CÉARD
[J. Simonet.] — Hartmann, de Rotenbrunnen, 1836- 1910, s'est distingué dans les recherches de préhistoire et a publié une monographie sur Avers, d'anciennes chansons populaires romanches, des recueils de lois locales et d'autres documents dans les Annalas délia Socielad rhaeto-romanscha. — Voir Biographie de Florin Andréas. [M. S. et L. J.]
CAVIGLIANO (C. Tessin, D. Locarno. V. DGS). Com. et paroisse qui fit partie d'abord du cercle de Locarno, puis, dès 1804, de celui de la Melezza. Anciennes formes : Caveliano ou Caviliano 1213 ; Caviano 1591. En 1884 et 1888 on y découvrit des tombes préhistoriques; une hache et un pain de bronze, de la troisième période de l'âge du bronze. Dès l'antiquité Cavigliano formait avec Tegna, Verscio et Auressio la commune de Pedemonte. Pour cette raison, Cavigliano est aussi appelé Pedemonte di sopra ou Terra in cima (1591) en opposition à Pedemonte di Mezzo ou Terra di mezzo (Verscio) et Pedemonte di sotto ou Tegna de Pedemonte ou Terra in fondo (Tegna). En 1464, le territoire fut partagé : Cavigliano, Verscio et Auressio formèrent la comune maggiore di Pedemonte ; Tegna fît commune à part ; une certaine étendue du territoire fut conservée en propriété commune. L'ancienne commune de Pedemonte forme encore aujourd'hui une seule vicinanza ou patriziato sous le nom de Comune maggiore di Pedemonte con Tegna. Les archives de Cavigliano conservent encore les statuts de la comune maggiore de 1473, qui sont une révision de statuts plus anciens. Au moyen âge, l'évêque de Côme y posséda des biens et des droits de dîmes qu'il inféodait aux Capitanei de Locarno. Au spirituel, après avoir fait partie de la paroisse de Locarno, Cavigliano forma avec Verscio, Auressio et Tegna la paroisse de San Fedele de Verscio ; il en fut détaché pour former une paroisse autonome en 1850 ; cependant à la fin du XVIe s., Cavigliano avait déjà une chapellenie. L'église de San Michèle fut bâtie à la fin du XVIe s. et reconstruite dans la première moitié du XVIIIe s. Population : 1591, 300 hab. environ ; 1845, 288 ; 1910, 231 ; 1920, 232. Registres de paroisse dès 1850. — Meyer : Die Capitanei v. Locarno. — Rivista archeologica comense 1916. — BStor. 1884, 1888 et 1909. — Buetti : Note storiche religiose. — Monti : Atti. [C. Trezzini.J
CAVUSSIN. Famille autochtone de la région de Thônex dont une branche fut reçue à la bourgeoisie de Genève en la personne de — 1. Claude, notaire de 1455 à 1491, syndic 1470, 1473, secrétaire du Conseil 1475, 1476. — 2. François, reconnu bourgeois en 1778. La famille se perpétua jusqu'au XIXe s. à Thônex. — ■ Voir Arch. de Genève. — Sordet : Dict. des familles genevoises. [C. R.]
CAYLA. Le nom de cette famille était anciennement Fuzier, puis Fuzier du Cayla, puis Fuzier dit Cayla, enfin seulement Cayla. Venue de Monès en Guyenne, elle fut admise à la bourgeoisie genevoise en 1744. Armes : d'azur au chevron d'argent accompagné de trois étoiles du même. — Guillaume, 1746-1794, du Conseil des Deux-Cents 1775, auditeur 1779, conseiller 1782, syndic 1787 et 1791. Il périt le 25 juillet 1794 fusillé par les révolutionnaires, bien qu'il eût été un excellent magistrat et le bienfaiteur d'un grand nombre de familles.
— Voir Ed. Chapuisat : De la Terreur à l' Annexion, 56, 57, 58, 142. — J.B. Galiffe : D'un siècle à l'autre I, 269.
— A. Thourel : Hist. de Genève III, 458, 459. — Emilie Cherbuliez : Mémoires d' Isaac Cornuaud, p. 610-612. — Galiffe : Not. gén. III, 117. — Armoriai genevois. — AGS III, 143. [H. Da.]
CAZE, Jean, 1608-1700, conseiller et maître d'hôtel du roi de France, se réfugia à Genève à la révocation de l'Édit de Nantes et y fut reçu habitant. Il légua dix mille livres de France à l'hôpital et huit mille livres à la Bourse française. Le Conseil, comme marque de reconnaissance, admit gratuitement, en 1700, son petit-fils à la bourgeoisie. Ce dernier mourut sans enfants. Armes : d'azur au chevron d'or accompagné en chef de deux losanges et en pointe d'un lion du même. — Voir Galiffe : Not. gén. VI, 192. — Armoriai genevois. — Covelle : LB. — France protestante. — - La Chesnaye : Dict. de la noblesse. [H. Da.]
CAZENOVE, de. Famille originaire de Lézan près d'Anduze (Languedoc), qui se dispersa au moment de la révocation de l'Édit de Nantes à Genève, puis à Lyon, en Angleterre et aux États-Unis. Armoiries : d'azur à la tour d'argent soutenue de deux lions du même ou d'or sur une terrasse de sinople. Elle fut admise à la bourgeoisie de Genève en 1703 en la personne de Pierre, 1670-1733, et de son fils Jean, 1698-1745, membre du Consoil des Deux-Cents. Ils léguèrent chacun plus de 5000 û. aux établissements charitables et à la bibliothèque de la ville. — 1. Jean-Henri, neveu de Jean, 1737-1817, se fixa en Angleterre où il devint l'un des directeurs de la Compagnie des Indes et régent de la Banque d'Angleterre. — 2. Théophile, 1740- 1811, frère du n° 1. Entré comme officier au service de Hollande, il fut envoyé par la Compagnie des Indes auprès du gouvernement des États-Unis pour traiter de l'achat de vastes terrains. Il fonda Olden- Barnwell et donna son nom à Cazenovia, ville de l'État de New- York, qui compte plus de 18 000 hab. ; elle prit comme sceau municipal les armoiries de la famille. Au moment de sa mort, il était secrétaire du prince de Talleyrand. — 3. Marc-Antoine, 1748-1822, frère du n° 2, officier au régiment suisse de Diesbach 1765, il passa au régiment d'Esterhazy où il parvint au grade de lieutenant-colonel en 1791. Blessé et fait prisonnier au combat de Boussu, il quitta le service et fut nommé chevalier du mérite militaire en 1814. Président de la ville de Lausanne 1801-1803, juge de paix 1811-1822. Il avait épousé Constance-Louise de Constant, qui lui apporta la petite seigneurie d'Ariens, dont il prit le nom. Sa femme écrivit plusieurs romans et accueillit dans son salon de Mont-Choisi sous Lausanne, au temps delà Terreur, nombre d'émigrés illustres. — 4. Quirin-Henri, 1768-1856, fils du n° 2. Aide de camp du général Carrové, il fit la campagne d'Allemagne et, devenu lieutenantcolonel des dragons en 1792, donna sa démission. Il fut adjoint au maire de Lyon et se voua aux œuvres philanthropiques. — 5. Laure, fille du n° 3, alliée Garcin de Cottens, fut en relations et en correspondance avec Chateaubriand qui logea chez elle, à Lausanne, en 1826. — 6. Arthur-Paul-Théophile, 1795- 1841, fils du n° 4. Entré en 1814 dans les gardes du corps du roi, il quitta le service pendant les Cent Jours, puis rentra comme officier aux chasseurs de la garde royale ; en 1820, à la dissolution de ce corps, il rentra dans la vie civile et fut adjoint au maire de Lyon, administrateur des hospices. — 7. Quirin-Arthur-Léonce, 1824-1892, neveu du n° 6, fut l'un des fondateurs de la Croix-Rouge et auteur de plusieurs publications philanthropiques, entre autres de : La guerre et l'humanité au XIXe s., 1869. — Voir Galiffe : Not. gén. IV. — France protestante. — R. de Cazenove : Bapin Thoyras. — Arthur de Cazenove : Quatre siècles. — Armoriaux genevois et vaudois. [H. Da. et G.-A. B.]
CAZIN. Voir Catzin.
CÉARD. Famille originaire de la Champagne, venue se fixer à Genève à la fin du XVIIIe s. Armes : tiercé en fasce, au 1 de sable à trois javelots d'or en pal ; au 2 de gueules à la croix de la Légion d'honneur d'argent ; au 3 d'azur au bouquetin d'or dressé sur un rocher de même. La concession impériale porte un tiercé en bande au lieu d'un tiercé en fasce. — 1. Nicolas, 1745-1821, inspecteur des ponts et chaussées, ingénieur en chef de la Bresse, Bugey et Pays de Gex, 1788 ; maire de Versoix 1790-1792 ; ingénieur en chef du département de l'Ain 1792, inspecteur général divisionnaire au corps impérial des Ponts et Chaussées. Nommé par le Premier Consul ingénieur en chef du Département du Léman, il conçut le magnifique ouvrage de la route du Simplon, qu'il exécuta malgré d'immenses difficultés dans l'espace de cinq ans, de 1801 à 1806. A publié en 1820 un volume intitulé : Mémoires et observations historiques sur la roule du Simplon. En 1791, il avait présenté au Conseil de Genève un projet pour fortifier et agrandir la ville en supprimant un des bras du Rhône, en faisant passer
CEBERG