate.

CAUX (C. Vaud, D. Vevey, V. DGS). Hameau audessus de Montreux, qui n'a pris d'importance que depuis la construction du chemin de fer de Naye, en 1892, et celle d'hôtels très fréquentés. [M. R.]

CAVADINI, Abbondio, de Morbio Inferiore, * 5 février 1846, à Calcinate (Bergame), f 26 mars 1910,' à Codialboil (Indes anglaises). Il étudia au Séminaire de Bergame, entra dans l'ordre des Jésuites 1867, prêtre 1876. Après trois ans de professorat, il fut envoyé au vicariat apostolique de Mangalore. Jusqu'en 1891 professeur et recteur du collège universitaire libre de Saint- Louis, 1891 vice-supérieur de la mission. Le 2 décembre 1895, il fut élu et le 25 juin 1896 sacré évêque de Mangalore, poste qu'il occupa jusqu'à sa mort. — Ann. pontif. 1911. — Popolo e Libertà 1920, n. 191 . [C. T.]

CAVAGNAGO (C. Tessin, D. Léventine. V. DGS). Com. et paroisse. Au moyen âge, Cavagnago fit partie civilement et ecclésiastiquement de la vicinanza et paroisse de Giornico. Il se sépara de Giornico en 1585 pour former une paroisse autonome avec Sobrio, qui s'en détacha à son tour en 1611. Suivant le P. Angelico Cattaneo, Cavagnago et Sobrio se servaient très anciennement pour leurs besoins de culte de la petite chapelle de Sant'Ambrogio de Segno (hameau de Cavagnago), qui était aussi desservie par l'un de curés de Giornico ; cette chapelle possède des peintures très anciennes, des XIIIe et XIVe s. L'église de Sainte-Anne existait déjà en 1567 et servait pour le culte de Cavagnago, fait par l'un des curés de Giornico. Le maître-autel en marbre y a été transporté de l'église de S. Babila de Milan. En 1814 Cavagnago fut une des communes les plus favorables à l'union de la Léventine avec Uri. Population : 1900, 175 hab. ; 1910", 156 ; 1920, 137. Registres de paroisse dès 1671. — P. Angelico Cattaneo : I Leponti. — Simona : Note di arte antica. — D'Alessandri : Atti di S.Carlo. — Meyer : Bleniound Leventina. [C. T.]

CAVAJONE (C. Grisons, D. Bernina, Com. Brusio. V. DGS). Ce village faisait encore partie au XVIe siècle de la commune de Tirano, le sol appartenait cependant au sanctuaire de la Madonna di Tirano. Après de longs démêlés, les hameaux de Campocologno, Zalenda et Cavajone se séparèrent de Tirano

CAVALERIE

CAVALERIE

et se rattachèrent à Brusio. Les gens de Cavajone étaient autrefois à demi-nomades, passant l'hiver sur les terres affermées à Tirano et l'été dans leur village, ce qui les faisait considérer tantôt comme Italiens, tantôt comme Grisons. La frontière entre les deux pays n'étant pas délimitée, ils furent en fait affranchis de l'impôt et du service militaire jusqu'en 1874. Ils avaient la liberté de la chasse et ne possédaient qu'un fonctionnaire au village : le garde-champêtre ou saltaro. Après la confiscation des biens grisons en Valteline, Cavajone racheta les propriétés qu'y avait la Madonna di Tirano. Au temporel, il ne cessa de dépendre de ce sanctuaire et ne possédait qu'une petite chapelle ; au XIXe s., les habitants se rendirent toujours davantage au culte à Brusio et le village cessa enfin de dépendre de Tirano. Une petite maison d'école fut bâtie en 1873. Le rattachement définitif à Brusio suivit en 1874 en même temps que le règlement de la frontière avec l'Italie. Le Grand Conseil reçut gratuitement Cavajone dans la bourgeoisie cantonale. — Voir Podestat Lardelli : Hist. und Kulturhist. Notizen uber Cavajone dans BM 1898, n° 7. [T. Semadeni.]

CAVALERIE. A. Période héroïque. Du XIVe au XVIe s. la cavalerie suisse était fournie : 1. Par les seigneurs féodaux, propriétaires de fiefs, combourgeois ou alliés des Confédérés, tenus de suivre avec leurs vassaux de condition libre la « bannière des cavaliers » de leur canton, ou marchant sous leur propre bannière (comtes de Thierstein, de Gruyères, de Neuchâtel, de Valangin, de Toggenbourg, de Werdenberg, barons de Hohensax, de Breitenlandenberg, de Bonstetten, d'Aarbourg, etc.). Cependant, beaucoup de jeunes nobles, fils de chevaliers, préféraient servir comme simples piquiers dans les rangs de l'infanterie, coude à coude avec des paysans et des artisans, ce qui, à cette époque, était un sujet de perpétuel étonnement pour les étrangers. 2. Par certaines abbayes ou corporations des villes. 3. Par les couvents, les évêques, les ordres militaires (chevaliers de saint Jean, ordre teutonique). 4. Par les bourgeois riches. 5. Par les puissances alliées, en vertu de traités (princes de l'Empire, roi de France, pape, duc de Milan) ainsi dans les guerres de Bourgogne et d'Italie. La force principale des Confédérés consistait en infanterie, mais leurs chefs étaient gens de guerre trop avisés pour négliger les avantages d'une bonne cavalerie, même en faible proportion.

Le plus fort contingent de cavalerie était celui de Berne. — Au XIVe s., la « bannière des cavaliers » figura déjà dans plusieurs expéditions (prise d'Huttwil). Après la conquête de l'Argovie (1415), Berne pouvait mettre 100 lances sur pied (500 cavaliers). Une lance se composait d'un chevalier (casque couronné) et de 3 à 5 gens d'armes et arbalétriers à cheval. Soleure envoya aux Bernois un secours de 80 chevaliers à Laupen (1339). Fribourg fournissait une centaine de cavaliers. A Bâle dès le XIVe s., la ville entretenait un corps permanent de cavalerie et envoyait régulièrement 50 lances en campagne. Zurich, au XVe s., fournissait une centaine de lances. En 1443 (guerre de Zurich) 1345 cavaliers entrèrent en campagne, parmi lesquels des auxiliaires Bourguignons et Autrichiens. En 1490, l'ambassadeur milanais Imperiali vit passer l'armée zuricoise et remarqua un corps d'arbalétriers à cheval, uniformément équipés et armés. Schaffhouse en 1370 détacha 34 cavaliers à l'expédition de la Forêt-Noire. Les cantons forestiers n'avaient pas de cavalerie. Les petits seigneurs du pays commandaient souvent le contingent de leur canton. Ils étaient suivis de quelques hommes d'armes qui leur servaient d'escorte et d'estafettes. Pourtant à Arbedo, en 1422, le capitaine Jost Tschudi avait avec lui 24 cavaliers. Les Alliés (Grisons, Valais, Genève, prince-évêque de Bâle, prince-abbé de Saint-Gall, Mulhouse, Colmar, Strasbourg, Bottweil, Schlettstadt, Breisach, Haguenau) avaient quelques ressources en cavalerie (surtout les villes alsaciennes) ; les pays sujets n'en avaient aucune (Argovie et plus tard le Pays de Vaud exceptés). En 1421, pour la guerre contre les Hussites, les cantons envoyèrent à l'armée de l'Empire 700 cavaliers (d'après la « matricule impériale de Windeck » citée par J. de Muller, t. IV, livre III, p. 323, trad. Monnard).

En 1446, la Diète délibéra à Lucerne sur la nécessité de mobiliser un fort contingent de cavalerie. Pendant les guerres de Bourgogne, la cavalerie confédérée compta 1800 à 2000 chevaux dont un tiers provenait des alliés d'Alsace. Dans les guerres d'Italie, des auxiliaires lombards et pontificaux formèrent en grande partie la cavalerie suisse (1500 hommes en 1515). Cependant, en 1510, 400 cavaliers des cantons passèrent les Alpes, la moitié armés du « pétrinal » ou canon à main. En 1513, 3000 cavaliers prirent part à l'expédition de Dijon. La même année, à la bataille de Novare, les Suisses privés de cavalerie, durent renoncer à poursuivre l'armée française en déroute. Fleuranges dans ses Mémoires, remarque : « Et sans point de faulte, si les Suisses eussent été forts de gens de cheval, ils eussent faict un gros meurtre et un gros gain ».

Les cantons fournirent quelquefois de la cavalerie à des pays étrangers. En 1443, Berne et Fribourg envoyèrent 1300 h., dont 338 cavaliers, sous Guillaume d'Avenches, au secours du comte de Savoie leur allié. En 1480, 350 cavaliers, commandés par Nicolas de Scharnachtal, figuraient dans le corps de 6000 Suisses expédié à Louis XI. En 1567, 200 cavaliers grisons, valaisans et bernois prirent part à la retraite de Meaux, avec le régiment Pfyffer, au service de Charles IX.

Armement. Les chevaliers portaient le heaume à cimier, le haubert (cotte de mailles) ou l'armure complète à plates, la lance, l'épée, la dague, le bouclier, la hache d'armes ou le fléau d'armes, les éperons d'or. Un gonfanon brodé d'armoiries était quelquefois fixé au fer de la lance. Les hommes d'armes et les écuyers portaient le bassinet, la salade ou le chapeau d'armes, le petit haubert ou la brigantine avec camail, la lance, l'épée et la dague. Un sarrau d'armes, aux couleurs du seigneur ou de la ville recouvrait souvent l'armure. Les chevaux étaient protégés par des pièces de métal (chanfrein, têtière, croupière).

Solde. Les vassaux et hommes libres qui devaient la chevauchée à leur seigneur n'étaient pas payés et s'équipaient à leurs frais. Mais, si la guerre se prolongeait au delà du temps de service convenu, le canton leur donnait 10 florins du Rhin par mois. Zurich facilitait l'achat de chevaux de selle en payant aux officiers une indemnité de fourrage et en assurant leurs montures contre les accidents.

Emploi tactique. La cavalerie suisse, trop faible numériquement pour jouer un rôle décisif sur le champ de bataille, rendit néanmoins de grands services dans les reconnaissances, pour la protection des flancs, dans la poursuite et les entreprises hardies de la petite guerre Elle s'acquitta de sa tâche difficile avec adresse et décision. Une fois le combat engagé, elle se tenait en général en seconde ligne, derrière l'infanterie. Quand les attaques de la cavalerie ennemie se brisaient contre la masse des piquiers, les escadrons confédérés tombaient sur les flancs de l'adversaire déjà ébranlé, le mettaient en fuite et le poursuivaient. Ainsi à Grandson, où ils culbutèrent la cavalerie de Château-Guyon ; à Morat, où ils poursuivirent les Bourguignons jusqu'au delà d'Avenches. Pendant la campagne de 1515, la cavalerie suisse, surprise au bivouac par Bayard, à Villafranca, le 12 août, fut taillée en pièces, un mois avant la bataille de Marignan. En marche, le gros de la cavalerie précédait le corps principal. Un détachement servait d'escorte à l'artillerie et aux bagages. Pirkheimer raconte qu'au combat de Fussach, 1499 (guerre de Souabe), l'avantgarde des Impériaux et celle des Suisses, toutes deux formées de cavaliers, engagèrent le combat pour permettre au gros des troupes de se déployer.

B. Période patricienne. A la fin du XVIe s., Genève entretenait une assez nombreuse cavalerie pour lutter contre le duc de Savoie : au combat de Versoix (1589), deux compagnies d'« argoulets » et deux compagnies de gens d'armes. La même année, Genève aligna plus de 1000 cavaliers, l'armée bernoise de secours comptait un escadron de 217 gentilshommes vaudois.

XVIIe siècle. En 1632, Jean de Gingins leva dans le Pays de Vaud un corps de cavaliers pour le service de la Suède. Berne, vers 1650, fournissait trois compagnies de cuirassiers-vassaux d 'Argovie et de Vaud, recrutées

CAVALERIE

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et commandées par les propriétaires de fiefs nobles, et quelques compagnies de « Reiter ». Ils portaient l'armet ou la bourguignote en fer battu, ou aussi le grand chapeau de feutre, la cuirasse avec gorgerin, ou le buffletin à manches en cuir et les bottes housseaux à larges revers. Armes : latte-rapière, pistolets à rouet et dague. En 1656, 430 cavaliers bernois prirent part à la première guerre de Villmergen. En 1669 fut créée la compagnie de cuirassiers de la ville. En 1693, celle de dragons de Bûren : habit gris, revers jaunes. A Zurich, on trouve, en 1653, treize compagnies de cuirassiers. En 1679, il y avait 923 cavaliers inscrits sur les rôles.

Le Défensional, du 18 mars 1668, fixa à 1200 « maîtres » l'effectif de la cavalerie fédérale (6 cavaliers pour 100 hommes).

XVIIIe siècle. Les cuirassiers se transformèrent partout en dragons, considérés d'abord comme une sorte d'infanterie montée. Les cuirassiers-vassaux du Pays de Vaud, appelés aussi « cavaliers d'hommage », subsistèrent jusqu'en 1798. On les vit en 1712, à la seconde guerre de Villmergen, sous le major de Loys. A Villmergen, il y avait 1000 chevaux dans l'armée bernoise (9 escadrons, dont 5 du Pays de Vaud). Cette cavalerie avait belle apparence.

En 1713,1e régiment bernois de dragons était à 5 escadrons de 120 h. chacun. Les ordonnances de 1735, 1756 et 1774 modifièrent la tenue et l'organisation. Toute la cavalerie reçut l'habit rouge avec revers jaunes pour le 1er régiment, noirs pour le 2e, le tricorne à calotte de fer, le mousqueton et l'épée. Buffleterie en cuir naturel, manteaux rouges, à collets, un « cornette » ou portefanion par compagnie.

La compagnie de Bviren conserva l'uniforme gris. A la fin du siècle, Berne avait 4 régiments de dragons, 2 compagnies de cuirassiers. Quelques unités de dragons combattirent à Neuenegg, en 1798, contre les hussards français. Zurich mobilisa 14 compagnies de cavalerie en 1712 (841 h.). Ordonnance de 1770 : habit bleu, veste jaune, excepté les dragons du comté de Kibourg qui étaient rouges. Bâle, en 1774, avait un escadron de 160 dragons : mousqueton de 3 J4 pieds de long. Fribourg : 4 compagnies de dragons. Lucerne : 3 compagnies en 1757.

Au XVIIIe s., la Suisse était riche en chevaux ; l'élevage était une source importante de revenus. La France achetait en Suisse jusqu'à 10 000 chevaux par an pour ses armées. Les cantons exportaient aussi des chevaux en Lombardie et dans le royaume de Sardaigne.

Quelques Suisses s'illustrèrent à l'étranger comme officiers de cavalerie : Albert de Treytorrens (1595- 1633), général de cavalerie en Suède, tué à la bataille de Kempten (1633). Monod de Froideville, général de cavalerie en Prusse, blessé mortellement à Zorndorf (1758). Scipion de Lentulus, de Berne, général de cavalerie en Prusse (1714-1786), se distingua à Leuthen et à Zorndorf où il commandait trente escadrons.

G. Période démocratique. Lalégion helvétique, corps permanent, organisée en 1798, compta quatre, puis deux compagnies de hussards, à 95 chevaux chacune, portée à trois compagnies (300 h.) le 29 juin 1799 et transformée en un escadron de chasseurs à cheval le 26 mars 1800. Habit-frac vert à brandebourgs, parements écarlates, kolpak de même forme que celui des chasseurs français. Cette cavalerie fit la campagne d'Helvétie (1799-1800) et fut incorporée dans le 19e régiment français de chasseurs à cheval, le 21 avril 1804. Le Directoire helvétique avait supprimé la milice à cheval en décembre 1798.

Le Règlement de 1804 attribua une compagnie de dragons à chacune des sept légions constituées. Le règlement de 1807 fixait à 350 le chiffre des dragons. L'armée mobilisée en 1815 (campagne de Franche- Comté, siège de Huningue) comptait 800 cavaliers (10 escadrons) sur un effectif total de 40 000 h. Les tenues variaient suivant les cantons. Règlement de 1817, effectif légal : 736 sabres. Mais, pour la campagne du Sonderbund (1847), l'armée fédérale mit sur pied plus de 2000 cavaliers.

Loi de 1850 : 35 compagnies de dragons, 16 compagnies de guides, soit 2869 sabres. La mobilisation de

1857 permit de constater quelques progrès, malgré la courte durée de l'école de recrues (42 jours, 7 jours de cours de répétition annuel). Tunique verte, col amarante, casque à chenille (depuis 1861) noire pour les dragons, jaune pour les guides, rouge pour les trompettes. En 1870-1871, sur 60 000 h. mobilisés, il y eut quinze compagnies de dragons et sept de guides, soit 1400 h. Cette cavalerie était peu mobile, montée de façon très inégale suivant les régions, elle comptait un grand nombre de chevaux disqualifiés pour la selle ou insuffisamment dressés. Elle était armée du sabre, du pistolet lisse ; une partie des unités reçurent le mousqueton Vetterli à répétition, à la fin de 1870.

L'organisation de 1874 attribua à chacune des huit divisions un régiment de dragons à 376 h. et une compagnie de guides à 43 h. En outre, quatre compagnies de guides non-endivisionnées. Avec 24 escadrons et 12 compagnies de dragons et guides de landwehr, on arrivait au total de 6800 cavaliers (école de recrues 80 jours avec 10 jours de cours annuel). Durée du service : 160 jours pour le soldat, 340 pour le sous-officier, 464 pour le 1er lieutenant. La création des corps d'armée en 1894 amena la formation de quatre brigades de cavalerie auxquelles on ajouta, en 1898, quatre compagnies de mitrailleurs à cheval, les premières créées en Europe. Le képi à panache de crins noirs pour les dragons, blancs pour les guides, fut remplacé par le shako à aigrette avec étoile sur le devant, garnitures d'acier et couvre-nuque, tunique verte, contre-épaulettes de métal blanc.

La loi de 1907 et l'organisation de 1911 ont donné à chacune des six divisions un groupe de deux escadrons de guides (320 h.) pour l'exploration tactique. Les huit régiments de dragons et les quatre escadrons de mitrailleurs forment la cavalerie d'armée (4 brigades à 1100 h. chacune) pour l'exploration stratégique. En août 1914, toute la cavalerie a été mobilisée. Au début, on forma une division de cavalerie de deux brigades (col. Vogel) stationnée dans le Porrentruy, les deux autres brigades restèrent à la disposition du commandement de l'armée, l'une dans le canton de Vaud, l'autre près de Winterthour. La cavalerie de landwehr fut utilisée dans les dépôts de chevaux et comme complément des réserves du train. On ajouta à chaque brigade deux compagni«s de mitrailleurs de landwehr. Depuis 1915, la cavalerie porte l'uniforme gris-vert à parements jaunes, mousqueton à baïonnette, sabre, casque d'acier en campagne (1918). Il y a un étendard par régiment.

Remonte. Le pays ne produit guère que des chevaux de trait. Notre cavalerie se remonte à l'étranger, surtout en Irlande et en Hongrie. Les achats de chevaux représentent une somme annuelle de 7 à 8 millions de francs. Le dépôt central de remonte est à Berne. Les chevaux y sont acclimatés et dressés puis remis aux recrues. Le personnel permanent est formé d'un cadre de 500 officiers-instructeurs, maîtres d'équitation, sousofficiers, cavaliers-piqueurs et palefreniers. Au début de chaque école de recrues, les chevaux sont misés par les cavaliers. L'homme paie la moitié du prix d'achat, la Confédération l'autre moitié. Le cavalier reste propriétaire de sa monture et l'entretient chez lui. Ce système appliqué en Suisse depuis plusieurs générations représente une forte économie pour l'État, permet une mobilisation très rapide, et attache l'homme à son cheval. Durée du service : 180 jours pour le soldat, 318 pour le maréchal des logis, 410 pour l'adjudant.

Bibliographie, v. Elgger : Kriegswesen und Kriegskunst der Schweiz. Eidgenossen im XIV., XV., XVI. Jahrhundert. — v. Rodt : Gesch. des berner. Kriegswesens. — Zurlauben : Tableaux de la Suisse. — Verdeil : Hist. du canton de Vaud. — Fisch : Das Schweiz. Kriegswesen. — Pochon und Zesiger : Schweizer Militâr vom Jahr 1700 bis aufdie Neuzeit. — Stanyan : Tableau historique et politique de la Suisse. — Hâne : Zum Wehrund Kriegswesen in der Blûtezeit der alten Eidgenossenschaft. — Boillot : Essai de levée et d'organisation d'une force nationale en Suisse (1798-1800). — J. de Muller: Hist. de la Conféd. suisse. — Egli : Schweizer Heereskunde. — L'Armée suisse (trad. Warnery). — Girard : Hist. abrégée des officiers suisses. — Frey : Die Kriegs-

CAVARDIRAS

GAVIEZEL

taten des Schweizer. — La Suisse sous les drapeaux. — Wieland : Ueber das baslerische Militârwesen. — Rilliet- Constant : Vues sur la cavalerie suisse en 1851. — Général Dufour : Rapport général du commandant en chef des troupes fédérales sur l'armement et la campagne de 1847. — Galiffe : L'occupation des frontières par les troupes suisses en 1870-1871. — Muret et de Cérenville : La Suisse en 1815. Le second passage des Alliés et l'expéd. de Franche-Comté. — d'Albis : La remonte de la cavalerie en Suisse. — Wildbolz : Die Verwendung unserer Kavallerie. — Message du Conseil fédéral sur l'organisation de l'armée, 3 juin 1910. — Arrêté sur l'organisation des troupes, du 6 avril 1911. — Ordonnance sur l'organisation de l'armée, du 10 octobre 1911. — Organisation militaire de la Confédération suisse, 1874. — Organisation militaire, 1907. — Règlement pour le service et l'instruction de la cavalerie suisse, 1894, 1909,

1915. [P.deVALLIÈRE.]

CAVARDIRAS (G. Grisons, D. Vorderrbein, Cercle et Com. Disentis. V. DGS). Hameau sur la rive droite du Rhin. En 1689, le jour des saints Pierre et Paul, un éboulement de la montagne atteignit les fermes de Val en tin et de Bulf et ensevelit 22 personnes. Les survivants s'établirent sur le domaine de Capran. En 1707 on fonda pour Cavardiras et pour Capran une chapellenie près de la chapelle Saint-Antoine à Cavardiras. L'édifice actuel fut consacré le 18 juillet 1695, remplaçant une chapelle plus petite qui avait été consacrée le 6 décembre 1662. Avant celle-ci, il doit y avoir eu à Cavardiras une chapelle dédiée à saint Sébastien. Les baptêmes, les mariages et les enterrements se font à l'église paroissiale de Saint-Jean à Disentis. — Voir P. N. Curti : Co ils de Caverdiras han survegnin in eigen spiritual, dans Igl ischi, XIVe année. — P. Maurus Wenzin : Descriptio brevis communitatis Disentis, publ. par C. Decurtins dans les Monatsrosen, 1882. [P. N. C]

CAVARGNA. Famille déjà mentionnée en 1232 à Comprovasco (Blenio). Un Giovanni, en 1748, est parmi les auteurs des troubles du parlement ou assemblée générale de la vallée de Blenio ; condamné et banni en 1749. [C. T.]

CAVAZZA, Girolamo, résident en titre de la République de Venise à Zurich, de mars 1623 à janvier 1629. Il détermina les cantons protestants à s'associer à la France et à Venise pour l'expulsion de la Valteline des troupes des Habsbourg et du pape. C'est dans sa demeure que se rassemblaient les émigrés grisons tels que J.-P. Guler, Ul. Salis, G. Jenatsch ; il leur fit faire la connaissance des ambassadeurs français du Mesnil et Cœuvres pour la préparation d'une expédition avec le concours de mercenaires suisses. Sans en avoir reçu l'ordre, il tenta de gagner les cantons primitifs à la politique de Venise ; toutefois le succès qu'il avait d'abord obtenu fut annihilé par Carlo Casati. Après avoir été en mission au Piémont et en Pologne, de 1629 à 1632, il obtint, comme ambassadeur extraordinaire à Coire et à Zurich, de la Diète des Grisons, le 16 février 1644, libre passage pendant un an par les défilés des Grisons pour les troupes enrôlées par Venise au delà des Alpes. — Voir Cérésole : La République de Venise et les Suisses. — Rott : Représentation III-IV. — Haffter : G. Jenatsch. [W. U.]

CAVELLI. Famille originaire d'Ollon (Vaud), qui a donné trois branches en Valais : à Saint-Maurice, à Orsières et à Conthey. La branche de Saint-Maurice est signalée de 1296 à 1599 ; elle a fourni à la ville plusieurs syndics et notaires de 1335 à 1503. — 1. Hugonnet, chanoine de Saint-Maurice, recteur de l'hôpital 1329, 1336. — 2. Amédée, notaire, banneret de Saint-Maurice 1475 ; prit à cette époque le qualificatif de noble qu'il transmit à ses descendants. — 3. Rodolphe, notaire apostolique, syndic 1503, banneret 1512, châtelain de Saiut-Maurice 1516. — 4. Claude, fils du n° 3, lieutenant du gouverneur 1532, châtelain 1533, banneret 1546. — 5. Barthélémy, lieutenant du gouverneur 1560-1569.

La branche d'Orsières, encore existante, descend d'ULRiCH, syndic de Saint-Maurice en 1442, qui s'établit à Orsières vers 1448. — Celle de Conthey a pour ancêtre Perronet Cavelli, d'Aigle, bourgeois de Condhbs n — 29

they, qui possédait vers 1430 la majorie de Brignon et la métralie de Nendaz-Fey, et dès 1438 la majorie d'Hérémence. — Voir Gremaud. — de Rivaz : Topographie. [J.-B. B.]

OAVELTI. Famille de la Gruob (Grisons). — 1. Rudolf, * 1845 à Sagens, d'abord instituteur, puis prêtre 1873, curé à Somvix 1878-1885, à Ems 1885-1898, chantre de la cathédrale 1898, f 12 novembre 1918. Une branche de la famille s'est établie à Gossau (Saint-Gall). — [J. Simonet.] — 2. P. Sigisbert (Georg), Dr théol., * 19 mai 1885 à Gossau, professeur de philosophie au lycée et d'exégèse à l'école de théologie du couvent, à Engelberg, 1911, f 25 oct. 1918. A publié entre autres Die Streitschrift des seligen Abtes Berchtold, dans le recueil jubilaire Angelomontana, 1914, et un manuel de philosophie scolastique. — 3. Léo, frère du précédent, Dr en droit, * 2 oct. 1888, rédacteur de la Rorschacher Zeitung, puis du Fûrstenlânder 1919, collaborateur au DHBS, t 16 février 1920. — St. Galler Nbl. 1921, p. 54. [J. M.]

CAVERGNO (C. Tessin, D. Valle Maggia. V. DGS). Com. et paroisse. Anciennes formes : Cavergnium et Cavergna. Cavergno est mentionné comme vicinanza en 1340 dans un litige avec Brontallo et Menzonio. En 1484, Cavergno envoya, avec Bignasco, 70 hommes à la défense du col de Cravairola, lors de la descente des Valaisans contre Arona et Milan. Au début du XVIe s., il faisait partie de la Roana Superior, probablement une circonscription administrative spéciale, et prenait part à la révolte du Val Maggia et Lavizzara contre les Français. Au moment de l'occupation par les Confédérés, Cavergno avait ses propres statuts. Sous la domination suisse, il envoyait un représentant au Conseil général de tout le Val Maggia. Au spirituel, Cavergno fit partie tout d'abord de la paroisse de Locarno, puis de celle de Cevio. En 1482, la question de la séparation d'avec Cevio souleva un conflit qui nécessita l'intervention du pape Sixte IV ; le 7 août 1483 la séparation avait lieu par la création de la paroisse de Bignasco-Cavergno. En 1786, Cavergno était constitué en paroisse autonome et séparé de Bignasco. L'église paroissiale de Sant'Antonio remonte à 1682 et fut agrandie en 1700, 1709 et 1817. Parmi les nombreuses chapelles de la paroisse, à noter celle de San Giuseppe à Sonlerto, de 1598, celle de la Sainte- Vierge à Foroglio (de 1783) avec un triptyque de 1553 et celle de Gannariente du début du XVIIe s. La maison Dadà possède une fresque de 1422. Peste en 1567. Population : 1765, 410 hab. ; 1801, 418 ; 1910, 379 ; 1920, 358. Registres de paroisse dès 1786. — Meyer : Die Capitanei v. Locarno. — ■ Pometta : Corne il Ticino. — Buetti: Note storiche religiose. — BStor. 1880 et 1894. — Pagine nostre II. — Simona : Note di arte antica. [C. Trezzini.]

CAVIANO (C. Tessin, D. Locarno. V. DGS). Com. et paroisse du Gambarogno, mentionnée déjà en 1258. Anciennes formes : Caviliano 1258 et Cavigliano 1265. Au moyen âge, cette localité faisait partie de la grande commune du Gambarogno ; cependant en 1265 Cavigliano et Scagliano formaient déjà une circonscription territoriale dans la commune qui devint dans la suite une vicinanza. Les Magoria de Locarno avaient en fief de l'évêque de Côme les dîmes de Caviano en 1265, confirmées encore en 1525 ; les Duni, d'Ascona, en avaient aussi (1264 et confirmées en 1436), qu'ils vendirent en partie aux habitants du Gambarogno en 1504. Au spirituel, après avoir fait partie de la paroisse primitive de Locarno, Caviano appartint jusqu'en 1850 à celle de Sant' Abbondio ; à cette date, il fut érigé en paroisse autonome. L'église paroissiale fut construite en 1848 et agrandie en 1864, sur l'emplacement de l'ancienne chapelle de Sant'Agostino bâtie entre 1597 et 1626. La chapelle de San Bernardo à Scagliano est antérieure à 1591. Population : 1591 : Caviano 35 et Scagliano 24 ménages; 1845, 393 hab.; 1910, 242 ; 1920, 219. Registres de paroisse dès 1850. — Meyer : Die Capitanei v. Locarno. — Buetti : Note storiche religiose. — ■ Monti : Atti. [C. Trezzini.]

CAVIEZEL, CABIEZIEL. Famille de Tomils, Cazis, Seth, Vrin, Ems et autres localités des Grisons. Il en est sorti toute une série d'ecclésiastiques. —

Septembre 1928

CAVIGLIXNO

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